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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 07 juin 2014

Mieux préparée à partir des leçons des campagnes passées, la lutte contre les incendies de forêt se déroulera cet été certainement dans de meilleures conditions.

A la Direction générale des forêts (DGF), les responsables chargés de cette mission ont maintenant une bonne connaissance des zones forestières sensibles et à haut risque et ont pris les mesures nécessaires pour faire face à ce fléau qui revient chaque été. Ils comptent sur la collaboration des services de la Protection civile qui ont accumulé, eux aussi, dans ce domaine une expérience qui leur permet d’intervenir avec plus d’efficacité. La Protection civile a créé un corps de sapeurs-pompiers forestiers appelés à être positionnés près des massifs forestiers. Ce sont près de 12 000 hommes, dotés d’équipements d’intervention adéquats, qui sont prêts à affronter les incendies de forêt. Pour rester dans les chiffres qui traduisent les progrès dans la préparation de la campagne 2014, la DGF a mis en place 40 comités opérationnels de wilaya et 461 comités opérationnels de daïra qui ont déjà entamé leur travail ; 405 postes de vigie chargés de la surveillance et de l’alerte équipés de moyens de radio avec un effectif de 1000 agents ; 511 patrouilles fortes de 2400 agents d’intervention, en plus de l’équipement de 1800 sites. La DGF a procédé au renforcement du dispositif de première intervention (avant que le feu ne se propage) dans certains massifs difficiles d’accès, et pourra recourir à des hélicoptères spécialisés dans la lutte contre les feux de forêt. En plus, la DGF n’exclut pas l’affrètement d’autres appareils pour les premières interventions aériennes. Les ressources en eau nécessaires à l’extinction des feux sont disponibles à travers 2400 points d’eau installés dans les forêts ou à leur proximité, afin de faciliter les différentes interventions. De nouveaux chemins forestiers ont été ouverts, alors que les accès des forêts ainsi que les tranchées qui permettent d’éviter la propagation des feux ont fait l’objet d’opérations d’entretien qui ont également touché les voies ferrées qui traversent les forêts. Les services agricoles et les conservateurs de forêts ont procédé aux travaux d’entretien au niveau des exploitations agricoles. Les feux de forêt, qui sont cités parmi les onze catastrophes majeures constituant une menace en Algérie, sont pris très au sérieux par les responsables de la DGF, qui ont élargi la préparation de la lutte anti-incendie à une commission nationale de protection des forêts (CNPF). Il s’agit du facteur de dégradation le plus ravageur de la forêt, un écosystème dont les superficies correspondent à un taux de couverture du territoire national (le couvert forestier est de 4,2 millions d’hectares), loin de correspondre aux normes internationales. Une superficie globale de plus de 1,6 million d’hectares a été ravagée en Algérie par les feux de forêt depuis l’Indépendance jusqu’en 2011, selon un bilan de ces incendies élaboré par la DGF. En moyenne annuelle, on dénombre près de 2000 foyers d’incendie affectant près de 25 000 hectares de forêts. En retour, 1 852 748 hectares ont été reboisés durant la période 1962 à 2013, dont 658 640 ha depuis le lancement du plan national de reboisement (PNR) qui porte sur 1,2 million d’hectares à l’horizon 2020. Au cours du prochain plan quinquennal (2015-2019), il est prévu le reboisement de près de 350 000 ha, ainsi que l’extension et le développement du barrage vert.

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L’apparition ces jours-ci dans certaines régions de l’Est algérien de cas de peste aviaire a propulsé au-devant de l’actualité nationale une filière avicole qui n’est pourtant pas à une mauvaise nouvelle près. La plus tristement fraïche est qu’à Bordj Bou Arréridj – une des wilayas les plus touchées par cette maladie animale heureusement maîtrisée aujourd’hui - 80% des poulets de chair et 60% des poules pondeuses ont été anéantis.

Ces chiffres fournis par la Direction locale des services agricoles sont les plus précis pour l’instant d’un bilan national qui n’est pour l’instant pas établi exhaustivement et définitivement. On devine cependant que son impact économique sera de faire grimper à court terme le prix du poulet à la consommation. Une perspective d’autant plus certaine que les prochaines semaines coïncideront avec le mois de ramadan propice aux spéculations les plus fortes et les plus exagérées sur les produits agroalimentaires. Signe avant-coureur de l’emballement du marché : les distributeurs de volaille à Bordj Bou Arréridj ont dû se rabattre sur d’autres wilayas pour renouveler leur stock de viande blanche et répondre à la demande. En quelques jours seulement, rapporte notre correspondant, le prix du poulet est passé de 220 à 300 DA le kilogramme : un renchérissement qu’on explique sur place par la prise en compte du coût nouveau du transport de la marchandise. Un paradoxe ! D’habitude, quand une maladie se déclare et touche le cheptel avicole, ce sont, en effet, les prix qui baissent aussitôt comme en 2006 lorsque la crainte de propagation de la grippe aviaire a provoqué chez le consommateur pendant plusieurs jours une quasi phobie du poulet. Là, c’est l’inverse qui se produit, traduisant néanmoins une tendance lourde marquée par une flambée continue du marché de la volaille.

Importateurs et intermédiaires Ce « coup de feu sur les couveuses», sur les prix de la viande blanche, n’est donc, à la base, ni conjoncturel ni d’origine infectieuse. Il est le résultat d’un système généreux de soutien mis en place par l’Etat pour encourager les éleveurs et les opérateurs en général, mais qui ne fonctionne pas comme il est souhaité. Signe de cette générosité : la décision en 2012 du gouvernement d’exonérer de la TVA et des droits de Douanes les importations d’intrants alimentaires pour le secteur avicole. Signe de son improductivité : elle ne profite qu’aux importateurs, accusent des éleveurs au dernier SIPSA, salon agricole tenu à la mi-mai dernier à Alger. Selon Omar Lakhal, président du Comité national interprofessionnel de la filière avicole (Cnifav) à Alger, «les mesures du ministère n’ont pas été utiles aux professionnels». L’exonération de la TVA et des taxes douanières pour les intrants alimentaires destinés au secteur de l’aviculture n’a pas eu d’impact sur les prix de la volaille, car les seuls bénéficiaires de ses réductions sont les gros importateurs. D’après ce professionnel, le marché algérien serait alimenté par une poignée d’importateurs d’intrants, dont le maïs et le tourteau de soja. «Deux d’entre eux, accuse-t-il, fixent les prix du marché selon des critères particuliers». Ces deux importateurs, s’insurge-t-il, «indexent leurs prix sur les fluctuations des prix du marché des céréales sur les marchés boursiers américains, indépendamment des structures et des tutelles concernées et donc, de tout contrôle, alors que ces mêmes produits (maïs et soja) sont achetés en Algérie avec des exonérations des droits des douanes et de la TVA». «La marge bénéficiaire sur les intrants importés ne devrait pas excéder les 2 à 3 %, alors que ces importateurs l’ont porté de 40 à 50%». Le président du Conseil interprofessionnel de la filière avicole d’Alger explique, par ailleurs, que le problème ne se limite pas à ces deux importateurs puisqu’il y a aussi les intermédiaires. «Entre l’importateur et l’aviculteur, il y a au moins une dizaine d’intermédiaires. De main en main, le prix des intrants augmente. Vous vous doutez donc bien que le prix final de la volaille reste plutôt élevé», explique-t-il. M. Lakhal informe, à ce sujet, que le ministère n’ignore pas cette situation, puisque les professionnels du secteur ne manquent pas une opportunité pour attirer son attention. «Nous avons saisi le ministère de l’Agriculture sur ce sujet précis, à maintes reprises, mais nous n’avons encore eu aucune réponse».

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Une fois les interventions des présidents des groupes parlementaires terminées, le Premier ministre Abdelmalek Sellal a pris la parole pour répondre à plus de 350 remarques émises pendant les cinq longues journées de débats. Le chef de l’Exécutif a pris tout son temps pour éclairer toutes les zones d’ombre qui lui ont été soumises lors des débats dans un esprit d’ouverture.

Pour le Premier ministre, agriculture, énergie, industrie et tourisme permettront à l’Algérie de diversifier son économie et de sortir graduellement de la dépendance des hydrocarbures. Cependant, c’est le dossier des hydrocarbures qui a suscité des critiques parfois violentes, au Parlement comme chez l’opinion, surtout après la décision du gouvernement d’explorer et d’exploiter le gaz de schiste.  A ce titre, M. Sellal a clairement répondu que «l’Algérie n’a pas le choix si elle veut garantir sa sécurité énergétique», soulignant que le gouvernement a «pris toutes les précautions en ce qui concerne l’impact environnemental de l’exploitation des hydrocarbures non conventionnelles ». Dans la même journée, réconciliation nationale, découpage administratif, Ghardaïa, investissement, tamazight étaient au menu… Et là aussi, M. Sellal a réitéré la volonté de son gouvernement à consolider la réconciliation nationale. Sur cette question, M. Sellal prône le «vivre ensemble» qui, selon lui, dépasse le cadre de la Charte de 2005. Il a mentionné que son staff gouvernemental règlera la tragédie nationale qui a touché tous les Algériens depuis 1962. «Les groupes d’autodéfense pendant les années 1990 ainsi que tous les Algériens touchés par les tragédies nationales depuis 1962 auront leurs droits», a-t-il rassuré. Dans le même sillage, il a affirmé que le problème de Ghardaïa ne peut être réglé uniquement par des mesures sécuritaires. A ce titre, son gouvernement est à pied d’œuvre pour résoudre définitivement cette crise, dont l’origine, selon M. Sellal, réside dans des facteurs internes liés aux maux sociaux de la jeunesse. Mais il a pointé du doigt des parties extérieures, dont des ONG, se gardant de les nommer. Sur le volet relatif essentiellement aux questions économiques et à l’emploi de jeunes, M. Sellal a privilégié les chiffres. 639 000 projets dans le cadre des dispositifs Ansej, Angem et Cnac ont été créés depuis leur mise en place, générant ainsi plus d’un million d’emplois pour les jeunes. M. Sellal est revenu évidemment sur le caractère « irréversible » de « la règle 51/49 et du droit à la préemption », non sans exclure une révision pour les PME étrangères qui n’opèrent pas dans les secteurs stratégiques de l’Etat. Des PME qui, selon le Premier ministre, n’ont pas la surface financière pour se conformer à la règle 51/49. Sur la question lancinante du manque de main-d’œuvre qualifiée dans le secteur de l’agriculture, il a évoqué les efforts du gouvernement pour la création de filières spécialisées dans les centres de formation professionnelle, mais sans plus. En revanche, concernant les infrastructures de base et industrielles, M. Sellal a mis en exergue les difficultés que rencontre son équipe sur le terrain, donnant pour exemple le complexe pétrochimique programmé à Béjaïa qui n’arrive pas à voir le jour faute de terrain pour sa réalisation. Mais il s’est voulu rassurant quant à la réalisation de cinq hôpitaux universitaires confiée à une société étrangère, non sans imputer l’énorme retard qu’accuse le secteur au manque de management. Toutefois, c’est le découpage administratif qui s’est taillé la part du lion dans l’oral de clôture du Premier ministre, qui a tenu à développer dans le détail les priorités de la nouvelle configuration territoriale projetée. A ce propos, il a indiqué que pour cette année, il est question de nouvelles wilayas uniquement dans le Sud et dans les Hauts-Plateaux, car, selon M. Sellal, l’opération demande des financements et des ressources humaines. Pour répondre à ces exigences, les nouveaux départements seront au début rattachés aux wilayas mères, a-t-il ajouté. Ce chantier commencera le mois de septembre en cours et entrera en vigueur à partir du mois de janvier 2015, selon les délais donnés par M. Sellal. Répondant à une question soulevée par plusieurs députés concernant l’officialisation de tamazight, le Premier ministre a abordé les obstacles qui font que cette officialisation n’a pas été programmée dans l’immédiat. Il a évoqué les déficits qui caractérisent son enseignement dans l’école ainsi que son contenu qui n’a pas encore obtenu l’unanimité des spécialistes et des pédagogues, mais de reconnaître : «Nous n’avons pas rempli notre devoir d’enseigner tamazight à l’école.» Il a promis de rendre l’enseignement de cette langue maternelle obligatoire en utilisant les technologies avancées en la matière, mais il s’est montré « timoré » concernant son officialisation, écartant l’hypothèse qu’il s’agit d’une question politique.

Le plan quinquennal et la loi de finances pour 2015 dans les prochains mois Animant un point de presse à la fin des travaux, le Premier ministre a annoncé que l’Etat commence à maîtriser ses dépenses puisque, cette année, il est fort probable qu’il n’y ait pas de loi de finances complémentaire, mais « on passera directement à la proposition de la loi de finances pour 2015 ». « Cette loi donnera des réponses avec des chiffres concernant ce plan d’action qui est appelé à se poursuivre dans le cadre du prochain plan quinquennal », a répondu M. Sellal aux questions des journalistes. Le plan quinquennal 2014/2019 sera également au programme dans les prochains mois, a ajouté le Premier ministre. Interrogé sur la santé financière du pays, il a fait état d’un déséquilibre «relatif» dans la balance commerciale du fait de l’augmentation des importations et de la baisse des exportations. Toutefois, les réserves de change ont connu une hausse acceptable. Abdelmalek Sellal a estimé que ce déséquilibre ne sera pas à l’ordre du jour quand les gisements découverts par Sonatrach entreront en production. Outre le soutien de l’Etat aux projets des jeunes dans les différents dispositifs actuellement en place, il a annoncé la révision prochaine du code des investissements afin de mettre en place des mécanismes destinés à des projets de startups innovantes et qui auraient besoin de financements.

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Les fameux bacs à ordures « verts » débordants sur les trottoirs des rues de la commune mère de Constantine vont désormais laisser place à un nouveau dispositif à l’impact économique et écologique plus « approprié » : les conteneurs enterrés.

La wilaya de Constantine, qui se prépare tambour battant à accueillir l’événement « Constantine capitale de la culture arabe », veut en finir avec les ordures ménagères débordant des fameux bacs à ordures verts disposés à chaque coin de rue. Le décor salissant et inesthétique qu’offrent ces bacs, conjugué à l’incivisme de certains citoyens et à un système communal de collecte « défaillant », est désolant. Alors que pour ce qui est de l’impact environnemental de la mauvaise gestion des ordures ménagères sur l’homme et la nature, il est inutile d’en disserter, celui-ci étant relégué au bas de l’échelle des priorités des collectivités locales. Quoi qu’il en soit, la nouvelle approche pour laquelle a opté la direction de wilaya de l’environnement, notamment si elle vient à être concrétisée, est à saluer et encourager. Une alternative équilibrée dit-on à l’ancien système des fameux bacs à ordures « verts », le dispositif des « conteneurs enterrés », présenté mardi par la direction de l’environnement, touchera dans un premier temps le chef-lieu de wilaya, avant sa généralisation graduellement aux autres localités de la commune. Selon la direction de l’environnement, le premier conteneur enterré pour la collecte des ordures ménagères sera installé à la cité Boudjenana (est de la commune). A en croire Essedik Ben Abdallah, qui s’exprimait à l’occasion, le nouveau dispositif, dont l’installation a été confiée à une entreprise algéro-suédoise, sera opérationnel dès le mois de novembre de l’année en cours. Fabriquées en acier galvanisé, la capacité théorique de ces cuves enterrées est de l’ordre de 10 m3. Selon les concepteurs du projet, qui ont mis en exergue l’impact de ce système sur l’environnement et l’amélioration du cadre de vie des riverains, les conteneurs en question peuvent contenir les déchets de quelque 400 ménages. Pour la réussite de cette nouvelle approche, les services de la direction de l’environnement comptent lancer une campagne de sensibilisation.

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Organisée à la salle El Mougar, à Alger, qui accueille avec la Cinémathèque algérienne l’intégralité des compétitions de l’événement culturel, la seconde édition du Festival d’Alger du cinéma maghrébin a officiellement été ouverte au public mercredi soir par son commissaire, Mohamed Abdelkrim Aït Oumeziane, mais aussi par Mme Nadia Labidi, qui a effectué sa première sortie officielle en tant que ministre de la Culture.

L’occasion pour elle d’insister sur la nécessité d’encourager la création artistique et le développement de la coopération culturelle entre les pays du Maghreb. Marqué par la diffusion du long métrage Fadhma n’Soumer, film de Belkacem Hadjadj à mi-chemin entre la fiction et l’œuvre à caractère historique, mais aussi par la présence d’un public important, essentiellement composé de professionnels du cinéma maghrébin et étranger, le festival, programmé seulement sept mois après sa première édition dans le but d’espacer son déroulement des autres événements culturels, a de ce fait dû être organisé dans un temps particulièrement court. A ce propos, son commissaire, rencontré en marge de la cérémonie, a souligné que « la commission de sélection a visionné durant près de deux mois un total de 85 films ». Se montrant, par ailleurs, satisfait du déroulement de la première édition, ainsi que du travail accompli depuis, il ajoute que même si le nombre de demandes de participation reçues « peut paraître pour certains comme étant modeste, au contraire, nous estimons que c’est important, car il n’est pas facile de réunir autant d’œuvres dans un festival limité sur le plan géographique ». Retenant, en effet, un total de 39 œuvres cinématographique récentes, entre documentaires, courts et longs métrages, et dont 19 sont diffusées à Alger en « avant-première maghrébine », la sélection, assurée par une commission composée de personnalités de la culture et du cinéma, à l’image des réalisateurs Mina Kassar et Saïd Mehdaoui, mais aussi du directeur de la Cinémathèque algérienne, Ilyes Semiane, confirme également la domination au Maghreb des productions tunisienne, marocaine et algérienne, avec à eux trois seuls 34 films retenus sur l’ensemble de la compétition. Bien que cette deuxième édition du festival, toujours entièrement ouverte au public, reste marquée par des nouveautés, parmi lesquelles « la première est certainement», précise M. Aït Oumeziane, la participation encourageante pour les futures éditions de la Mauritanie et de la Libye, «certes, avec seulement deux courts métrages pour chacun, ce qui est déjà un pas en avant ». Par ailleurs, et revenant sur le choix de seulement 3 films algériens pour la course à l’Amayas d’or dans la catégorie long métrage, le commissaire explique que « l’on a remarqué que la qualité des films algériens a encore progressé, et si le festival n’a retenu que trois longs métrages sur les onze en compétition, c’est davantage en prévision du prochain festival du film arabe prévu à Oran dans quatre mois». Proposant également au public en hors compétition une programmation «Panorama du film algérien » de ces dix dernières années, avec à l’affiche des œuvres telles Ben Boulaïd d’Ahmed Rachedi, Voyage à Alger d’Abdelkrim Bahloul, ou encore Zabana de Saïd Ould Khelifa, il est cependant à souligner que les projections organisées dans un cinébus se tiendront sur l’esplanade de la Grande Poste en «collaboration avec la commune de Sidi M’hamed», alors qu’elles étaient également prévues à la place Kettani ainsi qu’à Kouba.

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Reporters : Quelle analyse peut-on faire de la filière avicole algérienne et de sa structuration actuelle ? Mohamed Amokrane Nouad : La structure actuelle de la filière avicole algérienne résulte des politiques de développement mises en œuvre par l’Etat au début des années 1980. Celles-ci visaient essentiellement l’autosuffisance alimentaire et comptaient développer une aviculture intensive extravertie à même d’assurer l’auto-approvisionnement des populations urbaines en protéines animales de moindre coût. Le modèle d’élevage adopté est celui qui domine à l’échelle mondiale, à savoir un modèle avicole intensif basé sur le recours aux technologies et aux intrants avicoles industriels importés. Cet objectif n’a été atteint qu’en partie. La filière reste actuellement désarticulée. L’impact le plus visible de cette perturbation est marqué par les réactions très fortes d’instabilité de l’offre et de la demande, conduisant le plus souvent à des phénomènes conjoncturels de crise et de renchérissement des prix à la consommation.

Quelles sont les principales caractéristiques de cette désarticulation ? Premièrement, le fonctionnement de la filière avicole reste tributaire des importations en matières premières, qui représentent 90% de la valeur globale des importations (non compris la méthionine, les vaccins et les produits vétérinaires). Deuxièmement, dans le système de production adopté, le passage de l’élevage traditionnel à l’élevage industriel peine à se concrétiser en raison d’un certain nombre de facteurs, dont ceux en rapport avec la culture du pays. Le modèle de l’élevage avicole dans notre pays est encore loin des standards mondiaux et de leur rigueur en termes de technicité et de productivité. Sa grande faiblesse est dans la non-maîtrise du coût de production, qui atteint parfois le double de celui pratiqué par l’éleveur européen et le triple de l’éleveur brésilien. Cette faible compétitivité s’explique par nos paramètres de production qui sont très élevés, à l’instar de l’indice de consommation, de la durée de l’élevage et du taux de mortalité. Je peux citer d’autres points, mais, pour faire court, toute la situation actuelle nécessite la mise en place de nouvelles formes d’intervention pour la stimulation de la production, la réduction des coûts de production, la régulation de la filière et la réduction des dépenses en devises…

Pourtant, le gouvernement ne cesse d’encourager les opérateurs à mieux s’organiser… Certes, nous disposons de l’interprofessionnelle, mais est-ce qu’on a des associations professionnelles dans tous les segments de la filière qui devraient donner toute sa pertinence à l’action de cette interprofessionnelle ? Non, je ne le pense pas. J’estime que le gouvernement et le ministre de l’Agriculture, avec l’exigence nécessaire à son rôle de régulateur et de soutien, doivent demander aux acteurs de la filière de se doter des moyens dont ils ont besoin pour mieux s’organiser : une structure d’observation et de veille de marché, une mutualisation des atouts des uns et des autres parmi les intervenants dans le secteur, un encouragement à la formation, y compris celle financée par les opérateurs eux-mêmes qui ne peuvent pas tout le temps compter sur la générosité de l’Etat. Une incitation à la rationalisation de l’acte d’investir dans la filière : le gaspillage des aliments du bétail - un exemple à ne pas généraliser - se répercute sur le prix de revient des viandes blanches. Selon certaines estimations, les aviculteurs algériens utilisent actuellement 3,5 kg d'aliments, contre 2 kg environ pour les pays développés. Ce n’est pas compréhensible. Par ailleurs, il s’agit d’assurer l’organisation de la corporation des aviculteurs, la planification en amont et en aval de l’activité, la mise en place de circuits de production intégrée (centres de production, abattage, transformation, contrôle sanitaire, réseaux de distribution…), le développement des structures de stockage et de conservation et la mise à niveau des structures et des équipements de production. Ces fonctions, soumises à une régulation des flux et conjuguées à une stricte application de la réglementation sanitaire, permettront sans doute de jouer le rôle de locomotive de toute l’activité.

Autre mesure gouvernementale, l’exonération de la TVA et des taxes douanières des intrants destinés à l’alimentation du cheptel avicole… Cette mesure a été instaurée à partir du 1er août 2012 pour une durée d’une année, et ce, après la flambée des prix du maïs et du soja sur le marché international menaçant la filière avicole algérienne d’un effondrement certain. L’objectif de cette mesure était de stimuler la production et stabiliser le prix du poulet sur le marché autour de 250 dinars le kilo, mais le résultat n’a pas été à la hauteur, précisément pour les raisons que j’ai citées. Ni le consommateur ni l’éleveur n’ont réellement bénéficié de cette exonération de taxes douanières puisque les prix de l’aliment de volaille n’ont pas bougé. Cela montre que si le processus de remontée des filières semble donner des résultats convaincants au niveau de certaines entreprises - se traduisant notamment par la production locale de produits antérieurement importés (poulettes démarrées, œufs à couver, poussins ponte) - il n’en demeure pas moins que la contrainte majeure des filières avicoles n’a pas été levée, voire atténuée : celle des inputs alimentaires.

Que faire pour régler ce problème ? Il faut à mon avis intervenir pour faire cesser le gaspillage des aliments du bétail, un phénomène déplorable qui se répercute sur le prix de revient des viandes blanches. Selon certaines estimations, les aviculteurs algériens utilisent actuellement 3,5 kg d'aliments, contre 2 kg environ pour les pays développés. Par ailleurs, il faut développer la production nationale de matières premières et encourager la production de matières de substitution de l’aliment en remplacement partiel du maïs et du soja dont il faut encourager la culture chez nous pour réduire la facture des devises : un programme actuel de mise en valeur des terres pour la culture du maïs vise, à moyen terme, 50 000 hectares. Il faut utiliser le blé fourrager dans les aliments de l’animal de chair et dans les aliments de l’animal destiné à la ponte.

L'Algérie s’apprête à adhérer à l'OMC. Comment la filière avicole algérienne va-t-elle faire face à cette situation ? L’ouverture totale du marché algérien en vertu de l’accord d’association avec l’Union européenne et l’Organisation mondiale du commerce risque d’anéantir complètement l’industrie de l’aviculture locale, car la viande blanche sera commercialisée à des prix nettement plus bas que ceux pratiqués actuellement. L’exemple qu’on peut citer à ce sujet est celui de certains pays africains où l’industrie avicole a progressivement disparu, après avoir cédé la place aux importations dont les prix étaient devenus plus concurrentiels. Pour éviter ce scénario, il y a nécessité pour les aviculteurs à mieux s’organiser et à investir dans les nouvelles technologies d’élevage. Notamment par la mise en place de circuits de production intégrée (centres de production, abattage, transformation, contrôle sanitaire, réseaux de distribution…) ; par le développement des structures de stockage et de conservation ; la mise à niveau des structures et des équipements de production. Enfin, par la planification en amont et en aval de l’activité. *Mohamed Amokrane Nouad est consultant et expert en agronomie. Il est docteur en développement des filières de l'Institut national agronomique de Paris

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Le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra devrait revenir aujourd’hui de son voyage en Chine où il se trouve depuis mercredi dernier. Il reviendra à Alger avec un plan quinquennal de coopération stratégique 2014-2018 qu’il a entériné avec son homologue chinois Wang Yi, en attendant la mise en place d’un partenariat stratégique global, dont les instruments ont été également discutés sur place. Ce partenariat global avait déjà été discuté au plus haut sommet en février dernier, suite à la décision de la Chine et de l’Algérie d’élever le niveau de leur relation bilatérale d’un partenariat stratégique, conclu il y a dix ans, à un partenariat stratégique global. Un projet, en passe d’être le premier dans le Monde arabe, qui a vu la venue du ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, en visite officielle en Algérie du 21 au 22 décembre 2013 à l’occasion de la célébration du 55e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques sino-algériennes, où il a été reçu en audience par le président Bouteflika et par le Premier ministre Sellal. Au-delà du caractère cérémonial que revêt le déplacement de M. Lamamra, qui s’inscrit dans le cadre de la 6e conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-arabe, à Beijing et coïncide avec la célébration du 10e anniversaire de la création du forum sino-arabe, le déplacement du chef de la diplomatie algérienne tend à approfondir «les relations de coopération stratégique entre la Chine et les pays arabes». Le volume des échanges bilatéraux ne cesse de s’accroître d’année en année, passant de seulement 800 millions de dollars en 2003 à huit milliards de dollars en 2013, ce qui a fait de la Chine le premier partenaire commercial de l’Algérie, dépassant ainsi la France. Autre record, l’Algérie est devenue le premier marché de travail de la Chine en Afrique et dans le Monde arabe, avec un montant de 45 milliards de dollars d’investissement à fin 2013. D’autre part, M. Lamamra a profité de sa présence au Forum de coopération sino-arabe pour prendre part à une réunion de consultations des chefs de délégation des pays arabes. Il s’est entretenu à cette occasion avec son homologue tunisien, Mongi Hamdi, sur les «questions d’intérêt commun», selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères rendu public hier.  Le chef de la diplomatie algérienne a également procédé à un échange de vues avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil El Arabi, ainsi qu’avec Cheikh Sabah Al Khaled, premier vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de l’Etat du Koweït. Il a également rencontré le ministre égyptien des Affaires étrangères, Nabil Fahmi, avec lequel il a eu un entretien qui a porté sur « les perspectives de développement des relations bilatérales».

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Ce jardin public qui porte le nom d’un chahid de la région, désormais ouvert H24, est entretenu de manière sporadique par des ouvriers communaux. A la tombée de la nuit, il est investi par des délinquants qui s’adonnent en toute impunité à la consommation de boissons alcoolisées et de stupéfiants à la faveur d’un éclairage public déficient.

Patrimoine culturel datant de l’époque coloniale, ce square, fierté de la ville du 8-Mai 1945, qui abritait de nombreux statues et vestiges romains, était un véritable havre de paix puisque des citoyens, particulièrement les personnes âgées, prenaient plaisir, assis sur des bancs, à passer de délicieuses heures de détente à l’ombre d’arbres de différentes essences. Des jardiniers entretenaient jalousement des carrés de fleurs et des gardiens vigilants veillaient à l’état des lieux et fermaient les deux portails à la tombée de la nuit, car ce site était entouré d’une clôture en fer forgé. Durant la guerre de Libération nationale, des statues et des vestiges romains d’une valeur inestimable ont été emportés par des officiers français et des colons. Dès l’indépendance, ce square, qui dispose encore de quelques vestiges de l’époque romaine et d’arbres centenaires, constituait un paradisiaque lieu de détente pour les Guelmis. Néanmoins, au cours des années 80, le wali de l’époque avait ordonné la suppression de la légendaire clôture en fer forgé et l’aménagement de deux kiosques, des cafétérias où s’attablaient des clients. La population déplore la dégradation de ce patrimoine de l’antique ville romaine de Calama et s’étonne de l’attitude passive des élus locaux. Le semblant de trottoir longeant l’ancienne caserne qui abrite le lycée 1er-Novembre, dont l’entrée des élèves donne sur le square, est un dépotoir à ciel ouvert. Des énergumènes peu scrupuleux de l’histoire et de l’environnement se soulagent dans ces lieux. Ce patrimoine architectural authentique laissé à l’abandon connaît une dégradation avancée en raison du laisser-aller des autorités concernées et surtout du comportement négatif et irresponsable de certains citoyens qui ignorent la valeur inestimable de ce site qui offre aujourd’hui une image sombre, ternie par les aléas du temps et des actes de vandalisme. Cet état de fait a poussé un bon nombre de Guelmis très attachés à leur ville à dénoncer la relative dégradation de ce lieu véritable poumon de la ville et ont lancé un appel pressant aux autorités locales et aux citoyens pour redorer le blason terni de cet espace vert et rendre à la ville son riche patrimoine culturel et historique, sa beauté d’antan et son attrait. Pour rappel, Guelma était la ville la plus propre d’Algérie en 1987 et la mieux éclairée. « Mieux vaut tard que jamais », estiment les riverains. La sonnette d’alarme est tirée, car il est impératif que ce square soit réhabilité et retrouve sa véritable vocation.

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Une opération de volontariat, destinée à l’entretien des nouvelles plantations d’oliviers réalisées à la périphérie du site de la nouvelle ville de Boughezoul, à 89 km au sud de Médéa, a été organisée jeudi à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement. Plusieurs groupes de jeunes bénévoles, issus d’associations écologiques locales, de clubs verts et d’habitants de la commune de Boughezoul, ont pris part à cette opération, initiée conjointement par l’APC de Boughezoul et l’établissement de gestion de la nouvelle ville, avec l’appui de différentes directions et organismes publics qui ont mobilisé, pour la circonstance, d’importants moyens pour l’entretien et l’irrigation de ces oliveraies. Une superficie de 600 hectares d’oliviers, située à l’intérieur de la bande verte qui ceinture le périmètre urbanisable de la nouvelle ville de Boughezoul, a été ciblée par cette action de volontariat visant à préserver ce patrimoine naturel dont l’impact, tant au plan écologique qu’économique, est d’une grande importance pour cette région steppique à vocation agropastorale essentiellement. La création de ces oliveraies s’inscrit, pour rappel, dans la perspective de développement au niveau de cette région d’une économie verte s’intégrant parfaitement dans l’optique de ville écologique qu’est censée devenir, d’ici quelques années, Boughezoul, à la faveur des nombreuses actions et projets écologiques prévus dans ce sens.

(Source : APS)

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La sélection algérienne de police domine de la tête et des épaules les championnats arabes de police qui se déroulent à la Coupole du Complexe olympique Mohamed-Boudiaf, à Alger, et ce, dans les épreuves individuelles et par équipe, ce qui prouve le talent de nos judokas qui se sont bien préparés pour cette compétition.

Le championnat arabe de police de judo (messieurs-dames) s’est terminé, jeudi à la Coupole du Complexe olympique Mohamed-Boudiaf (Alger), avec la consécration des judokas algériens qui ont dominé les épreuves individuelles et par équipes. Au classement général (individuel), l’Algérie termine à la première place avec un total de 16 médailles (9 or, 4 argent, 3 bronze), suivie de la Tunisie avec 12 médailles (5 or, 5 argent, 2 bronze) et l’Egypte avec 14 médailles (2 or, 3 argent, 9 bronze). Au classement général par équipes, le titre est également revenu aux Algériens chez les messieurs, suivis de la Tunisie et de l’Egypte, alors que chez les dames, les Algériennes ont précédé les Egyptiennes et les Tunisiennes. Ces dernières ont refusé de monter sur le podium, contestant le «mauvais arbitrage», selon le directeur technique de la sélection tunisienne, Fouzi El Ghazouati. Près de 100 athlètes (garçons et filles) ont pris part à cette compétition inscrite au programme de l’Union sportive arabe de police, que l’Algérie organise pour la 3e fois. Outre l’Algérie, 12 pays arabes ont participé à la compétition : Jordanie, Egypte, Arabie saoudite, Maroc, Tunisie, Libye, Koweït, Qatar, Liban, Irak, Yémen et Soudan. La cérémonie de clôture du championnat arabe de police a vu la présence du ministre des Sports, Mohamed Tahmi, du directeur général de la Sûreté nationale, le général-major Abdelghani Hamel, et le président du Comité olympique algérien, Mustapha Berraf. Lors de son allocution, le général-major Abdelghani Hamel a tenu à remercier tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette compétition sportive qui raffermit les liens d’amitié et de fraternité entre les membres de la police des pays arabes. Le directeur général de la Sûreté nationale a également félicité les athlètes médaillés. « Nous dédions les médailles décrochées par les athlètes algériens au président de la République Abdelaziz Bouteflika, pour son soutien et son engagement en faveur de la promotion du sport dans les rangs de la Sûreté nationale et pour le mouvement sportif national en général », a déclaré le général-major Abdelghani Hamel. Dans la matinée de jeudi, le général-major Abdelghani Hamel avait rendu visite au judoka soudanais Naim Hassen Assil, hospitalisé suite à malaise, afin de s’enquérir de son état de santé.

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