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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 17 janvier 2015

Kadhafi est parti, mais la violence et la terreur sont restées. L’unité nationale de façade qu’imposait le dictateur n’a jamais atténué les vieilles tensions tribales et régionales. Conflits qui resurgissent aujourd’hui radicalisés, sur fond de processus démocratique paralysé et d’ascension djihadiste. Par Patrick HAIMZADEH TROIS ANS après la chute du régime Kadhafi (1969-2011), la Libye apparaît plus divisée que jamais. Si la situation y est régulièrement qualifiée de « chaotique » par les grands médias français, elle relève pourtant d’une logique qui trouve son origine dans la sociologie et l’histoire de ce pays jeune dont la naissance comme État indépendant ne date que de 1951. La monarchie constitutionnelle libyenne voit alors le jour sous la forme d’une fédération des trois grandes entités qui existaient en tant que provinces autonomes sous l’Empire ottoman (1299-1922) : la Cyrénaïque à l’est, la Tripolitaine à l’ouest et le Fezzan au sud. Des entités que la colonisation italienne (1911-1943), puis l’occupation franco-britannique (1943-1951) avaient conservées. La découverte du pétrole au début des années 1960 et la volonté du roi Idriss, originaire de Cyrénaïque, de disposer d’un pouvoir centralisé pour assurer la gestion des revenus de l’or et la modernisation d’un pays qui compte alors parmi les plus pauvres de la planète, l’amènent – malgré l’opposition sévèrement réprimée de la Tripolitaine – à transformer en 1963 la fédération en un État unitaire. C’est donc une Libye à l’identité nationale incertaine, dominée par les rivalités entre tribus, villes et régions, et dont l’appareil militaro-sécuritaire et l’exploitation du pétrole ont été confiés à des conseillers et entreprises britanniques et américains, qui en 1969 connaît le coup d’État du colonel Kadhafi, originaire de l’ouest du pays. Le nouveau régime (Jamahiriya) affirme les principes de souveraineté nationale (fermeture des bases militaires étrangères, nationalisation du pétrole…) et affiche une volonté de construction d’un État moderne dépassant les clivages traditionnels tribaux et régionalistes. Si cette rhétorique nationaliste et révolutionnaire qui sera déployée pendant 42 ans a indéniablement contribué à la construction d’une identité nationale libyenne, la pratique politique de Kadhafi, fondée sur le clientélisme et l’exploitation des rivalités tribales et régionales pour asseoir son pouvoir et celui de ses affidés, n’ont fait qu’entretenir voire renforcer les divisions au sein de la société libyenne. La chute sans l’atterrissage Contrairement à ses voisins tunisiens et égyptiens où les moments révolutionnaires de 2011 ont abouti sans affrontements majeurs aux départs des dictateurs, la chute du régime Kadhafi survient au terme d’une insurrection, puis d’une guerre civile de huit mois avec intervention militaire directe de l’OTAN. Cette guerre et l’ingérence d’acteurs extérieurs aux côtés des opposants armés ravivent des lignes de fracture traditionnelles que le régime autoritaire de Kadhafi avait entretenues tout en les maintenant sous contrôle, et en ouvrant de nouvelles. Ce conflit qui a tant dérouté les stratèges de l’OTAN est marqué par la multitude des fronts et l’absence d’unité entre les différentes composantes de l’insurrection, tant au plan politique que militaire.

"Ils n’étaient pas plus de 30 000 à avoir pris les armes contre le dictateur."

Sitôt le lynchage du colonel Kadhafi le 20 octobre 2011, de multiples affrontements limités éclatent sur la quasi-totalité du territoire entre milices locales, souvent pour le contrôle de territoires ou des revenus des trafics transfrontaliers, sur fond de différends tribaux anciens et de règlements de comptes entre « révolutionnaires » réels, tardifs ou autoproclamés (le ministère des Martyrs estime aujourd’hui leur nombre à 200 000, en réalité ils n’étaient pas plus de 30 000 à avoir pris les armes contre le dictateur) et anciens kadhafistes ou considérés comme tels. Le nouveau gouvernement n’ayant d’autre choix que de s’appuyer sur des miliciens pour supplanter l’armée et la police qui se sont disloquées pendant la guerre de 2011, ce sont en général les milices les plus puissantes originaires de Misrata, Tripoli, Benghazi et Zintan, étrangères aux différends concernés, qui sont envoyées sur place pour limiter le niveau de violence. Avec des succès très inégaux. Les campagnes contre les villes C’est donc sur fond d’affrontements locaux récurrents que se déroulent, le 6 juillet 2012, les élections du Congrès national général (CNG), première assemblée élue de la Libye post-kadhafiste. Si le bon déroulement relatif de ce scrutin, qui voit un taux de participation de plus de 60 % dans un tel contexte d’insécurité et dans un pays sans État, peut laisser croire que le processus de construction démocratique est en bonne voie, les réalités du pays vont démontrer le contraire. Le CNG est rapidement divisé par ses clivages entre villes et régions, et paralysé par l’opposition croissante en son sein de deux grandes factions s’appuyant chacune sur de puissantes milices. La première – majoritaire - souvent qualifiée d’« islamiste » par ses adversaires et les médias occidentaux regroupe, autour du parti des Frères Musulmans bien implanté en zone urbaine, les représentants de Misrata, troisième ville du pays et siège des plus puissantes milices de Tripolitaine. Se présentant comme le garant de la « pureté révolutionnaire », elle fait adopter, en mai 2013 dans des circonstances controversées, la loi dite « d’exclusion politique » interdisant à tout cadre de l’ancien régime d’occuper un emploi officiel. La seconde faction s’est constituée autour de l’Alliance des forces nationales, regroupement de partis autoqualifiés de « libéraux » créé par Mahmoud Jibril, homme d’affaires, un proche de Sayf Al Islam Kadhafi (fils du dictateur) fortement impliqué dans l’ancien régime avant de rejoindre l’insurrection en 2011. Nombre des responsables de l’Alliance, ayant occupé des fonctions officielles sous le régime Kadhafi, sont touchés par la loi d’exclusion. Cette faction dispose du soutien des puissantes milices de la ville de Zintan qui, comme les milices de Misrata, ont joué un rôle important durant la guerre de 2011. Bien que méfiantes les unes envers les autres, les puissantes milices soutenant chacune des deux factions coexistent alors « pacifiquement » et veillent à ne pas empiéter sur le territoire des autres, leurs « mentors politiques » étant conscients qu’un affrontement entre elles mettrait un terme au processus politique engagé et plongerait le pays dans la guerre civile ouverte. Si la grille de lecture d’un clivage idéologique entre « islamistes » d’une part, et « libéraux » ou « nationalistes » d’autre part, a régulièrement été mise en avant par les médias étrangers, la réalité est plutôt celle d’une lutte pour le pouvoir entre deux factions dont les chefs manipulent des « identités primaires » (clan, tribu, ethnie…) plus ou moins idéalisées, et l’esprit de corps des milices qui les soutiennent, pour les mobiliser contre leurs adversaires.

"Un clivage entre «urbains» et «ruraux»."

La question de la laïcité n’est, en effet, pas pertinente en Libye, tous les acteurs s’accordant sur le fait que la charia devra constituer la source principale (mais pas exclusive), de la future Constitution et du droit. Une autre grille de lecture plus pertinente est celle du clivage entre « urbains » et « ruraux ». La première faction regroupe, en effet grossièrement les populations se réclamant d’une tradition urbaine affirmée, la seconde étant constituée majoritairement de populations dont les racines rurales bédouines prédominent sur leur identité citadine. Kadhafi ayant fait des tribus d’origine bédouine du centre et du sud de la Libye l’axe de son pouvoir au détriment des grandes villes, le conflit actuel entre les deux camps recoupe l’opposition récurrente en Libye entre centre et périphérie. C’est dans ce contexte de paralysie du CNG, d’absence d’État et de violences locales que le 16 mai 2014, le général Heftar (ancien commandant du corps expéditionnaire libyen au Tchad en 1983, puis exilé volontaire aux Etats-Unis jusqu’en 2011), lance son opération « Dignité » avec pour objectif affiché « d’éradiquer les Frères musulmans et les islamistes », tous qualifiés par lui de « terroristes extrémistes ». L’offensive est lancée à Benghazi contre les puissantes milices qui ont constitué le fer de lance de l’insurrection de 2011 et disposent de ce fait d’une forte légitimité « révolutionnaire ». Dirigées par des chefs se réclamant du courant salafiste nationaliste et non pas des Frères Musulmans) et partisanes d’un État libyen unitaire, ces milices aguerries et bien armées sont alors en voie d’intégration dans les structures étatiques naissantes (armée, police). En Tripolitaine, les milices de Zintan rallient l’offensive du général Heftar et donnent l’assaut au CNG le 18 mai, mettant ainsi un terme au processus de construction politique amorcé deux ans auparavant. Déstabilisation étrangère Le général Heftar, sans doute inspiré par le coup de force du maréchal Sissi en Égypte, transforme ainsi les différents affrontements limités et relevant avant tout d’enjeux locaux qui prévalaient jusqu’alors, en un affrontement bipolaire entre deux camps s’étant chacun désormais fixé pour objectif d’éliminer l’autre.

"L’offensive du général Heftar n’a donc pas permis de rétablir l’ordre en Libye, mais l’a au contraire précipitée dans une véritable guerre civile entre deux camps."

Le premier camp, celui des pro opération « dignité », qui regroupe schématiquement la faction « anti-islamistes » évoquée précédemment, comprend en outre des unités militaires constituées de cadres et de soldats de l’ancien régime, des membres de tribus du djebel Akhdar, les miliciens autonomistes de Cyrénaïque, les milices de Zintan en Tripolitaine et celles de Toubous de la région de Koufra. Dans le deuxième camp, celui des anti-Heftar, réunis sous la bannière de l’opération « Aube de Libye », on trouve principalement les grandes brigades « révolutionnaires » de Benghazi, Tripoli,Misrata, Zawiya, Gharian, Zliten et Zwara, ainsi que celles de la tribu des Machachiya rivale traditionnelle des Zintan, et les Berbères du djebel Nefoussa. De leur côté, les régions et tribus qui avaient soutenu le clan Kadhafi durant l’insurrection de 2011 veillent pour l’essentiel à ne pas prendre position. Après six mois de combats, la situation militaire a tourné à l’avantage des anti-Heftar qui contrôlent désormais la quasi-totalité de la Tripolitaine. Les Zintan, dont les milices ont perdu la bataille de Tripoli, ont dû se replier dans leur fief montagneux du djébel Nefoussa. Malgré la profondeur stratégique dont ils bénéficient vers le grand Sud, les bonnes relations qu’ils entretiennent avec certaines tribus de cette région (notamment des groupes touareg) et leur contrôle de trois champs de pétrole du Fezzan, ils ne disposent plus de la capacité de peser militairement en Tripolitaine. Dans l’est du pays, à Benghazi, les anti-Heftar ont pris l’avantage, mais les combats se poursuivent. L’offensive du général Heftar n’a donc pas permis de rétablir l’ordre en Libye, mais l’a au contraire précipitée dans une véritable guerre civile entre deux camps. Elle a en outre contribué à rapprocher les différentes milices d’obédience islamiste des groupes plus radicaux d’Ansar al-Charia, implantés surtout à Benghazi, Derna et Syrte, et qui rejettent tout processus électoral au profit des modes de consultation traditionnels des sages et des anciens (choura) seuls conformes à la charia selon eux. Enfin cette offensive a précipité l’internationalisation de la crise libyenne. Outre leur soutien politique et médiatique au général Heftar, l’Égypte et les Émirats arabes unis sont intervenus directement dans le conflit libyen : bien que les deux pays ne l’aient pas reconnu, il est avéré que des appareils émiriens ont bombardé le 18 août des positions anti-Heftar à Tripoli avec le soutien de l’Égypte qui leur a ouvert ses bases et son espace aérien. En renforçant les extrémistes des deux camps, toute intervention étrangère ne fait pourtant que renforcer la logique de guerre civile. Une guerre qui en s’installant dans la durée risque en outre de laisser une marge de manœuvre accrue aux quelques groupes djihadistes qui, eux, refusent le cadre national. Des groupes pour le moment très minoritaires et isolés géographiquement (Derna).

Élections, piège à tensions ! C’est dans ce contexte que s’est déroulée l’élection d’un nouveau parlement le 25 juin 2014 (18 % de participation). Prévu pour siéger à Benghazi, il s’est finalement installé à Tobrouk dans une zone sous contrôle des milices soutenant le général Heftar. Sur un effectif élu de 188 députés (sur 200 théoriques), seuls 112 siègent, certains élus originaires de zones opposées au général Heftar le boycottant.  Ce parlement a élu un gouvernement en septembre qui devrait s’installer dans la ville de Bayda. Parallèlement, à Tripoli, passé sous contrôle des troupes d’ « Aube de la Libye » le 23 août, les membres de l’ex-CNG ne reconnaissant pas la légalité du nouveau Parlement qu’ils accusent – à juste titre – de s’être rallié au général Heftar en s’installant à Tobrouk, se sont réunis à nouveau pour élire leur propre gouvernement « de salut national ».  La tenue des élections de juin n’a donc fait que verrouiller le différend entre les deux camps. D’autant que la reconnaissance par la communauté internationale (à l’exception de la Turquie, du Soudan et du Qatar) comme seul interlocuteur du parlement de Tobrouk, pourtant élu avec une très faible participation et qui ne contrôle que 10 % du territoire libyen, risque de conforter les plus radicaux des deux camps dans leur rejet de tout dialogue.

"La tenue des élections de juin 2014 n’a fait que verrouiller le différend entre les deux camps."

Le 6 novembre, la Cour suprême libyenne a invalidé le scrutin, décision rejetée par l’assemblée de Tobrouk. Le prolongement de la guerre, alors qu’aucun des camps n’est en mesure d’étendre son contrôle sur l’ensemble du territoire comporte un risque important de faire évoluer le pays vers un pourrissement « à la somalienne » – à défaut de conduire à une partition officielle du pays qui n’est demandée, à ce stade, par aucun des belligérants. In Alternatives internationales, n°65, décembre 2014, pp. 48-51. Le titre est de la rédaction

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La Méditerranée sur sa côte algéroise sera totalement protégée du déversement des eaux usées à l’état brut, à partir de 2018. La promesse vient du directeur des Ressources en eau de la wilaya d’Alger, Smaïl Amirouche, qui compte sur le renforcement du réseau d’assainissement pour réaliser cette prouesse. Il annonce que les eaux usées produites dans la wilaya seront traitées à hauteur de 85% à la fin de 2015 avec la réception et la mise en service de plusieurs ouvrages de traitement. D’abord, la plus importante station d’épuration qui se trouve à Baraki, mise en service en 1989, puis à l’arrêt pour des raisons liées à la situation sécuritaire des années 1990, mais qui a été réhabilitée, verra ses capacités doublées avant juin 2015. La même opération de doublement de capacités sera effectuée en 2015 sur la station d’épuration de Beni Messous, plus récente, puisqu’elle a été inaugurée en 2007. Enfin, cette année également, la station implantée à Zéralda sera mise en service. A ces nouvelles capacités d’épuration, s’ajouteront, toujours en 2015, plus de 60 km de collecteurs principaux et six stations de relevage. Le taux de raccordement aux stations d’épuration passera alors à 85%. En octobre 2016, d’après les prévisions de Smaïl Amirouche, le grand collecteur de Oued Ouchayah et le tronçon El Hamma-Le Caroubier du collecteur Rais Hamidou (Pointe Pescade), seront réceptionnés. Ce dispositif d’assainissement, décrit par le directeur des ressources eau de la wilaya d’Alger dans un entretien accordé à l’APS, fait partie d’un programme d’investissement financé sur les budgets de l’Etat et de la wilaya d’Alger. Un programme qui n’est pas dérangé par la chute des prix du pétrole qui a commencé fin 2014 et s’est accélérée au début de cette année sans que personne puisse dire avec certitude jusqu’où ira la dégringolade et quand le cours remontera. Si tout se passe bien, donc, les eaux usées ne seront plus déversées ni en mer ni dans les oueds, à partir de 2018. Mais au préalable, les entreprises industrielles installées dans le tissu de la wilaya d’Alger, particulièrement celles qui sont implantées dans les zones industrielles, à El Harrach et à Rouiba-Réghaïa, devront se doter de stations d’épuration qui traiteront les effluents chargés en polluants chimiques. Ce sera aux services de l’environnement à veiller à ce que, conformément à la législation algérienne, les eaux usées n’aillent pas dans la nature, mais soient orientées vers le réseau d’assainissement. Il y a là, à la fois, un contrôle à exercer sur les sources de rejets d’eaux usées et un effort de communication et de sensibilisation à faire vers les opérateurs économiques et vers les particuliers. C’est la condition pour que la totalité des eaux usées soit collectée et envoyée vers des stations d’épuration qui traiteront les rejets des domiciles, administrations et installations industrielles, sans négliger les exploitations agricoles, pour rendre à la nature l’eau telle qu’elle lui a été prise. On pourra, également, être sûr qu’il n’y aura plus de risques de maladies à transmission hydrique (MTH). Les eaux usées épurées ont une qualité qui répond aux critères de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’irrigation ou d’autres usages comme l’arrosage des espaces verts. Cette eau non conventionnelle est actuellement mise gratuitement à la disposition des agriculteurs. Il faut rappeler que 65% de l’eau produite en Algérie va à l’agriculture, dans un pays aux caractéristiques peu favorables aux ressources en eau, d’où l’intérêt accordé à la ressource non conventionnelle constituée par l’eau usée épurée.

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La Société des eaux et de l’assainissement d’Alger (SEAAL) a inauguré lundi son site Internet, en prévision de la mise en place à partir du mois de mars prochain du paiement électronique des factures d’eau à Alger et à Tipaza. En ce qui concerne l’assainissement, la SEAAL, qui exploite à Alger quatre stations d’épuration (Staouéli, Beni Messous, Baraki et Réghaïa), fait savoir que la 3e tranche de la station de Baraki (1,8 million éq.hab) est prévue pour 2020, la 3e tranche de Beni Messous (310 000 éq.hab) en 2025, et ne donne pas de précisions au sujet de la 2e tranche (500 000 éq.hab) de celle de Réghaïa. L’entreprise insiste sur la contribution des citoyens des wilayas d’Alger et de Tipaza, où elle gère un réseau de 4500 km d’égouts, afin d’atteindre l’objectif de zéro rejet d’eaux usées dans la nature. « Le rôle de SEAAL est clairement défini en matière d’assainissement. Cependant, la contribution de tous les citoyens est indispensable afin de s’assurer que leurs rejets sont intégralement collectés par le réseau public et qu’ils ne perturbent pas le bon fonctionnement des dispositifs de collecte et de traitement des eaux usées », indique la SEAAL sur son portail électronique. Il est du devoir de chacun de s’assurer que « son activité ne génère pas de rejet direct dans le milieu naturel, et de dissocier les systèmes de collecte des déchets solides des systèmes de collecte des eaux usées », rappelle la SEAAL, qui déplore que « de nombreux déchets ménagers et gravats sont encore régulièrement extraits des réseaux et des stations d’épuration ». Pour la SEAAL, il est important de prendre conscience que le cycle de l’eau est global : « la protection de la ressource en eau passe obligatoirement par une collecte et un traitement efficient des eaux usées domestiques et industrielles. Chacun doit donc adapter son comportement dans une perspective à court, moyen et long termes, dans une logique de développement durable ». (Source : APS)

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Le gouvernement chinois a atteint plusieurs objectifs, fixés pour l’année 2014, concernant le contrôle de la pollution de l’air et de l’eau, a déclaré jeudi le ministère de la Protection de l’Environnement. En 2014, l’accès aux routes nationales a été interdit à environ sept millions de véhicules qui ne répondaient pas aux normes d’émission de polluants, a indiqué le ministre de la Protection de l’Environnement Zhou Shengxian, lors d’une réunion nationale. Environ 50 000 chaudières fonctionnant au charbon ont été arrêtées, des appareils de dénitrification ont été installés sur des générateurs électrogènes alimentés avec du charbon et ayant une capacité installée de 190 millions de kW. Des appareils de désulfuration ont également été améliorés pour les générateurs électrogènes ayant une capacité installée de 95,76 millions de kW. Des usines sidérurgiques et des cimenteries ont procédé également à une rénovation d’envergure dans le cadre de la dénitrification et de la désulfuration. Ces mesures contribueront largement au contrôle de la pollution de l’air, a affirmé M. Zhou. L’année dernière, le pays a construit également de nouvelles usines de traitement des eaux usées avec une capacité totale de 9 millions de tonnes.  Le ministère chinois de la Protection de l’Environnement a mis en place plus de 130 mesures pour réduire la pollution l’année dernière. Celles-ci visaient particulièrement les industries polluantes telles que les énergies thermiques, le fer et l’acier, le ciment et les produits chimiques. La Chine a vu et respiré les pires smogs en 2013. Mais 2013 est aussi l’année qui a permis de mettre en place le plus d’efforts pour amélorer l’environnement. Depuis le mois d’octobre, le ministère de la Protection de l’Environnement surveille les efforts de réduction des émissions polluantes dans la zone Beijing-Tianjin-Hebei, le Delta du Yangtzé et le Delta de la Rivière des Perles. Les analystes affirment que ces mesures vont contribuer à l’amélioration de l’environnement et l’optimisation des industries en les rendant moins polluantes. Selon le Directeur Département des Sciences et de la Technologie, au ministère de l’Environnement, «une des règles les plus strictes concernant les émissions oblige les entreprises à réduire leurs émissions de particules comme celles de la poussière et de la fumée. 47 villes de Chine sont concernées.» Jusqu’à maintenant, le gouvernement central a élaboré environ 1 400 normes de protection de l’environnement. Pour s’assurer que les entreprises se plient à ces règles, le ministère a adopté une position plus sévère». Après plus de 6 mois ont passé, il constate que «certaines industries ont déjà atteint le niveau d’émission fixé. D’autres ont même atteint des niveaux plus rigoureux que les normes jusqu’à 5 milligrammes de polluants par mètre cube.» Celles qui n’obtempèrent pas n’auront plus le droit de produire. (Source : agences)

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Le directeur central chargé de la politique de gestion des déchets domestiques au ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, Fouad Belkhodja, a annoncé, mercredi à Alger, le traitement de 7,5 millions de tonnes de déchets domestiques recyclables à moyen terme. Le traitement des déchets dans les centres d’enfouissement technique (CET) sera réduite de plus de 50% à travers l’amélioration des programmes et activités de recyclage des déchets, a indiqué M. Belkhodja lors des travaux de l’atelier algéro-coréen consacré à l’évaluation du plan de gestion des déchets dans les villes de Blida et de Bordj Bou Arrerridj. Il a mis en avant toutes les mesures visant l’élimination de plus de 1500 décharges anarchiques et leur remplacement par des CET rappelant le réaménagement de 40 décharges anarchiques à ce jour. Il a cité à ce propos, la décharge d’Oued Smar où les travaux de transformation en jardin public devront prendre fin en juin prochain, précisant que sur les 124 centres d’enfouissement, 74 ont été réalisés et 72 autres en cours de réalisation. D’autre part, M. Belkhodja a évoqué le partenariat algéro-sud-coréen en matière d’élimination et recyclage des déchets afin d’aboutir à la « valeur ajoutée » et de créer des « emplois permanents au profit des jeunes ». Il a insisté également sur l’« importance de tirer profit de l’expérience coréenne pionnière en la matière », relevant que dans le cadre du plan de gestion des déchets, les villes de Blida et de Bordj Bou Arreridj ont été retenues comme villes modèles pour l’amélioration de l’environnement. Le responsable a ajouté enfin, que cette démarche s’inscrivait dans le cadre de la relance du partenariat entre l’Algérie et la Corée du sud particulièrement dans le domaine de l’environnement, rappelant la signature en mars dernier d’un accord de coopération entre l’Agence nationale des déchets et l’Institut sud-coréen de technologie environnementale pour l’application du plan de gestion des déchets. (APS)

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Le journal Ech Chorouk, en pleine « une », a appelé hier à une manifestation de rue contre le journal satirique français Charlie Hebdo, dont la rédaction a été massacrée le 7 janvier 2015 par des délinquants convertis au djihadisme radical, pour avoir publié à nouveau, mercredi dernier, une caricature du prophète de l’islam. Si ce n’est, ici, ni le lieu ni l’endroit de discuter ou de juger de la vocation ou non d’un journal d’appeler des foules souvent mal informées – et ne disposant pas de la distance de rigueur qu’il faut avoir dans cette affaire –, à battre sans encadrement ni organisation le pavé contre un dessein si peu digne d’intérêt par ailleurs. Qui plus est dans un contexte national fortement crispé. On laissera cet effort à ceux qui dirigent la rédaction de ce quotidien et à ceux qui, dans les institutions de la République, sont chargés de la régulation de la profession et du marché des médias. En revanche, il n’est pas question de passer outre la nécessité de pointer les conséquences possibles de cette exhortation populo-religieuse, celle d’Ech Chorouk et d’autres quotidiens avant vendredi semble-t-il, et les sombres dommages qui auraient eu lieu pour le pays et ses gens. Dans ce cas heureusement éloigné, Ech Chorouk et ses chefs éditoriaux n’auront été rien d’autres que des relais d’un imam d’Al Qaïda ou d’un djihadiste du Yémen ou de ceux qui tuent les Algériennes et les Algériens… chez nous. Mais en ont-ils conscience ? Du feu qu’ils manipulent ? Hier, à Alger et dans d’autres grandes villes du pays, des manifestants ont proféré des propos qui donnent froid dans le dos : « Nous sommes les frères Kouachi », ont-ils éructé. Non sans rappeler – n’est-ce pas Ech Chorouk – les années de sang et de m… que nous avons vécues… D’autres s’en sont pris à la façade de l’Assemblée populaire nationale. Pire encore, d’autres encore à Oran se sont dirigés vers les locaux consulaires de l’ambassade de France pour faire on ne sait quoi de répréhensible et d’irresponsable. Cela ne s’est pas passé comme ils le voulaient, mais ils ont failli entraîner le pays dans une grave crise diplomatique avec Paris. Heureusement qu’il y eut plus de peur que de mal et que les marches ont révélé autre chose qu’il convient de décrypter et de gérer. Mais si le mal était arrivé, qu’il y eut des biens touchés ou des personnes victimes ou blessées, qui aurait payé ? La question, ici, est posée directement aux chefs éditorialistes d’Ech Chorouk, mais également aux pouvoirs publics dont on aurait espéré qu’ils réagissent vite. Aussitôt l’appel lancé.

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Fini le faste des projets structurants à milliards, désormais, les investissements publics dans le secteur des transports se feront avec rationalité.

C’est le principal rappel qu’a fait le ministre des Transports, Amar Ghoul, en déplacement jeudi dernier à Tipasa, prenant le soin de réfuter toute cure d’amincissement, lire austérité, dans les dépenses liées aux projets du secteur. Il a réitéré à ce propos qu’il «n’a nullement été question d’austérité », prenant pour référence le communiqué du Conseil des ministres, publié le 30 décembre 2014, dans lequel « il était bien question de rationalisation des dépenses publiques et de la bonne gestion des installations », avec l’implication de toutes les parties, « en fonction de l’évolution du marché pétrolier ». Le ministre a fait cas, dans ce contexte, d’une « situation particulière qui a poussé le gouvernement à la prise de dispositions et de mesures permettant de faire face à tout choc pétrolier », affirmant, en outre, « la poursuite des efforts de concrétisation des projets et des investissements publics ». Il a, aussi, démenti que le gouvernement ait décidé d’abandonner des projets colossaux, tels que le grand port commercial prévu entre Cherchell et Tipasa, ou les deux lignes ferroviaires électriques devant relier Alger et Tipasa, à partir de Zeralda, et Oran- Alger, à partir d’El Affroun. L’autre point inscrit à l’ordre du jour de sa sortie publique, l’organisation de la gestion des ports qui est en cours de réflexion au niveau central. Amar Ghoul a d’ailleurs visité les ports de Khemisti, de Cherchell et de Tipasa, qui font l’objet d’aménagements et de protection de la falaise, et s’est enquis des travaux de la gare routière du chef-lieu de wilaya, qui a atteint un taux d’avancement de 45%. Le ministre a précisé que la nouvelle organisation de la gestion des ports, qui est pratiquement fin prête, sera très rigoureuse puisqu’elle se fera, désormais, sur la base d’un cahier des charges qui tiendra compte des trois vocations, à savoir de pêche, économique et de plaisance. Des instructions fermes ont été données par le ministre tout au long de sa tournée, qui a mis en exergue les efforts de l’Etat et des projets qui seront complétés par l’arrivée du chemin de fer dans la wilaya avec les lignes ferroviaires en étude El Affroun-Tipasa (sur 40 km) et Zéralda-Gouraya (90 km), et du transport urbain maritime avec des haltes au niveau des cinq ports de la wilaya. Le plus urgent, selon le ministre, est de faire un diagnostic de la situation des ports, en commençant par la délimitation du domaine public maritime (DPM), en clôturant avec des murs transparents les ports, en y réalisant plusieurs accès pour faciliter le déplacement à l’intérieur des enceintes, la sécurisation de ces derniers, l’assainissement des espaces portuaires avec identification de toutes les activités, la réalisation de quais maritimes pour le transport des voyageurs, tout en veillant à y créer des activités économiques et de loisirs qui collent à leur vocation. La création d’un port commercial entre Cherchell et Tipasa de dimension méditerranéenne est l’autre projet en préparation, selon le ministre, qui annonce d’ores et déjà qu’il pourra accueillir 40 millions de conteneurs sur une superficie de 200 ha, et pourra servir de transit aux marchandises de plusieurs pays de la région. La liaison entre les différents moyens de transport et l’accès à tous les ports de la wilaya (Bouharoun, Khemisti, Tipasa, Cherchell et Gouraya) devront également être pris en compte dans toutes les études afin d’en faire un levier économique important. Accueilli au niveau de l’Ecole nationale supérieure maritime (ENSM) de Bou Ismaïl, Amar Ghoul s’est entretenu avec les responsables des nouveaux programmes introduits dans cette école prestigieuse de la marine qui est en voie de modernisation grâce à une enveloppe financière de 1,7 milliards de dinars.

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La conservation est un concept reconnu, vital quant à la survie du patrimoine historique généralement et celle du patrimoine historique bâti en particulier. Mais qui « reste hélas, relativement peu répandue dans beaucoup de pays du Tiers-monde, et notamment en Algérie, où la protection du patrimoine historique n’est pas appréciée à sa juste valeur », estiment les professionnels de la question. C’est là l’une « des causes essentielles de la dégradation des villes et cités historiques et de l’environnement bâti d’une manière générale ». Dans un souci de conservation du cadre bâti historique, plusieurs études et recherches ont été réalisées, « malheureusement, peu de décisions ont été prises, les propositions étant trop théoriques, empiriques ou pas très réalistes », soutient-on. En tout cas, Abdelwahab Zekkar, directeur général de l’Office de gestion et d’exploitation des biens culturels (OGEBC), a reconnu que l’Algérie accuse un énorme retard dans la protection des monuments historiques. « Nous accusons un retard dans ce domaine… Maintenant, depuis 5 ou 6 ans, il y a un grand travail qui a été fait sur le terrain. On n’est toujours pas arrivé là où on doit arriver, mais je pense que dans quelques années, nous aurons pris en charge l’ensemble des sites et monuments historiques à travers le territoire national », a-t-il affirmé jeudi dernier. Pour le directeur général de l’office, qui intervenait sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale, « les finances ne posent pas problème aujourd’hui », mais le handicap se situe, selon lui, « au niveau des procédures intersectorielles, et il est dû à l’absence de coordination entre les différents acteurs ». Le directeur de l’OGEBC a révélé, par ailleurs, que les travaux d’urgence sont tous achevés au niveau de La Casbah d’Alger et les autorités lancent « un plan d’attaque » pour la restauration du site. Abdelwahab Zekkar a précisé dans ce cadre que « les travaux d’urgence sur 717 maisons, soit un tiers du patrimoine, sont achevés et nous sommes en train de mettre en place un plan d’attaque pour restaurer plus de 300 maisons ». D’autres projets de restauration ont été également lancés. Il s’agit, entre autres, de la mosquée Ketchaoua, de la Citadelle d’Alger, du Palais du bey, de la Poudrière, du quartier des Janissaires, des casemates. Toujours dans le domaine de la restauration, M. Zekkar a fait savoir que l’éradication des bidonvilles a ouvert la voie à la récupération de plusieurs monuments historiques. A titre d’exemple, l’intervenant cite « l’éradication des 37 bidonvilles collés à la Muraille d’Alger, qui a permis de libérer un grand espace pour entamer les travaux de restauration ».

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La commission nationale des œuvres sociales de l’éducation nationale a indiqué dans une note adressée aux directions de wilaya de l’éducation que les inscriptions à la Omra commenceront à partir de demain avec pour date limite le 2 février. Le tirage au sort, lui, selon le même document, se fera le 9 février. La commission nationale des œuvres sociales des travailleurs de l’éducation organise un voyage aux Lieux Saints de l’Islam durant les vacances de printemps, qui auront lieu du 19 mars au 5 avril de l’année en cours. Les personnels intéressés devront déposer leurs candidatures à partir de demain, et ce, jusqu’au 2 février. Un tirage au sort s’effectuera le 9 du même mois. Les œuvres sociales vont subventionner la majorité des frais de la Omra dans la mesure où son prix a été fixé à 8 millions de centimes, au lieu des 18 millions habituellement déboursés. Pour le dossier à fournir, sont demandés un passeport valable au moins six mois à la date du départ, un extrait de l’acte de naissance, 2 photos d’identité et un carnet de vaccinations (vaccin antiméningite). Il est à noter qu’il y aura des pièces supplémentaires à fournir pour les cas particuliers, notamment pour la femme voyageant avec son conjoint, qui doit fournir un extrait de l’acte de mariage. Et pour la femme voyageant avec un « mahrem légal » (fils, père, frère, oncle…), elle doit justifier soit un extrait de l’acte de décès du mari pour les veuves ou une autorisation légalisée du conjoint pour les femmes mariées, soit une autorisation légalisée du père pour les jeunes filles ou un extrait de l’acte de divorce pour les femmes divorcées. Enfin, dans ce sens, la commission nationale des œuvres sociales de l’éducation nationale demande aux intéressés de remplir un formulaire spécial, le formulaire numéro 15.

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Un détachement de l’Armée nationale populaire (ANP) a mis en échec, jeudi à Tamanrasset, une tentative de contrebande d’une importante quantité de carburant, a indiqué hier un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN). « Dans le cadre de la sécurisation des frontières et de la lutte contre la contrebande et le crime organisé, un détachement de l’ANP, relevant du secteur opérationnel de Tamanrasset (6e Région miliaire), a mis en échec, hier 15 janvier 2015, une tentative de contrebande d’une importante quantité de carburant s’élevant à dix-neuf mille deux cents (19 200) litres chargée à bord d’un camion », a précisé la même source.

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