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Reporters - Filtrer les éléments par date : dimanche, 18 janvier 2015

La sempiternelle question du logement revient au-devant de la scène en ce début d’année 2015. Les wilayas d’El Tarf et d’Annaba n’échappent pas à la règle et, déjà, des premiers petits incidents ont eu lieu. Il s’appelle Mohamed-Ali. Il a 38 ans, marié et père de six enfants. Il vit dans une baraque depuis de nombreuses années déjà, à proximité de Dréan, à une soixantaine de kilomètres du chef-lieu de la wilaya d’El Tarf, et à une vingtaine de kilomètres d’Annaba. « Kraht hayati ! s’est-il exclamé. A chaque fois qu’une liste est dressée, mon nom n’y figure jamais. La hogra s’est institutionnalisée au plus haut point. Et pourtant, je suis allé voir le maire, le chef de daïra. Il ne me reste plus qu’à aller à El Tarf demander audience au wali, avant d’aller à Alger rencontrer le président de la République. » L’homme paraît usé. Il a même pensé à mettre fin à ses jours. « Mais pour ma femme et mes enfants, je ne peux pas le faire», a-t-il ajouté. A Dréan, nombreuses sont les familles à vivre dans la précarité, comme celle de Mohamed-Ali. Hassan, 22 ans, est particulièrement en colère. Il ne travaille pas et vivote de petits boulots afin de nourrir sa mère et ses frères et sœurs plus jeunes que lui. « Nous sommes les oubliés de la République, a-t-il dit, non sans émotion. J’espérais beaucoup du programme présidentiel en matière de logement. J’ai été déçu, d’autant que nombreux sont ceux qui ont obtenu un logement et qui bon ne sont pas de Dréan, soit ont déjà un logement. C’est injuste ! »

Malaise et protestation Le malaise se fait également sentir à 25 kilomètres de là, à Ben-M’hidi, où les déçus du relogement menacent de fermer la RN44 à la circulation. Là aussi, la déception et la colère se lisent sur le visage de la plupart d’entre eux. « J’habite un bidonville à 5 kilomètres de Ben-M’hidi, a raconté Hossem, 41 ans, marié et père de quatre enfants. Nous nous débrouillons tant bien que mal pour avoir de l’électricité. Quant au gaz, il faut s’armer de patience pour obtenir une bonbonne et pouvoir faire la cuisine et surtout se réchauffer. Et à chaque fois qu’une liste est dressée, c’est le même refrain. Ce sont des étrangers à la commune de Ben-M’hidi, voire à la wilaya d’El Tarf qui bénéficient d’un toit décent. J’en connais qui sont d’Annaba et de Souk Ahras qui maintenant vivent dans un de ces appartements qui ont été nouvellement livrés. Si ce n’est pas de la hogra, qu’est-ce que c’est alors ? » Et ils sont nombreux à Ben-M’hidi à projeter de se rendre à l’APC pour demander des explications aux responsables qui, selon eux, « semblent se soucier plus de leurs amis et d’une éventuelle ‘‘chkara’’ pour avoir un logement ». Toujours dans la daïra de Ben-M’hidi, mais cette fois-ci à Echatt, commune côtière située à quatre kilomètres de l’aéroport Rabah-Bitat d’Annaba, sur la RN84 qui mène à El Kala, nombreux sont les déçus du relogement.

CONTAGION A Echatt, malgré une intensive campagne d’éradication de l’habitat précaire et les nombreux chantiers qui semblent ceinturer la ville de 39 000 habitants, en particulier à l’est, vers Sidi Embarek, il reste encore des baraquements çà et là. Agé de 30 ans, marié et père de deux enfants, Hocine vit de la vente de cigarettes. Rencontré à proximité de la station taxis, il est ému jusqu’aux larmes. « Je suis né ici, je veux vivre ici, a-t-il dit. Ma vie est à Echatt. Mais on fait tout pour me la pourrir. J’ai peur pour mes enfants. Ici, on donne des appartements à des familles qui ne sont pas d’Echatt. Je veux bien comprendre que le lieu peut paraître agréable, mais la priorité est aux habitants et aux natifs d’Echatt. Après, une fois que le problème du logement sera réglé pour les gens d’ici, on pourra penser aux autres. » Là aussi, nombreux sont ceux qui pensent à une action du type fermeture de la RN84 à la circulation. « Et cette fois-ci, même les femmes participeront », nous a-t-on assuré. Le chef-lieu de la wilaya d’El Tarf, tout comme El Kala, pourtant relativement épargnée, n’échappent pas à ce qui est, de ce côté-ci de cette wilaya frontalière, qualifié de contagion.

GALÈRE Pour El Tarf, la politique du relogement aurait été pour certains un «échec total et surtout programmé». Non loin du centre-ville, Hakima, une femme d’une quarantaine d’années, s’est présentée à nous. «Je suis originaire d’Aïn Adjel (commune située à quelques kilomètres à l’est d’El Tarf, sur la RN44, en direction de la frontière, ndlr), a-t-elle expliqué. Je souffre chaque jour que Dieu fait pour pouvoir subvenir aux besoins de ma famille. Mes enfants sont scolarisés, mais mon mari est handicapé, et de ce fait, ne peut pas travailler. Nous vivons dans un baraquement où la pluie et le froid rentrent facilement. » Elle nous a invité à venir chez elle. Une seule pièce qui fait office de cuisine, de séjour et de chambre à coucher commune. En guise de toit et de porte d’entrée, de la tôle ondulée. Pas d’eau courante. Pas de gaz de ville non plus. « Dix ans que nous attendons de vivre comme tout le monde dans un appartement doté de toutes les commodités, a-t-elle dit. Dix ans que nous subissons. Nous n’en pouvons plus. » Elle s’est arrêtée puis s’est mise à pleurer, avant que Mondher, son mari, ne prenne la parole. « Nous sommes impuissants face à cette injustice, qui est contraire aux valeurs de notre religion comme de l’Algérie, a-t-il dit. C’est ça l’Algérie tant rêvée des chouhada ? C’est ça l’Algérie indépendante ? Nos aïeux, qui vivaient dans des gourbis du temps du colonialisme, vivaient mieux que nous et ne… » Il s’est arrêté net, avant de reprendre : « C’est inadmissible de voir des gens d’autres wilayas bénéficier de logements, alors que nous vivons dans la galère depuis de nombreuses années. »

CONDAMNÉ À ATTENDRE El Kala est une ville en chantier. Projets d’expansion touristique, mais aussi projets portuaires et immobiliers ceinturent cette zone enfin promise à un avenir radieux. Mais là aussi, un certain malaise règne parmi celles et ceux qui vivent dans des baraquements situés à l’extérieur de la ville. Yassine, âgé de 26 ans, chômeur, voit l’avenir en noir. « Rien ne sera fait pour nous, a-t-il lancé. A El Kala, on pense uniquement à deux choses : le tourisme et la pêche du corail. Le relogement, on n’y pense guère. Alors, les jeunes qui vivent comme moi dans les baraques pensent à fermer les routes, mais aussi et surtout à partir. Il n’y a vraiment plus d’avenir dans ce pays, c’est ça !» Les jours à venir pourraient être tendus, puisque, selon nos dernières informations, un mouvement de déçus du relogement pourrait s’opérer au niveau du siège de l’APC, comme du siège de la daïra. Et le malaise est identique à Annaba, plus à l’ouest, puisque les bidonvilles subsistent encore et toujours malgré la présence et la livraison, sans cesse continue, d’immeubles flambant-neufs, dont le chantier de la nouvelle ville Draâ-Errich, qui n’inspire pas confiance aux yeux de nombreuses familles en attente, certaines depuis plus de vingt ans. « Il y a de plus en plus d’immeubles, mais en même temps, il y a de plus en plus de baraquements, que ce soit à El Hadjar ou bien à Sidi Amar, a expliqué Rabah, habitant un bidonville situé non loin du chef-lieu de la commune d’El Hadjar. Si tu as beaucoup d’argent et des connaissances haut placées, tu peux bénéficier d’un logement sans avoir fait toutes les démarches nécessaires pour le dossier. Sinon, tu es condamné à attendre. » Et en divers points de l’agglomération bônoise, des mécontents projettent eux aussi de fermer les principaux axes routiers à la circulation. El Tarf et Annaba sur un chaudron ? Les jours qui suivent nous le diront.

Publié dans Région

Guillaume Josselin, le patron de la représentation française en Algérie, ne jure que par le leadership et prévoit une année 2015 prolifique, avec 15 nouveaux modèles à introduire dès le mois de mars prochain. 

Le groupe Renault Algérie est incontestablement numéro un du marché automobile algérien pour l’année 2014. Leader pour la 9e année consécutive, Renault Algérie creuse l’écart avec ses concurrents, en affichant un chiffre de ventes historique de 91 800 unités, soit 26,9% des parts de marché. Leader par marque, le groupe a écoulé 52 059 unités de la marque Renault, entre véhicules particuliers et véhicules utilitaires, et détient la 3e place du podium via la marque Dacia avec 39 741 unités vendues en Algérie. A elle seule, Dacia Logan est la voiture la plus vendue en 2014, ce qui place la marque roumaine en pole position dans ce segment. Ces réalisations placent, du coup, Renault Algérie à la 9e place dans le monde, d’une part, et en première position dans la région AMI, avec 26,9% de PDM, soit une croissance nette de 0,7% VS 2013. Et pour la troisième année consécutive, Renault Algérie enregistre une croissance qu’aucun autre concessionnaire n’a réalisée à ce jour. Leader sur tous les segments, Renault Algérie trouve des difficultés à percer le segment C avec la Renault Mégane, alors que dans le véhicule utilitaire, le même groupe a décroché la 2e place sans forcer et la 1re position hors pick-up. Mieux encore, Renault Algérie a réalisé de très bons chiffres pour le placer leader dans le fourgon et la fourgonnette. En termes de parts de marché et par marque, Renault a réalisé 14,1% de PDM, alors que Dacia détient la seconde position avec 13,9% de PDM. Aux yeux de M. Josselin, ces réalisations sont le fruit d’un réseau de distributeurs répartis sur 119 sites, avec 111 showrooms, 74 ateliers mécaniques et 39 autres dédiés à la tôlerie, 9 Renault Pro+ pour les entreprises, 26 RMS (Renault minute service) et 45 Renault Store. Ce qui permet à la marque au losange de couvrir 39 wilayas sur 48, avec 64 agents agréés et 6 autres agents en cours d’aménagement. Ce succès est également le fruit de la qualité de service dédié aux clients, avec en amont un service d’écoute qui a traité plus de 30 000 appels pour l’achat, l’après-vente et les réclamations. Et selon une étude mensuelle, un client sur dix recommande les affaires Renault. Bien plus, l’année 2015 connaîtra d’immenses chantiers avec une campagne de communication dédiée aux 4 gages de Renault Algérie, à savoir la pièce de rechange d’origine, la garantie de 1 an sur tous les entretiens et réparations, l’expertise Renault et la couverture nationale. En d’autres termes, l’année 2015 sera celle de l’après-vente chez Renault, et les concurrents n’ont qu’à bien se tenir. Aussi, et pour ratisser large, Renault Algérie vient de lancer les forfaits, comme le forfait vidange et filtres pour 3 400 DA, avec un contrôle sur véhicule offert, et 15% de réduction sur les accessoires des voitures Dacia et Renault. En termes de nouveautés, ce sera une révolution chez le groupe Renault Algérie, qui compte introduire, dès mars prochain, 15 nouveaux modèles, dont le SUV le plus attendu au Salon d’Alger, en l’occurrence le HFE.  Pour M. Josselin, six priorités sont inscrites pour l’année 2015, à savoir rester leader par groupe, garder la place de n°1 pour la marque Renault, maintenir Dacia dans sa position, développer le réseau, garder le cap sur la qualité de service et lancer le crédit automobile sur la Symbol algérienne dans les délais escomptés. Signalons que Renault Algérie a opéré une légère augmentation de ses tarifs, soit à hauteur de 1,8%, sur les prix de ses voitures.

Publié dans Grand angle

L’ambassade d’Algérie à Tripoli, capitale de la Libye, a été attaquée hier à l’engin explosif.  L’attentat a fait deux blessés parmi le personnel de sécurité.  Ces personnes ont été évacuées à l’hôpital et leur état n’est pas jugé alarmant. Selon des observateurs, l’attaque aurait été plus lourde de conséquences si le bâtiment abritant la représentation diplomatique algérienne n’avait pas été évacué voici plusieurs semaines à la suite d’une décision prise par Alger, pour des raisons de sécurité. Après l’attaque, en début d’après-midi, le ministre algérien des Affaires étrangères a condamné l'attentat dont on a su plus tard qu’il a été mené à la voiture piégée. « Tout attentat visant un poste diplomatique est un crime au regard du Droit international », a déclaré Ramtane Lamamra. « Nous condamnons énergiquement tout acte attentatoire à l'ambassade d'Algérie ou aux autres postes diplomatiques algériens en Libye et ailleurs », a-t-il ajouté en marge d'une rencontre avec  la coordination des parties au dialogue pour le règlement de la crise malienne au siège de son ministère. Pourquoi l’ambassade algérienne a-t-elle été attaquée ? Ce n’est pas la première fois qu’une représentation diplomatique étrangère est prise pour cible en Libye, en proie à la guerre civile et au chaos. La multiplication de groupes ultra armés dans ce pays  ouvre la porte à toutes les dérives et à tous les actes terroristes possibles, même les plus aveugles.  Néanmoins, on ne peut occulter le fait que l’Algérie est aujourd’hui un acteur qui cherche avec d’autres une solution politique négociée en Libye et que cela pourrait ne pas plaire à tel ou tel groupe qui ne serait pas enchanté par l’agenda qu’elle propose. « Concernant la Libye, a dit le chef de la diplomatie algérienne,  nous sommes engagés dans un processus de facilitation pour amener les frères (Libyens) à adopter la voie du dialogue et de la réconciliation dans la perspective d'une solution globale et unificatrice », a fait savoir le ministre. Alger plus que jamais engagé M. Lamamra a réaffirmé le soutien au dialogue interlibyen soulignant que l'Algérie se félicitait des avancées réalisées à Genève sous l'égide des Nations unies. « Nous souhaitons que l'adhésion à cette dynamique se généralise et que les hostilités cessent afin qu'il soit possible de former un gouvernement », a-t-il encore soutenu ajoutant que l'Algérie persévérera dans son « devoir » de facilitation du dialogue interlibyen. « C'est non seulement un devoir envers le peuple libyen frère, mais aussi une obligation dans le cadre des exigences de paix et de stabilité dans notre région », a renchéri le ministre des Affaires étrangères. Pour l’instant, et au regard des efforts plutôt réussis de la mission onusienne à organiser des discussions de paix entre les Libyens à Genève, la position de l’Algérie semble avoir des chances d’aboutir à des résultats.  En effet,  vendredi dernier,  les milices libyennes de Fajr Libya ont annoncé dans un communiqué un « cessez-le-feu » sur tous les fronts.  Leur annonce semble être un premier résultat positif des discussions organisées à Genève par l’ONU entre les groupes politiques et militaires libyens en conflit pour parvenir à une solution de paix. Peu avant cette information, ces parties libyennes, toujours à Genève, ont déclaré se mettre d'accord sur un calendrier en vue de former un gouvernement d’unité.  Elle est d’autant plus importante que les milices de Fajr Libya ne participent pas directement aux discussions qui ont lieu en Suisse. Ces groupes paramilitaires islamistes se sont cependant engagés, selon l’ONU, « à ouvrir des couloirs de sécurité pour la fourniture d'une aide humanitaire », tout spécialement pour Benghazi, la deuxième ville du pays qui échappe au  contrôle du gouvernement reconnu par la communauté internationale. Il n’en demeure pas moins que les obstacles à un véritable dialogue demeurent. Dans leur communiqué, les milices de Fadjr Libya ont déclaré avoir accepté « un cessez-le-feu » à condition que « les autres parties respectent la trêve ». Ils désignaient certainement les forces du général Khalifa Haftar, alliées au gouvernement reconnu par la communauté internationale, contraint de se  réfugier dans l'est du pays quand Fajr Libya s'est emparée en août de la capitale Tripoli et dont l'autorité est contestée par un gouvernement parallèle. Le général Haftar et les groupes politiques qui se réclament de la même ligne que lui disent accepter le principe du dialogue et y adhèrent. Mais ils sont aussi un autre scénario, celui d’une intervention militaire étrangère qui les aiderait, en cas d’échec des discussions, à porter le feu contre Fadjra Libya et le gouvernement parallèle de Tripoli. L’objectif d’une paix négociée par les parties libyennes en conflit n’est, donc, pas aisé. Il est semé d’embûches. Cependant, et pour l’instant tout au moins, plusieurs acteurs de poids le soutiennent à l’image de l’Union européenne.  L’UE a tenu à saluer hier l’accord d’union entre les forces libyennes. A ce propos, la chef de la diplomatie de l’UE, Federica Mogherini a déclaré : « Des pas dans la bonne direction ont été faits pendant les négociations cette semaine à Genève ». Satisfaite et agréablement surprise, elle ajoute que « les participants ont fait preuve d'une attitude constructive et montré leur engagement à trouver, par le biais du dialogue, une solution pacifique à la crise en Libye ». Pour autant, le chemin est encore long avant la stabilisation du pouvoir sur le territoire libyen en proie à la montée en puissance des groupes islamistes et djihadistes, mais c’est un premier pas vers un apaisement des tensions. La semaine prochaine se tiendra une nouvelle réunion à Genève, afin de poursuivre les discussions, à laquelle des représentants des groupes armés n’ont pas encore confirmé leur présence autour de la table des négociations. Pour avancer dans le débat et apporter des solutions concrètes et rapides, Madame Mogherini encourage alors «tous ceux qui ont été invités, y compris ceux qui n’ont pas assisté au premier cycle, à participer au deuxième tour de discussions la semaine prochaine, dans le même esprit de respect et de consensus ».

Libye L’ambassade d’Algérie attaquée sur fond de tractations pour une sortie de crise
Publié dans Monde

La Fédération de Russie est parmi les pays pétroliers qui surproduisent, inondant les marchés, tirant souvent profit des décisions de réduction prises par l’Opep, une organisation dont elle n’est pas membre. La Russie, en difficulté aujourd'hui en raison du conflit ukrainien, a besoin plus que jamais de plus de recettes pétrolières pour renflouer ses caisses. Que les marchés plongent, cela ne l'affecterait pas beaucoup, la Russie pouvant toujours pomper dix millions de barils par jour, un volume largement suffisant pour compenser les pertes en prix. L'énergie en abondance, le ministère russe de l'Energie l'a mise en exergue dans la publication de données sur le secteur dont il a la charge, établies il y a quelques jours. Comme pour rappeler la position de la Russie sur l'échiquier international, en ces temps de crise, c'est la diplomatie par l'énergie. Le ministre russe y a mis également de la nostalgie, indiquant que la production de pétrole de la Russie a atteint en 2014 son plus haut niveau depuis la fin de l'Union soviétique, avec une moyenne de 10,58 millions de barils par jour (mbj), soit une hausse de 0,7%. Une indication qui ferait pâlir de jalousie l'Arabie saoudite, qui produit autant, mais qui ne souhaite pas que la Fédération de Russie lui fasse de l'ombre dans le panorama des pays pétroliers, surtout en ce moment. Les Saoudiens vouent du ressentiment sournois aux Russes, accusés de ne pas coopérer avec l'Opep pour la stabilité des cours du pétrole. La production de pétrole et de condensats de gaz naturel a également atteint son meilleur niveau depuis l'ère soviétique sur le seul mois de décembre, à 10,67 mbj. Le ministère russe explique que le rebond dans la production est en partie lié à l'essor des petits producteurs, majoritairement détenus par des capitaux privés, qui ont accru leurs extractions de 11%, à un peu plus d'un million de barils par jour. En comparaison, les exportations de pétrole brut par le groupe public Transneft ont reculé de 5%, à 195,5 millions de tonnes, à cause notamment de la hausse de la demande intérieure des cours du pétrole. Les producteurs russes ont grandement tiré profit de la hausse des prix de l'énergie au premier semestre 2014, durant lequel le baril a atteint 113 dollars, avant d'entamer une forte chute qui l'a fait retomber sous les 50 dollars. Les Russes estiment toutefois que les sanctions décrétées par l'Union européenne et les Etats-Unis ont pesé sur la production des hydrocarbures et a contrarié les objectifs de certaines compagnies russes. Ils soulignent ainsi que la croissance de la production pétrolière en 2014 a été freinée par les sanctions occidentales contre Moscou pour son rôle dans la crise ukrainienne. En 2013, elle avait atteint 1,4%. Le géant russe de l'énergie Rosneft, qui produit plus de pétrole que certains pays membres de l'Opep, tels que l'Iran ou l'Irak, a vu sa production reculer de 0,7%. Le pétrole et le gaz représentent environ la moitié des recettes budgétaires de la Russie. Selon les prévisions du ministère russe de l'Energie, la production de pétrole du pays pourrait baisser à 525 millions de tonnes en 2015. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) s'attend, elle, à une baisse de 1%. La production de gaz naturel de la Russie en 2014, elle, a baissé de 4%, à 640,237 milliards de mètres cubes. Le groupe Gazprom a fait état d'une chute de sa production de 9%, à un plus bas de 432 milliards de mètres cubes, en raison de son différend sur les prix avec l'Ukraine, qui a, un temps, été son deuxième client, après l'Allemagne. Le géant russe essaye aujourd'hui de trouver des débouchés pour son gaz, en dehors de l'Union européenne, enchaînant les contrats avec la Chine, mais aussi avec l'Egypte, un pays importateur de gaz algérien. Selon le portail d’information officiel, le ministre du Pétrole, Chérif Ismaïl, a annoncé l’arrivée attendue en Egypte, cette semaine, d’une délégation de la société russe Gazprom, qui viendra finaliser un accord pour pouvoir exporter du gaz liquéfié vers l’Egypte. L'Egypte mettra tout son poids pour faire aboutir toutes les procédures concernant l'importation du gaz liquéfié de l'étranger avant la fin de ce mois. Le recours au gaz russe s’inscrit dans une démarche de diversification des sources d’approvisionnement de l’Egypte, qui efface, peu à peu, son ardoise auprès du pétro-gazier britannique British Gas, très actif en Egypte, qui a revu à la baisse sa production pour 2015.

Publié dans Economie

Le scientifique algérien installé aux Etats-Unis, Belgacem Haba, vient de dépasser la barre des 1000 brevets d’invention obtenu, pour la plupart, aux Etats-Unis  et pour un certain nombre au Japon. Ces brevets décrochés individuellement ou dans le cadre d’un travail collectif concernent généralement le domaine très pointu de la microélectronique. Une technologie qui trouve largement ses applications dans le domaine de la téléphonie mobile. Les 100 derniers brevets  délivrés au chercheur algérien sont en rapport avec des puces électronique pour applications 3D. Dans le détail, Belgacem Haba détient des brevets à partir de travaux effectués pour le compte des sociétés Tessera, Rambus, IBM, Siliconpipe, NEC et Samsung. Il y a lieu de signaler que certains  brevets obtenus jusqu’ici sont encore à l’état de demande d’application approuvée, les « Patent Application Issued ».  Autrement dit,  des brevets approuvés mais non encore délivrés. Une mesure visant à donner  la chance à de probables contestataires de se manifester. Quoi qu’il en soit Belgacem Haba entrera certainement dans l’histoire comme l’un des scientifiques les plus doués et les plus productifs. En 2012, il a d’ailleurs été classé parmi les 100 inventeurs les plus productifs ayant obtenu des brevets aux Etats-Unis avec 66 brevets d’invention délivrées au cours de cette seule année. Ce classement établi par Advameg,INC, un organisme américain spécialisé dans la gestion des données, a été réédité en 2014 où Belgacem Haba a également mérité sa place parmi les 100 scientifiques avec également 66 brevets obtenus la même année. Au cours de l’année 2013, l’organisme Advameg,INC n’a pas établi de classement, mais, cette même année, le scientifique algérien a obtenu 51 brevets d’invention. D’autre part, Belgacem Haba a été classé il y a quelques jours parmi les 100 personnes qui ont fait bouger l’Afrique en 2014 par le site Financialafrik.com. Le site a mentionné, dans sa liste, trois autres Algériens, à savoir Issad Rebrab, P-DG du groupe  Cévital, Saïd Sahnoune, P-DG de Sonatrach et le journaliste et écrivain Kamel Daoud. Belgacem Haba a étudié à l’université Houari Boumediene dans les années 1980, avant de poursuivre ses études aux Etats-Unis. Il rentre en Algérie au début des années 1990 pour enseigner à l’université de Biskra. Contacté par la société japonaise NEC, il se rend au Japon où il travaillera sur les applications du laser en microélectronique. Il devait y réaliser une invention par trimestre. Il en fera plus. En 1997, il se rend aux Etats-Unis où il s’installe. Au cours des années 2000, il met en ligne le site répertoriant les inventeurs algériens établis dans différents pays www.algerianinventors.org. Le site compte aujourd’hui 539 noms d’inventeurs algériens ayant obtenu un total de 3036  brevets d’invention  dans 23 pays.

Publié dans Der

Des Algériens sont sortis dans les rues de la capitale ainsi que dans d’autres grandes villes du pays pour défendre l’image du Prophète Mohamed (QSSSL).

Pourtant, l’image elle-même qu’ont reflété ces marches, notamment celle d’Alger, est loin de représenter les valeurs d’une Algérie plurielle pour laquelle des centaines de victimes ont dû payer le prix du sang pour défendre les idées anti-obscurantistes, républicaines et progressistes. Et comme il fallait s’y attendre, les dérapages d’une manifestation qui trouve ses origines dans l’exploitation de la religion et la manipulation d’idées pourtant, tolérantes étaient là. Les adeptes de la pensée intégriste ont trouvé dans cette marche l’occasion idéale de refaire surface et véhiculer leurs idées à cause desquelles l’Algérie a sombré, des années durant, dans les tueries, la peur et l’insécurité. Bien que des citoyens soient sortis « naïvement » défendre l’image de leur Prophète, objet de caricatures « insultantes», selon eux, par le journal satirique Charlie Hebdo, force est de constater que les nostalgiques des slogans de l’ex-Front islamique du salut (FIS) étaient près d’orienter la manifestation si ce n’était la vigilance des services de sécurité. Pourquoi voulait-on se diriger vers l’ambassade de France, si ce n’était dans l’objectif de commettre l’irréparable ! Il faut dire qu’avant-hier, après la prière du vendredi, on était loin d’une action « innocente ». Bien au contraire, ses initiateurs, nombreux soient-ils, entre partis politiques, associations religieuses et autres organisations et personnalités, tous représentant le courant islamiste en Algérie, en ont fait une tribune d’instrumentalisation de la religion à des fins politiques. Sinon, comment comprendre que des slogans tels que « Nous voulons un Etat islamique ! » ou encore le mot d'ordre du FIS durant les années 1990 : « Il n'y de Dieu que Dieu, pour lui nous vivons, pour lui nous mourrons et pour lui nous combattrons ! », soient scandés à haute voix sans que leurs auteurs soient remis à l’ordre ? Pis, des slogans glorifiant l’acte barbare et ignoble contre les locaux de Charlie Hebdo ont été scandés. « Kouachi Chouhada (Kouachi martyrs !) », pouvait-on entendre durant cette marche. Du nom des deux frères responsables du massacre ayant fait 12 morts parmi l’équipe du journal français. Qu’y a-t-il de plus que ça pour faire l’apologie du terrorisme ? En d’autres circonstances, les auteurs de tels slogans seraient arrêtés et traduits devant la justice. Ça n’a pas été le cas. Les autorités et les services de sécurité n’ont pas trouvé de peine à jeter de l’huile sur le feu, de peur de dérapages qui pourraient mener au chaos. Ce que recherchaient certainement, des parties qui veulent profiter de la colère, légitime soit-elle, des musulmans algériens. Jamais de telles idées, en tout cas, n’auraient été défendues s’il n’y avait pas auparavant, des appels incitant carrément à la haine et au rejet de l’autre. Mission que se sont donné certains canaux de la presse écrite et audiovisuelle. En effet, des unes et des spots publicitaires sur les chaînes de télévision ont tout fait pour « entraîner » les manifestants dans ce qui ressemble à une désobéissance contre l’Etat républicain, pluriel et les conduire à réclamer l’instauration d’un Etat purement théocratique. Le comble, c’est que rien ne saurait justifier ce recours aux vieux slogans. L’attentat terroriste a été commis en France et les soi-disant insultes contre le Prophète (QSSSL) aussi. C’est dire que des parties islamistes, tout comme une certaine presse, se trouvent dans un rôle de promoteurs de la pensée intégriste et du retour aux années 1990, chaque fois que l’Islam fait l’objet de critiques ou d’attaques, partout dans le monde.

Publié dans théma archives

C’est un véritable camouflet pour les coéquipiers de Berkous, qui étaient effacés sur le terrain devant des Egyptiens qui n’ont pas tremblé. La sélection algérienne a chuté lourdement face à l’Egypte vendredi soir à Doha (20-34), lors de la première journée du groupe C du Mondial-2015 de handball, mettant virtuellement fin aux espoirs de qualification au second tour. Le Sept national a étrenné son titre de champion d’Afrique par une défaite lourde de conséquences, puisque, sauf miracle, le rêve de passage au tour principal s’est envolé, les Verts ayant comme prochains adversaires l’Islande, la Suède, la France et la République tchèque. Que du beau monde ! Les Algériens ont pourtant bien débuté la rencontre (4-4 jusqu’à la 10e minute), avant de sombrer d’une façon inattendue et inquiétante, pour se retrouver à 8-12, puis 8-14 à la 26e minute et enfin 9-17 à la fin du premier half. Les Pharaons, troisième du dernier championnat d’Afrique des nations à Alger, ont entamé la seconde période comme ils ont fini la première, c’est-à-dire sur les chapeaux de roue, aidés en cela par la malchance qui a frappé les Verts, mais aussi la grande prestation de leur gardien Handawy. De l’autre côté, le gardien algérien Slahdji, diminué physiquement, a été totalement transparent, ce qui n’a pas aidé l’équipe nationale, habituée à ses prouesses quand elle en avait besoin. De même pour Berkous, qui, depuis sa promotion en tant que capitaine d’équipe, semble dépassé par les événements. Les deux ont d’ailleurs suivi presque toute la seconde mi-temps sur le banc des remplaçants. Au fil des minutes, le score ne cessait de prendre de l’ampleur en faveur des Egyptiens, euphoriques, alors que les Algériens, sans âme et manquant d’agressivité, étaient complètement dépassés par les événements. Score final : 34-20. Les Verts, sévèrement battus, peuvent faire une croix sur le deuxième tour.

Le plus dur reste à venir La rencontre contre l’Egypte archivée, le sélectionneur algérien Réda Zeguili aura la lourde tâche maintenant de remobiliser ses joueurs en vue des quatre prochains matchs du premier tour contre de grandes nations handballistiques. A commencer par le match de dimanche (19h00 locales, 17h00 algériennes) contre l’Islande, vice-championne olympique en 2008 et 5e lors de l’Euro-2014 et des JO-2012, qui ne s’annonce pas de tout repos. Repêchés pour le rendez-vous de Doha à la place des Emirats arabes unis, les Islandais sont déterminés à se refaire une santé après leur mauvaise entame du tournoi contre la Suède (16-24). Les hommes d’Aron Kristjansson ont d’ailleurs annoncé la couleur après le match perdu de vendredi : « Nous n’avons pas d’autre choix que de gagner la prochaine rencontre pour se ressaisir ». Un avertissement pour les Verts, qui peuvent se libérer maintenant de la pression puisqu’ils n’ont plus rien à perdre avant d’affronter, par la suite, la Suède, la France et la République tchèque.

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Quelques degrés de plus et des îles seront englouties. Il y en a qui ont déjà disparu. La cause ? Les experts du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) estiment qu’elle est dans les changements climatiques. Ils s’attendent à une élévation du niveau de la mer de 26 à 82 cm d’ici la fin du siècle. Une élévation provoquée, selon eux, par l’expansion thermique des océans, la fonte des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique et celle des glaciers de montagnes. Les dirigeants des Etats insulaires les plus vulnérables face au réchauffement climatique et à la montée des eaux lancent alerte sur alerte. Certaines îles ont des surfaces émergées qui culminent parfois à peine à deux ou trois mètres au-dessus de l’océan. A l’opposé des activités humaines qui contribuent à faire couler les îles en aggravant le phénomène des changements climatiques, la nature continue d’en créer de nouvelles. Ainsi, le Royaume des Tongas s’est enrichi d’un espace, une nouvelle île d’envergure grâce à un volcan en éruption qui crache depuis près d’un mois des énormes volumes de rochers et de cendres. Le territoire de cet Etat insulaire d’Océanie, situé en Polynésie, dans l’océan Pacifique sud, au sud-est des îles Fidji, compte déjà plus de 170 îles pour une population qui tourne autour de 120 000 habitants. «La nouvelle île fait plus d’un kilomètre de large, deux kilomètres de long et une centaine de mètres de haut», a fait savoir le ministère des Terres et des Ressources naturelles dans un communiqué. Selon les indications qu’il a données, «le volcan, situé à environ 65 km au sud-ouest de la capitale du royaume, Nuku’alofa, s’est réveillé le 20 décembre pour la première fois en cinq ans». Il a expliqué que «l’éruption se produit via deux cratères, l’un situé dans l’île inhabitée de Hunga Ha’apai, l’autre étant sous-marin, à environ 100 mètres des côtes». Le spectacle était bien visible pour les spécialistes qui ont fait le déplacement pour inspecter la zone par bateau. Ils ont constaté que l’éruption a modelé un nouveau paysage, accompagné toutefois d’importants dégâts sur la végétation des îles de Hunga Tonga et de Hunga Ha’apai. Le phénomène n’est pas exceptionnel. En juillet dernier, ce sont les garde-côtes japonais qui avaient eu la chance de voir à l’œil nu la formation d’un petit îlot, à la suite d’une irruption volcanique, observé quelques mois plus tôt dans l’océan Pacifique, dans le petit archipel Ogasawara à un millier de kilomètres de la capitale japonaise Tokyo. Il s’est agrandi pour constituer un grand ensemble de 1550 mètres d’est en ouest et de 1350 mètres du nord au sud. C’était un caillou, sous une forme à peu près ovale, qui mesurait tout juste 400 mètres de long sur 200 de large et il a pris six fois sa taille initiale et s’est attachée à l’île avoisinante de Nishinoshima, inhabitée, qu’il avait d’ailleurs engloutie. Un responsable des garde-côtes japonais interrogé par la chaîne de télévision publique NHK affirmait que l’îlot pourrait continuer à s’étendre. C’était la première fois depuis 40 ans qu’un nouvel îlot émergeait dans la zone. Le Japon ne manque pas d’îles, il compte quelque 6852 îles, dont beaucoup de «cailloux». Les quatre principales (Kyushu au sud-ouest, Shikoku au sud, Honshu au centre et Hokkaido au nord) lui donnent sa forme filiforme au pays.

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Au lendemain de la découverte par des militaires du corps, sans tête, du guide de haute montagne Hervé Gourdel enlevé puis décapité par les sanguinaires du Djund El Khilafa (Soldats de Kalifat), en septembre de l’année écoulée, sur les hauteurs du mont du Djurdjura en Kabylie, les terroristes ont refait surface en s’attaquant cette fois-ci à un groupe de chasseurs du côté de la wilaya de Bouira.

En effet, l’attaque a eu lieu avant-hier vers 17h, sur les hauteurs de la commune d’Al Adjiba, à l’est de Bouira, quand un groupe terroriste, évalué à une dizaine de terroristes lourdement armés, a intercepté un groupe d’une vingtaine de chasseurs. Selon une source sécuritaire, les chasseurs munis de fusils de chasse étaient à bord de quatre véhicules. A leur retour de chasse, les terroristes ont arrêté sous la menace des armes le dernier véhicule et ont subtilisé trois fusils de chasse pour prendre ensuite la fuite vers une destination inconnue. La même source affirme que ce groupe terroriste serait de Djund El Khilafa, dont le chef autoproclamé Abdelmalek Gouri avait été mis hors d’état de nuire en compagnie de ses deux lieutenants dans une embuscade tendue par une équipe délite de l’armée nationale près de la ville des Isser, dans la wilaya de Boumerdès. Il ne s’agit pas de la première incursion terroriste signalée dans cette région. Au courant du mois de novembre dernier, un groupe armé, probablement le même à l’origine de l’attaque survenue vendredi dernier, en tenue afghane s’est emparé d’un véhicule appartenant à un particulier sur la route reliant le village Ath Yekhlef à la commune de M’Chedallah à l’est de Bouira. Deux faux barrages avaient été signalés dans cette même région au courant du mois de novembre dernier. En dépit des opérations de ratissage qui se poursuivent toujours dans les maquis d’Ahnif et de Chréa surplombant les deux communes d’Ahnif et d’El Adjiba, ainsi que sur les hauteurs de Tikjda, les éléments restants de Djund El Khilafa continuent de signaler leur présence. Contactés hier par téléphone, des ex-gardes communaux craignent le retour du terrorisme. «C’est la peur. Depuis que nous avons été désarmés à la suite de la dissolution de la garde communale, nous avons peur des représailles des terroristes. Des mouvements terroristes ont été signalés dans la région. Les détachements de la garde communale ont été vidés de leurs éléments », dira un ex-garde communal sous couvert d’anonymat.

Le groupe Djund Al Khilafa serait composé d’une dizaine d’éléments Durant ces deux dernières années, l’Armée nationale populaire a intensifié ses opérations de ratissage touchant plusieurs régions du pays, notamment en Kabylie et dans certaines régions de l’est du pays. Le nombre de terroristes éliminés a dépassé, selon des sources, plus de 200 terroristes. L’armée a réussi à éliminer des chefs terroristes à l’instar du responsable de l’assassinat du ressortissant français Hervé Gourdel. Depuis le début des opérations de recherche enclenchées à la suite de la décapitation du guide de haute montagne français, plusieurs terroristes apparentant à cette filiale djihadiste ont été abattus. Leur nombre serait réduit à une dizaine d’éléments. Une source sécuritaire a estimé que le nombre de terroristes en activité à travers plusieurs wilayas du pays (huit wilayas) serait de 250 éléments. Parmi ces wilayas considérées comme à forte activité terroriste figurent les régions de Boumerdès, Tizi Ouzou et Bouira. Une cinquantaine de terroristes seraient toujours en activité dans les maquis de ces trois wilayas. Selon toujours la même source, deux branches terroristes activent dans les maquis de Kabylie, dont AQMI et la nouvelle branche Daech, dont le nombre a été réduit après les coups durs portés par les soldats de l’ANP. Dans la wilaya de Bouira, plusieurs incursions terroristes ont été signalées du côté des maquis de l’est et de l’ouest de la wilaya. Récemment, un détachement de l’armée a été la cible d’une attaque à l’aide d’un mortier artisanal survenu du côté de la localité d’Al Mokrani. D’autres branches terroristes sont toujours en activité. De côté de la wilaya de Jijel, fief des groupes de l’ex-AIS au début des années de terrorisme, le nombre de terroristes toujours en activité serait de 30 éléments. C’est probablement dans les maquis de cette région que se cachait le n°1 d’AQMI, Abdelmalek Droukdel. Il y a quelques jours, l’armée a réussi à arrêter le terroriste Ali Ismaïl dit Soheib. Ce vétéran des maquis avait rejoint les groupes terroristes fin novembre 1993. Il vivait en compagnie de sa famille, composée de sa femme et de ses cinq enfants, dont l’aînée âgée de 18 ans et la plus jeune d’un an, et qui se sont rendus après son arrestation par l’armée, avait précisé le MDN dans un communiqué. Dans cette wilaya, une trentaine de terroristes seraient toujours en activité.

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Le camp de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) à Kidal, dans l’extrême nord-est du pays, a été samedi la cible d’une  nouvelle attaque au cours de laquelle un Casque bleu tchadien a été tué, a  indiqué à l’AFP une source à la Minusma. Tôt hier matin à Kidal, « le camp de la Minusma a été attaqué par les terroristes. Ils ont d’abord lancé un camion piégé vers une entrée du camp.  Ensuite, ils ont attaqué. Les soldats de la Minusma ont riposté. Malheureusement, un soldat tchadien de la Minusma a été tué, un autre blessé », a déclaré cette source, travaillant à la Minusma dans cette ville à plus de  1500 km au nord-est de Bamako. « C’est la première fois que les forces de la Minusma interviennent aussi  énergiquement pour faire repousser une attaque », a-t-elle souligné. Plus de dix  obus, selon cette source, ont été tirés contre le camp lors de l’assaut. Un habitant de Kidal joint par l’AFP a affirmé avoir entendu samedi matin des « coups de feu nourris vers le camp de la Minusma », avec « des tirs et des contre-tirs », sans être en mesure d’en identifier les sources. Ces échanges  de tirs poussaient les résidents à rester calfeutrés chez eux. La Minusma, qui a pris en juillet 2013 le relais d’une force panafricaine  pour contribuer à la stabilisation du Mali, a perdu ces derniers mois plusieurs  Casques bleus dans les attaques, qui ont également causé de nombreux blessés  dans ses rangs. Le 9 janvier, sept Casques bleus sénégalais avaient été blessés lorsque leur véhicule a sauté sur un engin explosif à Kidal, selon la Minusma, qui  avait dénoncé une « attaque terroriste » contre ses forces. Le 4 janvier, six soldats nigériens de l’ONU avaient aussi été blessés par  un engin explosif entre les localités de Ménaka et Ansongo, dans la région de  Gao, au sud de Kidal. Les violences, qui étaient généralement localisées dans les trois régions administratives formant le Nord, ont également été enregistrées depuis début  janvier dans des régions du centre du pays. Vendredi, des djihadistes ont attaqué la ville de Ténenkou, dans la région  de Mopti, où l’armée malienne a riposté. Au moins deux militaires maliens y ont  été tués, selon une autorité locale et une source au sein de la Minusma. La semaine dernière, des combattants islamistes avaient tenté sans succès d’attaquer Ténenkou, mais avaient réussi à frapper d’autres localités de la région voisine de Ségou: une garnison à Nampala, le 5 janvier, la mairie de  Dioura dans la nuit du 6 au 7 janvier. Au moins onze soldats maliens ont péri à  Nampala, et un civil a été tué près de Dioura, d’après des sources concordantes. L’attaque contre la garnison de Nampala avait été revendiquée par Al-Qaïda  au Maghreb islamique (Aqmi), dans des déclarations à l’agence privée  mauritanienne Al-Akhbar. Le centre du Mali se situe à la frontière d’une zone où opèrent les groupes  armés, dans le vaste Nord ayant été contrôlé pendant près de dix mois - entre  2012 et début 2013 - par divers mouvements dont certains liés à Al-Qaïda. Les groupes djihadistes ont été chassés en grande partie de ces régions par une intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative  de la France à travers l’opération Serval, ensuite rejointe par des troupes de plusieurs pays. Des islamistes restent cependant actifs dans ces zones, où opèrent également diverses bandes armées qui se sont également affrontées entre elles  dernièrement. Serval a cédé la place en août 2014 à Barkhane, dont le rayon d’action s’étend à l’ensemble de la zone sahélo-saharienne.

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