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Reporters - Filtrer les éléments par date : jeudi, 05 juin 2014

L’équipe de volley-ball de la 1re Région militaire a remporté le trophée du tournoi national militaire des champions, en battant l’équipe du commandement de la Gendarmerie nationale sur le score de 3-1 (25-18, 25-19, 20-25 et 25-15), en finale disputée mardi à la salle omnisports du complexe sportif de la 2e RM d’Oran. La troisième place du podium est revenue à l’équipe de la 4e RM qui s’est imposée en match de classement face à l’équipe de la 3e RM sur le score de trois sets à zéro (25-18, 26-24 et 25-21). Ce tournoi national, qui s’inscrit au programme annuel des compétitions de sports collectifs prévues par le service des sports militaires de l’Armée nationale populaire (ANP) pour la saison sportive 2013-2014, a regroupé les quatre équipes classées premières à l’issue des trois tournois nationaux de la première phase disputés dernièrement, en l’occurrence les équipes des 1re, 3e et 4e RM et l’équipe du commandement de la Gendarmerie nationale. Le niveau technique de ce tournoi national encadré par des arbitres de la Fédération algérienne de volley-ball a été jugé «appréciable» et de nouveaux joueurs ont été détectés en vue de renforcer la sélection nationale militaire, selon les organisateurs. La cérémonie de clôture, présidée par le général Tayebi Noureddine, commandant régional de défense aérienne de la 2e RM, a été marquée par la remise du trophée et de médailles aux vainqueurs. Intervenant lors de cette cérémonie, le général Tayebi Noureddine a félicité les participants pour le fair-play ayant marqué le déroulement de cette compétition sportive, tout en rappelant l’importance de ce genre de manifestations dans la promotion du sport militaire. Le trophée du tournoi national militaire des champions de volley-ball de l’édition précédente a été décerné à l’équipe de la 1re RM. De nouvelles infrastructures pour la 2e RM Le complexe régional sportif relevant de la 2e RM, basée à Oran, sera bientôt doté de nouvelles infrastructures pour répondre aux exigences du développement des différentes disciplines, a annoncé mardi le directeur régional du service des sports militaires. Ces nouvelles infrastructures permettront de créer un climat propice à la promotion du sport militaire destiné à l’élite, notamment les équipes versées dans les différentes disciplines, a souligné le lieutenant-colonel El Hadj Kherroubi, en marge des portes ouvertes sur le sport militaire, inaugurées par le chef d’état-major de la 2e RM, le général Yacine Aïdoud. Dans ce contexte, le même responsable a cité les projets de réalisation d’un hôtel destiné à l’élite sportive militaire, un centre médico-sportif et un champ de tir électronique doté de moyens techniques modernes. Ces projets enregistrent des taux d’avancement très appréciables, selon le même responsable. Par ailleurs, cette manifestation comprend des expositions reflétant les moyens mobilisés par l’ANP pour le développement du sport militaire, avec ses différentes disciplines, comme l’athlétisme, les arts martiaux, le football, l’équitation, la natation. L’assistance présente à la cérémonie d’inauguration de cette manifestation a été conviée à suivre des démonstrations d’arts martiaux, au cours desquelles des éléments de l’ANP ont montré leur parfaite maîtrise des techniques d’autodéfense et leur excellente condition physique leur permettant de faire face à toutes sortes d’agression. Ces portes ouvertes ont été aussi une occasion pour présenter les performances réalisées par les équipes sportives de la 2e RM dans la saison 2013-2014. Ces équipes ont décroché lors des championnats nationaux 56 médailles, dont 34 en vermeil. La sélection de la 2e RM de football a décroché cette saison la Coupe d’Algérie militaire. Il s’agit de son 9e titre du genre.

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Après Moubarak, un autre galonné à la tête de l’Egypte ! Abdel Fattah Al Sissi vient d’être officiellement proclamé président à la dernière élection présidentielle. Il a remporté 96,9% des suffrages exprimés par les 24 millions de votants égyptiens. Très loin devant son rival de gauche Hamdeen Sabbahi, qui a récolté 757 511 voix, selon la commission électorale qui a fait état d’une liste de 54 millions d’inscrits et d’un taux de participation de 47,45% : un électeur inscrit sur deux a voté lors du scrutin des 26, 27 et 28 mai. Entre les deux militaires, Mohamed Morsi, le président islamiste déchu, n’a été, lui, qu’une brève et chaotique parenthèse que le pays des pharaons vient de fermer avec de lourdes interrogations. D’abord sur la dynamique de la place Tahrir, cœur de la capitale égyptienne et épicentre du « printemps » qui a dégagé le raïs Moubarak et lui a fait terminer sa carrière politique sur un brancard. Puis sur l’avenir de l’Egypte, son système politique à l’heure de la répression anti-Frères musulmans et son économie qui peine à renouer avec la croissance. Où est passée la clameur de la place Tahrir ? Où sont passées les vaillantes batailles contre les « baltaguia », ces nervis supplétifs de la police politique de Moubarak ? Deux graves questions qui hantent les rues caniculaires du Caire en ce chaud mois de juin. Et dont les réponses ne manquent pas. Amateurisme de l’ex-président Morsi et de ses « frères », la peur d’une bonne partie de la société égyptienne d’islamistes qui ne savent faire rien d’autre que de promettre la géhenne à ceux qui ne pensent pas comme eux, naufrage de l’économie et des revenus touristiques, sont les exemples qui défilent dans la presse égyptienne et dans celle du monde entier pour tenter d’expliquer pourquoi le « printemps » égyptien a tourné au vert kaki et pourquoi l’Egypte a fait machine arrière. Pendant ce temps, le monde tourne et le maréchal Al Sissi est déjà dans son costume de président : le roi Abdallah d’Arabie saoudite, dont le pays est l’un des principaux soutiens de l’Egypte et de son régime, a été le premier à saluer une victoire « historique » et a d’ores et déjà proposé la tenue d’une conférence des donateurs pour aider l’économie de ce pays. Le roi du Maroc Mohammed VI a également adressé un message au président égyptien pour exprimer ses « vœux les plus sincères de plein succès ». Les Etats-Unis, pays incontournable pour le régime égyptien en raison de son aide économique et militaire, ont annoncé eux aussi – et après de vives critiques pendant les mois de la transition - qu’« ils ont hâte de travailler » avec le nouvel homme fort du pays Sissi. Un tournant qui indique que l’administration américaine, qui a été pourtant très favorable aux Frères musulmans quand ils avaient gagné le pouvoir, a fermé, elle aussi, la page du « printemps » pour celle du pragmatisme qui ne l’a jamais quitté. D’après les agences de presse, le président Barack Obama s’entretiendra dans les prochains jours avec Al Sissi. Il l’invite, selon la coutume, «à adopter les réformes nécessaires pour gouverner avec responsabilité et dans la transparence, garantir la justice à chaque individu et démontrer sa détermination dans la protection des droits universels de tous les Egyptiens ». En perspective des législatives prévues à la fin de l’année, Washington appelle Le Caire à améliorer le déroulement des élections à l’avenir. « Une vraie démocratie, rappelle un communiqué de la Maison Blanche, est fondée sur l’Etat de droit, les libertés civiques et un débat politique ouvert».

Al Assad, président malgré tout Plus à l’est, et bien que la situation en Syrie n’est en rien comparable à celle de l’Egypte, le « printemps » damascène n’a été qu’un effroyable bain de sang avec des milliers de morts et des centaines de milliers d’exilés. Pour ce pays exsangue, contrôlé en partie par le régime impitoyable de Damas et livré pour l’autre partie à des groupes de tueurs affiliés d’Al Qaida, Bachar Al Assad brigue un 3e septennat dans une partie loin d’être totalement jouée.  Mais où l’opposition, qui a voulu elle aussi son « printemps », se trouve totalement disqualifiée dans son projet de sortir le régime par les armes. Après s’être retrouvée dans un « grand jeu » international de parrainage qui la dépassait parce que mettant des acteurs internationaux et régionaux aux intérêts dépassant les questions des réformes et de démocratie dans le pays, cette opposition est aujourd’hui totalement débordée par des djihadistes de tous bords et auteurs des pires atrocités sur les militaires de l’armée loyale comme sur les civils qui ne les acceptent pas. Dans le cas syrien, une question plus que d’autres se pose : tout ça pour ça ? Les réponses, elles, sont en revanche légion : l’absence de toute alternative chez une opposition divisée et timorée, la peur des minorités de se faire massacrer par des groupes armés islamistes qui ne jurent que par le couteau, la résistance de l’armée loyale au travail de sape mené par la rébellion et encouragé par des acteurs étrangers, ont concouru à ce que le rêve démocratique finisse en cauchemar. Au bout, Bachar Al Assad est toujours là. Et les Occidentaux continuent de faire dans l’humour déplacé en appelant Damas à de « véritables négociations » après une élection «illégitime ». Aux dernières nouvelles, le bilan de la guerre civile syrienne était de 150 000 morts, de 6,5 millions de déplacés et de 2,5 millions de réfugiés. Attentat kamikaze manqué, enlèvement et assassinat d’un délégué de la CICR en Libye Le général Haftar a échappé hier à un attentat suicide dans l’est de la Libye, deux semaines après avoir lancé une offensive contre les groupes islamistes radicaux dont il est devenu la bête noire. Il s’agit de la première attaque visant ce général à la retraite âgé de 71 ans qui a décidé de lancer le 16 mai à Benghazi, la grande ville de l’Est, une campagne militaire destinée, selon lui, à éradiquer les « groupes terroristes ». Ce dissident est accusé « de tentative putschiste » par les autorités de transition qui, près de trois ans après le renversement du régime de Mouammar Kadhafi par une révolte, n’ont pas encore réussi à rétablir l’ordre dans le pays plongé dans le chaos et sous la coupe des milices. Benghazi est considérée comme le fief de nombreuses milices islamistes lourdement armées et cibles de l’offensive du général Haftar, dont les forces au sol sont appuyées par l’aviation. Mohamed Hejazi, porte-parole du général Haftar, a accusé des « groupes terroristes et  extrémistes » qu’il n’identifie pas d’avoir mené cet attentat qui n’a pas été revendiqué. Les djihadistes d’Ansar Charia, classé organisation « terroriste » par les Etats-Unis, sont l’un des principaux groupes visés par la campagne baptisée « Dignité » du général Haftar. Pointé du doigt dans plusieurs attaques et assassinats ayant visé les services de sécurité à Benghazi, ce groupe est aussi soupçonné d’implication dans des attaques anti-occidentales dont celle de septembre 2012 contre le consulat américain à Benghazi qui avait coûté la vie à l’ambassadeur et à trois  autres Américains. A Tripoli, où deux gouvernements se disputent le pouvoir, un député du Congrès général national (CGN, Parlement), Abou Bakr Maddour, a été enlevé hier à sa sortie du ministère de la Justice, près du centre de la capitale, selon une source parlementaire. Aucun groupe n’a encore revendiqué ce rapt. Toujours dans la capitale, le siège du gouvernement, où s’est installé cette semaine le Premier ministre contesté Ahmed Miitig, a été touché dans la nuit de mardi à mercredi par une roquette qui a fait des dégâts, mais pas de victime. Durant la même journée, un délégué suisse du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a été tué hier lorsque des hommes armés non identifiés ont intercepté sa voiture à Syrte, à 500 km à l’est de Tripoli, où il venait d’effectuer une mission auprès de l’antenne locale du Croissant-Rouge libyen, selon un porte-parole du Croissant-Rouge libyen Mohamed Moustafa al-Misrati. A Genève, le CICR a confirmé la mort de son représentant. « Il a été attaqué par des hommes armés alors qu’il sortait d’une réunion avec deux collègues. Il est décédé à l’hôpital de Syrte. Ses collègues sont indemnes, mais choqués », a déclaré à l’AFP Wolde Saugeron, un porte-parole du CICR.

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Le prix du poulet de chair a flambé dans les étals des revendeurs de toutes les communes de la wilaya de Bordj Bou Arréridj, pouvant atteindre des coûts hors de portée des petites bourses pendant le mois sacré de ramadan, après la mort suspecte et subite dans les poulaillers d’élevage de plusieurs milliers de poulets.

Ces trois derniers jours, le poulet dans les marchés de la région des Bibans a augmenté de 80 DA, passant de 220 DA à 300 DA le kilogramme. Pis, la rumeur a vite circulé concernant « une étrange maladie » frappant le poulet élevé dans les communes de l’est de la wilaya, à savoir Ras El Oued, Bordj Ghdir, Bir Kasdali, Aïn Taghrout, Khelil, Belimour, des régions où sont concentrés le plus grand nombre de poulaillers d’élevage. Approvisionnement momentané à partir d’autres wilayas « Actuellement, nous nous approvisionnons d’autres wilayas, comme M’sila et Bouira, et il va de soie que le prix du transport se répercute sur celui de vente », soutiennent les revendeurs de poulet de la ville de Bordj Bou Arréridj, qui ajoutent que «leurs clients exigent un poulet qui n’a pas été vacciné dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj». En clair, le consommateur bordjien, qui ignore totalement le processus et les conditions d’élevage du poulet de chair, à l’instar d’ailleurs des citoyens des autres wilayas, croit fermement que «le poulet de chair élevé dans les communes citées est porteur d’une maladie » et que celle-ci est transmissible, notamment la grippe aviaire et la peste aviaire. Cette perturbation significative à tous les niveaux de la filière dans le secteur de l’aviculture de la wilaya de Bordj Bou Arréridj est confirmée d’abord par l’union locale des paysans algériens et l’ensemble des aviculteurs. Confirmation de l’hécatombe par l’union locale des paysans algériens « Oui, nous confirmons cette hécatombe dans les poulaillers implantés dans de nombreuses communes qui vient de frapper les éleveurs de poulets, mais pour le moment, nous ne pouvons avancer les causes exactes de ces décès, bien que nous soupçonnions la peste aviaire», a déclare mardi Hamlaoui Tabti, secrétaire général de l’Union nationale des paysans algériens de la wilaya de Bordj Bou Arréridj, affirmant que «l’état d’alerte est déclaré sur l’ensemble du territoire, bien que ce soient les éleveurs des communes de l’est de la wilaya qui sont sévèrement touchés». «Nous attendons les conclusions de l’enquête des services vétérinaires de la direction des services agricoles pour nous prononcer avec certitude sur la cause de cette lourde catastrophe qui risque de perturber tout le secteur de production et de commercialisation de l’aviculture dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj », a ajouté le secrétaire général de l’UNPA locale, préférant ne pas croire la rumeur faisant part du dépassement de la date de péremption du vaccin utilisé par les éleveurs. Pour lui, le plus grave est que tous les fellahs de la wilaya de Bordj Bou Arréridj exploitent des poulaillers dans de très mauvaises conditions et non recensés. Pour rappel, la peste aviaire a frappé à Sétif et Batna et une enquête est d’ailleurs en cours dans plusieurs wilayas de l’Est algérien. L’on avance même qu’une commission d’enquête du ministère de l’Agriculture est attendue dans les prochains jours à Bordj Bou Arréridj. Lancement de journées de vulgarisation et de sensibilisation «Nous allons, à partir de demain, mercredi (hier, ndlr), lancer des journées de vulgarisation à travers toutes les régions et informer l’ensemble des éleveurs de prendre des précautions», indique M. Tabti. Par ailleurs, il faut savoir que la wilaya de Bordj Bou Arréridj est classée parmi les premières régions du pays en matière de production de poulet de chair, avec plus de 20 000 tonnes, et entre 200 et 300 millions d’œufs par an. Des aviculteurs ont même des contrats avec des commerçants de nombreuses wilayas, notamment du centre du pays, comme Alger, Bouira, Tizi-Ouzou, Blida. Flambée des prix attendue au cours des prochaines semaines « Je suis sûr que le kilogramme du poulet atteindra 400 DA le mois prochain dans certaines régions du Sud, comme Biskra, El Oued, généralement approvisionnées par les aviculteurs bordjiens. Cette viande blanche sera inabordable pour les petites bourses», a estimé Abdelkader Fodil, éleveur à Aïn Taghrout qui vient de perdre la totalité de sa production, soit plus de 1200 sujets. A moins que les pouvoirs publics ne prennent leurs devants, le prix du poulet connaîtra sûrement une envolée dans les communes de la wilaya de Bordj Bou Arréridj et même au-delà des frontières de la région des Bibans, le mois de ramadan.n

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« Les prix littéraires sont une « exception française » mal connue : s’ils prolifèrent en France, ils se diversifient selon des logiques très diverses liées à une ‘‘économie du prestige’’ complexe. » C’est à partir de ce postulat que Sylvie Ducas, maître de conférences en littérature et chercheuse au Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines de l’Université de Versailles-Saint-Quentin, animera une conférence samedi 7 juin à 16h30 à l’Institut français d’Alger.

Cette rencontre est initiée dans le cadre du travail d’investigation que la chercheuse a placé dans un ouvrage, La littérature, à quel (s) prix ?, paru aux éditions La Découverte en 2013. Le phénomène des prix, pour Sylvie Ducas, est un excellent moyen de pénétrer l’univers littéraire. A l’image d’un miroir grossissant, il révèle, entre autres, les secrets du jugement critique, des affinités littéraires, du mythe national pour l’excellence, et d’une certaine conception française de la littérature. Avec son livre et par ailleurs sa conférence, Sylvie Ducas offre au public la possibilité de faire un simple calcul scientifique qui allie l’histoire littéraire à une véritable analyse des effets. Elle a braqué son travail sur cette « industrie de la récompense » par rapport au marché du livre, à la figure de l’auteur et aux attentes finalement du lecteur. A partir de nombreux entretiens auprès d’écrivains et de professionnels du livre, Sylvie Ducas a tenté de trouver un éclairage sur cette complexité pour mettre à jour les nouvelles configurations de la condition littéraire contemporaine. Pour la chercheuse, ces récompenses produisent de véritables bouleversements dans le monde littéraire. Un monde qui se repositionne autour de reconfigurations majeures pas forcément littéraire. Qu’est-ce qui se donne à lire ? Elle s’est interrogée sur les conséquences de ces chamboulements tels que le déclin : de la fonction sociale et de l’autorité symbolique de l’écrivain, du livre comme objet sacralisé, de la lecture et mutations des pratiques culturelles… Le phénomène des prix a, par ailleurs, agi, selon Sylvie Ducas, sur notamment les métamorphoses de l’expertise littéraire ainsi que les figurations nouvelles du littéraire. Pour elle, il est flagrant que le prix illustre quelque chose qui se joue ailleurs. La symbolique du grand écrivain est de plus en plus désacralisée. De l’homme de lettres d’hier à l’écrivain minuscule d’aujourd’hui, pour elle, il est bien question de conséquences à la fois structurantes et paradoxales des récompenses littéraires. Sylvie Ducas n’a pas hésité à pointer de la plume les méandres d’un système littéraire qui perdure depuis trop longtemps. Sylvie Ducas, maître de conférences en littérature française à l’Université Paris-Ouest, dirige un master Métiers du livre (pôle de Saint-Cloud). Elle est également chercheuse au Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines de l’Université de Versailles-Saint-Quentin. Samedi 7 juin à 16h30 Institut français d’Alger Conférence animée par Sylvie Ducas sous le thème « La littérature à quel(s) prix ? » Accès libre & gratuit

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Au vu des différents événements et manifestations qui ont lieu au Brésil, le gouvernement algérien a pris la décision d’envoyer une unité spéciale de la Sûreté nationale composée de 17 policiers, afin d’assurer la sécurité de l’EN, mais aussi des quelque 4000 supporters algériens qui feront le déplacement lors de la Coupe du monde.

Au regard de l’ambiance tendue au Brésil, l’Algérie est visiblement soucieuse de protéger la sélection nationale et les 3500 à 4000 supporters attendus. En sus des agents de sécurité affrétés par les autorités concernées, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a également décidé d’envoyer 17 policiers « triés sur le volet » comme supplément. C’est dans ce contexte que la DGSN a organisé hier en son stand aux Pins Maritimes, à Alger, un point de presse lié aux mesures prises par la Sûreté nationale pour accompagner l’Equipe nationale et les supporters lors des multiples joutes de la Coupe du monde de football au Brésil. Cette conférence a été animée par Naïli Aïssa, directeur de la sécurité publique, Mokhtar Boudina, directeur général des sports, et le directeur central de la cellule de communication, Djilali Boudalia. Dans son allocution, le contrôleur de police Naïli Aïssa dira que « 17 policiers veilleront sur la sécurité de la sélection algérienne et des supporters », en précisant que « dix policiers seront chargés de la protection de l’Equipe nationale et les sept autres pour les quelque 3500 à 4000 supporters attendus lors de cette manifestation ». Ces policiers, « triés sur le volet », auront pour mission de travailler dans le cadre du plan de sécurité mis en place par le gouvernement brésilien à l’occasion de la Coupe du monde et contribuer efficacement à l’opération de maintien de l’ordre tant au niveau du poste de contrôle que sur le terrain. Ils seront également en contact direct avec les supporters algériens qui effectueront le déplacement au Brésil. Sur place, ils vont encadrer les sympathisants des Fennecs, les aider en cas de difficulté et toujours en liaison permanente avec les autorités brésiliennes. Il est à souligner qu’en plus des 17 policiers, il y aura également des éléments du GIS, spécialisés dans la protection des personnalités, pour assurer la sécurité de la délégation algérienne afin d’éviter toute mauvaise surprise. En outre, pas moins de 25 agents de sécurité fournis par d’autres départements feront le déplacement. Dans ce contexte, M. Naïli n’a pas omis de préciser que ces 17 policiers auront plusieurs tâches. « Ces forces de sécurité ont été préparées à tous les scénarios, tels que les actes terroristes ou les manifestations violentes », a-t-il assuré, avant de souligner que « le dispositif de sécurité mis en place donnera à chacun la tranquillité d’esprit nécessaire pour faire de cette compétition une réussite ». Pour sa part, Mokhtar Boudina, directeur général des sports au ministère des Sports, indiquera que « toutes les conditions ont été mises à la disposition des supporters algériens au Brésil ». Ce responsable dira également que son département « s’est engagé à réunir toutes les garanties nécessaires pour assurer une bonne prestation aux fans algériens sur tous les plans, notamment sur les plans de l’hébergement, de la restauration et du transport ». Dans le chapitre sécuritaire, les autorités brésiliennes vont déployer pas moins de 157 000 agents de sécurité regroupant des officiers des forces de police locales et fédérales, de la police routière fédérale, de la force de sécurité nationale et des forces armées du Brésil. De plus, la Fifa emploie 20 000 agents pour assurer la sécurité dans les stades et aux alentours, ainsi que dans les hôtels et les centres d’entraînement des 32 équipes qui participent au tournoi. En moyenne, 900 agents seront présents à chaque match.

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La visite de Tayeb Louh, ministre de la Justice, à Oran, a été annoncée et reportée plus d’une fois. En effet, au moins une entrave se dresse devant cette visite : la cour d’Oran est sans procureur général depuis plus d’une dizaine de jours. Celui qui était en poste depuis plus de sept ans a écopé d’une mise de fin de fonctions. Or, il est de notoriété publique que ce magistrat avait déposé sa demande de départ en retraite dès la nomination de Tayeb Louh à la tête du département de la justice. Parce que les deux hommes se connaissent.

Le procureur général de la cour d’Oran occupait le poste de directeur central au niveau du ministère de la Justice quand M. Louh exerçait en tant que magistrat. C’est lui justement qui avait prononcé la décision de sa suspension et celle de son transfert à la cour d’Oran pour un poste de conseiller. Deux décennies après, les situations ont changé de fond en comble. En tout cas, dans les couloirs de la cour, on répète que l’actuel ministre a refusé au désormais procureur général le droit de partir en retraite… pour mettre fin à ses fonctions quelques semaines après. Par ailleurs, le département de la justice à Oran est secoué par un autre scandale autrement plus important que ces querelles interpersonnelles. La semaine dernière, trois magistrats ont été suspendus. Au début de cette semaine, ils ont été entendus par un de leur pair au niveau de Sidi Bel Abbès. En même temps, des sources dignes de foi nous indiquent que des inspecteurs envoyés par l’administration centrale se trouvent à Oran et mènent des enquêtes à tout va. Le cas de ces magistrats est lié à une affaire de commercialisation de cocaïne. Un suspect a été appréhendé, suite à une enquête de la police judiciaire. Déféré devant le tribunal, il a écopé de dix-huit mois avec sursis, alors que le représentant du ministère a requis dix-huit mois de prison ferme, eu égard à la gravité de ce qu’on lui a reproché. Deux faits viennent s’ajouter à cette « clémence » de la justice, frappée de suspicion. Le tribunal n’a pas fait appel pour demander le pourvoi en cassation de ce jugement. Ce qui est d’usage, même dans les affaires banales, nous assure-ton. D’autre part, un des magistrats suspendus ne s’est pas gêné pour se faire passer pour procureur de la République et de se présenter chez lui pour le solliciter de lever l’interdiction d’ouvrir une enquête frappant un établissement hôtelier sur lequel pèsent de lourds soupçons. Cette démarche, jugée maladroite, serait derrière l’accélération des procédures ayant frappé les trois magistrats. Mais l’affaire serait juste à ses débuts. Un des magistrats entendus au début de cette semaine par ses pairs de Sidi Bel Abbès aurait menacé de « vider son sac » et de compromettre d’autres magistrats et autres avocats. En tout cas, que ce soit au niveau du barreau ou au niveau des magistrats, un climat de suspicion règne. Les jours ou les semaines à venir, ce scandale émergera à la surface. Pour des raisons de règlements de compte, plusieurs magistrats sont prêts à séxprimer sous le sceau de l’anonymat… Ce qui est difficile à accepter.

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La liste des 23 joueurs de la sélection algérienne de football concernés par le Mondial-2014, dévoilée lundi, comporte pas moins de dix éléments n’ayant pas encore atteint la barre de dix sélections avec les Verts, traduisant la grande « révolution » opérée au sein de l’effectif de l’équipe nationale depuis le Mondial-2010. Deux éléments comptent d’ailleurs une seule sélection chacun, à savoir le gardien de but du CS Constantine, Si Mohamed Cédric, et le milieu offensif de Leicester City (Premier League anglaise), Ryad Mahrez, qui vient de faire son baptême du feu avec les Verts face à l’Arménie (victoire 3-1) samedi dernier à Sion. Devant eux, Aïssa Mandi (Reims, France) et Nabil Bentaleb (Tottenham, Angleterre) comptent deux sélections chacun, alors que Yacine Brahimi (Grenade FC, Espagne), Fawzi Ghoulam (Naples, Italie) et Nabil Ghilas (Porto, Portugal) en disposent de 5 chacun. Le défenseur de Real Sociedad (D1, Espagne) Lyacine Bentaiba Cadamuro, prêté au Real Majorque (D2, Espagne) lors de la deuxième partie de la saison 2013-2014, a porté les couleurs nationales à six reprises. Pour leur part, le portier de l’USM Alger, Mohamed-Lamine Zemmamouche, écarté à la dernière minute en 2010 de la liste des 23 qui a disputé la Coupe du monde en Afrique du Sud, et le milieu offensif du Club africain de Tunisie, Abdelmoumen Djabou, ont joué chacun 7 fois en Equipe nationale. Quant à Saphir Taïder (Inter Milan, Italie), qui a rejoint le Club Algérie en mars 2013, soit quelques semaines après la déconvenue de ce dernier en Coupe d’Afrique des nations 2013 en Afrique du Sud, il compte tout juste dix sélections. C’est le capitaine d’équipe, Madjid Bougherra (ex-Lekhwiya, Qatar), qui détient le plus grand nombre de matches joués en Equipe nationale dans l’effectif des 23, en comptabilisant 61 sélections. Il devance de loin Medhi Lacen (Getafe, Italie), Rafik Halliche (Académica Coimbra, Portugal) et Raïs Mbolhi (CSKA Sofia, Bulgarie), qui en comptent respectivement 29, 28 et 27. Djamel Mesbah (Livourne, Italie) vient à la cinquième position (26) devant Carl Medjani (25), Hassan Yebda (24) et Mehdi Mostefa (23), qui jouent respectivement à Udinese (Italie), Valenciennes (France) et Ajaccio (France). Le joueur le plus âgé dans cette liste des 23 est Bougherra (31 ans), alors que le plus jeune est Bentaleb (19 ans). L’attaquant de Dynamo Zagreb (Croatie), Hilal Soudani, et son équipier attaquant de Sporting Lisbonne (Portugal), tous deux issus du championnat algérien, partagent la première place au classement des buteurs des Verts avec dix réalisations chacun pour respectivement 21 et 19 apparitions sous les couleurs nationales.

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Une occasion unique est offerte ce samedi 7 juin aux habitants du littoral et à ceux qui sont de passage de constater directement la réalité des déchets marins qui encombrent le fond de la Méditerranée. 

Il s’agit de l’opération « Port bleu » organisée par le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques au niveau des 33 ports de pêche et de plaisance à travers les 14 wilayas côtières. Les volontaires, dont des plongeurs, vont procéder au nettoyage à la fois des plans d’eau et des terre-pleins. Naturellement, les vedettes de cette opération seront les plongeurs qui iront récupérer du fond de la mer les macro-déchets qui sont arrivés là, jetés directement ou charriés par les oueds. Mme Rabiaa Zerrouki, directrice de la pêche et des ressources halieutiques de la wilaya d’Alger, qui était l’invitée de Hamid Belkessam, hier matin, sur les ondes de la Chaîne III de la radio nationale, promet bien des surprises. Dans la liste impressionnante des macro-déchets qui dorment au fond de l’eau, il y a des matelas, des ordinateurs, des écrans de télévision, des pneus… Il y a trop de pneus dans les fonds marins, s’inquiète Mme Zerrouki, qui fait savoir que tout ce que l’on jette négligemment peut se retrouver en mer, aussi bien le papier mouchoir que le gobelet de café ou la canette de boisson. Si la sardine et d’une façon plus générale les produits de la mer, coûtent aussi chers, inaccessibles même pour beaucoup de consommateurs, c’est parce que la chaîne alimentaire marine est touchée par la perte de la faune et de la flore, du fait que le fond marin est recouvert de déchets qui mettent, quasiment tous, des siècles pour se dégrader, qu’il s’agisse de la boîte de thon qui a servi au déjeuner sur la plage ou de la bouteille d’eau en plastique. Les associations écologiques locales n’arrêtent pas de sensibiliser sur la gravité de ce phénomène, pour mettre un terme aux dégâts, mais chaque année, ça recommence, la source des rejets n’est jamais tarie, alimentée par l’incivisme des estivants, mais aussi de certains pêcheurs, qui sont loin d’être tous innocents de ce point de vue. La preuve en est donnée par la présence parmi les déchets marins, de ce que l’on appelle les filets fantômes qui capturent les animaux marins, et font des ravages particulièrement sur les marsouins et les dauphins. En dépit des actions ponctuelles exemplaires qui sont engagées par des volontaires, pour nettoyer les plages, il y a, de toute évidence, une insuffisance dans la sensibilisation à l’écologie. En outre, les rejets des déchets en mer ou leur dépôt sur les plages et les falaises ne bénéficient pas de la même attention que les eaux usées pour lesquelles un effort indéniable est fait afin d’en réduire les volumes puis de les éliminer. Samedi, les clubs de plongeurs, les marins-pêcheurs avec leurs embarcations, les associations socioprofessionnelles de pêcheurs et les organisations écologiques locales, mais aussi toutes les entreprises et institutions concernées qui participeront à l’opération « Port bleu », auront du pain sur la planche. Dans la wilaya d’Alger, Netcom et Extranet sont mobilisés pour l’évacuation des déchets qui seront remontés du fond de la mer ou ramassés sur les terre-pleins. Au port de Tamentfoust, dans la baie d’Alger, des activités sont prévues pour faire de cette opération une action de sensibilisation vers les citoyens. L’Observatoire national de l’environnement et du développement durable procèdera à des prélèvements d’eau de mer aux fins d’analyses. A ce propos, Mme Zerrouki a annoncé le lancement prochain, à Aïn Benian, à l’ouest d’Alger, d’un laboratoire de surveillance de la qualité des produits de la mer et de la salubrité des milieux où ils vivent (eau de mer et d’aquaculture). Il ne suffit pas de trouver du poisson à bon prix, encore faut-il qu’il soit comestible. Le rôle de ce laboratoire est de le garantir.

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Après avoir lutté pour la survie au cours des deux dernières années, l’économie de l’Espagne semble enfin être sortie des soins intensifs. Le secteur bancaire a été jugé « hors d’affaire» ; la demande pour les obligations espagnoles a grimpé en flèche ; et le pays peut à nouveau lever des capitaux à des taux d’intérêt raisonnables sur le marché. Mais il reste beaucoup de travail pour assurer une reprise stable à long terme.

Par HELGA JUNG* Commençons par les bonnes nouvelles. La confiance des investisseurs est sur le chemin du retour, comme en témoigne le placement récent de 10 milliards d’euros (13,8 milliards de dollars) d’obligations à dix ans – qui a attiré quatre fois plus de souscriptions. Bien que les primes de risque sur les obligations à dix ans restent au-dessus des niveaux d’avant crise, les rendements ont considérablement diminué, passant de 4% au début 2010 à 3,2% aujourd’hui. Un nombre croissant de banques et de sociétés sont également de retour sur le marché des capitaux. En outre, l’économie espagnole a renoué avec la croissance au troisième trimestre de l’année dernière et est en voie d’atteindre une croissance de plus ou moins 1% cette année. Si, comme prévu, le PIB augmente d’environ 2% l’an prochain, l’Espagne fera mieux que la moyenne de la zone euro et créera un environnement propice à des gains significatifs d’emploi à long terme. Peut-être la conséquence la plus notable des efforts de réforme récents de l’Espagne est l’excédent de son compte courant – une première en plus de deux décennies. Au plus fort de la crise, le déficit du compte courant de l’Espagne avait atteint un montant sans précédent de 10% du PIB. Une grande partie de ce progrès reflète la hausse des exportations, qui ont progressé à un taux annuel de 5,2% en 2013, dépassant l’Allemagne. La croissance rapide des exportations, combinée à une baisse des importations, a permis à l’Espagne de réduire de moitié son déficit commercial l’an dernier. En fait, les usines espagnoles ont renforcé leur productivité à un degré tel qu’elles sont en train de rafler des commandes à leurs concurrents européens. Toutefois, il convient de noter que les gains de productivité sont en partie attribuables à une vague massive de licenciements d’employés – le côté sombre de l’assainissement économique. De même, les coûts de main-d’œuvre réduits et la baisse de l’inflation provoquée par la récession et l’austérité ont contribué à accroître la compétitivité des entreprises espagnoles dans la zone euro. Il est vrai que les ajustements de salaires et de prix, y compris les développements temporaires affectant les coûts des denrées alimentaires et de l’énergie, ont impliqué un taux d’inflation négatif en Espagne, à environ -0,1%. Cependant, les inquiétudes sur les scénarios de déflation potentiels ne sont pas justifiées. Au contraire, en augmentant le revenu disponible réel des Espagnols, une faible inflation contribue à stimuler la consommation privée, alimentant une amélioration correspondante des indicateurs de sentiment économique, y compris la confiance des consommateurs. Et pourtant, en dépit de ces indicateurs positifs, la reprise économique à long terme de l’Espagne reste loin d’être certaine. Le développement de l’activité d’investissement au cours des prochains trimestres sera un test crucial de sa trajectoire. Bien que l’investissement se soit stabilisé dans la seconde moitié de l’année dernière, il reste bien en dessous des niveaux d’avant crise. Le défi n’est pas seulement d’accroître les investissements, mais aussi de s’assurer qu’ils soient durables, contrairement à la période précédant la crise, quand une allocation excessive de capital vers le développement immobilier a provoqué la surchauffe des secteurs de la construction et connexes. Cette fois, l’investissement devra être réparti entre tous les secteurs, stimulant le renforcement de leur compétitivité et, par conséquent, leur contribution à la croissance du PIB. Heureusement, les perspectives semblent prometteuses, avec une confiance accrue du secteur privé, l’utilisation croissante des capacités et des perspectives de ventes encourageantes pour les entreprises. L’assainissement budgétaire en cours – et donc une forte pression au maintien d’un contrôle serré sur le budget – limiteront toutefois les investissements du secteur public. La menace la plus puissante pesant sur la reprise économique de l’Espagne provient du marché du travail. Avec un taux de chômage de 25,3% - et un taux de chômage des jeunes à 53,9% - la situation semble sombre. Pour aggraver les choses, malgré des gains considérables dans le dernier trimestre de 2013, la croissance de l’emploi est beaucoup trop faible pour faire baisser significativement le chômage. En 2012, le gouvernement a mis en œuvre de vastes réformes du marché du travail pour augmenter la flexibilité interne des entreprises (facilitant le licenciement des travailleurs permanents et la modération salariale) et a introduit un modèle de réduction des heures des travailleurs. Cependant, ces modifications prennent effet lentement et souvent pas avant la phase de récupération. Compte tenu de cela, le gouvernement doit faire davantage pour stimuler l’emploi à court terme, en particulier chez les jeunes, dont les connaissances, l’effort et l’esprit d’entreprise sont essentiels à la réussite économique à long terme de l’Espagne. Des mesures supplémentaires pour améliorer la formation professionnelle ou étendre le travail à temps partiel, par exemple, pourraient se révéler précieuses. Le dernier défi face à l’Espagne est la dette publique, qui s’élève actuellement à près de 100% du PIB. Jusqu’à présent, les efforts visant à réduire la dette publique ont porté sur des mesures d’austérité douloureuses, y compris des réductions substantielles dans la fourniture de biens publics et en particulier dans les soins de santé et l’éducation. Dans le même temps, la réforme des retraites – y compris les ajustements dans la façon dont les prestations sont indexées sur l’inflation – allègera quelque peu la pression sur le budget public. Ces mesures, conjuguées à une libéralisation plus poussée des secteurs intérieurs protégés, permettront de renforcer considérablement le modèle de croissance économique de l’Espagne. Le risque serait de retomber maintenant dans une forme de lassitude face aux réformes. Même si un ralentissement du rythme des réformes pourrait apporter un soulagement temporaire, il résulterait presque certainement en une inversion des réalisations durement acquises par l’Espagne. En effet, alors que le pire est maintenant dépassé, c’est la complaisance qui devient le pire ennemi de l’économie espagnole.n * HELGA JUNG est membre du directoire d’Allianz. Elle dirige le département Mergers&Acquisitions où elle est responsable des marchés espagnol, portugais et sud-américains ainsi que des fusions et acquisitions et des participations stratégiques au sein du groupe.

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Pour les filières scientifiques, c’est aujourd’hui que prendront fin les épreuves du baccalauréat. Hier, ce sont les candidats littéraires qui ont achevé les examens. Un véritable soulagement après une semaine de stress et de fatigue.

Si, dans l’ensemble, les examens sont qualifiés de grand succès, selon les responsables du département de l’éducation, les candidats, pour leur part, se plaignent de la difficulté des sujets de mathématiques et de philosophie, notamment pour les candidats libres, qui ont déserté les centres d’examens par milliers. Pour le département de l’éducation, «les candidats ont été examinés sur des cours dispensés au cours de l’année scolaire, donc il n’y a pas de raison de se plaindre», explique la ministre de l’Education nationale, Mme Nouria Benghebrit. La première responsable du département de l’éducation a insisté sur les conditions de déroulement des examens du baccalauréat 2014. «Les examens, souligne-t-elle, se sont déroulés dans de très bonnes conditions, et ce, grâce à la mobilisation de tous les membres de la famille de l’éducation.» En dépit, des assurances de Mme Benghebrit et des grands moyens déployés pour la réussite de ce grand rendez-vous scolaire, des failles persistent encore. Par exemple, des centaines de candidats ont été privés de ces épreuves dans les régions du sud du pays faute de centres d’examens. Une expérience que la ministre de l’Education doit prendre en charge dans les prochains rendez-vous scolaires afin de garantir le droit à la scolarité pour tous les enfants du pays. Des syndicats de l’éducation, les parents d’élèves comme les candidats ont lancé un appel de détresse à l’endroit du département de Mme Benghebrit pour trouver une solution et de garantir le droit des élèves des localités isolées à l’éducation. «La question sera posée sur la table des discussions du ministère de l’Education à l’occasion de la rencontre nationale sur l’évaluation de l’année scolaire prévue à la mi-juin», affirme le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest). D’autre part, Mme Nouria Benghebrit a révélé hier que son département va vers une révision du système des examens. Le dossier de révision du système des examens «est ouvert». Une commission a été chargée de réfléchir à la question, a expliqué la ministre, en marge d’une cérémonie d’ouverture des plis des épreuves d’histoire et géographie à Djelfa. « Des propositions en conséquence seront émises en juillet prochain», a-t-elle ajouté, estimant que le système actuel des examens est «lourd et nécessite trop de mobilisation». Après avoir indiqué que cette révision se fera avec tous les partenaires concernés du système éducatif, Mme Benghebrit a fait cas de l’existence de plusieurs hypothèses, à l’instar des examens blancs, l’exploitation des fiches de synthèse, ou l’organisation d’une deuxième session, «qui n’est pas applicable cette année», a-t-elle précisé. Pour l’heure, ce sont plus de 653 000 candidats qui retiennent leur souffle en attendant les résultats des examens prévus pour le 6 juillet prochain.

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