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Reporters - Filtrer les éléments par date : jeudi, 29 janvier 2015

Le problème survenu jeudi dernier entre la police de la cour d’Alger et le bâtonnat semble connaître son épilogue. Le conflit qui a éclaté lorsqu’un avocat a été malmené et interpelé par des policiers, provoquant la colère de ses confrères, a finalement été réglé hier, suite à la mutation de trois policiers impliqués dans cette prise de bec, en plus des excuses officielles de la police. N’empêche que le Conseil de l’ordre d’Alger a tenu à organiser le rassemblement de protestation qu’il avait annoncé.Une centaine d’avocats se sont ainsi regroupés dans l’enceinte de la cour d’Alger pendant deux heures. Maître Abdelmadjid Sellini, bâtonnier d’Alger, était l’un des initiateurs de cette action de protestation. Certains avocats rencontrés sur place n’ont manifestement pas encore digéré ce qui s’est passé jeudi dernier. « L’avocat malmené est entré dans la salle d’audience sans robe, mais avait quand même présenté sa carte professionnelle au policier en faction. Pour quel motif avait-il été interpellé ? », s’est interrogé l’un d’eux. Au cours du rassemblement, maître Sellini a pris la parole pour informer ses confrères que la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a présenté des excuses écrites à l’avocat interpelé et au bâtonnat, les informant de la mutation de trois policiers. « Le président et le procureur général de la cour d’Alger ont fait de même », a-t-il également dit, en annonçant le maintien du boycott des audiences pendant les deux heures de la journée d’hier, de 9h à 11h. De leur côté, l’officier ainsi que les policiers mis en cause ont rejeté les accusations des avocats et nié avoir utilisé la violence contre l’un d’eux. Au contraire, ils ont déclaré à la presse que ce sont eux qui ont été victimes d’une agression, présentant même des certificats médicaux. L’affaire, en apparence, semble être un simple problème entre des avocats et des policiers à l’intérieur d’une salle d’audience, mais pour certains avocats, c’est la goutte qui a fait déborder le vase, parce que, selon eux, l’équipe en charge de la sécurité à la cour d’Alger agit, depuis quelque temps, comme si « elle sécurisait une caserne militaire ».

Publié dans Actualite archives

Au moment où les Libyens commencent à se parler dans la perspective de trouver un compromis salutaire pour leur pays déchiré par une guerre civile insensée depuis quatre ans, les attentats-suicide se multiplient dans le seul but de pérenniser le chaos insoutenable. Chaque fois que les protagonistes libyens esquissent un début de solution ou font un pas vers un accord, les terroristes redoublent de férocité. Ainsi, dès que les participants au second round du dialogue interlibyen se sont entendus sur le principe de la formation d’un gouvernement d’unité nationale, un attentat a ciblé un hôtel au cœur de Tripoli faisant neuf morts, dont cinq étrangers. Cette attaque vise à compliquer une situation déjà inextricable et à saper un processus qui a été difficilement engagé par l’ONU. Selon un communiqué de la Mission d’appui des Nations unies en Libye (Minul), qui préside les discussions, les participants ont discuté pendant deux jours des questions à l’agenda, dont la formation d’un gouvernement d’unité nationale, de mesures de confiance et du lieu des prochains rounds. Par ailleurs, trois des 17 participants à ce dialogue placé sous l’égide de l’ONU sont restés, hier, à Genève pour participer à une table ronde regroupant des représentants des conseils municipaux et locaux pour discuter de mesures de confiance, également au Palais des Nations, a indiqué une source diplomatique, citée par des médias. En outre, la Minul, dans son initiative, veut associer au dialogue à un stade ultérieur d’autres «représentants des partis politiques, des forces tribales et sociales et des groupes armés», selon la Mission.  Dans un communiqué, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et chef de la Minul Bernardino Leon avait affirmé, à l’issue des deux premières sessions lundi dernier, que les discussions se déroulent dans un esprit positif. «Il y a un esprit très constructif, de très bonnes idées autour de la table. Tout est positif», notait le communiqué. Maintenir le pays dans le chaos Ces discussions ont fait suite à celles entamées à Genève et qui avaient débouché sur un accord le 16 janvier pour appeler à une cessation des combats. Mais les terroristes affiliés à l’Etat islamique veulent maintenir le pays dans le chaos ce qui leur permettrait d’agir librement comme le faisaient les terroristes dans le nord du Mali. Si le chaos perdure et commence à menacer les pays voisins, une intervention étrangère n’est pas à exclure et c’est ce que souhaitent les terroristes. C’est dans cette perspective qu’un hôtel a été attaqué mardi dernier par un groupe se réclamant de l’Etat islamique. L’attaque, qui a duré plusieurs heures, a fait neuf morts, dont cinq étrangers tués par balles, «un Américain, un Français, deux femmes de nationalité philippine et un Sud-Coréen», a affirmé le porte-parole des opérations de sécurité à Tripoli, Issam Al-Naass. L’Américain, prénommé David Berry, travaillait pour la société de sécurité américaine Crucible, a confirmé à l’AFP ce dernier, tandis que le Français était pilote d’une compagnie aérienne géorgienne travaillant pour le compte d’une entreprise libyenne. Le Sud-Coréen était un assistant du pilote et les deux Philippines des hôtesses, a-t-il détaillé. L’assaut a commencé mardi matin par l’explosion d’une voiture piégée devant l’établissement, où trois hommes armés ont ensuite pénétré avant d’être pourchassés par les forces de sécurité relevant du gouvernement pro-Fajr Libya, qui ont également assiégé le Corinthia. L’attaque s’est achevée en milieu d’après-midi avec la mort des trois assaillants, qui ont fait exploser leurs ceintures alors qu’ils étaient «encerclés» au 24e étage, selon Issam Al-Naass. Coup dur aux efforts de paix et de stabilité dans le pays Une sixième personne «prise en otage» par les assaillants et dont la nationalité n’était pas connue a péri lorsque les hommes armés se sont fait exploser, a-t-il précisé. Trois membres des services de sécurité ont également été tués, et cinq personnes blessées. Le 24e étage de l’hôtel est normalement réservé à la mission diplomatique du Qatar, mais aucun diplomate ne s’y trouvait au moment de l’attaque, selon une source de sécurité. Manifestement, les assaillants, qui étaient des alliés de Fajr Libya contre les troupes de Haftar et le Parlement élu, voulaient punir le gouvernement parallèle et Fajr Libya pour leurs positions ambiguës sur le dialogue engagé à Genève et qui avance lentement, mais sûrement vers un accord de réconciliation et de paix. Le chef du gouvernement autoproclamé en Libye, Omar al-Hassi, se trouvait à l’intérieur de l’hôtel au moment de l’assaut, mais il a été évacué sain et sauf, selon M. Naass. Dans un communiqué, le gouvernement parallèle a affirmé que «les auteurs de l’attaque voulaient tuer Omar al-Hassi». Ils ont imputé cette tentative d’attentat au «criminel de guerre Khalifa Haftar». La branche libyenne du groupe djihadiste EI, qui sévit notamment en Irak et en Syrie, a affirmé dans un message sur Twitter que ses membres avaient pris d’assaut l’hôtel, selon le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE. L’EI a ensuite diffusé la photo d’un des auteurs de l’attaque présenté comme «Abou Ibrahim al-Tounsi (le Tunisien, ndlr), le premier kamikaze à avoir lancé l’attaque contre l’hôtel Corinthia». La représentante de la diplomatie européenne Federica Mogherini a déploré une attaque qui porte «un coup aux efforts destinés à rétablir la paix et la stabilité dans le pays», en allusion aux négociations en cours à Genève. Dans une déclaration unanime, les quinze pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont dénoncé une attaque «abominable». Parallèlement aux efforts de l’ONU, les pays voisins de la Libye, dont l’Algérie, ont tenu hier à Addis-Abeba, une réunion de consultation avec la participation du ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra. Pas de solution militaire possible à la crise libyenne Cette réunion s’est déroulée dans le contexte de la 2e réunion ministérielle du Groupe international de contact sur la Libye sous l’égide de l’Union africaine, et dont les travaux ont débuté plus tôt le matin dans la capitale éthiopienne. Les ministres et chefs de délégation ont souligné à cette occasion «la centralité du rôle des pays voisins de la Libye pour amener les parties libyennes à favoriser le dialogue et la réconciliation nationale», ont indiqué des membres des délégations qui participent à cette réunion. Au cours de cette réunion, le chef de la diplomatie tchadienne a également annoncé que la prochaine rencontre ministérielle régulière des pays voisins de la Libye se tiendra à N’Djamena dans les prochaines semaines. A l’ouverture de cette 2e réunion du Groupe international de contact sur la Libye, le commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine (UA), Smail Chergui, avait indiqué qu’il n’y a pas de solution militaire possible à la crise libyenne, privilégiant une solution pacifique, soutenue par un dialogue national libyen.  Le chef du bureau des Nations unies auprès de l’Union africaine (BNUUA) et Représentant spécial auprès de l’Union africaine, Haile Menkerios, avait appelé pour sa part à «encourager une solution politique et pacifique en Libye», soulignant que les pays voisins peuvent jouer un «rôle très important» dans ce sens.

Publié dans Monde

S’exprimant lors d’une conférence de presse qui s’est tenue avant-hier au niveau du commandement de la gendarmerie, le chef du groupement territorial de Tizi-Ouzou, le colonel Nourredine Akrouf, a dressé un bilan des activités de son secteur durant l’année 2014.

A cette occasion, le responsable a annoncé que 898 personnes ont été interpellées durant cette période, contre 578 en 2013, soit une augmentation de 320 personnes. Parmi ces individus, 207 ont été arrêtées pour des délits et 101 pour d’autres, dont 207 pour des infractions. 160 mis en cause dans ces affaires ont été placés sous mandat de dépôt et les 738 restants ont bénéficié d’une libération préventive. Dans le même registre des crimes, la gendarmerie fait état de l’arrestation de 332 personnes pour des crimes commis à l’encontre des citoyens, soit une augmentation de 152 affaires par rapport à l’année 2013. Quant aux crimes qui portent atteinte à la sécurité publique, le même corps a recensé 26 affaires qui ont amené à l’arrestation de 54 personnes. A ce sujet, le colonel Akrouf a affirmé que cette augmentation de la criminalité est due essentiellement au manque flagrant de la couverture sécuritaire dans la région, qui est estimée, selon lui, à seulement 38%. En outre, il a soulevé le manque d’effectif déployé sur le terrain pour la protection des citoyens et de leurs biens, puisque, selon lui, il y a 1 gendarme pour 1 728 habitants. Ce qui est totalement inférieur à la norme internationale. A cet effet, il a assuré la mise en place d’un plan d’action très efficace qui aura pour objectif d’installer une brigade dans chaque commune, qui sont au nombre de 67. Rappelons que la région est dotée actuellement de 25 brigades seulement. Le même conférencier a affirmé que les quantités de cannabis saisies par la gendarmerie entre le 1er janvier et le 31 décembre 2014 sont de l’ordre de 49,936 kg et 5 comprimés de psychotropes. Ce qui représente une hausse de 48,717 kg. Interrogé sur les mesures prises par le corps pour lutter contre la prolifération des débits illicites de boissons alcoolisées, le même responsable déclare : « Nous avons saisi 104 555 bouteilles de boissons alcoolisées pour un montant de 4 016 535 DA. Alors que le nombre saisi en 2013 est de 5 744 bouteilles. Cela reflète clairement l’efficacité du déploiement de nos éléments sur le terrain », s’est-il enthousiasmé.

4 325 fusils de chasse restitués à leurs propriétaires Quelque 4 325 fusils de chasse ont été restitués à leurs propriétaires à Tizi-Ouzou, et ce, depuis le début de l’opération, qui s’inscrit dans le cadre de l’application de l’instruction gouvernementale du 3 juin 2013. Selon le chef du groupement de gendarmerie de la wilaya, le colonel Nourredine Akrouf, il reste seulement 1 200 fusils à restituer. A cet effet, la capitale du Djurdjura constitue la première wilaya en matière de restitution de ces armes, a-t-il indiqué. Notons que la confiscation des fusils de chasse à leurs propriétaires par les autorités, durant les années de terrorisme, visait la préservation de la sécurité du pays et de la société.

375 accidents de la circulation en 2014 Le colonel Nourredine Akrouf a précisé que le nombre d’accidents de la circulation a connu une hausse sensible durant la même période. 375 accidents de la circulation ont été enregistrés l’année écoulée, contre 281 en 2013. Soit une augmentation de 94 accidents. Cette hécatombe a causé la mort de 55 personnes et fait 754 blessés. Ils sont répartis entre 308 accidents corporels, 47 mortels et 20 accidents matériels. Quant aux causes principales de cette hausse, l’orateur a souligné que le facteur humain est à l’origine de cette hécatombe. « 94,40% de ces accidents sont dus à l’insouciance des chauffeurs. 2,93% sont liés à l’état du parc automobile et 2,66% à l’état des routes », a-t-il expliqué. Toujours dans le registre de la sécurité publique, M. Akrouf a indiqué que le nombre de permis de conduire retirés a connu une hausse. Se référant aux chiffres, il a fait état du retrait de 4 531 permis de conduire, et ce, suite aux différentes infractions commises sur la route.

Publié dans Région

L’interdépendance entre l’eau et l’énergie a été mise en évidence par le Rapport 2014 de l’ONU sur le développement mondial de l’eau, à travers une analyse détaillée des liens complexes entre ces deux ressources vitales et indispensables à tout développement. Produire de l’énergie – hydroélectrique, nucléaire et thermique – nécessite des ressources en eau et inversement, on a besoin d’énergie (environ 8% de la production mondiale) pour pomper, traiter et distribuer l’eau. Les spécialistes au fait de l’évolution de l’approvisionnement énergétique mondial et aux autres tendances en termes de production énergétique s’intéressent de plus en plus à leurs répercussions sur le secteur de l’eau. Ils appellent à un renforcement de la collaboration entre les secteurs de l’eau et de l’énergie, car il faut gérer des compromis difficiles à établir surtout quand il s’agit de maximiser les avantages communs, et obtenir de plus grands bénéfices socioéconomiques. Les interactions entre ces deux éléments posent des défis nouveaux à la lumière du concept de développement durable. On sait que les procédés de dessalement de l’eau de mer sont particulièrement énergivores. Les 13 usines de dessalement implantées en Algérie et celles en projet n’échappent pas à cette contrainte. Les chercheurs se sont penchés sur les problèmes liés à ce couple « eau-énergie » qui intervient dans le dessalement et sur l’exigence d’une approche qui doit tenir compte à la fois de la rareté de ces ressources et de la nécessité de protéger l’environnement. Le directeur du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), Pr Yassa Noureddine, a annoncé mardi le projet de réalisation d’une station expérimentale de dessalement d’eau de mer, fonctionnant à l’énergie renouvelable, au niveau du siège de l’Unité de développement des équipements solaires (UDES) de Bou Ismaïl (Tipasa). C’est une première en Algérie, a-t-il précisé. L’information, rapportée par l’APS, a été révélée au cours d’une rencontre organisée par le CDER à Tipasa, en collaboration avec la chaire UNESCO-SIMEV (Science des membranes appliquée à l’environnement), dans l’objectif, selon le Pr Yassa, de «l’examen des moyens d’intégration des énergies renouvelables dans le traitement des eaux de mer, des eaux salées du Sahara, et des eaux usées en Algérie», a ajouté ce scientifique. L’unité expérimentale de dessalement sera lancée au second trimestre 2015, a fait savoir le directeur du CDER. Il a souligné que l’UDES a mobilisé une équipe de chercheurs, qui a mis au point l’étude technique du projet, tout en signalant le lancement des procédures d’acquisition des équipements nécessaires pour cette station, à partir de la France. Une convention de collaboration existe déjà entre l’UDES et l’Entreprise Myah Tipaza. Elle a notamment pour objectifs, à court et moyen termes, «la maîtrise des technologies membranaires, le contrôle des caractéristiques et des performances des systèmes de dessalement et l’étude de faisabilité de fonctionnement des systèmes de dessalement par les énergies renouvelables en fonction des caractéristiques du site d’installation et du potentiel énergétique le plus prévalent». Pour le Pr Yassa, il y a nécessité de « baisser la facture du mètre cube d’eau », qui est toujours soutenue par l’Etat. Pour cela, selon sa conception, il faut trouver d’autres sources d’énergie tout en rationalisant l’usage de l’énergie classique en réussissant à rallonger la durée d’exploitation des techniques membranaires.

Publié dans Environnement

Abdelkader Chadi aura la tâche la plus difficile, puisqu’il affronte le Mexicain Romero Marin Juan Pablo, champion du monde WSB 2012. Trois boxeurs algériens, Mohamed Flissi (52 kg), Abdelkader Chadi (64 kg) et Chouaib Bouloudinat (91 kg), seront en lice lors de la 4e journée de l’APB (AIBA pro boxing), prévue les 30 et 31 janvier. Flissi, vice-champion du monde d’Almaty et champion d’Afrique en titre, affrontera, vendredi 30 janvier, un des favoris de sa poule, le champion olympique de la catégorie (52kg), le Kazakh Ilyas Suleimenov à Novosibirsk en Russie. Ce lieu de compétition accueillera également, le 31 janvier, le combat entre Abdelkader Chadi et le Mexicain Romero Marin Juan Pablo, champion du monde WSB 2012. Battu par ce même adversaire lors de la 2e journée de l’APB, Flissi tentera de se racheter, pour espérer décrocher une place parmi les premiers. Quant à Chadi, il abordera son match avec l’objectif de confirmer sa suprématie, puisqu’il avait déjà battu ce Mexicain, lors de la 2e journée de cette compétition et la saison passée à Blida, dans le cadre de la WSB. De son côté, Chouaib Bouloudinat croisera les gants avec l’Ukrainien Roman Golovashchenko, le 30 janvier à Catania (Italie), avec l’objectif de réaliser une deuxième victoire sur ce même adversaire, rencontré déjà lors de la 2e journée de la compétition. En prévision de cette 4e journée, les boxeurs algériens ont effectué un stage de préparation du 15 au 25 janvier à Rouan (France), sous la houlette des entraîneurs El Hadi Djellab, Belmili Abdelbaki et Hamraoui Salem. Les représentants algériens ont quitté Alger lundi pour rejoindre les villes qui devront abriter leurs combats. L’Algérie est présente dans cette compétition qui a débuté le 3 octobre dernier et qui se tient dans différentes villes du monde, avec trois de ses meilleurs boxeurs retenus officiellement par l’instance internationale dans le cadre de l’APB. Il s’agit de Mohamed Flissi (52 kg), Abdelkader Chadi (64 kg) et Chouaib Bouloudinat (91 kg). Quant à Nawfel Ouatah (+91 kg) et Abdelhafid Benchabla (81 kg), ils ont déclaré forfait pour ce rendez-vous en raison d’une blessure. L’APB sera, à l’instar de la WSB, qualificative aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro en 2016. Au total, 20 places seront réservées pour le rendez-vous brésilien, soit les finalistes de chaque catégorie de poids. Cette compétition comprend trois phases, la première « pré-classement » qui se joue en deux tournois (ils ont eu lieu du 24 octobre au 1er novembre et du 21 au 29 novembre) et la deuxième « classement » du 12 au 20 décembre. En revanche, la troisième phase, programmée du 23 au 31 janvier 2015, est consacrée aux combats du tournoi final.

Publié dans Sports

Tout porte à croire que les restes de l’écrivain Miguel de Cervantès, connu pour son célèbre roman Don Quichotte, publié en deux parties, en 1605 et 1615, un ouvrage qui mit en place les codes du roman moderne, ont bien été localisés dans la crypte de l’église du couvent de Saint-Ildéfonse des mères trinitaires, dans le quartier des Lettres de Madrid.

En effet, sur la piste de Cervantès depuis le mois d’avril 2014, une équipe multidisciplinaire, dirigée par l’anthropologue Francisco Etxeberria, a récemment mis au jour dans l’une des cavités de la crypte un pan de bois, provenant probablement d’un cercueil, portant sur l’une de ses faces l’inscription cloutée « M. C. ». « Ces deux lettres peuvent être très intéressantes », a dans ce sens souligné l’anthropologue à la presse, en invitant toutefois à la prudence, d’autant que la crypte contient de nombreux restes humains datant d’époques différentes. Entrant donc depuis le 24 janvier dernier, et après avoir délimité la zone de fouille, dans une nouvelle phase de recherche sur site, qui consistera à « retirer la couche de plâtre recouvrant les murs des cavités afin d’y rechercher des inscriptions funéraires », a expliqué (rapporte l’APF) la directrice du projet, Almudena Garcia Rubio, les chercheurs devraient, par la suite, s’appuyer sur les caractéristiques physiques, mais aussi les traces des blessures de guerre que reçut Miguel de Cervantès lors de la bataille navale de Lépante, pour identifier les restes des 33 cavités et quatre tombes déjà identifiées. « Nous recherchons un squelette d’homme, d’environ 70 ans, qui avait six dents, ou moins, portant des (traces de) lésions à l’intérieur du bras et à la main gauche, ne relevant pas de l’amputation, mais interdisant l’usage normal du bras », a-t-il été expliqué par les chercheurs. Ne prévoyant pas dans un premier temps de sortir les ossements de la crypte, l’identification de l’éventuel squelette de Miguel de Cervantès est, par ailleurs, décrite comme relativement facile par les archéologues. « Cervantès possède des caractéristiques physiques particulières faciles à reconnaître », mais peut s’avérer beaucoup plus longue, s’il s’agit d’identifier des ossements d’individus mêlés. Situation probable étant donné que les sépultures ont parfois accueilli plusieurs personnes et que les ossements ont pu être déplacés, précisent les chercheurs. L’historien Fernando de Pardo ayant à ce titre estimé au mois d’avril dernier qu’au moins « 15 personnes étaient enterrées » dans cette crypte, avec parmi elles un enfant et celui qui fut le propriétaire du logement de Cervantès. Toujours est-il, cette campagne de fouilles devrait donner ses premiers résultats au début du mois prochain et notamment révéler le nombre, le sexe et l’âge des personnes enterrées dans la crypte. Mais aussi, espère l’anthropologue Francisco Etxeberria, préciser si certains correspondent aux caractéristiques de Cervantès. Pour rappel, Miguel de Cervantès, décédé le 22 avril 1616, reçut deux coups d’arquebuse, l’un au torse et l’autre qui lui paralysa la main gauche, au cours de la bataille navale de Lépante, remportée en 1571 par la coalition menée par l’Espagne contre la flotte turque, et sa biographie indique également qu’il vécut dans le quartier des Lettres de Madrid et aurait bien été enterré dans l’église du couvent de Saint-Ildéfonse des mères trinitaires.

Publié dans Culture

Alors que la spirale baissière des cours ne cesse de marquer les marchés pétroliers et de mettre à mal les grosses cylindrées de l’industrie pétrolière, le P-DG de Sonatrach dit maintenir intact le plan de charges de son entreprise. Sonatrach « ne va pas casser sa dynamique de développement » enclenchée par son plan d’investissement 2015-2019, répond Saïd Sahnoun quant à savoir si le groupe pétrolier national allait suspendre certains projets suite à la dégringolade des cours de brut qui impacte son chiffre d’affaires. Dans ce plan d’investissement 2015-2019, « nous n’avons pas retenu des projets superflus. Nous restons cohérents avec notre stratégie d’intensifier l’exploration et d’accélérer le développement des gisements découverts », précise-t-il dans une interview accordée à l’agence APS, diffusée hier. Il y va de la volonté de l’entreprise d’enrayer la baisse continue de la production d’hydrocarbures, amorcée depuis 2008. « Il n’y a aucune raison de lever le pied ou de surseoir des investissements », insiste-t-il. Concrètement, Saïd Sahnoun annonce le maintien surtout du projet de réalisation de trois grandes raffineries à Tiaret, à Biskra et à Hassi Messaoud en plus du lancement du méga projet de vapocraquage d’éthane, en suspens depuis plusieurs années. Le projet a été accordé à Total avant que Sonatrach suspende son contrat suite à un différend sur le prix du gaz vendu par Sonatrach à l’entreprise dans laquelle elle est actionnaire avec Total. Le patron de Sonatrach annonce avoir trouvé un autre partenaire qui se substituera à Total.

Un partenaire substitutif à Total En effet, Saïd Sahnoun a indiqué que les discussions avec un partenaire étranger, qui détient la technologie sur ce projet sont « très avancées ». M. Sahnoun explique, à ce titre, que la nouvelle conception du projet retenue avec ce partenaire étranger va donner une dimension plus importante au futur complexe qui va cracker de l’éthane et du nafta à la fois. Baptisé « CP3K », ce projet sera relocalisé à Skikda, alors qu’il était prévu initialement à Arzew. Le projet devra créer un nombre de 25 000 emplois durant la phase de sa construction, et de 2500 emplois permanents une fois entré en production. CP3K devrait desservir les marchés européen et asiatique en polymères et en produits pétrochimiques en général. Toujours dans la pétrochimie, le P-DG explique que Sonatrach a revu à la baisse ses ambitions initiales, préférant axer sa stratégie sur deux ou trois grands projets qu’elle négociera avec des partenaires-technologues lui offrant des débouchés à l’exportation. A une question qui évoquait les activités de son groupe à l’international, M. Sahnoun fait savoir que le groupe a réussi à amortir ses investissements dans le projet gazier Camesea au Pérou, dont il détient 18% des participations dans l’amont et dans le transport. Sonatrach travaille actuellement pour renforcer sa présence au niveau africain, notamment en Mauritanie, au Niger, au Mozambique et au Kenya. La sempiternelle question liée à l’exploitation du gaz de schiste revient encore comme une prière.

Encore le gaz de schiste Hier encore, le P-DG par intérim du groupe public des hydrocarbures revient à la charge pour dire que Sonatrach maîtrise, presque parfaitement, la fracturation hydraulique, nécessaire à l’extraction des hydrocarbures non conventionnels. « Nous avons appliqué cette technique en 1992 à Hassi R’mel sur des formations (géologiques) qui ne sont pas épaisses et dont nous avons extrait du pétrole grâce à des forages horizontaux », précise-t-il. Outre le bassin de Hassi R’mel, le patron de Sonatrach ajoute que son entreprise a eu également à recourir à cette technique à Hassi Messaoud pour améliorer l’extraction des gisements très compacts (tight). Plus explicite, il indiquera que de 2006 à 2010, le groupe a fracturé une moyenne de 50 puits/an à Hassi Messaoud, précise le dirigeant de Sonatrach, en relevant que ces forages, tout comme le reste des puits conventionnels, ont traversé des nappes aquifères sans pour autant avoir eu un impact sur l’environnement. « L’appréhension des gens par rapport à cette activité est souvent légitime. Ils manifestent de la résistance à tout ce qui est nouveau. Je refuse que l’on nous prête l’intention que ce que nous faisons ou ce que nous ferons plus tard puisse être préjudiciable aux citoyens et à l’environnement », insiste-t-il. Dans la même veine, alors qu’il tente à nouveau de balayer d’un revers de la main les effets néfastes de la fracturation hydraulique sur l’environnement, Saïd Sahnoun dément l’existence d’un projet d’investissement de 70 milliards de dollars pour le gaz de schiste, notant que sa déclaration à la presse à ce propos a été reprise d’une manière « tendancieuse ».

Publié dans théma archives

Le 17 décembre 2014, les présidents américain et cubain annonçaient la décision de normaliser les relations diplomatiques entre leurs deux pays rompues depuis 1961 au temps lointain où l’administration Kennedy était aux affaires à Washington. Le 20 janvier dernier, un mardi, lors de son discours sur l’état de l’Union, le président Obama déclarait devant le Congrès qu’à Cuba les Etats-Unis « mettent un terme à une politique qui a dépassé sa date d’expiration ». « Quand ce que vous faites ne marche pas pendant 50 ans, il est temps d’essayer quelque chose de nouveau», a-t-il déclaré. Le mercredi et jeudi d’après, les premières discussions à huis clos commençaient à La Havane pour mettre en place les bases du rapprochement historique entre les Etats-Unis et Cuba. De hauts responsables des deux pays se sont retrouvés, pour la première fois depuis 35 ans dans la capitale cubaine, pour parler à huis clos de la révision des accords migratoires et la relance des canaux diplomatiques et consulaires. Ces rencontres ont été qualifiées d’«historiques », mais les deux dossiers qui ont été abordés par les négociateurs des pays sont réputés difficiles, assez pour ne pas être réglés en quelques semaines. Sur le volet migratoire, en effet, plane l’ombre de la « loi d’ajustement », adoptée en 1966 par les Américains et qui offre des avantages d’installation aux émigrés cubains. Ce texte, auquel Washington a apporté en 1994 un amendement censé tenir compte des intérêts de La Havane, mais resté sans effet, est perçu par les Cubains comme un encouragement à l’exil aux Etats-Unis. C’est lui qui a été depuis le début des années 1980 à l’origine du phénomène des « balseros », ces Cubains qui tentent la périlleuse traversée du détroit de Floride pour rejoindre l’importante diaspora anticastriste qui vit dans cet Etat. Sur les relations diplomatiques, le State Department souhaite la levée d’une série de restrictions imposées aux « sections d’intérêt » établies dans les deux pays depuis 1977. Son secrétaire général, John Kerry, réclame aussi la levée des obstacles aux voyages des diplomates à l’intérieur de Cuba et la fin de la limitation du nombre de personnels diplomatiques accrédités. Le chef de la diplomatie américaine demande également « la levée des entraves sur les livraisons » vers la mission américaine à La Havane « afin que nous puissions la faire fonctionner correctement », a-t-il déclaré. Pour sa part, La Havane dénonce les difficultés financières rencontrées par sa mission diplomatique à Washington du fait des restrictions liées à l’embargo américain imposé depuis 1962. La section consulaire aura « bientôt passé un an » sans avoir accès à des services bancaires, « ce qui occasionne de graves perturbations pour ses services », indiquait mardi dernier le ministère cubain des Affaires étrangères. Entre février et mai 2014, cette section avait cessé d’émettre des passeports aux Cubains résidant aux Etats-Unis, ne pouvant trouver une banque américaine prête à prendre en charge ses comptes. Et comme les diplomates américains à Cuba, les Cubains dépêchés à Washington et à New York sont soumis à de nombreuses restrictions et ont besoin d’une autorisation de leurs hôtes américains pour quitter Washington. Pour le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, les négociations sur les deux dossiers requièrent un « consentement mutuel » qui n’est pas facile à obtenir tant les entraves demeurent lourdes et complexes, mais qui devrait se produire, affirment les observateurs du début de rapprochement entre les Etats-Unis et Cuba. Optimiste, M. Kerry a manifesté sa disposition à « se rendre à Cuba pour y ouvrir officiellement une ambassade », mais seulement « quand ce sera le bon moment, quand ce sera approprié ». La formule du secrétaire d’Etat américain est significative du long chemin que Washington et La Havane ont à parcourir avant d’arriver à une levée concrète des obstacles et les profondes divergences. Mais l’essentiel, selon les experts, est que les deux Etats aient tourné la page de plus d’un demi-siècle d’hostilité et de défiance. Américains et Cubains ont prouvé qu’ils pouvaient s’asseoir et dialoguer à la même table. « C’est important parce que cela signifie que nous entrons dans une nouvelle ère, ils vont avoir un dialogue direct », a indiqué à l’AFP Ted Piccone, ancien conseiller diplomatique de l’administration Clinton. Cet observateur avisé parle de « premier pas » et rappelle que parmi les questions urgentes, figure aussi « le retrait de Cuba de la liste américaine des pays soutenant le terrorisme », qui faciliterait la reprise des activités diplomatiques bilatérales. Des points jugés cruciaux sur le chemin de la normalisation, tels que les compensations aux entreprises américaines nationalisées après la révolution de 1959 ou le statut de la base américaine de Guantanamo, n’ont pas encore été effleurés. « Cela va prendre du temps. Il y a des enjeux intérieurs des deux côtés », explique M. Piccone. « Il faut prendre en compte le fait que c’est une relation qui vient de traverser cinq décennies » d’hostilités, rappelle pour sa part à l’agence de presse française Jason Marczak, vice-directeur du département latino-américain du centre de réflexion Atlantic Council. « Nous devons dépasser plus de 50 ans de relations qui n’étaient pas fondées sur la confiance (...) donc il y a des sujets que nous devons aborder pour établir cette relation », a confirmé jeudi dernier la sous-secrétaire d’Etat américaine Roberta Jacobson, après un voyage à La Havane. « C’était juste un premier pas. Nous savons qu’il doit y en avoir beaucoup d’autres », a-t-elle répété vendredi devant la presse. Avant-hier, mardi, l’ex-président cubain Fidel Castro a rompu un silence de plusieurs mois en approuvant implicitement dans une lettre le récent rapprochement avec les Etats-Unis, tout en réaffirmant sa méfiance à l’égard de son vieil ennemi. « Je n’ai pas confiance dans la politique des Etats-Unis, et je n’ai échangé aucun mot avec eux, mais cela ne signifie à aucun moment un rejet d’une solution pacifique aux conflits », écrit l’ex-chef d’Etat, âgé de 88 ans, dans un courrier lu sur l’antenne de la télévision nationale et publié dans la presse d’Etat. Aux yeux des observateurs, cette lettre lève les interrogations quant au regard porté par Fidel Castro sur la normalisation avec l’ennemi américain qu’il n’a cessé de fustiger pendant des décennies. Son silence remarqué au moment de l’annonce du dégel avec les Etats-Unis le 17 décembre, puis lors du retour au pays d’agents cubains libérés par Washington avait, rappelle-t-on, alimenté de nouvelles conjectures. Dans cette lettre adressée à une fédération estudiantine, le père de la Révolution cubaine - qui a cédé le pouvoir à son frère Raul en 2006 pour raisons de santé - tient à manifester son appui à la politique de son successeur à l’égard de Washington, alors que d’autres rumeurs attribuaient son silence persistant à son opposition au dégel. « Le président de Cuba a pris les mesures pertinentes au regard de ses prérogatives (...) Nous défendrons toujours la coopération et l’amitié entre tous les peuples du monde, y compris nos adversaires politiques », a déclaré Fidel Castro Signe positif, selon Washington En réaction, hier, les Etats-Unis ont qualifié de « signe positif » la déclaration de l’ex-président cubain. « Nous prenons sa référence aux normes et aux principes internationaux comme  un signe positif et nous espérons que le gouvernement cubain (les) mettra en  oeuvre pour un Cuba démocratique, stable et prospère », a affirmé mardi la porte-parole du  département d’Etat, Jennifer Psaki qui n’a cependant pas caché que de nombreux points de discorde doivent être résolus avant que son pays ne dégèle véritablement ses relations avec Cuba, les deux pays n’étant pas non plus d’accord sur les questions de la démocratie et des droits de l’Homme. Lorsque la sous-secrétaire d’Etat, Roberta Jakobson, s’est, après une rencontre avec des dissidents cubains vendredi dernier à La Havane, inquiétée de « la liberté d’expression et de réunion » dans l’ile, La Havane a répondu en dénonçant les détentions illégales et la torture à Guantanamo, la brutalité policière et les inégalités aux Etats-Unis. « Les Cubains ont clairement indiqué qu’ils jugeaient que les programmes du Département d’Etat sur la promotion de la démocratie n’étaient pas appropriés, alors que Roberta Jacobson a clairement indiqué qu’ils allaient continuer dans cette voie », a résumé pour les médias Marc Hanson, du « think tank » Bureau de Washington pour l’Amérique latine. Selon Jason Marczak, la priorité est dans le rétablissement des relations diplomatiques. « Avec des relations diplomatiques, il y aura un canal officiel pour échanger sur les choses les plus importantes pour les deux pays », estime-t-il. « Le processus du rétablissement des relations diplomatiques va se poursuivre et n’est pas conditionné à d’autres choses », a relevé, pour sa part, Mme Jacobson vendredi dernier. Rendez-vous est pris dans les prochaines semaines, ont indiqué les délégations. Et comme le temps a, pour l’instant, changé entre Washington et La Havane qui semblent danser sur l’air de «Ni avec toi, ni sans toi».

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La Mission de l’ONU au Mali (Minusma) a dû réagir hier dans l’urgence, en annonçant le retrait de son projet de zone de sécurisation de la région de Tabankort, plongée dans un cycle de violences qui ont fait plusieurs morts. Hier encore, une attaque lancée dans le nord du Mali par un groupe armé progouvernemental contre des rebelles a fait une dizaine de morts, dont plusieurs kamikazes, selon l’AFP, qui cite des sources sécuritaires. Les combattants du Gatia (Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés), loyaliste, accompagnés de kamikazes, ont violemment attaqué dans la nuit de mardi à mercredi une position des rebelles touareg et arabes opposés au gouvernement, non loin de la localité de Tabankort (nord), faisant une dizaine de morts. Une source sécuritaire de l’ONU a confirmé ces informations, précisant qu’aux côtés des combattants du Gatia, deux kamikazes se sont fait exploser et qu’un troisième a été tué par les rebelles du Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), deux groupes armés rebelles à dominante touareg. Ce bilan s’ajoute à plusieurs morts à Gao, au cours d’une manifestation devant le siège de la Minusma, à laquelle les protestataires reprochaient d’avoir conclu un accord ce week-end avec les rebelles, aboutissant, selon eux, au désarmement ou au retrait des forces loyalistes de la ville. Mais hier, la Minusma s’est expliquée et a considéré que ces manifestations font suite à une incompréhension et une confusion « entretenues par une manipulation à des fins de propagande politique, dont la Minusma a été victime, à travers la circulation d’un document de travail qui projetait l’établissement d’une zone de sécurité temporaire dans la région de Tabankort, suite aux nombreux affrontements des groupes armés dans cette région. Les affrontements de Tabankort constituent une violation flagrante du cessez-le-feu », la poussant à engager des discussions techniques avec les responsables militaires de la coordination et de la plateforme afin que soit mis un terme aux hostilités. «Ce document de travail, une piste de réflexion sans aucune portée juridique, constituait un projet en cours d’élaboration destiné à être accepté par l’ensemble des mouvements armés, puis soumis au gouvernement. Ce document a malheureusement été manipulé dans la forme, puis diffusé par certains médias, entraînant une confusion dans l’opinion publique », ajoute-t-elle dans un communiqué publié hier. « A ce titre, le projet, ayant été mal compris et détourné de son objectif principal, n’a plus sa raison d’être.» Arnauld Akodjènou, le représentant spécial adjoint du secrétaire général de la Minusma chargé des affaires politiques, a, de son côté, affirmé que «d’autres dispositions seront recherchées en accord avec l’ensemble des parties concernées ». La Minusma renvoie également toutes les parties impliquées dans le conflit malien à revenir aux engagements pris, à résoudre leurs différends par la voie du dialogue, dans le cadre du Comité technique mixte de sécurité (CTMS), auquel elles ont adhéré à travers l’Accord préliminaire d’Ouagadougou, afin de poursuivre le processus de négociation de paix engagé à Alger. Le 20 janvier dernier, des hélicoptères de la Minusma avaient détruit un véhicule rebelle près de Tabankort - en « légitime défense », selon l’ONU, en violation de sa neutralité, selon la rébellion, qui a fait état de sept morts et 20 blessés dans ses rangs.

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En choisissant bien son moment, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a su comment toucher les points les plus sensibles dans l’épineux dossier auquel son gouvernement est confronté depuis presque trois années. Il s’agit du Grand Sud de l’Algérie. Une partie presque en constante ébullition, car, ce n’est absolument pas le projet d’exploitation du gaz de schiste qui a fait soulever les populations du Sud. Mais, bien avant ça, le chômage, le mal vivre, la corruption locale, l’absence de développement et d’investissement, en plus du « mépris » ressenti par les citoyens des wilayas se trouvant dans la partie sud de l’Algérie, étaient les véritables « maux » qui ont donné le la à l’éveil des « Sudistes ». Le Conseil des ministres restreint, qu’a présidé mardi le chef de l’Etat, a, dans sa globalité, été consacré au développement. Le Président semble avoir compris le cri de détresse des populations du Sud. Un cri dont le mouvement anti-gaz de schiste n’était, en réalité, que l’expression la plus mobilisatrice. Toutes les décisions, les instructions, les orientations et les invitations du premier magistrat du pays, concernant le Sud et les HautsPlateaux, sont venues dans le sens de placer cette partie du pays dans les priorités urgentes du gouvernement. L’emploi, la formation professionnelle, la santé, l’éducation, l’habitat, l’aménagement du territoire et du réseau routier, le développement du tourisme, l’investissement, l’industrie et l’agriculture ont été les principaux axes sur lesquels le Conseil des ministres s’est penché. M. Bouteflika, en instruisant son Exécutif de placer le Sud dans ses priorités, reconnaît implicitement ce que répétaient, depuis plusieurs mois, les manifestants à l’occasion de chaque action de protestation organisée, à savoir « la marginalisation » dont a été victime cette partie du pays. Il ne s’agit pas d’une réponse « hâtive » à une demande et/ou revendication exprimée localement. Mais, d’une « auto-révision» à un moment crucial où la région est en proie à des menaces en tous genres et marquée par « une instabilité dangereuse, y compris pour la sécurité de notre propre pays », pour reprendre les mots employés par le chef de l’Etat.

RATTRAPER LE RETARD Outre les principales orientations, s’agissant du programme quinquennal 2015-2019 dans sa partie Sud et HautsPlateaux, et qui s’articulent autour de l’amélioration des conditions de vie, de scolarité, de santé, de l’adaptation de la formation professionnelle aux besoins locaux, de la réalisation de programmes communaux de développement, de l’encouragement de l’investissement, industriel soit-il ou agricole, Abdelaziz Bouteflika a insisté sur l’accompagnement de ce programme par une amélioration de la gouvernance locale. Cette démarche, présentée comme étant une « ordonnance » dans le communiqué de la Présidence, vise à consacrer « la démocratie participative ». Décision prise : « Des wilayas déléguées, aux moyens renforcés et aux compétences élargies, seront créées durant le semestre en cours, à travers les wilayas du Sud, pour rapprocher le service public des administrés», indique le communiqué du Conseil des ministres restreint. Un découpage qui, sans doute, réglera beaucoup de problèmes liés à la gestion locale des affaires des citoyens, qui seront désormais associés dans cette démarche, puisque le Président a « instruit » son gouvernement « de promouvoir une plus grande participation de la société civile à la conception et au suivi du développement local ». « MEA CULPA » ! Fini donc ce « mépris » que ressentent à chaque fois les populations du Sud. Tel est le message de Bouteflika, en consacrant toute une réunion à cette partie du pays. Le Président, en qui beaucoup de manifestants au Sud portaient « espoir », après avoir perdu confiance en le gouvernement, les commis de l’Etat locaux, ainsi que leurs propres représentants aux Assemblées élues, a cerné la problématique de tous les côtés, pour enfin en arriver à s’exprimer sur la question de l’heure : le gaz de schiste. Sur ce, le chef de l’Etat, conscient que les messages de son Premier ministre, Abdelmalek Sellal, lors de son passage à la télévision nationale, n’étaient pas convaincants, est allé dans le sens d’accorder de plus en plus d’importance au débat, à la communication et à l’ouverture aux avis opposés. Relevant « l’incompréhension et les inquiétudes suscitées par les essais préliminaires dans le domaine du gaz de schiste», Abdelaziz Bouteflika a instruit le gouvernement pour davantage de communication, « d’explications en direction de la population locale et de l'opinion publique en général ». Tout en insistant aussi sur la nécessité de faire comprendre aux gens que « les forages-tests initiés à In Salah seront achevés à très brève échéance », le chef de l’Etat a réaffirmé et rassuré que « l'exploitation proprement dite de cette énergie nouvelle n'est pas encore à l'ordre du jour». En chargeant, dans le même sens, le gouvernement de l’ouverture d’« un débat transparent, avec la participation de compétences reconnues, pour permettre à chacun de mieux comprendre les données relatives aux hydrocarbures non conventionnels », le président Bouteflika semble caresser l’opposition, qui a dénoncé l’absence d’un vrai débat avant le lancement des essais à In Salah.

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