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Reporters - Filtrer les éléments par date : mardi, 03 juin 2014

Le chaos programmé en Libye par les forces de l’OTAN prend forme et se transforme en cauchemar pour les populations qui ont longtemps valsé entre les promesses d’un printemps en plastic et des signes avant-coureurs de l’éclatement d’une nation qui peinait, déjà sous le règne de Kadhafi, à ressouder ses morceaux. Ce qui se passe aujourd’hui en Libye était prévisible. Face à l’incapacité des institutions élues à rétablir l’ordre et à assoir l’autorité de l’Etat, un général a mis en place un pouvoir parallèle, pour agir contre les milices armées et les groupes islamistes radicaux qui sèment la terreur à travers le pays, notamment au centre et à l’est. Khalifa Haftar, qui dirige des forces armées loyales, a ses objectifs, du moins ceux affichés, qui visent à nettoyer le pays aussi bien des différents groupes armés que des armes qui circulent. Khalifa Belkassem Haftar est un ancien général du régime Kadhafi. Il a été formé à l’académie militaire de Benghazi, puis dans l’ancienne Union soviétique. Lors de l’opération Manta au cours de la brève guerre entre la Libye et le Tchad, Haftar a été fait prisonnier en 1987, dans la bataille de Oued Doum. C’est sûrement pendant sa détention qu’il a été retourné par la CIA, avec près de 2 000 Libyens qui faisaient partie de ce qui était connu à l’époque sous la «force Haftar», basée au Tchad. Cette armée a été équipée et entraînée par Washington dans le but de s’infiltrer en Libye pour renverser le régime de Kadhafi. En 1990, avec l’arrivée au pouvoir d’Idriss Déby, le plan américain a échoué en raison des fortes pressions exercées par Kadhafi sur Déby pour lui livrer Haftar et ses troupes. La CIA, ayant pris connaissance des tractations entre N’Djamena et Tripoli, a donc organisé un pont aérien, avec escales au Nigeria et au Zaïre pour ces hommes et il s’exile aux États-Unis. Il a vécu à Langley en Virginie où se trouve le siège de la CIA. En 2011, lorsque la révolte contre Kadhafi a éclaté, il retourne en Libye. Le 24 mars 2011, un porte-parole de l’armée annonce qu’il a pris le commandement de l’armée rebelle. Il prend part à la bataille du Golfe de Syrte et à la troisième bataille de Brega. À Benghazi, il est l’un des chefs militaires du Conseil national de transition (CNT), avec le général Abdelfettah Younès (assassiné en 2011). Après la chute de Kadhafi, il est nommé chef de l’état-major de l’armée, provoquant la colère des islamistes, qui le considèrent comme «l’homme des Américains». N’étant pas arrivé à unifier les nombreux groupes armés, qui refusent de se placer sous l’autorité de l’armée régulière, il crée sa propre force armée. Dans sa conquête du pouvoir, il a le soutien des fédéralistes du Conseil de Cyrénaïque (dirigés par Ibrahim Jebran et basés à Tobrouk), des forces spéciales de la région orientale, d’unités de l’armée de l’air et de certaines milices. Le 14 février 2014, il annonce, dans une vidéo diffusée sur Internet, une initiative qui prévoit le gel du Congrès général (le Parlement), le gouvernement et la Constitution provisoires. Il affirme qu’il ne s’agit pas d’un coup d’État. Aussitôt, les autorités libyennes ont démenti les rumeurs sur un coup d’État dans le pays après les déclarations de Haftar. Le 18 mai, la milice paramilitaire qu’il dirige attaque le Parlement. Il mène parallèlement une offensive contre des islamistes de Benghazi, qu’il qualifie de «terroristes». La situation de blocage et de pourrissement de la situation politique et sécuritaire, ainsi que la déliquescence des institutions élues ont donc poussé le général Haftar à agir, ouvrant ainsi la voie à l’armée ou du moins à une faction de l’armée pour jouer un rôle central dans l’échiquier libyen. Après le raid mené le 16 mai dernier contre le fief des djihadistes en Cyrénaïque, des affrontements ont opposé hier ses troupes à des groupes islamistes à Benghazi, dans l’Est libyen, faisant au moins 16 morts, dont 11 militaires, et 26 blessés, selon un bilan fourni par deux hôpitaux de la ville. Il s’agit des affrontements les plus violents depuis ceux du 16 mai lorsque le général Haftar avait lancé sa campagne, intitulée « Dignité », pour éradiquer, selon lui, les « groupes terroristes » dans l’Est, faisant au moins 76 morts. Plusieurs heures après le début des combats, les autorités libyennes n’avaient pas encore réagi. Le colonel Saad Al-Werfelli, commandant de la base aérienne de Benghazi et loyal au général dissident, a précisé que les combats ont éclaté après une attaque à l’arme lourde lancée par des groupes islamistes, dont Ansar Chariâ, contre un camp militaire de l’armée libyenne. Ces groupes radicaux ont bombardé, tôt dans la matinée d’hier, le camp 21, cernant les soldats qui y étaient et faisant des morts et des blessés, a poursuivi le colonel Al-Werfelli. Ce camp appartient aux unités d’élite de l’armée libyenne à Benghazi qui avaient apporté leur appui au général Haftar. Des forces de l’armée de l’air loyales au général dissident sont venues à la rescousse et ont mené des raids aériens contre les assaillants, a ajouté cet officier. Le commandant de cette puissante unité, Wanis Abou Khamada, avait souligné son appui à l’opération « Dignité » de Khalifa Haftar, mais sans préciser s’il se mettait sous ses ordres. Ces violences qui ponctuent le quotidien de Benghazi ont entraîné la suspension des examens de fin d’année dans les lycées de la ville dont les habitants se terrent chez eux, alors que la ville est quasi-paralysée, selon des témoins, affirmant que le bruit des canons n’a pas cessé de toute la matinée. Des familles se sont retrouvées prises entre deux feux, en particulier dans la région de Sidi Fradj, fief d’Ansar Charia, à l’ouest de la ville, selon les mêmes sources. <

Références 1. The New York Times, « Transcript of President Obama’s Commencement Address at West Point », 28 mai 2014, http://www.nytimes.com/2014/05/29/us/politics/transcript-of-president-obamas-commencement-address-at-west-point.html?_r=1 2. Barney Henderson et Richard Spencer, « US ambassador to Libya killed in attack on Benghazi consulate », The Telegraph, 12 septembre 2012, http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/africaandindianocean/libya/9537366/US-ambassador-to-Libya-killed-in-attack-on-Benghazi-consulate.html 3. AP, « U.S. names militants involved in Benghazi attack », CBS News, 10 janvier 2014, http://www.cbsnews.com/news/us-names-militants-involved-in-benghazi-attack/ 4. AFP, « Abou Anas al-Libi, un leader présumé d’Al-Qaida méconnu chez lui », 20 Minutes, 7 octobre 2013, http://www.20minutes.fr/monde/libye/1232893-20131007-abou-anas-al-libi-leader-presume-al-qaida-meconnu-chez-lui 5. Ron DeSantis, « DESANTIS: Justice, absent in Damascus, awaits in Benghazi, too », The Washington Times, 11 septembre 2013, http://www.washingtontimes.com/news/2013/sep/11/desantis-justice-absent-in-damascus-awaits-in-beng/ 6. Lucy McCalmont, « John Bolton: Obama hasn’t avenged Chris Stevens’s death in Benghazi », Politico, 6 mars 2014, http://www.politico.com/story/2014/03/john-bolton-cpac-2014-chris-stevens-benghazi-104350.html 7. Reuters, « L’ex-Premier ministre libyen Ali Zeidan a fui en Europe », Le Nouvel Observateur, 12 mars 2014, http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20140312.REU2155/l-ex-premier-ministre-libyen-ali-zeidan-a-fui-en-europe.html 8. The Indian Express, « New Libyan PM Ali Zeidan has strong India links », 15 October 2012, http://www.indianexpress.com/news/new-libyan-pm-ali-zeidan-has-strong-india-links/1017007 9. Ahmed Bensaada, livre à paraître. 10. AFP, « Libye : le premier ministre brièvement enlevé par d’ex-rebelles », Le Monde, 10 octobre 2013, http://www.lemonde.fr/libye/article/2013/10/10/le-premier-ministre-libyen-ali-zeidan-a-ete-enlevé_3492883_1496980.html 11. AFP, « Libye : le Congrès limoge le Premier ministre, Ali Zeidan », Le Monde, 12 mars 2014, http://www.lemonde.fr/libye/article/2014/03/12/libye-le-congres-limoge-le-Premier-ministre-ali-zeidan_4381312_1496980.html#xtor=RSS-3208 12. Walter Pincus, « Only a few of Libya opposition’s military leaders have been identified publicly », The Washington Post, 1er avril 2011, http://articles.washingtonpost.com/2011-04-01/world/35231133_1_khalifa-haftar-libyan-national-army-omar-al-hariri 13. Ibid. 14. Russ Baker, « Is General Khalifa Hifter The CIA’s Man In Libya? », Business Insider, 22 avril 2011, http://www.businessinsider.com/the-cias-man-in-libya-2011-4#ixzz2n1c3Ds3x 15. Jean Guisnel, « Quand un espion raconte... », Le Point, 5 janvier 2001, http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2007-01-22/quand-un-espion-raconte/917/0/66879 16. Russ Baker, « Is General Khalifa Hifter The CIA’s Man In Libya? », art. cit. 17. Walter Pincus, « Only a few of Libya opposition’s military leaders have been identified publicly », Op. cit. 18. Neil A. Lewis, « 350 Libyans Trained to Oust Qaddafi Are to Come to U.S. », The New York Times, 17 mai 1991, http://www.nytimes.com/1991/05/17/world/350-libyans-trained-to-oust-qaddafi-are-to-come-to-us.html?scp=3&sq=libya&st=nyt 19. Pierre Prier, « La garde tchadienne au secours du colonel Kadhafi », Le Figaro, 23 février 2011, http://www.lefigaro.fr/international/2011/02/23/01003-20110223ARTFIG00747-la-garde-tchadienne-au-secours-du-colonel-kadhafi.php 20. Pierre Prier, « Le nouvel état-major libyen sous tension », Le Figaro, 23 février 2011, http://www.lefigaro.fr/international/2011/11/18/01003-20111118ARTFIG00674-le-nouvel-etat-major-libyen-sous-tension.php 21. Russ Baker, « Is General Khalifa Hifter The CIA’s Man In Libya? », Op. cit. 22. Chris Adams, « Libyan rebel leader spent much of past 20 years in suburban Virginia », McClatchy Newspapers, 26 mars 2011, http://www.mcclatchydc.com/2011/03/26/111109/new-rebel-leader-spent-much-of.html 23. Abigail Hauslohner et Sharif Abdel Kouddous, « Khalifa Hifter, the ex-general leading a revolt in Libya, spent years in exile in Northern Virginia », The Washington Post, 19 mai 2014, http://www.washingtonpost.com/world/africa/rival-militias-prepare-for-showdown-in-tripoli-after-takeover-of-parliament/2014/05/19/cb36acc2-df6f-11e3-810f-764fe508b82d_story.html 24. Patrick Martin, « A CIA commander for the Libyan rebels », WSWS, 28 March 2011, http://www1.wsws.org/articles/2011/mar2011/pers-m28.shtml 25. Shashank Bengali, « Libyan rebel leader with U.S. ties feels abandoned », McClatchy DC, 12 avril 2011, http://www.mcclatchydc.com/2011/04/12/112071/libyan-rebel-chief-with-us-ties.html 26. Abigail Hauslohner et Sharif Abdel Kouddous, « Khalifa Hifter, the ex-general leading a revolt in Libya, spent years in exile in Northern Virginia », Op. cit. 27. Ethan Chorin, « The New Danger in Benghazi », The New York Times, 27 mai 2014, http://www.nytimes.com/2014/05/28/opinion/the-new-danger-in-benghazi.html?hp&rref=opinion&_r=1 28. Shashank Bengali, « Libyan rebel leader with U.S. ties feels abandoned », Op. cit. 29. Armin Arefi, « Khalifa Haftar, un général made in USA à l’assaut de la Libye », Le Point, 19 mai 2014, http://www.lepoint.fr/monde/khalifa-haftar-un-general-made-in-usa-a-l-assaut-de-la-libye-19-05-2014-1825281_24.php 30. RFI, « Libye: rumeurs de coup d’État sur la chaîne Al-Arabiya », 14 février 2014, http://www.rfi.fr/afrique/20140214-libye-rumeurs-coup-etat-chaine-al-arabiya/ 31. Claire Arsenault, « En Libye, le général dissident Khalifa Haftar tente le coup », RFI, 23 mai 2014, http://www.rfi.fr/afrique/20140523-libye-general-dissident-khalifa-haftar-tente-le-coup-etat-benghazi-tripoli/ 32. Armin Arefi, « Khalifa Haftar, un général made in USA à l’assaut de la Libye », Op. cit. 33. Esam Mohamed et Maggie Michael, « Un général dissident reçoit des appuis », Le Devoir, 21 mai 2014, http://web2.ledevoir.com/international/actualites-internationales/408707/libye-un-general-dissident-recoit-des-appuis 34. Justin Raimondo, « The Libyan ‘Coincidence’. CIA-backed general launches Libyan coup », Antiwar, 21 mai 2014, http://original.antiwar.com/justin/2014/05/20/the-libyan-coincidence/ 35. John Hudson, « It’s Not Benghazi, It’s Everything », Foreign Policy, 20 mai 2014, http://www.foreignpolicy.com/articles/2014/05/20/it_s_not_benghazi_it_s_everything 36. Renseignor, « Devant la dégradation de la situation sécuritaire en Libye l’Arabie saoudite ferme son ambassade à Tripoli... », n°823, p.3, 25 mai 2014 37. AFP, « Les États-Unis conseillent à tous leurs ressortissants d’évacuer la Libye », Le Monde, 28 mai 2014, http://www.lemonde.fr/libye/article/2014/05/28/les-etats-unis-conseillent-a-tous-leurs-ressortissants-d-evacuer-la-libye_4427429_1496980.html 38. Ethan Chorin, « The New Danger in Benghazi », Op. cit. 39. AP, « As Libya deteriorates, U.S. prepares for possible evacuation », CBS News, 27 mai 2014, http://www.cbsnews.com/news/as-libya-deteriorates-america-prepares-for-possible-evacuation/ 40. Barbara Slavin, « US ambassador says Libyan general is going after ‘terrorists’ », Al Monitor, 21 mai 2014, http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2014/05/us-ambassador-libya-hifter-terrorists-attack.html#
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Des parlementaires, des opérateurs et des experts jugent que le programme du gouvernement va dans le bon sens, mais demandent au Premier ministre de détailler sa feuille de route et d’expliquer les mécanismes qu’il va utiliser pour parvenir à un objectif de croissance de 7%.

Les temps changent ! Et l’Algérie aussi ! Il n’y a pas si longtemps, il était pratiquement inimaginable qu’un chef de gouvernement aille devant la représentation nationale et asséner froidement, chiffres à l’appui, que dans seize ans il ne faudra plus compter sur les hydrocarbures pour assurer au pays les revenus en devises dont il a besoin pour ses équilibres économiques et sa place dans la région MENA (Moyen-Orient / Afrique du Nord), espace géoéconomique dans lequel l’Algérie est identifiée par les grandes institutions mondiales telles que la Banque mondiale ou le Fonds monétaire international sans compter les grands centres chargés des études économiques dans le monde. Sur ce point, Abdelmalek Sellal a dit des «choses justes et des vérités que les Algériens doivent entendre tous les jours de leurs responsables politiques », a relevé un membre du collectif de réflexion Nabni. Il devra cependant convaincre, selon le même chef d’entreprise, de la pertinence du plan d’action qu’il a défendu avant-hier devant les députés de l’APN ; et «surtout de la façon dont il compte l’appliquer sur le terrain», un point qui soulève les interrogations chez les associations patronales dont des membres rappellent que la recherche d’une alternative aux hydrocarbures « est en débat depuis de longues années » et que des « points contenus dans la feuille de route » qu’il a présentée devant les parlementaires de l’APN se trouvaient déjà dans les programmes des gouvernements précédents. A l’exemple du discours offensif et critique que tient l’homme d’affaires Issad Rebrab, de nombreux opérateurs – et c’est le propre du débat qui occupe actuellement le FCE - s’inquiètent de manière moins intempestive - mais s’inquiètent tout de même - du manque de rapidité d’action de l’Exécutif et souhaitent que certains dossiers, notamment pour ce qui concerne l’incitation à l’investissement, le foncier entre autres, soient traités avec davantage de célérité. Cette inquiétude s’est même emparée de la députation et de nombreux parlementaires, avant-hier et hier, n’ont pas hésité à demander au Premier ministre les «mécanismes » qu’il aura à utiliser pour concrétiser ce grand dessein que son gouvernement ambitionne de réaliser : ramener l’économie de l’Algérie au stade de « l’émergence » à l’horizon 2019, c’est-à-dire au bout du plan quinquennal qu’il a déroulé devant eux. Dès l’entame des discussions du programme de son gouvernement, nombreux sont les parlementaires qui ont, en effet, estimé que le « plan » de M. Sellal « couvre tous les secteurs d’activité », mais « manque d’outils et de mécanismes d’application et de suivi ». Le reproche ou le constat, c’est comme on veut, est visible jusque dans la majorité : des élus du RND et du FLN ont demandé à M. Sellal d’être plus explicite en ce qui concerne la mise en œuvre de son plan d’action. Hier, c’était au tour de l’expert financier Abderrahmane Benkhalfa de s’interroger, hors de l’enceinte de l’APN, sur les « moyens » qu’aura à utiliser le Premier ministre. Pour pouvoir réaliser le taux de croissance de 7% annoncé par M. Sellal, « l’investissement seul ne suffit pas », a-t-il déclaré. La croissance doit se construire, a-t-il ajouté, non seulement avec l’aide de l’État, mais également avec celle des entreprises, des investisseurs et des promoteurs. « Or, a-t-il relevé, l’investissement continue à être assuré à 90% par l’État. Le concept d’économie productive, selon lui, n’apparait pas fortement dans le document du gouvernement ».

L’appel à Sellal pour préciser sa feuille de route Pour Abderrahmane Benkhalfa, il y a des intervenants qui ne sont pas clairement identifiés dans le plan d’action. « Quels sont les acteurs et les corridors de la croissance et où se situe la place de l’entreprise qui n’y apparait nulle part ? », s’est-il interrogé. Sur la « doctrine économique de l’Algérie », il s’est posé des questions aussi sur ce qu’il en sera de l’investissement, des flux de capitaux, de la gouvernance économique ou bien encore de la politique de ré-industrialisation et de réorganisation des marchés, « sachant que les marchés fonciers et financiers sont en complète déstructuration ». « Que fait-on de l’organisation de l’économie et quelle est la place des compétences nationales », s’est-il de nouveau interrogé ? Pour l’ancien délégué de l’ABEF, si la partie économique et sociale est bien précisée dans ce plan de croissance, celle concernant le volet économique est, par contre, « en décalage par rapport au destin de l’Algérie de 2019 ». En ce qui concerne le développement des activités productives énumérées dans le programme du gouvernement, l’expert a noté qu’en dehors de l’agriculture et de l’industrie, il n’est nulle part fait mention à celle des services. «Si de grands investissements vont se faire au titre de ce plan de croissance », il observe « qu’on ne dit rien sur la façon dont va être appliquée et évaluée la politique de soutien de l’État ». Selon l’expert, le pays a besoin d’un « rééquilibrage » entre les objectifs macros et les instruments micros ». Il a soutenu, et sans doute sans tenir compte du fait que le gouvernement veut réformer l’ANDI et en faire un « pôle spécialisé », qu’on ne peut arriver à un objectif de croissance de 7% « avec une agence de développement de l’investissement et une agence de l’entreprise à caractère administratif ». Relevant que 90% des entreprises algériennes ont moins de 10 employés, il a souligné qu’on ne peut réellement pas réaliser un taux de croissance de 7% « avec seulement 200 entreprises viables ». Pour Abderrahmane Benkhalfa, il est impératif de changer le mode de gouvernance du secteur public, tout comme celui des entreprises et des banques. « Faute de quoi, a-t-il prévenu, ceux-ci seront mis face à une concurrence qu’ils ne pourront pas maîtriser». Revenant sur l’investissement dans la filière économique, l’expert assène « qu’en réalité, nous sommes en train de dépenser et non d’investir ». Pour changer ces comportements, il a appelé à une rénovation de l’administration publique et à celle du tissu d’entreprises tout comme au règlement de la question de l’investissement étranger et des flux de capitaux. Sur un autre aspect, M. Benkhalfa dit s’étonner qu’il continue d’exister en Algérie deux économies distinctes : l’une formelle et l’autre informelle. Pour lui, il y a également lieu de traiter le problème du dinar, une monnaie « qui a deux valeurs » selon qu’il soit monnayé sur le marché parallèle ou par des organismes officiels. Il dit regretter que ces questions « de dysfonctionnements de l’organisation de l’économie » ne soient pas mentionnées dans le document « de l’Algérie de 2019 ».

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Décidément, le phénomène de fermeture de routes ne cesse de prendre de l’ampleur ces dernières années dans la wilaya de Béjaïa. En effet, cette action radicale à laquelle recourent souvent les citoyens en détresse devient quasi quotidienne face à la dégradation du cadre de vie de la population de la région, notamment dans les zones rurales.

Le recours à cette action de blocage de la voie publique, bien qu’elle soit pénalisante à plus d’un titre, devient parfois nécessaire aux yeux des citoyens qui se trouvent livrés à eux-mêmes. Nécessaire, parce qu’elle constitue la seule voie salutaire, du moins le seul moyen qui leur permet de faire entendre leurs doléances. Mais pourquoi alors cette pratique est-elle devenue si récurrente à Béjaïa ? Selon certains observateurs de la scène politique régionale, il y a deux principales raisons qui poussent les citoyens de la région à recourir constamment à la fermeture de routes. Et dans les deux cas, ce sont les autorités locales qui sont pointées du doigt. La première raison invoquée réside dans la mauvaise gestion des affaires publiques par les responsables concernés. En plus, de l’incompétence et de l’incurie dont font preuve certains responsables, explique-t-on, ces derniers affichent souvent une indifférence totale à l’égard des préoccupations des administrés. Secundo, l’avènement de cette nouvelle forme de protestation en Kabylie n’a pu être maitrisé dès le début par les pouvoirs publics qui se sont distingués par un étonnant laisser-aller doublé d’une impunité déconcertante. Une telle attitude, estime-t-on, n’a fait qu’encourager davantage les couches populaires désabusées à recourir à cette action radicale afin d’arracher leurs droits. Ainsi, ce nouveau procédé qui s’est imposé comme ultime recours, voire une pratique « obligatoire », n’a pas manqué de faire des émules à travers d’autres régions.

Les RN-26, RN-9, RN-12 et RN-75, cibles privilégiées des protestataires À Béjaïa, où ce phénomène de fermeture de routes fait rage, ce sont les routes nationales les plus fréquentées, telles que les RN-26, RN-9, RN-12 et RN-75, qui sont les cibles privilégiées des citoyens protestataires. Au-delà de la légitimité des revendications socioéconomiques mises en avant par des populations complètement désabusées, le blocage récurrent de ces routes nationales est synonyme de fermeture de toutes les portes d’accès à cette région à forte activité économique. Une telle situation est perçue par les gens avertis comme un véritable hara-kiri, dès lors qu’elle induit la paralysie totale de l’activité économique de la wilaya. Le secteur économique de cette région, qui possède, en plus d’un port très performant et d’un aéroport international, un pôle industriel spécialisé en agroalimentaire, est touché de plein fouet par ce phénomène de coupure de routes. Une réalité que nul ne peut, d’ailleurs, réfuter aujourd’hui. Le wali de Béjaïa, Hamou Ahmed Touhami, est le premier à se plaindre à travers les ondes de la radio Soummam, à chaque fois que la population locale procède à la fermeture d’une route nationale quelconque. Appuyé par le président de l’APW qui, lui aussi, condamne ce genre de procédés, tout en reconnaissant la légitimité des revendications portées par ses concitoyens, le wali Touhami intervient souvent pour appeler les notables et les élus locaux à jouer leur rôle d’intermédiaires en vue d’apaiser les tensions. Ce qui intrigue le plus, c’est cette attitude des pouvoirs publics qui assistent impuissants à cette forme de protestation aux conséquences désastreuses. « On ne peut pas faire appel à la force publique, au risque de provoquer une situation d’embrasement dans la région », laisse entendre, en substance, un responsable en charge des affaires publiques à Béjaïa. C’est dire que les pouvoirs publics, au lieu de faire valoir l’autorité de l’Etat pour instaurer l’ordre public, préfèrent adopter une politique de l’impunité afin de s’assurer la paix sociale.

Un manque à gagner de 200 millions de centimes par heure à l’EPB À noter qu’une simple manifestation de rue peut provoquer la paralysie de toute une région. À titre d’exemple, le port de Béjaïa accuse chaque heure un manque à gagner de pas moins de 200 millions de centimes. C’est ce qu’a affirmé, récemment, le P-DG de l’Entreprise portuaire de Béjaïa (EPB), M. Djelloul Achour. Selon lui, sur 1500 camions chargés habituellement, moins de la moitié y est traitée, à cause de cette situation de blocage de routes. Pour sa part, le directeur de la communication et de l’exportation de Général Emballage, une entreprise privée spécialisée dans la fabrication et la transformation du carton ondulé, et dont le siège social est situé dans la zone d’activités (ZAC) d’Akbou, nous a fait savoir que la société qu’il représente subit sérieusement les conséquences de ce phénomène de fermeture de routes. Évoquant le cas de blocage ces derniers jours de la RN-26 par les habitants du village Colonel Amirouche (ex-Riquet), relevant de la commune d’Akbou, Mohamed Bessa affirme que « notre entreprise accuse un manque à gagner immense et certains de nos clients commencent déjà à se plaindre de la rupture de stock. Car, nous n’avons pas pu leur livrer la marchandise commandée ». M. Bessa estime, en outre, que « nos camionneurs sont contraints de faire de longs et dangereux détours pour acheminer nos produits, du fait que l’axe principal reliant Akbou à d’autres régions du pays se trouve constamment fermé à la circulation. C’est anormal ! » Par ailleurs, il faut préciser qu’il n’y a pas que les entreprises publiques et les opérateurs économiques de la région qui sont pénalisés par ces coupures de routes. En fait, il y a aussi les simples citoyens, notamment les étudiants, les travailleurs, les routiers, etc., qui font certainement les frais de cette situation.

Paralysie et conséquences Le diktat de ces coupeurs de routes cause tellement de désagréments aux citoyens qu’on a vu des véhicules transportant des malades, parfois en urgence, inviter à rebrousser chemin. Une telle attitude ne peut pas bien sûr laisser indifférents les parents de ces malades pénalisés. La réaction de ces derniers, quand bien même légitime, se termine souvent par une violente dispute. « À chaque fermeture de route, on assiste à ce genre de scènes de violence. Face à l’absence des services de sécurité sur ces lieux de la protestation, généralement ce sont des personnes sages qui s’entremettent pour calmer les esprits et éviter l’irréparable », déplore un transporteur de voyageurs qui assure la desserte Tazmalt – Béjaïa. Notre interlocuteur qui dispose d’un minibus, acquis dans le cadre du dispositif de l’ANSEJ, se plaint de la fermeture récurrente de la RN-26, notamment ces derniers jours, au niveau du village Amirouche. « Je suis souvent confronté à ce problème de coupure de routes. Cela fait cinq jours que je suis contraint au chômage. Comment dois-je faire pour nourrir mes enfants et rembourser mon crédit bancaire ? Si cette situation perdure encore davantage, je me verrais dans l’obligation de vendre mon minibus », s’est-il indigné. Même appréhension chez un autre père de famille qui exerce l’activité de chauffeur-livreur de produits laitiers, assurant la liaison Akbou – Oran. Devant l’ampleur de ce phénomène, les représentants de la société civile ne sont pas restés en marge d’une telle situation. Plusieurs associations et autres organisations se sont déjà exprimées sur ce sujet qui tient à cœur plus d’un. La Chambre de commerce et d’industrie (CCI) Soummam avait réagi, à travers une déclaration, interpellant les pouvoirs publics et les citoyens sur les conséquences « graves » qu’engendre le recours récurrent à la fermeture des routes, tout en les invitant à « plus de sagesse, de patience et d’organisation ». De son côté, l’Assemblée populaire de wilaya de Béjaïa (APW) a eu à débattre, plusieurs fois, de cette question qui semble inextricable, eu égard à l’incapacité des autorités locales à trouver une solution idoine à ce phénomène qui ronge l’économie nationale et prend en otage l’avenir de toute une région.

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Le Feliv garde le même esprit ! Pas de changement conséquent pour le Festival international de la littérature et du livre jeunesse qui se déroulera du 11 au 20 juin prochains sur l'esplanade du Centre des arts, Office Riad El Feth. Si ce n'est peut-être que les organisateurs ont décidé cette année de se brancher sur la fréquence football. Coupe du monde oblige, nous dit-on, le Feliv abritera, entre autres, un focus spécial Brésil.

Pas question donc de détourner les yeux de la Coupe du monde, Alger se met au diapason et accueillera pour l'occasion des auteurs d'origine brésilienne, à l'image de Rogério Pereira, Paula Anacaona et Rodrigo Ciriaco. C'est ce qu'a, entre autres, annoncé Azzedine Guerfi, commissaire du Feliv, lors d'un point de presse qu'il a animé hier matin à la salle Frantz-Fanon (Oref). Accompagné des membres de son comité d'organisation : Sofiane Hadjadj, directeur des éditions Barzakh, Rachid Mokhtari, journaliste et écrivain, Mohamed Sari, auteur et président de la commission des traductions au Centre national du livre, et Khadidja Chouit, directrice des éditions Sancho, ils ont tour à tour développé le contenu de la programmation de ce nouveau rendez-vous avec la littérature. Un rendez-vous qui garde les mêmes horaires et le même esprit de rigueur. Le Feliv s'ouvrira donc au public comme d'habitude de 16h à 21h. Il se déploiera, par ailleurs, pour la wilaya d'Alger dans les stations de métro et Aïn Taya. La nouveauté ! Le Feliv ira à la rencontre de son public dans les wilayas de Blida et Boumerdès. Les auteurs brésiliens, mais aussi algériens, et ceux de la vingtaine de pays issus de quatre continents, invités à cette 7e édition. Le commissaire de l'unique festival littéraire organisé en Algérie a précisé lors de son intervention que « le 7e Feliv, c'est 3 wilayas et 8 points animés, 28 rencontres littéraires, des hommages, 4 ateliers dédiés à l'écriture, 21 ateliers consacrés aux enfants, 31 spectacles destinés à la jeunesse et 7 soirées musicales». Pour la partie exposition, l'intervenant a indiqué que « ce sont 68 éditeurs et 9 grandes librairies qui prendront part à cette nouvelle édition avec pas moins de 3 300 publications». Concernant les thématiques littéraires, Sofiane Hadjadj a affirmé : «Sur la partie littéraire, nous sommes deux, avec Rachid Mokhtari, à avoir proposé une programmation. Nous nous sommes occupés toujours avec ce festival, de rester sur les grands axes géographiques, à savoir qu'il s'agit à la fois d'un festival arabe, africain et ouvert sur le monde. Cette année, nous avons, par ailleurs, zoomé sur le Brésil avec par exemple une rencontre consacrée à ‘‘Football et littérature’’, qui est une question pas assez anecdotique que ça.» Il s'agit pour le directeur des éditions Barzakh de revenir vers ces auteurs, notamment d'origine brésilienne, qui ont écrit sur cette folie du football, notamment au Brésil. Pour les auteurs algériens, nous aurons notamment Yahia Belaskri et Anouar Benmalek qui ont abordé cette question dans des nouvelles et parfois dans leurs romans. D'autres rencontres sont également au menu de cet événement. Il sera question notamment de « L'histoire et de la littérature». Ce chapitre sera animé par les écrivains Abdelkader Djemai et Jean Rouaud. La ville et la littérature, Le théâtre et la littérature, L'écriture (littéraire) de l'histoire figurent également dans la programmation littéraire de ce festival. D'autres écrivains, comme Sami Dhibi, Mona Prince, Issam Ayad, Mekki Hammami et Al Hamdy Batran, ouvriront des débats autour des questions contemporaines, à l'exemple des magazines numériques dans la diffusion de la littérature ou encore le rapport du texte littéraire à l'actualité. Rachid Mokhtari a ensuite enchaîné sur les trois jours (les 17, 18 et 19 juin) qui seront réservés à comment le pays se raconte au XXIe siècle. Pour l'ancien rédacteur en chef de l'ancien journal Le Matin, «ces journées seront introduites par l'hommage qui sera consacré au journaliste Mohamed Dorbane - décédé pendant l'attentat qui a visé la Maison de la presse en 1996 - dont le roman Neuf jours de l'inspecteur Salah Eddine a été publié aux éditions Arak en 2011». Il ajoute : «Nous considérons qu'il est l'un des plus musclés et des plus prospectifs de la littérature algérienne de ces années 2000.» Par ailleurs, Rachid Mokhtari a annoncé que ces journées seront consacrées, entre autres, à la littérature kabyle écrite pour enfant, la littérature amazighe contemporaine, la guerre d'Algérie vue par des auteurs nés au milieu des années 1980… Ces rencontres seront animées par des spécialistes et des universitaires nationaux et internationaux. Mohamed Sari est intervenu sur la partie littérature maghrébine qui compose la programmation du Feliv. «Nous avons prévu une conférence en direction des enfants et jeunes adultes qui aura lieu à Boumerdès et Blida. Cette rencontre verra la participation de l'auteur marocain et psychologue Marek Rabie, Abderrahmane Ayoub, écrivain tunisien et consultant de l'Unesco, sur la question du patrimoine immatériel, ainsi que l'auteur algérien Laïd Djellouli de l'université d’Ouargla.» Aussi, cette édition rendra hommage au prix Nobel de la littérature (1982), Gabriel Garcia Marquez, décédé le 17 avril dernier. Trois écrivains de renom, Rachid Boudjedra, Amin Zaoui et Djilali Khellas, évoqueront l'influence et l'importance de l'œuvre du père de Cent ans de solitude dans la littérature algérienne. Le Festival international de la littérature et du livre jeunesse abritera également une exposition géante intitulée «Ecrivains du monde, mondes d'écrivains». Il s'agissait pour les organisateurs de créer une passerelle entre la photographie d'art et la littérature à travers une cinquantaine de portraits d'écrivains de tous horizons réalisés par le photographe italien Francesco Gattoni. Cette exposition se déploiera aussi dans les stations de métro.

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Dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde, la révision de l’allocation touristique était à l’ordre du jour de la Banque d’Algérie qui l’a revue à la hausse, pour atteindre un montant de 281 650 DA, pour les supporters qui se rendront au pays de la samba. Le plafond du droit annuel de change pour voyager à l’étranger, plus connu sous l’appellation d’allocation touristique, a été fixé par la Banque d’Algérie à plus de 280 000 DA (environ 2 700 euros) pour les Algériens qui partiront au Brésil. «L’allocation de change touristique a été fixée à 281 650 DA à l’ensemble des Algériens, nationaux résidents, qui se déplaceront au Brésil pour soutenir la sélection nationale de football en Coupe du monde », a écrit la Banque d’Algérie dans un communiqué. La mise en place de ce droit de change spécifique pour la Coupe du monde 2014 entre dans le cadre des mesures de facilitation et d’accompagnement décidées par les pouvoirs publics à l’effet de permettre le déplacement et le séjour des nationaux résidents dans de bonnes conditions, souligne ce même communiqué. Cette allocation de change spécifique sera allouée exclusivement pendant la période du 1er au 13 juin et elle est délivrée par les guichets de banques intermédiaires agrées sur présentation par le demandeur bénéficiaire du passeport en cours de validité établi ou prorogé en Algérie, revêtu du visa d’entrée au Brésil, le titre de transport à destination du Brésil avec une réservation confirmée délivrée par la compagnie aérienne Air Algérie et l’original du bulletin de réservation délivré au demandeur par Touring Voyages Algérie (TVA). La Banque d’Algérie précise que tout bénéficiaire de cette allocation de change et qui, pour quelque raison, n’aura pu effectuer le déplacement au Brésil, est dans l’obligation de restituer son allocation spécifique Coupe du monde 2014 auprès du guichet de la banque qui lui a délivré cette allocation. La mention d’annulation de l’allocation de change est portée sur le passeport du remettant. Un «guide» pour les journalistes accrédités à Rio Sur un autre volet, le ministre de la Communication, Hamid Grine, a remis un livret intitulé Guide Coupe du monde, Brésil 2014 aux journalistes qui couvriront cet événement. C’est en marge d’une cérémonie organisée dimanche dernier à l’hôtel El Aurassi (Alger), à l’intention des journalistes algériens, envoyés spéciaux de leurs organes et médias respectifs, pour couvrir les joutes de la sélection algérienne durant la Coupe du monde à Rio que le ministre de la Communication, Hamid Grine, a remis aux journalistes un livret intitulé Guide Coupe du monde, Brésil 2014. Ce manuel regroupe toutes les informations et coordonnées utiles au Brésil pour une prise en charge professionnelle, sanitaire, sécuritaire et autres des journalistes algériens. Ce guide livre également les coordonnées des correspondants au niveau du ministère de la Communication afin que le fil ne soit jamais rompu entre les envoyés spéciaux et le ministère de tutelle à Alger. Lors de cette cérémonie, M. Grine a tenu à souligner à l’adresse des journalistes sportifs, mais aussi de l’ensemble des journalistes, la lancinante question de l’approche professionnelle et responsable de l’information, notamment quand il s’agit de préserver l’image de l’équipe nationale et surtout celle de l’Algérie à l’étranger. Et dans le guide en question, une lettre du ministre explicite en arabe et en français l’esprit de la démarche, dont voici les grandes lignes : « Voici donc une autre responsabilité sur vos épaules : celle de représenter votre pays. » « Vous êtes des guides d’opinion dont chaque geste sera scruté et analysé par les autres. Il dépend de vous que l’image de l’Algérie soit écornée et ternie. Il dépend de vous également que l’Algérie soit belle aux yeux des autres. Alors, dans chacun de vos gestes, dans chacun de vos actes, pensez à votre pays, et représentez-le, représentez-nous. Dignement. Professionnellement. » Il est à noter que plusieurs personnalités footballistiques étaient présentes à cette cérémonie, à l’instar de l’illustre et  grand joueur algérien, Hacène Lalmas, qui a reçu une distinction et des témoignages de reconnaissance de toute la famille sportive algérienne, dont Mohamed Lemoui, Mahieddine Khalef et Rabah Saâdane.

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Le président Mahmoud Abbas a annoncé hier la «fin de la division» entre Palestiniens peu après la prestation de serment d’un nouveau gouvernement d’union nationale. «Aujourd’hui, avec la formation d’un gouvernement d’union nationale, nous annonçons la fin de la division palestinienne qui a fait beaucoup de tort à notre cause nationale», a déclaré M. Abbas à la Mouqataa, le siège de la présidence palestinienne à Ramallah (Cisjordanie), après la prestation de serment du nouveau cabinet. L’investiture d’un gouvernement de consensus s’inscrit dans le cadre d’un nouvel accord de réconciliation signé le 23 avril dernier entre le Fatah qui dirige la Cisjordanie, et le Hamas qui contrôle depuis juin 2007 la bande de Ghaza sous blocus israélien. Cet accord prévoyait la formation d’un gouvernement de «consensus national», chargé de préparer des élections d’ici la fin de l’année. Composé de 17 ministres, dont 5 de Ghaza, ce gouvernement de transition est conduit par le Premier ministre sortant Rami Hamdallah, qui occupe aussi le portefeuille de l’Intérieur.

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Anis Djaad fait du cinéma ! Il suffit de voir ou de revoir Le Hublot par lequel il s’est fait connaître de la critique il y a deux ans pour se rendre compte que ce réalisateur transpire de créativité pour les films qu’il fait. Il faut aussi regarder son dernier cour-métrage, Passage à niveau, actuellement en compétition au festival du film maghrébin d’Alger - et qu’il faut absolument voir - pour comprendre que ce réalisateur poursuit un travail d’écriture scénaristique et cinématographique. Et qu’il développe, d’un « court » à un autre, un regard désabusé, mais profond d’authenticité et d’intelligence sur la société à partir de laquelle il bâtit ses fictions et « tire ses idées » comme il dit. Entretien.

Reporters : Avant de faire du cinéma, vous avez fait du journalisme que vous continuez, quand vous ne tournez pas, de pratiquer à travers le reportage. Comment ce passage d’un métier à l’autre s’est-il effectué ? Anis Djaad : Je suis venu au cinéma avant la presse. En 1997, j’étais engagé comme stagiaire à la réalisation sur le film França ya França de Djamel Beloued. C’est en fait la dissolution de l’ENPA qui a fait que je déserte le cinéma qui n’était plus un. C’est aussi mon amour pour l’écriture qui a fait que j’ai embrassé la carrière de journaliste. Toutefois, j’ai gardé un lien fort avec le cinéma à travers un apprentissage de l’écriture scénaristique en pur autodidacte. Il faut rappeler que le scénario du long métrage Au bout du tunnel a été sélectionné à Medafilms en 2006. J’ai à mon actif cinq scénarios de long-métrage et six de court-métrage.

Le journalisme aide-t-il à faire du cinéma ? En plus de l’exercice purement rédactionnel, surtout en ce qui concerne le reportage, le métier de journaliste vous forge nécessairement un esprit critique. Ce qui fait qu’on n’aborde plus l’écriture scénaristique de la même manière. Sans même le vouloir, on se rabat sur des thèmes liés directement à ce que vit le petit peuple au jour le jour.

On sait que vous êtes féru de littérature et grand amateur de la nouvelle. Ce goût pour le texte court vous a-t-il poussé à faire du court-métrage ? Pas forcément. Certes, je cultive un amour des plus profonds pour tous les genres littéraires, la nouvelle en particulier, mais si mon choix s’est porté sur le court-métrage, c’est aussi par souci d’apprendre le métier de réalisateur. Un tout autre métier que celui d’auteur, il s’agit de la maîtrise de la mise en scène, de la direction d’acteurs… Le court-métrage est la meilleure école, d’autant qu’il vous apprend à travailler en équipe, contrairement au travail solitaire du scénariste.

Avant Passage à niveau, vous vous êtes distingué par Le hublot, film primé et bien reçu par la critique. Comment l’idée vous en est venue ? Elle m’est venue sur un balcon d’un appartement lugubre dans la banlieue ouest d’Alger. Je me suis mis dans la peau de jeunes de ce quartier qui, à force d’oisiveté, n’avaient pas autre chose à faire si ce n’est « superviser » les travaux d’un chantier d’une tour de luxe qui continue de se construire jusqu’à ce jour. En fait, je pense que j’ai eu beaucoup de chance vu l’engagement de mon producteur qui avait décidé de s’engager à produire Le hublot à la première lecture du scénario. La conception proprement dite n’a pas été de tout repos d’autant que le dépôt du scénario au FDATIC avait coïncidé avec « Tlemcen capitale islamique » d’où, en partie, le retard pris avant le lancement du tournage. Il est nécessaire de rappeler que Le hublot a été tourné avec les fonds propres des Films de la Source puisque, en ce temps-là, nous n’avions pas encore reçu l’aide du ministère de la Culture plafonnée à trois millions de dinars. Nous avons dû batailler très dur pour obtenir un million et demi de plus, contrairement à d’autres jeunes producteurs et réalisateurs.

Ahmed Bedjaoui, qu’on ne présente plus, avait confié à quelques journalistes à propos de votre film, Le Hublot, qu’il était porté par un vrai travail de création scénaristique et de réalisation. Cela vous flatte-t-il ? La confidence de Monsieur Ahmed Bedjaoui, que je remercie au passage pour son soutien franc et sincère, est vraie. Sans prétention aucune, j’ai pris le temps qu’il faut pour bien ficeler le scénario et bien préparer le tournage, notamment avec plus d’une dizaine de répétitions avec les comédiens. Je n’ai rien voulu laisser au hasard bien qu’on a dû sacrifier une dizaine de plans en raison de conditions climatiques désastreuses. Les aléas du tournage. Cependant, en compagnie de toute l’équipe, on a poussé la recherche de cette même esthétique aux limites de ce qui était possible. Le cinéma demeure un art à l’imagination sans borne, mais exige également de la discipline et de la rigueur. Le respecter, c’est aussi aller au bout de cette quête du parfait, même s’il reste utopique de l’atteindre. Une œuvre quelle qu’elle soit ne sera jamais aboutie. Pourquoi Le hublot ? Tout simplement parce qu’on peut regarder à travers sans pouvoir l’ouvrir et moins encore passer de l’autre côté. Ce qui n’est nullement un regard « défaitiste » comme ont dit certains. L’une des questions qui ne sont toujours pas réglées pour le cinéma dans notre pays reste celle de la désaffection du public et de sa grande réticence à se rendre dans les salles… Le fait que nos films soient vus par une poignée de journalistes et par un public restreint est plus que frustrant. Je dirai même que c’est une atteinte intolérable au cinéma algérien en général et à toute cette liberté d’expression et d’engagement qu’il est censé véhiculer. D’où ce paradoxe incompréhensible de notre politique cinématographique qui consiste à aider des films, voire les financer entièrement, sans cette volonté affichée de les diffuser par la suite à un large public. On verra bien si les salles obscures, nouvellement rafraîchies, vont recouvrir leur seule et unique vocation, la projection de films, algériens en particulier.

Vous êtes quelqu’un qui n’hésite pas à aller voir les films des autres, un réflexe de moins en moins présent chez les gens de votre métier. C’est important de suivre ce que font les autres ? Il est indispensable de regarder ce que font les autres, loin des rivalités de bas étage. Une nécessité absolue si l’on veut que le cinéma algérien évolue. Il est même urgent d’instaurer un climat de concurrence sain et surtout équitable entre jeunes réalisateurs aussi bien en matière d’aides et de financements qu’en matière de promotion des films ici et ailleurs. Aujourd’hui, et pour le festival du film maghrébin qui se tient en ce moment à Alger, vous revenez pour la compétition avec un autre court métrage, Passage à niveau, que je trouve très beau par l’idée qui le nourrit comme par la forme dans laquelle il est fait. Mais restons dans l’idée… L'idée m'est venue lors de mon voyage en train en me rendant au festival du cinéma d'Oran en 2012. Le décor m’a tout de suite pris les yeux : une maisonnette délabrée, mais belle d’un cheminot. Un point froid à 500 ms… J’ai aussitôt été saisi par ce lieu qui m’a donné l’envie de faire ce film sur un aiguilleur, un garde-barrière comme on dit, un homme en fin de carrière et de parcours aussi dans un monde qu’il ne comprend plus et le dépasse désormais.

Il y a dans Passage à niveau et chez le personnage du gardien joué par Rachid Benallal une très grande solitude… Vous êtes-vous rendu compte du lien entre Le hublot (où des jeunes exclus qui ne pensent qu'au départ) et le passage à niveau où un homme d'une génération ancienne se trouve lui aussi exclu ? Bien que le sujet soit différent, du moins sur le plan générationnel, il est vrai que l'exclusion revient dans les deux films. « La tour de séparation » dans Le hublot qui va séparer les deux jeunes de leur seule échappatoire est omniprésente dans Passage à niveau incarnée dans ce pont qui va éloigner le garde-barrière de toute une vie passée sur son lieu de travail. Le passage à niveau fait office de frontière d'ailleurs. Le plan large où l'ivrogne part acheter du vin démontre qu'il y a un autre monde où tout est différent de la vie solitaire du garde-barrière.

Vous posez un regard sur la société… Pas plus noir que la société ne l’est réellement. On est dans un pays et une société en plein bouleversement, cataclysmique même : des choses disparaissent, d’autres surgissent. Parmi ces choses qui disparaissent, il y en a qui ne le devraient pas. Leur engloutissement nous fait jeter à la face un monde nouveau, souvent cruel, dans lequel des valeurs se perdent, les relations humaines se délitent…

Hormis Rachid Benallal, qui a déjà un parcours important dans le cinéma algérien depuis le début des années soixante-dix, vous travaillez plus souvent avec des amateurs, voire des anonymes… Je connais et apprécie Rachid Benallal. J’ai beaucoup aimé travailler avec lui et je trouve qu’il restitue bien le désarroi dans lequel se trouve ce cheminot aiguilleur en fin de carrière. Pour mon goût pour les comédiens non professionnels, j'espère travailler avec eux à chaque film pour sortir un peu du jeu télévisuel de beaucoup de nos comédiens.

Le tournage du film a duré une semaine pleine. Et son montage ? Un mois en tout. Il y avait assez de matière pour en faire un moyen métrage. On a dû faire des choix et au passage sacrifier des plans, ce qui n'est pas une mince affaire pour un réalisateur amoureux de chaque seconde qu'il tourne.

Quel sera votre prochain film ? Sans vous, le dernier court-métrage pour respecter la règle. On attend l'avis de la commission de lecture qui a jugé la fin du scénario choquante. Mais je ne vous en dirai pas plus à ce propos.

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La sélection algérienne masculine de boxe (seniors) a entamé hier mardi au complexe sportif Sveltesse à Chéraga (Alger) un stage précompétitif qui se poursuivra jusqu’au 11 juin en vue de la Coupe d’Afrique des nations 2014 prévue du 14 au 21 juin à East London, en Afrique du Sud.

L’équipe nationale seniors, conduite par Merchoud Behous, Boualem Ouadahi et Rabah Hamadache, effectue ce quatrième stage de préparation avec la participation de 12 pugilistes. « Ce quatrième stage de préparation intervient après celui effectué à Cuba, qui a permis à nos boxeurs de se perfectionner sur le volet technico-tactique et de se mesurer aux boxeurs de haut niveau », a indiqué le DTN, Mourad Meziane. Le directeur technique national a estimé que le stage de Cuba a été « bénéfique à plus d’un titre » pour les boxeurs algériens qui avaient disputé des combats-tests face à leur homologues cubains, brésiliens, péruviens et vénézuéliens. C’est une belle opportunité pour nos boxeurs qui se frottent donc à des boxeurs de niveau mondial et qui vont acquérir certainement plus d’expérience qui les aidera dans un avenir proche. « Le stage précompétitif d’Alger sera le dernier avant de rallier la ville d’East London en Afrique du Sud. Au cours de ce stage, le staff technique arrêtera la liste finale des boxeurs qui prendront part à ces joutes africaines », a-t-il ajouté. Par ailleurs, la sélection féminine de boxe, composée de cinq pugilistes, entamera à partir de mercredi un stage de préparation en vue de la Coupe d’Afrique en Afrique du Sud. L’Algérie est détentrice de la Coupe d’Afrique des nations à deux reprises, en 2010 à Alger et 2012 au Botswana. Boxeurs convoqués au stage : Mohamed Flissi (49 kg), Hichem Lakhdoud (52 kg), Djoudi Ziani (56 kg), Khalil Itim (56 kg), Réda Benbaâziz (60 kg), Abdelkader Chadi (64 kg), Younes Nemmouchi (69 kg), Sofiane Tabi (75 kg), Abdelhafid Benchabla (81 kg), Hichem Kalaouar (81 kg), Chouaïb Bouloudinet (91 kg), Mohamed Khimesse (+91 kg).

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Le vice-président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), Mohamed Bairi, nie l’existence d’une fronde au sein de cette organisation patronale et explique qu’il n’a aucun problème avec son président, Réda Hamiani. Il réfute également toute intention qu’on lui prête indûment pour renverser l’actuel président du FCE.

« Je n’ai aucun problème avec M. Hamiani avec qui je travaille depuis 3 ans en tant que vice-président du FCE. Nous avons toujours travaillé ensemble en concertation. Il arrive que nous soyons d’accord comme il arrive aussi que nous divergions sur certains points. Mais ce n’est pas pour autant que j’en arrive à demander le changement à la tête du FCE ou pour prendre la place de M. Hamiani », a-t-il souligné. Des sources à l’intérieur du Forum prêtent à M. Bairi ainsi qu’à d’autres chefs d’entreprise de nourrir des velléités de complot visant à renverser Réda Hamiani en le poussant à démissionner faute de pouvoir le destituer. A propos de la supposée fronde qui couve au sein du FCE, M. Bairi est on ne peut plus clair : « Il n’en est rien, ce n’est que de la pure fabulation. » « Je ne suis intéressé ni de près ni de loin par le poste de président du FCE. Je n’y ai jamais pensé. J’ai été candidat en 2011, j’ai été élu vice-président et je m’y plais. Si j’avais réellement été intéressé par la présidence du FCE je me serais porté candidat lors des élections de décembre 2013 (Réda Hamiani avait été réélu pour un 4e mandat de 2 ans, NDLR). Le poste de président est du ressort de l’Assemblée générale. » Mohamed Bairi est plutôt d’avis que le FCE revienne à ses fondamentaux : à savoir défendre l’entreprise et régler les problèmes économiques de celles-ci. « Ce n’est pas à nous de faire de la politique », dit-il. Cependant, il y a lieu de rappeler que l’organisation patronale ne connait plus la même sérénité qu’on lui connaissait avant le scrutin du 17 avril. Cette élection a laissé des séquelles au sein de cette organisation patronale. Car, après la démission du patron de la NCA Rouiba, Slim Othmani, en signe de protestation pour le soutien affiché pour un quatrième mandat de Abdelaziz Bouteflika, le FCE a été ébranlé - même si la direction actuelle en minimise la portée -par la démission fracassante du patron de Cevital, Issad Rebrab. Le FCE ne pouvait que mal accueillir une telle défection d’autant que le leader agro-industriel algérien représente pas moins de 40% du chiffre d’affaires du Forum. Aujourd’hui, malgré la sérénité que dégage le FCE, il reste que le mal qui le ronge est palpable, sinon comment expliquer que des patrons ne se présentent plus depuis quelques semaines aux activités du FCE qui a dû annuler plusieurs rencontres faute de quorum. Pas seulement. En plus du boycott des activités de l’organisation, ces chefs d’entreprise, qui ont déjà payé leurs cotisations pour 2014, ont décidé de ne pas payer celles de 2015. « Ils ne veulent pas démissionner frontalement par peur de représailles qui peuvent prendre plusieurs formes », confie une source patronale qui fait part d’un malaise au sein de l’organisation.

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La grève des commerçants du marché de gros de fruits et légumes (Magrofel) de Constantine, prévue avant-hier, n’a pas eu lieu. La forte mobilisation des commerçants a été «contrecarrée par l’administration» du marché, laquelle aurait fait appel, selon des contestataires, à des «marchands informels pour casser la grève». Le bras de fer opposant les commerçants du Magrofel de la capitale de l’Est à l’administration de l’établissement se poursuit. Le climat délétère régnant depuis des mois sur l’une des plus importantes places marchandes de l’Est est toujours de mise. Et les relations, déjà détériorées entre les deux parties, pourraient s’envenimer davantage dans les heures à venir. Est pour cause, «le jeu malsain » auquel a eu recours le premier responsable du marché pour casser l’élan de protestation des commerçants, devant débrayer le 1er juin pour «dénoncer la dégradation de la situation dans laquelle ils exercent leur profession». Selon le représentant de ces derniers, «le directeur de l’établissement a fait appel aux vendeurs informels, dont les commerçants ont réclamé, d’ailleurs, l’évacuation, puisque influant négativement sur le marché, pour casser la grève des commerçants établis légalement ». « Les casseurs de grève », en l’occurrence les vendeurs informels, recrutés, semble-t-il, par la direction du marché, affirment les protestataires, « ont envahi le marché dès les premières heures de la matinée et ont commencé à écouler leurs marchandises ». Devant cette situation inattendue, ajoute le représentant des grévistes, « on a décidé de sursoir à notre grève pour ne pas tomber dans le piège que l’administration nous a tendu, surtout que sur place les ‘‘casseurs de grève’’ se sont mis à provoquer les grévistes ». Selon les informations recueillies auprès des protestataires, les non-grévistes auraient déchiré toutes les banderoles sur lesquelles étaient portés les mots d’ordre de grève et ont tenté d’envenimer la situation sur place. Fort heureusement, remarque-t-on, les protestataires n’ont pas répondu aux provocations. Il est à noter que les grévistes, par le biais de leur représentant, ont informé les autorités concernées et ont demandé leur intervention pour mettre fin à une situation délétère qui n’a que trop duré. Aussi, apprend-on, une réunion regroupant le représentant des commerçants du Magrofel, la direction de commerce de wilaya, le chef de daïra et le P/APC a été programmée pour hier à l’effet d’étudier la plateforme de revendications et dégager des solutions pérennes. Notons, en outre, que toutes nos tentatives d’entrer en contact avec le directeur de l’établissement de même que celui du conseil d’administration sont restées vaines.

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