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Reporters - Filtrer les éléments par date : jeudi, 15 janvier 2015

Depuis l’autre bout du monde, Al Qaïda au Yémen (Al Qaïda en Péninsule arabique – AQPA) a revendiqué, hier, l’attaque contre la rédaction de Charlie Hebdo, à Paris, commis le 7 janvier dernier, prétendant même que les auteurs de l’attentat, les frères Kouachi, ont agi sur ordre du chef d’Al Qaïda, Ayman Al-Zawahiri, dans le but de «venger » le Prophète Mohammed, caricaturé par le journal satirique français. Dans un message vidéo de 11 minutes diffusée hier sur Internet et sur laquelle s’exprimait Nasser Ben Ali Al Anassi, qui se présente comme un haut commandant d’AQPA, il était question de « héros [qui] ont été recrutés et [qui] ont agi », en référence aux Kouachi. « Ils ont promis et sont passés à l'acte à la grande satisfaction des musulmans », a-t-il ajouté. Plus loin dans l’enregistrement, Al Anassi poursuit : « L'opération  a été menée sur ordre de notre émir général, Ayman Al Zawahiri, et conformément à la volonté posthume d'Oussama Ben Laden », rendant hommage à Amédy Coulibali, l'auteur de l'attaque menée vendredi contre un supermarché casher de Paris ayant provoqué la mort de quatre juifs, dont il dit que « cela a été par la grâce de Dieu que l'opération [contre Charlie Hebdo] a coïncidé avec la sienne », même si Amédy Coulibali s'est revendiqué du groupe de l'Etat islamique plutôt que d’Al-Qaïda, sa rivale, et a affirmé « avoir coordonné son action avec les frères Kouachi ». Très active au Yémen, allant jusqu’à transformer le pays en un camp d’entraînement « mondial » pour les jihadistes, AQPA est considérée par Washington comme « la branche la plus dangereuse d'Al Qaïda », organisation née de la fusion, en 2009, des branches saoudienne et yéménite d'Al-Qaïda, actuellement dirigée par le Yéménite Nasser Al-Whaychi, qui avait proclamé en juillet 2011 son allégeance à Ayman Al-Zawahiri, nouveau chef d'Al-Qaïda après la mort d'Oussama Ben Laden, tué au Pakistan. L’AQPA avait déjà mis sur « sa liste » l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo ainsi que son directeur, Stéphane Charbonnier, dit Charb, qu’elle avait appelé à plusieurs reprises ses partisans à abattre, mais également à s’en prendre contre la France, engagée en Irak avec la coalition contre le groupe Etat islamique, mais aussi au Mali et dans d’autres régions d’Afrique. A ce propos, dans un appel à la chaîne française BFMTV, Chérif Kouachi a déclaré avoir séjourné en 2011 au Yémen, affirmant avoir été financé par l'islamiste américano-yéménite Anwar Al-Aulaqi, tué lors d'une frappe d'un drone américain la même année. AQPA n’en est pas à son premier attentat en dehors du Yémen qu’elle revendique. En novembre 2010, l’organisation terroriste a revendiqué l'envoi de colis piégés aux Etats-Unis et l'explosion d'un avion-cargo américain deux mois plus tôt à Dubaï. En 2009 encore, un kamikaze mandaté par AQPA a failli tuer le ministre saoudien de l'Intérieur en se faisant exploser en sa présence. La menace de Belmokhtar Une autre branche d’Al Qaïda, plus près de nous, « revendique » elle aussi l’attentat, en salue les auteurs et promet d’autres actions à la France et à ses intérêts. « Surfant » sur la vague des communiqués et des déclarations de circonstance, le chef d’Al Mourabitoune, phalange d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, alias Khaled Abou Al-Abbas, dans un communiqué daté du 9 janvier adressé à un média mauritanien a « promis de continuer à frapper les cibles ainsi que les intérêts français » en France et à l’étranger. Mokhtar Belmokhtar, qui se trouverait en Libye, a considéré que « deux parmi les meilleurs combattants de l’Islam [allusion aux frères Kouachi] ont infligé à la France et à ses soldats une humiliation chez eux, au cœur de leur capitale et devant leurs services de renseignements et leur armée ». « Ces attaques ne vont pas s’arrêter. Elles vont se poursuivre contre vos intérêts et dans vos lieux de rassemblement jusqu’à que vous vous retiriez de nos terres et de nos pays». Une opportunité pour cet islamo-gangster  qu’on surnomme «Mister Marlboro », pour son implication dans la contrebande de cigarettes, de faire parler de lui. Pour l’instant, les autorités françaises n’ont pas réagi à ce « message ». L’Algérie, rappelle-t-on, le recherche activement pour ses activités terroristes et pour avoir eu une main dans l’attentat, en janvier 2013, contre  le complexe gazier de Tiguentourine, à In Amenas, dans lequel ont perdu la vie 37 otages Algériens et étrangers.

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Lors de La conférence tenue hier au siège de la Radio nationale et animée par le directeur de Jil FM, Mourad Ouadahi, mais aussi par Ramdane Djazaïri, responsable de la communication d’Ooredoo, le principal sponsor de l’événement, a annoncé que c’est la soirée du 13 février que sera organisée, la deuxième édition des Algerian Music Awards (AMA 2015).

Elle a pour objectif de récompenser les acteurs de la scène musicale algérienne ayant « produit un album ou un single durant la période allant de novembre 2013 à novembre 2014 » et s’étant fait remarquer à travers les radios nationales, régionales ou sur les réseaux sociaux. Les Algerian Music Awards, par ailleurs, présentés par ses organisateurs comme le « seul événement de promotion de la scène musicale algérienne », reprendront le même format que l’année dernière en proposant cinq distinctions dans les catégories de la meilleure chanson de l’année, du meilleur clip, de la révélation de l’année, de l’album de l’année. Départagés lors de la première édition par le public, mais aussi par un jury présidé par l’artiste Hamidou, la nouveauté cette année est cependant « que le vote se fera à 100% par le public ». Dans ce sens, les organisateurs proposent deux moyens de vote : par SMS (au 63069 au prix de 70 dinars) ou gratuitement sur le site de la radio (www.radioalgerie.dz) ou celui du sponsor (www.ooredoo.dz). Partagées en deux étapes, les opérations de vote, « sous la surveillance d’un huissier de justice et une prise en compte des adresses IP, pour éviter les votes multiples », seront ouvertes pour une première sélection du 16 au 28 janvier, puis pour la désignation des vainqueurs du 1er au 12 février. Restant, par ailleurs, discret sur le coût de l’événement, les montants des prix ou même le lieu où se déroulera la cérémonie, on apprendra, cependant, auprès de Mourad Ouadahi, en marge de la conférence, « que ce ne sera pas à la salle Ibn-Khaldoun », qui avait accueilli l’événement l’année dernière.

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Le coach national a sélectionné des joueurs qui ont pris part déjà à au moins un Mondial de handball, tandis qu’il n’a fait appel qu’à quatre « bleus ». A la lecture de la liste des 18 joueurs retenus pour le Mondial-2015 de handball au Qatar (15 janvier-1er février), l’entraîneur algérien, Réda Zeguili, semble miser sur l’expérience de ses poulains, et ce, en convoquant pas moins de 14 joueurs ayant au moins une participation au championnat du monde. Devant être opposé à des adversaires de gros calibre au niveau du groupe C, qui comprend, outre l’Algérie, la France, la Suède, la République tchèque, l’Islande et l’Egypte, l’entraîneur national, qui est également celui du GS Pétroliers, a retenu quatre « bleus » qui joueront leur premier Mondial, à savoir le gardien Benmenni, Chentout, Kaâbache et Boukhmis. Ce dernier aura l’opportunité de disputer son premier Mondial à l’âge de 34 ans. Quatre joueurs (Slahdji, Berkous, Boultif et Berriah) comptent à leur actif quatre participations au Mondial (en comptant celui de 2015), alors que 9 joueurs disputeront à Doha leur 3e championnat du monde. Une autre particularité concerne les joueurs El Hadi Biloum et Belgacem Filah qui effectuent leur retour au Mondial après 10 ans d’absence, puisque leur dernière participation remonte à 2005 en Tunisie. Le record de participation aux joutes mondiales est détenu par le duo Abderrazak Hammad et Hicham Boudrali avec six Mondiaux chacun. Le coach algérien a également misé sur l’âge, en sélectionnant presque la moitié de l’effectif (8 joueurs sur 18) possédant 30 ans ou plus. Daoud (23 ans), Kaâbache et Hamoud (24 ans) sont les joueurs les plus jeunes de l’équipe nationale. Par ailleurs, 12 joueurs du championnat algérien, dont 7 du GS Pétroliers, figurent sur la liste des partants pour Doha. On voit donc que la liste de Zeguili a été bien réfléchie et qu’il ne laisse rien au hasard, dans l’espoir de revenir avec une belle participation à ce Mondial, même s’il sait que la situation sera difficile devant des adversaires coriaces. Rappelons que lors du tour préliminaire du Mondial-2015, le Sept national évoluera dans le groupe C avec l’Egypte, la France, l’Islande, la République tchèque et la Suède. Le premier match aura lieu vendredi contre les Egyptiens.

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Dans un rapport rendu public mardi 13 janvier, la Banque mondiale attribue à l’Algérie une note pas tout à fait bonne (3,3% en 2015 et 3,5% pour la période 2016-2017). Ainsi, l’institution multilatérale a légèrement abaissé ses prévisions de croissance par rapport aux estimations établies en juin dernier où elle tablait sur une hausse du PIB de 3,5% pour 2015. L’institution de Bretton Woods a également revu à la baisse ses prévisions de croissance de l’année 2014 en tablant sur une hausse de 3% au lieu de 3,3% prévue en juin dernier. Ainsi, l’Algérie perd de l’élan en termes de croissance. Faut-il pour autant s’en inquiéter ? Sous l’hypothèse d’une chute prolongée des cours du brut et d’une reprise atone de l’activité industrielle, la croissance risquerait de plonger et, du coup, l’objectif de 7% de croissance à l’horizon 2019, tracé par le gouvernement, d’en pâtir. En contexte de crise, l’Exécutif ne dispose pas de marge dans les faits, n’ayant pas de prise sur les facteurs exogènes qui font que le baril de brut chute à moins de cinquante dollars. Et la panique semblait s’en emparer, dans une conjoncture faite d’indications pas du tout réjouissantes : des pays membres de l’OPEP commencent à s’étriller faisant éloigner une hypothétique réunion au sommet à laquelle ont appelé certains pays, dont le Venezuela, des réserves de changes qui ont fondu de dix milliards de dollars en l’espace de cinq mois, des importations céréalières en hausse, alors que l’on parle de réduction des importations en volume et en valeur. Et comme cela ne suffisait pas, les courbes du chômage repartent à la hausse (10% enregistrés en septembre, selon l’ONS). Le gouvernement conduit par Sellal se montre toutefois imperturbable, travaillant à la maturation de son plan quinquennal (2015-2019) et dont il ne souhaite pas modifier la dotation budgétaire, usant de vocables softs, préférant ainsi parler de rationalisation de dépenses en lieu et place d’austérité, une notion qui rappelle une époque douloureuse pas si lointaine (début des années quatre-vingt-dix) où le pays, en défaut de paiement, avait sollicité une aide du Fonds monétaire internationale et accepté toutes les conditionnalités imposées par le FMI, dont l’austérité dans les dépenses publiques. Dans ce plan de développement, priorité est donnée à l’industrie hors hydrocarbures, une palette de filières seront ainsi mises en avant, inscrites dans une nouvelle dynamique. L’idée est de donner un nouveau souffle à l’activité industrielle, car, aujourd’hui, il y a «baisse» de cette activité dans le public, une relative stabilité dans le privé. Tout le monde sait que l’appareil productif ne tourne pas à plein régime dans un secteur public qui a bénéficié de milliards de dollars en soutiens. La dégringolade des cours du pétrole, qui a mis certains pays pétroliers dans une situation précaire, profite aux pays développés et à la croissance de l’économie mondiale, ainsi que le mentionne la Banque mondiale dans son rapport sus évoqué. L’institution y note une légère reprise prévue pour la croissance mondiale en 2015, après une année décevante en 2014, soutenue notamment par les prix faibles du pétrole, la reprise de l’économie américaine et l’apaisement des turbulences ayant secoué plusieurs grands marchés émergents. Ainsi, l’économie mondiale devrait croître de 3% en 2015 et de 3,3% en 2016 avant de se replier à 3,2% en 2017. Cette fragile reprise mondiale s’inscrit, toutefois, dans un contexte de tendances de plus en plus divergentes qui auront d’importants impacts sur la croissance mondiale.

Le Brent sous 47 dollars hier à Londres Les prix du pétrole étaient légèrement en baisse mardi en cours d’échanges européens, cherchant une direction avant l’annonce des stocks de brut américains. Hier matin, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février valait 46,49 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 10 cents par rapport à la clôture de mardi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour la même échéance perdait 14 cents à 45,75 dollars. Les cours du pétrole restaient plombés par un excédent d’offre sur les marchés. Le baril de brut de la mer du Nord a atteint mardi son plus bas niveau en près de 6 ans, à 45,19 dollars le baril, s’échangeant même à un moment en dessous de la référence du brut américaine, le WTI. A très court terme, les prix du pétrole devraient continuer à se trouver sous pression, notamment avec l’annonce des stocks de pétrole américains qui pourraient augmenter. Selon les analystes, les stocks de brut auraient augmenté de 1,3 million de barils, tandis que les réserves d’essence et les stocks de produit distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) auraient respectivement augmenté de 1,3 million et 2,3 millions de barils. Une hausse des stocks de brut américains est de nature à peser sur les prix du pétrole dans un marché déjà plombé par la surabondance de l’offre.

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En dépit d’immenses écueils, la représentation de l’ONU à Tripoli ne baisse pas les bras et poursuit ses efforts sans relâche afin de jeter des passerelles entre les frères ennemis libyens. Hier, toutes les parties en conflit devaient se rencontrer à Genève pour reprendre langue et essayer de trouver ensemble un terrain d’entente de nature à constituer une base pour un dialogue politique pouvant déboucher sur une solution à la grave crise politique et aux violences qui menacent de faire basculer le pays dans une guerre ouverte. «Il s'agit d'une occasion que les Libyens ne peuvent pas se permettre de manquer», a déclaré mardi dernier la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. «C'est la dernière chance de succès» et «il n'y a pas d'alternative au dialogue», a-t-elle averti. L'objectif de cette réunion est de tenter de sortir la Libye du chaos dans lequel elle s'est enfoncée depuis la chute de Mouammar Kadhafi en octobre 2011. Le pays est passé sous la coupe de milices d'ex-rebelles qui se disputent les territoires de ce vaste pays désertique et la manne pétrolière. La situation s'est aggravée ces derniers mois avec deux gouvernements et deux Parlements parallèles, et les deux plus grandes villes du pays, Tripoli et Benghazi (est), sont tombées entièrement ou partiellement aux mains de milices. Bernardino Leon, le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU pour la Libye et chef de la mission de l'ONU (Misnul), a précisé que «toutes les parties qui sont engagées dans une Libye stable et démocratique à travers des moyens pacifiques» avaient été invitées à Genève. Khalifa Haftar et Fajr Libya non invités La Misnul a fait état de la participation de membres du Parlement reconnu par la communauté internationale, dont certains qui le boycottent, de personnalités de la société civile, dont des femmes, et de membres des gouvernements provisoires précédents. Des membres du Parlement sortant, le Congrès général national (CGN), basé à Tripoli ont été invités, mais étaient toujours attendus à Genève. L'analyste politique, Mohamed al Ferjani, estime toutefois que ce dialogue risque d'«échouer, car l'ONU n'a pas choisi les bons acteurs». «Les participants sont des politiciens et n'ont aucune influence ou présence sur le terrain», a-t-il précisé à l'AFP, en soulignant que ni le général Khalifa Haftar ni «Fajr Libya» n'ont été invités. «Fajr Libya» est la coalition formée de milices, notamment islamistes, qui contrôle la capitale depuis août. Elle a accusé dans un communiqué l'ONU de vouloir «internationaliser» le conflit. Le général à la retraite Haftar, personnalité controversée, a lancé ces derniers mois une opération pour reprendre Benghazi aux mains des groupes armés islamistes qui contrôlent la ville. La Misnul a précisé que les pourparlers étaient basés sur «le respect de la légitimité des institutions de l'Etat et le rejet du terrorisme». Ils visent «à sécuriser un retrait progressif de tous les groupes armés de toutes les grandes villes, dont Tripoli». «Afin de créer un environnement propice au dialogue», M. Leon a proposé un «gel des opérations militaires pour quelques jours». La Misnul souhaite que soit ensuite formé «un gouvernement d'unité qui puisse jouir d'un large soutien». La tâche s'annonce particulièrement ardue pour rapprocher les deux gouvernements actuels, celui lié aux miliciens de «Fajr Libya», et l'autre reconnu par la communauté internationale, qui siège à Al-Baïda (1200 km à l'est de Tripoli). Le pays est également doté de deux Parlements, l'un dans la capitale et l'autre à Tobrouk, à la frontière égyptienne. La solution en Libye devrait être politique La stabilisation du pouvoir est considérée par la communauté internationale comme une étape essentielle pour lutter contre la montée en puissance des groupes islamistes et djihadistes dans le pays. En l'absence d'une armée et d'une police régulière bien entraînées, des forces loyales au général Haftar et à Abdallah al-Theni, le Premier ministre reconnu par la communauté internationale, mènent des offensives dans plusieurs zones tombées aux mains des islamistes, avec des résultats contrastés. M. Theni a exhorté cette semaine, dans un entretien à l'AFP, la communauté internationale à accroître son soutien, notamment militaire, à son gouvernement. «La communauté internationale mène une offensive contre les djihadistes en Syrie et en Irak, mais en Libye, seul l'Etat avec l'armée combat les groupes terroristes et il ne reçoit aucune aide», a regretté M. Theni, dont le gouvernement ne contrôle plus que certaines zones de l'est et l'ouest du pays. Fajr Libya adopte donc une position ambiguë dans la mesure où c’est cette coalition armée qui a réinstallé le Parlement sortant, le CNG, invité à Genève en tant qu’organe politique au même titre que la Parlement élu et reconnu par la communauté internationale et auquel obéit le général Haftar et c’est à ce titre qu’il n’a pas été  convié à Genève, étant un militaire sous l’autorité du pouvoir civil. Fajr Libya continue par ailleurs à entretenir son alliance stratégique avec Ansar Chariâa qualifié de groupe terroriste affilié à Daéch et rejeté de tout processus de dialogue et de réconciliation, y compris dans l’initiative algérienne qui elle aussi peine à prendre forme en raison de la complexité de la donne libyenne et des chevauchements des frontières politiques, tribales, mafieuses dans l’imbroglio libyen. D’ailleurs, Ramtane Lamamra a rappelé, mardi dernier, que la solution en Libye devrait être politique. «Il faut un dialogue avec tous ceux qui sont prêts à répudier la violence, ceux qui sont prêts à accepter l'ordre, à favoriser un système démocratique où l'alternance serait une règle du jeu essentielle», a indiqué M. Lamamra, dans une interview à la Radio France internationale (RFI). A une question sur la position des présidents tchadien et nigérien relative à l'exclusion du dialogue de certaines milices activant à Benghazi et à Tripoli, M. Lamamra a indiqué qu'«il ne savait pas si ces deux pays s'exprimaient sur les milices qui appartiennent à Fajr Libya (aube de la Libye) ou s'ils traitent de certains groupes terroristes qui sont détectés dans la partie sud du territoire libyen, c'est-à-dire dans le voisinage immédiat des territoires nigérien et tchadien». «Si nous regardons de près l’identité de ces acteurs en Libye, notamment ceux qui sont dans Fajr Libya, nous constatons qu’ils étaient dans les mêmes tranchées, sur les mêmes fronts dans la confrontation avec l'ancien régime de Kadhafi. S’ils étaient compagnons d’armes pendant la période de la lutte contre l'ancien régime, on peut penser qu’ils avaient des objectifs communs et que, en tête de ces objectifs, il y a le souci, le souhait, l’aspiration à créer une Libye meilleure, donc une Libye démocratique, une Libye ouverte à tous les Libyens», a explique le chef de la diplomatie algérienne. L’appel du pied à Fajr Libya de revoir sa copie «Concrètement, il y a des groupes terroristes en Libye : les Nations unies et le monde entier en ont identifié certains qui figurent sur des listes d’entités terroristes du Conseil de sécurité. Il y a donc la nécessité de veiller à ce que ces entités terroristes soient connues en tant que telles et soient dissociées des forces politiques qui doivent pouvoir discuter à travers le dialogue, et aller vers la réconciliation nationale», a-t-il dit. Pour Lamamra, «les chefs politiques de Fajr Libya étaient hier les gouvernants de ce pays et avant-hier des compagnons d’armes de leurs frères et compatriotes de Tobrouk dans la lutte contre kadhafi. Pour sortir d’une crise de cette nature, je pense qu’il ne faut pas pratiquer l’exclusion, il n’y a que les groupes terroristes, du moins identifiés comme tels, qui s’excluent d’eux-mêmes de tout processus politique». Lamamra se veut pédagogue et semble faire un appel du pied à Fajr Libya de revoir sa copie et son attitude si ce courant ne veut pas se faire exclure du processus de réconciliation qui finira par s’engager tôt ou tard. En d’autres termes, Fajr Libya doit couper les liens avec les groupes terroristes qui ne semblent pas avoir les mêmes objectifs de démocratie et d’alternance au pouvoir comme le clamaient les leaders de Fajr Libya lorsqu’ils luttaient contre le régime de Kadhafi.

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La protection de l’environnement doit aller de pair avec la création d’emplois et surtout ne pas faire disparaître les emplois existants. C’est le sens de la démarche adoptée par la ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, Dalila Boudjemaâ, pour l’élimination des sacs en matière plastique - les Algériens en utilisent quelque 7,7 milliards de par an - qui sont perçus comme une atteinte à l’environnement à travers leur présence dans les décharges et leur impact sur la qualité de l’air et la santé une fois qu’ils sont incinérés. Il y a 22 000 emplois dans cette filière, a rappelé la ministre qui a évoqué dimanche dernier, à Sidi Bel-Abbes, cette question. Les sacs utilisés actuellement seront remplacés par d’autres sacs biodégradables dans le cadre d’un projet national qui porte sur la normalisation de cet emballage. Les nouveaux sacs destinés à emballer les achats ou les ordures ménagères auront un prix symbolique, a-t-elle précisé. Il est à craindre en effet que les sacs payants ne trouvent pas preneurs, ce qui peut avoir des conséquences immédiates sur leur production locale et sur l’emploi. La préoccupation environnementale semble pour une fois plus forte que tout le reste. Mais, il n’est pas facile d’extirper du paysage ces polluants, symboles de la société de consommation. En Côte d’Ivoire, les sachets plastiques n’ont pas encore disparu après l’entrée en vigueur, le 8 novembre 2014, du décret portant interdiction de leur production, commercialisation, détention et utilisation. La presse ivoirienne note que ces emballages sont encore visibles dans les marchés et boutiques à Abidjan, la capitale économique du pays. Ils continuent d’être utilisés y compris par les vendeurs ambulants d’eau en sachet. Au Togo, où le texte portant interdiction de la production, l’importation et la vente des sachets plastiques non biodégradables est entré en vigueur depuis le 1er novembre dernier, après un moratoire de trois mois donné par le gouvernement, ces emballages n’ont également pas encore disparu. En octobre dernier, les députés français ont voté l’interdiction des sacs plastiques à usage unique à partir de 2016. Cette proposition s’est basée sur le constat que près de 5 milliards de sacs de caisse en matière plastique à usage unique, et plus de 12 milliards de sacs dits «fruits et légumes» sont distribués dans les commerces. Une directive européenne allant dans le même sens est également en projet. Certains pays européens ont décidé de s’attaquer aux micro-plastiques qui sont ajoutés intentionnellement dans des produits comme les crèmes exfoliantes ou les gels douches, et finissent dans les systèmes de gestion de l’eau, lesquels «ne sont pas équipés pour filtrer ces particules», selon une déclaration commune des Pays-Bas, l’Autriche, la Belgique et la Suède qui appellent à leur interdiction, afin de protéger les milieux marins - et les fruits de mer. Les micro-plastiques sont des morceaux de polyester et d’acrylique plus petits que des têtes d’épingle. Les scientifiques qui ont étudié leur présence dans les aliments mettent en garde contre leurs conséquences sur la santé humaine quand ils s’infiltrent dans la chaîne alimentaire. Ils pourraient contaminer les fruits de mer, en particulier les moules. D’après le réseau Santé-Environnement (France), bien que la source de la contamination n’ait pas encore été déterminée avec certitude par les scientifiques, les pays concernés estiment que l’on en sait suffisamment à ce stade pour agir.

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Rien ne semble en mesure de faire reculer les populations du sud du pays dans leur combat contre l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste.

Bien au contraire, les manifestations montent d’un cran puisqu’il s’agit, désormais, d’un mouvement qui s’étend sur les principales wilayas, dont Tamanrasset, Ouargla, Adrar, Ghardaïa et Laghouat, entre autres. Les protestations qui entament, aujourd’hui, le 17e jour de suite, risquent de faire tache d’huile. En effet, les organisateurs de la protestation au Sud, en solidarité avec les citoyens de la daïra de In Salah où le gouvernement semble déterminé à aller jusqu’au bout de son programme d’exploitation des richesses schisteuses, tablent sur une « milyonia ». Cette dernière se réalisera, en réalité, par la sortie des habitants des principales wilayas, ce matin, dans les rues de leurs villes, et comme un seul homme pour dire « non à l’exploitation du gaz de schiste ». « Les discussions ne tournent que sur la manifestation de demain (aujourd’hui, NDLR)», nous a déclaré, hier, un activiste de In Salah, qui participait à une autre marche organisée au centre-ville. Durant la journée d’hier déjà, « les magasins étaient fermés, les établissements publics aussi, alors que dans certaines écoles, les cours n’ont pas été dispensés ». « Tout le monde est mobilisé », indique notre source qui parle d’une « sorte de désobéissance » qui, selon lui, « risque de causer des dérapages au cas où les pouvoirs publics ne reculeraient pas devant ce projet nuisible à plus d’un titre ». S’agissant des préparatifs, les jeunes se sont mobilisés dans leurs quartiers à confectionner des banderoles hostiles au gouvernement au projet d’exploitation du gaz de schiste, tandis que des centaines de citoyens des régions voisines ont rejoint, depuis hier, la ville de In Salah, en prévision de la grande marche d’aujourd’hui. Ce sont les associations dirigées par des jeunes qui mobilisent à In Salah comme à Ghardaïa, Ouargla ou ailleurs. Conscients des risques de cette exploitation sur l’environnement et la santé, les citoyens ne veulent pas se laisser faire et semblent déterminés à aller jusqu’au bout. Une détermination qui, malgré qu’elle ait fait réagir le gouvernement en dépêchant son ministre de l’Energie, Youcef Yousfi, à In Salah, ne l’a pas emmené à abandonner le projet. En haussant le ton et en mobilisant grand, les protestataires de In Salah sont parvenus à faire passer leur message au plus haut sommet de l’Etat. Et pour cause, c’est la présidence de la République qui veut prendre en charge le dossier en dépêchant un émissaire qui, sans doute, sera porteur de la voix du chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika. « Certains parlent d’une commission, alors que d’autres affirment qu’il s’agit d’un seul envoyé du président de la République », nous dira notre source, sans pour autant préciser la moindre date de sa venue. Des informations font état du déplacement d’un haut responsable, aujourd’hui, à In Salah. En tout cas, si de tels rapports s’avèrent, l’envoyé de la Présidence devrait emprunter un autre langage et user d’autres arguments que ceux de Youcef Yousfi qui n’ont pas convaincu les représentants des protestataires. Et ce n’est certainement pas par des annonces de nouveaux recrutements ou de projets pour les wilayas concernées que les autorités arriveront à dissuader les « Sudistes » à abandonner leur cause qualifiée de légitime. D’ailleurs, faut-il le signaler, même les jeunes demandeurs d’emploi dans le Sud ont mis leurs revendications « en instance », priorité du combat antischiste oblige. En effet, le Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC) a appelé à des actions de solidarité avec les habitants de In Salah, dans les wilayas de Ouargla, Biskra, Adrar et Laghouat. Un seul mot d’ordre est retenu pour ces manifestations annoncées et qui mobilisent des milliers de partisans déjà sur les réseaux sociaux : « Contre l’exploitation du gaz de schiste ». Entre le gouvernement qui continue d’ignorer la seule revendication des habitants du Sud et ces derniers, c’est un dialogue de sourds qui s’est établi. L’émissaire du président Bouteflika parviendra-t-il à régler le problème ?.

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Les travaux de restauration de Djenane Raïs Hamidou, une demeure « fahs » datant de l’époque ottomane et classée monument national en 2013, seront achevés au début du mois de juillet 2015, a-t-on appris auprès de la direction de la culture de la wilaya d’Alger. Les travaux de restauration de Djenane Raïs Hamidou, situé à El Biar, à l’intérieur de l’annexe de l’hôpital Djilali-Belkhenchir (ex-Birtraria), selon Farid Fettouche, coordinateur auprès de la direction de la culture de la wilaya d’Alger, ont porté sur la maçonnerie, la mise hors d’eau, la menuiserie en bois et métallique, les revêtements des murs et des sols, la plomberie, l’électricité, le chauffage central, la peinture et la vitrerie. Ces travaux, réalisés par une entreprise algérienne habilitée pour ce genre d’opération, ont été précédés par des études réalisées par un bureau d’études national agréé ainsi que des travaux d’urgence (confortement). La demeure a été construite au XVIIe siècle. Durant la période ottomane, elle servait de résidence d’été aux dignitaires turcs. La résidence a été offerte par le dey Hussein à Raïs Hamidou, qui y habita en famille jusqu’à sa mort en 1815 lors d’une bataille navale. Lors de l’occupation coloniale, Djenane Raïs Hamidou fut habité par des Français, des particuliers, qui y apportèrent d’inélégantes transformations et adjonctions, qui portèrent atteinte à l’esthétique et au charme de cette magnifique résidence. Djenane Raïs Hamidou, qui s’étend sur une superficie de 10 000 m2 et est constitué d’une villa de style arabo-mauresque à un niveau, entourée de jardins d’une superficie de 1 500 m2, d’une bâtisse de deux étages, édifiée en 1950, abrite actuellement le service de médecine du secteur sanitaire de Birtraria ainsi que deux blocs, l’un en préfabriqué et l’autre du côté ouest servant de salles de consultations.

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Le nouveau Code du travail serait prêt, selon le président de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA), Habib Yousfi, qui était hier l’invité du forum El Wassat. L’environnement du travail aujourd’hui, selon lui, a besoin d’un nouveau code pour le réguler, qui répond aux préoccupations actuelles.

« Nous ne pouvons pas continuer à appliquer un code conçu dans un autre contexte, différent de celui dans lequel nous vivons aujourd’hui. Un code conçu à l’époque du socialisme. L’entreprise privée est pénalisée par rapport à ses employés. Il faut une équité dans les relations. Chose que l’ancien code ne permet pas », a-t-il estimé. C’est pour rétablir cette équité, toujours selon lui, qu’un nouveau code a été élaboré dans le cadre d’une tripartite. « Le projet, qui est actuellement au niveau du gouvernement, est bloqué. Nous ne comprenons pas pour quelle raison le gouvernement ne l’a pas encore soumis à l’APN », a-t-il confié. Parmi les mesures de ce code, la mise en place d’une instance juridique qui permet à l’entreprise privée d’être représentée en cas de litige avec les employés. Seule l’entreprise publique est représentée, pour le moment, dans les conseils juridiques. « C’est toujours l’entreprise privée qui est perdante. Il faut redresser la situation, il ne faut pas la marginaliser. Si les pouvoirs publics lui avaient accordée le même intérêt que l’entreprise publique, notre économie ne serait pas dans l’état où elle est maintenant », a-t-il souligné. Il a estimé dans ce contexte que l’aide de l’Etat, qui a injecté d’énormes sommes dans les entreprises publiques, n’a servi à rien. Il a appelé, en conséquence, à se tourner vers les entreprises du secteur privé, mais aussi à définir les relations économiques auxquelles voudra aspirer l’Algérie. « Aller vers un marché libre, ça signifie quoi ? Aller vers le libéralisme ou conserver l’aspect socialiste ? Il faut que les buts soient précisés et aller vers une stratégie pour la création de richesses hors hydrocarbures. Ne plus être à la merci des pressions étrangères qui veulent démolir les pays pétroliers, ne plus être victime des prix du pétrole. L’Algérie doit prendre ses dispositions. Car elle ne figure pas parmi les pays pétroliers les plus puissants », a-t-il averti. Toujours à propos du Code du travail, évoquant l’article 87 bis, le président de la CGEA a indiqué que l’augmentation des salaires suite à son abrogation ne se fera pas du jour au lendemain, encore moins en février, comme annoncé par l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA). L’abrogation, selon lui, entraînera des dépenses énormes de la part des pouvoirs publics. « Des dépenses estimées à 5 milliards de dollars. Il ne sera pas aisé de dégager une telle somme d’un seul coup. C’est pour cette raison que nous avons pensé à la nécessité de débattre de la faisabilité de cette abrogation dans une tripartite que nous devons tenir prochainement », a-t-il signalé, tout en faisant part de son intention de saisir les parties concernées pour organiser une réunion tripartite dans les plus brefs délais.

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Même à la Coquette, on célèbre Yennayer, en mettant les petits plats dans les grands. Le palais de la culture Mohamed-Boudiaf est, jusqu’au 18 janvier, l’épicentre d’une fête ancestrale qu’Annaba découvre ou redécouvre. Le palais de la culture Mohamed-Boudiaf d’Annaba est, depuis lundi dernier, et ce, jusqu’au 18 de ce mois, aux couleurs de Yennayer. L’antique Hippone s’est rappelée au souvenir d’une fête ancestrale, partie intégrante du patrimoine à la fois national et nord-africain. Une fois de plus, c’est la direction de la culture de la wilaya d’Annaba qui est montée au créneau pour concocter un programme riche, ce qui, comme un peu partout en Algérie, aura permis aux Bônois de découvrir ou redécouvrir les fastes d’une célébration hors du commun. Comme le rappellent à juste titre les organisateurs, « qui célèbre Yennayer éloigne le mauvais œil et les infortunes ». Et pendant sept jours, Annaba se rappellera de ses origines amazighes à travers des soirées musicales, des expositions d’habits traditionnels, accompagnés d’objets artisanaux, de photographies évoquant le patrimoine amazigh et bien sûr d’art culinaire. C’est par une wasla andaloussia de l’Atelier de musique andalouse du Palais de la culture que les festivités ont été lancées ce lundi après-midi, où le public a pu déceler les talents qui existent à Annaba. Par la suite, une fresque kabyle a été interprétée par les enfants du ballet de la danse classique du Palais de la culture.

HONNEUR POUR ANNABA A noter que cette fresque a été longuement applaudie par un public pour lequel, visiblement, la culture amazighe a toute sa place au pied de l’Edough. Justement, pour fêter Yennayer à Annaba, quoi de mieux que de faire venir la chanteuse kabyle Taous Arhab. Elle aura marqué cette première journée et, comme l’a affirmé une spectatrice, « le début de cette nouvelle année 2959 ». « C’est un honneur pour Annaba de recevoir une artiste de la trempe de Taous Arhab, a-t-elle ajouté. C’est aussi une manière pour certains de reconnaître que notre ville est capable de recevoir des chanteurs kabyles, mais aussi et surtout de redécouvrir les origines amazighes de notre ville, qui, du temps du grand royaume amazigh de Numidie du grand Massinissa, s’appelait Hippo Regius, c’est-à-dire Hippo la royale. » Le public en entier ne s’y est pas trompé en reprenant les refrains des chansons interprétées par Taous Arhab. « J’ai beaucoup apprécié ce concert, a reconnu un retraité habitant au nord de la ville. Nous avons fêté cette nouvelle année dignement. Une Kabyle qui fait le déplacement jusqu’ici pour Yennayer, quel honneur pour Annaba et pour toute l’Algérie ! » Outre le spectacle musical, il n’est pas inutile de rappeler que le hall central du Palais de la culture est aux couleurs de Yennayer, avec une exposition de tableaux représentatifs des pratiques liées à la célébration de cette fête avec de la poterie, de la calligraphie amazighe, des bijoux, des tapis et de l’art culinaire traditionnel.

ORIGINES ANCESTRALES De nombreux Bônois, en ce premier jour des festivités, étaient éblouis par cette exposition comme Annaba en a rarement connue. « Ma curiosité est allée en premier vers les poteries, a expliqué une fonctionnaire à Algérie Poste. J’aime beaucoup tout ce qui a trait à l’artisanat, car il s’agit là d’une richesse de notre pays, une richesse à préserver. » Pour un enseignant, « il est intéressant de faire connaître aux gens la calligraphie amazighe ». « Elle constitue, au même titre que la calligraphie arabe, une partie non négligeable et surtout à ne pas renier de notre patrimoine national, a-t-il ajouté. Cette exposition est l’occasion pour toutes et pour tous de découvrir et surtout de se réapproprier nos origines ancestrales. Elle est aussi l’occasion pour Annaba de renouer avec ses origines berbères. Oui, tout ce qui a trait à l’amazighité est une richesse pour l’Algérie. Il ne faut en aucun cas négliger l’amazighité, et pourtant, je ne suis ni kabyle ni chaoui. » « Je ne parle pas tamazight, a reconnu une femme d’une trentaine d’années, venue en famille au Palais de la culture. Mais dorénavant, je souhaiterai une bonne année à mes proches comme ceci : Asseggas Ammegaz. » Une fois de plus, la direction de la culture de la wilaya d’Annaba, dirigée par Driss Boudiba, a rehaussé le fait culturel dans la Coquette à travers, cette fois-ci, la célébration de Yennayer 2965.

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