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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 31 janvier 2015

Amar Saâdani a réuni, jeudi, les mouhafedhs du FLN, en vue de préparer le prochain congrès du parti, qui interviendra après la révision constitutionnelle, selon ses prévisions. Il a expliqué qu’il faut d’abord faire adopter les revendications du FLN concernant la révision constitutionnelle pour pouvoir les intégrer dans les statuts du parti et tenir le congrès.

« Par exemple, nous avons proposé que le gouvernement soit formé par la majorité. Si cette revendication aboutit, il faut l’intégrer dans les statuts du parti », a-t-il suggéré, ajoutant que le congrès du FLN est étroitement lié aux questions fondamentales du pays, notamment celle de la révision constitutionnelle. Une façon de répondre aux détracteurs de M. Saâdani au sein du parti. Ces derniers avaient annoncé la tenue d’un sit-in devant le siège du FLN à Hydra le jour de la rencontre de M. Sâadani avec les mouhafedhs, mais ils n’ont pas été au rendez-vous. Selon nos sources, ils ont même envoyé une lettre au FFS, lui demandant de ne pas rencontrer M. Saâdani, le qualifiant de « putschiste » et d’« illégitime ». Il a été également question à l’occasion de la réunion de jeudi de donner des instructions aux mouhafedhs en vue de mettre en place les commissions de wilaya chargées de préparer le congrès du parti. « Nous sommes en train de préparer le congrès, qui ne sera pas tenu à Hydra. Le congrès du FLN se tiendra avec la base militante. C’est fini la cooptation et les congrès préfabriqués », a-t-il déclaré, ciblant ses opposants et rassurant ses partisans. M. Saâdani a conclu en disant que le parti était en « bonne santé » et qu’il « allait bien ». La preuve, « les groupes qui faisaient pression sur la direction sont en recul », a-t-il déclaré. « Le parti est aujourd’hui aux mains de la base militante, celui qui veut quelque chose n’a qu’à s’adresser aux militants dans les wilayas », a-t-il dit, avant d’ajouter que, dernièrement, le parti a vu ses rangs renforcés par de nouveaux militants. « Le nombre d’adhérents du parti a augmenté de deux fois et demie entre 2013 et 2014 », a-t-il affirmé, en ajoutant : « C’est aux élus et aux militants que revient la responsabilité de préserver les acquis remportés par le parti, lesquels lui ont permis d’être un acteur influent sur la scène politique. » Evoquant la question de l’extraction du gaz de schiste, qui a donné lieu à des mouvements de protestations dans le sud du pays, M. Saâdani a défendu ce projet, estimant que « la plupart des préjugés et idées reçues véhiculés sur ce projet sont montés de toutes pièces ». « L’Etat, qui a alloué 3 milliards DA pour le développement du Sud, n’acceptera pas que ses eaux soient polluées », a-t-il soutenu, tout en saluant les décisions « courageuses » du président de la République lors du conseil restreint qu’il a présidé cette semaine, notamment en ce qui concerne la création de wilayas déléguées dans les régions du Sud et des Hauts Plateaux.

Saâdani adresse une lettre au président de la République Comme il l’a promis lors de la dernière réunion du bureau politique du FLN, le secrétaire général du parti, Amar Saâdani, a envoyé une lettre au président de la République dans laquelle il détaille le potentiel du Sud algérien et les projets prioritaires à mettre en œuvre. Cette lettre intervient suite aux mouvements de contestation organisés dans le sud du pays contre le gaz de schiste. M. Saâdani a rappelé le lancement de nombreux projets de développement dans le sud du pays. Des projets qui ne sont ni suffisants ni adaptés à la réalité locale, selon lui, reconnaissant la marginalisation du sud du pays. Le premier responsable du FLN a plaidé pour le déploiement de plus d’efforts pour rendre la région plus vivable. Il a expliqué, en outre, que les habitants du Sud se demandent pourquoi le Mouloudia d’Alger est subventionné par Sonatrach, alors que les clubs sportifs du Sud dans leur diversité ne bénéficient d’aucune aide. Il a estimé que 10 milliards de dinars pouvaient suffire pour permettre aux clubs sportifs du Sud de progresser et d’atteindre les championnats nationaux, ce qui permettra d’offrir aux citoyens de ces régions une connexion avec le reste du pays. Dans sa lettre, M. Saâdani a également préconisé l’ouverture d’écoles spécialisées dans des filières adaptées à la demande locale en matière d’emploi. Il a notamment parlé de la mise en place de nouvelles écoles pour les enseignants à côté d’écoles de police et d’écoles militaires. Une manière de maintenir la population sur place et de lui donner un sentiment d’appartenance à la nation. Sur le plan des transports, le numéro un du FLN déplore l’existence d’un réseau ferroviaire du temps de la colonisation et sa disparition juste après l’indépendance, plongeant des régions complètes dans un isolement injustifiable, alors qu’au Sud, la distance entre une commune et une autre peut atteindre des centaines de kilomètres. D’autre part, M. Saâdani a mis en avant les potentialités de Tamanrasset, aéroport, patrimoine humain et culturel, faisant de cette ville une capitale saharienne par excellence. Des éléments à renforcer en vue de développer cette wilaya, selon lui. L’auteur de la lettre s’est, en outre, indigné de l’installation, par l’administration centrale, de « responsables locaux incompétents, de cadres inexpérimentés ou de commis de l’Etat sanctionnés dans d’autres régions, créant ainsi des problèmes de gestion interminables ». Le secrétaire a également proposé le développement de l’agriculture locale, des infrastructures du Sud, en mettant l’accent sur la nécessité de décentraliser la gestion des affaires de l’Etat de façon à permettre le développement du Sud.

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Le président du Forum des Chefs d’Entreprise a jugé hier que la relation économique et commerciale entre l’Algérie et la France manque de résultats et  que les opérateurs français restent absents du marché national. «On ne travaille pas avec les absents», a-t-il prévenu en espérant de plus nombreux  investissements français dans notre pays. Le haut responsable à la coopération industrielle et technologique franco-algérienne, Jean-Louis Levet, était, durant toute la matinée d’hier, au siège du Forum des chefs d’entreprise (FCE) pour rencontrer son président et ses vice-présidents. L’entretien de plus de trois heures que les deux parties ont eu entre elles s’est déroulé à la demande de M. Levet et a porté naturellement sur la relation économique et d’entreprise entre l’Algérie et la France. Cet échange, à moins d’une grossière erreur, est le premier du genre à être conduit à Alger par le numéro un du FCE depuis le début de son mandat. Pour l’histoire et la mémoire associative patronale algérienne, il passera sans doute pour celui où un président du forum s’est franchement départi du langage diplomatique usuel pour dire avec des mots simples mais percutants, à un haut représentant français, missionné par l’Elysée, ce qu’il pense de la nature et de la relation économique entre l’Algérie et la France.« Je suis la relation entre l’Algérie et la France depuis 2002. Depuis cette période, nous parlons de partenariat et de coopération entre les entreprises algériennes et françaises, mais ça n’a pas trop donné en termes de résultats. Sur le terrain, peu de choses ont été faites », a déclaré Ali Haddad, aux yeux duquel il y a pourtant en Algérie « un besoin de l’entreprise française », de sa  « technologie et de son savoir-faire ». Mais à condition qu’elle se montre engagée et davantage disponible vis-à-vis du marché algérien et que l’échange soit garanti par la condition du « gagnant-gagnant », a-t-il prévenu. Selon le numéro un du FCE, dont l’activité surprend actuellement par son intensité, au point de faire oublier qu’il existe dans le pays d’autres collectifs associatifs d’entreprises, les opérateurs français restent largement absents du marché algérien et « on ne peut pas travailler avec les absents », a-t-il dit froidement, en appelant à un renforcement de la relation algéro-française, notamment en ce qui concerne le secteur privé.

Des « pistes dégagées »… « C’est le moment de passer à la concrétisation des projets de partenariat en débat depuis plus d’une décennie », a-t-il appelé, avant d’indiquer qu’un accord de principe a été dégagé entre le FCE et le haut responsable à la coopération industrielle franco-algérienne, M. Levet, pour travailler sur le projet de création d’une « grande école d’ingénieur », de « centres techniques » pour la formation de la main-d'œuvre dans différentes filières industrielles, ainsi qu’à la mise en place d’une « commission » pour la « mise en relation » des entreprises algériennes et françaises. Celle-ci servira, a expliqué M. Haddad, de pont entre les entreprises des deux pays, qu’elles soient petites ou grandes, en fixant des priorités sur lesquelles il faut agir. Des « pistes ont été dégagées » pour différents secteurs, a indiqué, pour sa part, Salah Benabdessemed, vice-président du FCE, en citant notamment celui de l’agroalimentaire, de la pharmacie et du numérique.Aux yeux de Jean-Louis Levet, pour qui le langage de vérité est nécessaire et qui a dit un jour que « Paris-Alger est aussi important que Paris-Berlin », l’entretien qu’il a eu avec son président confirme le caractère « incontournable » du FCE. Il lui permet, dit-il, de confirmer dans la foulée l’« engagement français » pour le marché algérien et d’appeler les entreprises de son pays à s’y impliquer davantage, le tout dans un constat qui fera sourire de plaisir les tenants de la thèse de la « frilosité française » pour l’investissement dans notre pays. « Il y a au moins 6 300 entreprises françaises qui exportent vers l'Algérie, mais seulement 440 y sont implantées », a-t-il relevé à propos d’une question qui sera probablement à nouveau abordée dimanche prochain lors de l’entretien prévu au siège du FCE entre M. Haddad et l’ambassadeur de France, Bernard Emié, avant un autre rendez-vous dans l’après-midi avec l’ambassadrice des Etats-Unis, Mme Joan A. Polaschik. Pour le futur, M. Levet a fait savoir au président du FCE qu’à son retour à Paris, il lui fera parvenir une « note blanche » appréciant les discussions qu’il a eues avec lui et les propositions qu’il lui soumettra pour relancer ensemble le train algéro-français de la coopération.

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Mercredi, sur les ondes de la Chaîne III de la radio nationale, le directeur de l’eau potable au ministère des Ressources en eau, Messaoud Terra, a confirmé l’abandon de la formule de gestion déléguée de l’eau et de l’assainissement telle qu’elle avait été appliquée avec Seaal pour Alger, puis étendue à la wilaya de Tipaza (en partenariat avec  Suez environnement), ainsi qu’à Oran avec Seor (Agba), Constantine, Seaco (Société des eaux de Marseille) et Annaba-El Tarf, Seata (avec la société allemande Gelsenwasser).

L’option retenue, a rappelé Messaoud Terra, est celle de l’assistance technique, la gestion étant confiée aux Algériens. En fait, l’annonce en avait été faite il y a quelques mois par le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, qui estimait que ces filiales pouvaient maintenant se suffire d’un encadrement décisionnel exclusivement algérien qui sera soutenu par une expertise internationale choisie et ciblant les domaines où le déficit est encore présent. Ce jeudi, à Bejaïa, le ministre réaffirmait cette démarche en mettant l’accent sur l’effort qui sera fait de sorte à «confier la gestion de l’eau aux organismes spécialisés, notamment l’Algérienne des eaux». Il y a beaucoup à faire, car il faut savoir que dans plusieurs localités, notamment dans la wilaya de Bejaïa, l’eau et l’assainissement échappent à l’ADE et à l’ONA (Office national de l’assainissement) et sont toujours gérés par des régies communales qui n’ont pas les moyens de cette mission coûteuse. Les collectivités locales ne sont pas armées pour gérer rationnellement cette ressource, a fait remarquer le ministre qui s’est donné six mois pour faire balancer les services de l’eau des communes de Béjaïa «dans l’escarcelle de l’Algérienne des eaux (ADE)». Cette démarche touchera l’ensemble des régies communales qui gèrent l’eau et l’assainissement. La modernisation du service public de l’eau l’exige. L’apport des experts étrangers à travers la Seaal, la Seor, la Seaco et la Seata, en matière d’amélioration de la gestion pour offrir un service public de qualité, a permis aux professionnels algériens de renouer avec les bonnes pratiques de leurs aînés, bonnes pratiques que le secteur de l’eau avait perdues alors qu’elles ont été pratiquement conservées et améliorées dans le secteur de l’électricité et du gaz. C’est toute une politique d’ensemble qui est mise en place. Elle comprend deux nouveaux mécanismes qui ont été introduits par le ministère des Ressources en eau à travers le plan national de l’eau et le plan directeur d’aménagement des ressources hydriques. Le niveau d’intervention privilégié est celui des bassins hydrographiques, dans la mesure où il permet de gérer l’équilibre entre l’offre et la demande d’eau potable et celles destinées à l’irrigation et à l’industrie. Cette approche a amené la création d’une Agence nationale de gestion intégrée des ressources en eau qui donne l’acronyme AGIRE, plein de signification, s’il est bien appliqué, car il traduit la rupture avec l’approche traditionnelle, conflictuelle et parfois même improvisée. La gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) consiste, en effet, en une démarche qui repose sur les écosystèmes et prend en considération tous les usages de l’eau, qu’ils soient environnemental, économique ou social, et tous ceux qui interviennent dans le processus de prise de décisions. La société civile, subitement sollicitée ces jours-ci, a sa place dans ce mode participatif, à travers les comités de bassins et le Conseil national de l’eau.

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La représentation de l’adaptation de l’œuvre de l’Espagnol Federico García Lorca par Ziani Chérif Ayad ce mercredi au Théâtre régional d’Annaba a été une réussite sur tous les plans, et ce, d’autant que le public était au rendez-vous pour cette première. Une aubaine, non seulement pour le metteur en scène, mais aussi pour les acteurs, dont certains représentent l’espoir du métier en Algérie. « Magnifique ! » « Magique ! » « Inoubliable ! » « Sensationnel ! » Les qualificatifs ne manquaient pas de la part des spectateurs bônois venus en masse en cette fin pluvieuse de ce mercredi après-midi assister à la première de la pièce Noces de Sang, de Federico García Lorca, adaptée par le metteur en scène Ziani Chérif Ayad, qui a marqué, comme nous l’avions signalé la semaine dernière, son grand retour. Le Théâtre régional Azzedine-Medjoubi de Annaba avait les couleurs, les odeurs, l’ambiance de l’Espagne des années 30, alors en proie à une sanglante guerre civile opposant les républicains aux forces armées dirigées par Franco, lequel allait plonger le pays sous une chape de plomb d’inspiration fasciste, et ce, jusqu’à l’avènement du roi Juan Carlos en 1975. Etaient présents pour cette première, la comédienne Sonia, directrice du TRA, ainsi que Driss Boudiba, premier responsable de la direction de la culture de la wilaya de Annaba. Et c’est après une introduction générale à laquelle ont pris part tous les acteurs, que la pièce a pu commencer. Pendant trois actes, le public a été plongé au cœur d’un drame s’inspirant de la vie traditionnelle des villages andalous. Au cœur de ce drame, une passion irrépressible en proie aux aléas d’une société patriarcale attachée à la terre, à ses valeurs ancestrales et à ses violences.

LA FEMME ET LA TERRE Une histoire d’amour impossible qui se terminera irrémédiablement par le sang à travers cette mort qui littéralement attrape ses victimes. Au cœur de cette pièce, la femme et la terre. Alors qu’elle avait perdu son époux et son fils Felix, la mère, interprétée par Ismahène Farfar, se retrouve à nouveau face à la mort. Et c’est à l’occasion des noces de son fils, dont le rôle est tenu par Mohamed Hadri, qu’elle découvre que la fiancée promise, magistralement jouée par Lydia Larini, s’est enfuie avec Léonard, son ex-fiancé, interprété par Djamel Denden. Et comme un malheur ne vient jamais seul pour cette veuve, Léonard est un membre de la famille des assassins. Le décor était bien là, comme l’avait annoncé le scénographe Larbi Arezki. Un véritable hommage était rendu aux grands maîtres de la peinture espagnole, à commencer, bien sûr, par le plus connu, sans doute, de tous, l’inoubliable Pablo Picasso. Les costumes reflétaient bien la société espagnole d’alors. La mère du fiancé, toute de noir vêtue, rappelle bien toutes ces femmes d’un certain âge qui étaient omniprésentes, dans toutes les villes, dans tous les villages, dans tous les hameaux de la Péninsule ibérique, le Portugal voisin compris. Et très vite, on a pu déceler les innombrables points en commun existant entre la culture espagnole et la culture algérienne, d’où cette adaptation fort bien réussie et qui aurait très bien pu constituer une histoire typique au sein d’un village algérien.

ESPRIT POPULAIRE Le pari est donc réussi pour Ziani Chérif Ayad qui peut espérer un franc succès à l’occasion de la tournée nationale. « Un grand bravo pour toute la troupe et pour toute l’équipe de la pièce qui méritent de continuer dans cette voie », a constaté une spectatrice visiblement passionnée du 4e Art. « Du début jusqu’à la fin, je me suis sentie transportée dans ce beau pays qu’est l’Espagne et qui, à bien des égards, ressemble au nôtre ». Des étudiants aussi n’ont, pour rien au monde, souhaité rater cette première. « J’adore la culture espagnole et j’apprécie beaucoup le théâtre », a avoué l’un d’eux. « Je trouve que Ziani Chérif Ayad a été largement à la hauteur pour cette adaptation qui aurait pu, pour de multiples raisons, être impossible ». Ziani Cherif Ayad a donc réussi à capturer ce que l’on imaginait impossible de capturer dans le théâtre de Lorca, en maintenant l’esprit populaire de Lorca, au sens le plus profond du terme. Le succès sera certainement au rendez-vous au TNA, comme partout ailleurs dans le territoire national.

Publié dans Culture

La daïra d’Oran, ce chef-d’œuvre qu’on voit désormais sur toutes les photos qui illustrent la beauté d’El Bahia, est en train d’être ternie par une mauvaise gestion.

D’oran, Jalil M. Cette structure, qui incarnait les nouvelles mesures d’allègement de la paperasse au sein des services de l’état civil, n’a finalement changé que de décor, puisque les mésaventures des citoyens devant les guichets font toujours partie de l’ambiance. Interrogé sur le désordre qui règne dans l’enceinte de l’imposante daïra, une préposée au guichet a, sans hésiter, pointé les citoyens du doigt. « Comme vous voyez, l’ambiance est tous les jours comme ça, les citoyens ne veulent pas suivre les consignes, ils préfèrent se rassembler tous devant le guichet, alors qu’en prenant le ticket, l’appareil affichera le numéro et tout fonctionnera sans tracas. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise, ils se sont habitués à l’anarchie », dira-t-elle. A notre grande surprise, quand on s’est dirigé vers l’appareil, il n’y avait aucun ticket pour les trois principaux guichets, en l’occurrence la carte d’identité, la carte grise et le permis de conduire. L’agent qui était en place nous a confirmé que « la formule des tickets n’est plus pratiquée, on optera prochainement pour un autre système ». Mais entre temps, le désordre est le seul mot d’ordre, dans la plus grande daïra du pays. Notamment avec le rush quotidien enregistré dans les lieux. Justement, ce désordre commence à l’extérieur de l’infrastructure, où les automobilistes sont soumis au diktat des gardiens de parkings qui se sont autoproclamés propriétaires des rares lieux de stationnement qui existent. Pour un citoyen accompagné de sa famille, « ce n’est pas normal qu’on réalise une si grande infrastructure, censée accueillir quotidiennement des milliers de citoyens, sans penser à mettre en place un parking. De plus, l’absence d’une passerelle pénalise énormément les piétons ». Il y a lieu de rappeler que les responsables locaux ont tardivement réagi à cette situation encombrante, en déracinant des arbres centenaires pour y aménager un parking qui va se situer du côté de la Météo, en face de la daïra, alors que le terrain tout près de la structure est vacant. Encore une fois, ce joyau risque d’être dégradé par la mauvaise gestion. « Le chef de daïra est appelé à sortir de son bureau pour faire un tour à travers les guichets, je suis sûr qu’il n’est pas au courant de ce qui se passe au rez-de-chaussée », nous dira une vieille dame.

La daïra d’Oran, ce chef-d’œuvre qu’on voit désormais sur toutes les photos qui illustrent la beauté d’El Bahia, est en train d’être ternie par une mauvaise gestion.
Publié dans Région

L’Afrique se projette en 2063 lors du 24e sommet ordinaire qui s’est ouvert hier à Addis-Abeba et où Sellal représente le président de la République. Parallèlement à l’agenda 2063 devant esquisser les contours de l’Afrique durant les cinquante prochaines années, la situation sécuritaire en Afrique et l’épidémie d’Ebola se sont imposées au menu de ce sommet.

Si les perspectives économiques et sociales pour le demi-siècle à venir doivent être abordées par les dirigeants du continent, il n’en demeure pas moins que le terrorisme et les épidémies constituent un frein sérieux à toute dynamique de développement et à tout projet ambitieux comme l’a affirmé, dans son allocution d’ouverture, la présidente de la Commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma. Si ce volet stratégique doit être affiné par les experts dans tous les secteurs d’activités, les chefs d’Etat et de gouvernement africains, sont appelés à répondre de façon prioritaire à la menace terroriste et d’instabilité qui risque d’aggraver la situation dans certaines régions comme la Somalie, le Nigeria, la Libye, l’Egypte et le Mali. L’organisation de l’Etat islamique, qui vise à supplanter El Qaïda en Afrique, est en train de redoubler de férocité et mène une surenchère macabre aussi bien au Moyen-Orient qu’en Afrique. Le cas de Boko Haram est assez éloquent quant à l’urgence d’une riposte collective de l’Afrique, d’autant que ce groupe sanguinaire menace d’instabilité et d’insécurité le pays le plus peuplé d’Afrique et le premier producteur de pétrole du continent. A ce propos, Nkosazana Dlamini-Zuma a estimé hier que «le terrorisme, en particulier la brutalité de Boko Haram contre nos populations, est une menace à notre sécurité collective et à notre développement. Elle s’est désormais propagée à la région au-delà du Nigeria et nécessite une réponse collective, efficace et décisive». Une force régionale de 7500 hommes pour contrer Boko Haram «Boko Haram (...) représente un danger pour la paix et la sécurité nationale (au Nigeria), régionale et internationale», a abondé le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon à la tribune. La veille du sommet de l’UA, le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a appelé à la création d’une force militaire régionale de 7500 hommes pour contrer Boko Haram, dont l’avancée au Nigeria – le groupe armé s’est emparé de territoires entiers du nord-est du pays – et les incursions au Cameroun inquiètent les pays voisins. L’insurrection a fait plus de 13 000 morts depuis 2009. Nigeria, Cameroun, Niger, Tchad et Bénin avaient déjà convenu fin 2014 d’établir une force de 3000 hommes. Celle-ci n’est toujours pas opérationnelle du fait de dissensions entre Abuja et ses voisins. La chef de l’exécutif de l’UA a aussi rappelé les autres conflits ravageant le continent : Somalie, Mali, Libye, Soudan du Sud et République démocratique du Congo, où l’armée a lancé jeudi une offensive contre des rebelles rwandais enracinés depuis 20 ans dans l’Est. Un sommet de l’Igad, l’organisation intergouvernementale est africaine, est prévu aujourd’hui pour tenter d’arracher un accord entre le président sud-soudanais Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar, dont la rivalité a plongé depuis décembre 2013 la plus jeune nation du monde dans une sanglante guerre civile. Les deux hommes se sont rencontrés mercredi et jeudi derniers à Addis, sans progrès. L’Afrique souffre de façon chronique et endémique de la pauvreté, des maladies, de l’analphabétisme et du sous-développement entretenus y compris par ses dirigeants dont les régimes dictatoriaux sont souvent au service d’intérêts occidentaux favorisant ainsi la dilapidation des richesses des pays et aggravant la misère des peuples fragilisant de facto le cohésion sociale et ouvrant la voie à toutes les dérives comme les guerres civiles, le terrorisme, le grand banditisme et les manipulations étrangères. A ce sujet, Ban Ki-moon a appelé les dirigeants africains à «ne pas s’accrocher au pouvoir» et à «quitter leurs fonctions à l’issue de leur mandat». «Les changements de Constitution non démocratiques et les vides juridiques ne devraient pas être utilisés pour s’accrocher au pouvoir», a-t-il expliqué, trois mois après la chute du président burkinabé Blaise Compaoré, chassé par la rue après 27 ans au pouvoir parce qu’il tentait de modifier la Constitution pour briguer un nouveau mandat. «Les dirigeants modernes ne peuvent se permettre d’ignorer les vœux et aspirations de ceux qu’ils représentent», a poursuivi M. Ban. Robert Mugabe  la tête de l’UA En ce sens, la désignation à la tête de l’UA de l’autocrate Robert Mugabe, au pouvoir depuis l’indépendance de son pays en 1980, est un mauvais signal envoyé par l’organisation sur les valeurs de démocratie et de gouvernance qu’elle prétend défendre, selon des observateurs. M. Mugabe est accusé par ses adversaires de s’être maintenu à la tête de l’Etat par l’intimidation et la violence contre ses opposants et des scrutins frauduleux. En République démocratique du Congo (RDC), le pouvoir a dû retirer mi-janvier, après quatre jours de violences meurtrières, une disposition litigieuse d’une loi électorale qui aurait entraîné un report de la présidentielle et permis au président Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir à l’expiration de son mandat. Au Burundi, une tentative de lever la limitation constitutionnelle du nombre de mandats a échoué en mars 2014, mais les partisans du président burundais Pierre Nkurunziza estiment que la Constitution actuelle l’autorise à en briguer un nouveau, comme la volonté lui en est prêtée, ce que réfutent ses opposants. D’autres chefs d’Etat (Rwanda, Togo, Congo-Brazzaville) sont soupçonnés de vouloir modifier leurs Constitutions pour rester au pouvoir. Une quinzaine de scrutins présidentiels et législatifs sont prévus en Afrique en 2015. Les dirigeants rassemblés vendredi et samedi devraient tenter de prévenir les violences électorales redoutées en Egypte, au Burundi ou en Centrafrique. La lutte contre le terrorisme et l’instabilité politique et sécuritaire en Afrique est dialectiquement liée au développement économique et à la bonne gouvernance qui fait défaut dans la quasi-totalité des pays africains. Si l’UA ne cesse pas d’être, à l’image de la Ligue arabe, un syndicat des régimes en place, l’organisation panafricaine ne pourrait rien changer à la situation dramatique du continent.

Publié dans Monde

Le Front de libération nationale (FLN) a mis fin au suspense, qui a duré plus de trois mois, et a annoncé, jeudi, sa participation officielle à la conférence nationale du consensus, devant être organisée par le Front des forces socialistes (FFS) au mois de février. C’est à l’issue de la rencontre entre les deux états-majors, jeudi dernier, que le secrétaire général du FLN a annoncé la participation effective de son parti à la conférence nationale du consensus, mettant ainsi fin aux spéculations sur la volonté réelle du FLN. Animant un point de presse commun avec le FFS, juste après cette deuxième rencontre, après celle d’octobre, Amar Saâdani a annoncé officiellement que son parti « participera positivement et sans réserve à la conférence nationale du consensus ». Pour le chef de file de l’ex-parti unique, « cette conférence se tiendra dans un contexte politique, économique et sécuritaire sensible, ce qui nous oblige à travailler ensemble dans le cadre d’un dialogue et d’échange de points de vue afin de mieux asseoir les grands principes protecteurs de l’Algérie ». Le SG du FLN a souhaité plein succès à cette conférence, en soulignant que « le peuple attend de la classe politique algérienne un consensus national dans le cadre d’un dialogue constructif. Il attend du nouveau sur le plan politique, économique et social ». « Le conseil national du FFS a pris en considération la demande du FLN de ne pas toucher à la légitimé des institutions, notamment la présidence de la République, lors de cette conférence », s’est réjoui M. Saâdani. « Pour le FLN, la légitimé des institutions reste, comme nous l’avons déjà affirmé, une ligne rouge », a-t-il déclaré. Cependant, le numéro un du FLN a informé que la participation de son parti sera active et il prendra part à toutes les étapes à venir. A ce titre, le FLN a désigné deux membres du bureau politique, en l’occurrence Ahmed Boumehdi et Saïd Bouhadja, pour faire partie du groupe chargé des préparatifs de la conférence. Le premier responsable du FLN a, par la même occasion, mis en exergue le fait que le FFS et le FLN convergent sur plusieurs principes, notamment la préservation de l’unité nationale, l’intégrité territoriale et la protection des richesses nationales. M. Saâdani n’a pas manqué de souhaiter, au nom du président du parti, Abdelaziz Bouteflika, du bureau politique et des structures du parti, un prompt rétablissement au président d’honneur du FFS, Hocine Aït Ahmed.

Un tournant pour le FFS Intervenant après l’exposé de M. Saâdani, Mohamed Nebbou, premier secrétaire du FFS, a déclaré que le FFS se réjouit de la participation du FLN à la conférence du consensus. Accompagné de tous les membres de l’instance présidentielle du FFS, à savoir Mohand Amokrane Cherifi, Ali Laskri, Saïda Ichalamen, Aziz Baloul et Rachid Halet, ainsi que le chef du groupe parlementaire, Chafaâ Bouaïche, le premier secrétaire du FFS a qualifié l’accord donné par le FLN « d’adhésion importante ». Rappelant que la conférence que projette d’organiser le FFS, les 23 et 24 février, est une étape fondamentale dans le processus de reconstruction nationale, Mohamed Nebbou a promis que sa formation politique redoublera d’effort pour faire adhérer le maximum d’acteurs politiques et sociaux à cette démarche. Le but du FFS, a ajouté M. Nebbou, est de recréer la confiance et l’espoir au sein du peuple algérien. Avec l’adhésion « sans réserve » du FLN, la conférence nationale du consensus marque un tournant décisif dans l’adhésion du reste de la classe politique et des acteurs sociaux, surtout ceux proches du pouvoir actuel. Par ailleurs, le fait que le premier parti au pouvoir accepte d’adhérer à une initiative de ce parti d’opposition représente en soit un pas non négligeable dans la réhabilitation de l’exercice politique en Algérie, une notion chère au FFS.

Le FFS durcit le ton à l’égard de ses détracteurs Le FFS, qui a déjà tenté de lever les amalgames concernant son initiative de reconstruction du consensus national, est revenu à la charge en répliquant à ses détracteurs. Accusé d’être à la solde du régime, principalement par la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD) ainsi que les membres du Pôle du changement, que coordonne Ali Benflis, le FFS est finalement passé à l’offensive. Rachid Halet, membre de l’instance présidentielle du FFS, en répondant à la question d’une journaliste sur l’attitude de son parti vis-à-vis du refus et des critiques de l’opposition, a lâché une phrase qui en dit long : « Je vous laisse apprécier qui est la véritable opposition en Algérie. M. Saâdani vient de déclarer que son parti a décidé de rencontrer le parti de l’opposition historique. » Lors de la dernière conférence de presse du parti, le 25 janvier, le même membre du présidium a annoncé qu’avec l’évolution de la démarche du consensus national, « un clivage se posera entre ceux qui veulent du consensus et ceux qui sont contre ». Il a affirmé que les opposants à la conférence du consensus se distinguent « par des actions et des manœuvres de division et de diversion ». Il est même allé plus loin dans son argumentaire, laissant comprendre que parmi ses adversaires du consensus, il y avait des membres de la CLTD et du Pôle du changement. « Je ne peux m’empêcher de penser que réactiver des archaïsmes, faire des surenchères d’apparence démocratique, convoquer des conflits anciens en matière historique ne peut aller dans le sens du consensus national », a-t-il dit. M. Halet, un des anciens membres du FFS emprisonné durant les années 1980, estime que la politisation de l’histoire du pays et l’instrumentalisation de la religion interviennent au moment où certains font ressurgir le régionalisme, ce qui prête à penser que « certaines forces travaillent pour le dissensus ». Il a rappelé que le FFS refuse toute logique d’affrontement et s’inscrit plutôt dans une logique de rassemblement patriotique. Sur un autre registre, le secrétaire national chargé de la communication du FFS, Youcef Aouchiche, a déclaré à Reporters que la date du 23 et 24 février, comme les modalités d’organisation et le contenu des discussions, fixés par le FFS, n’est qu’une proposition sur laquelle les participants vont se prononcer. Concernant le calendrier des prochains jours, M. Aouchiche a affirmé qu’au cours du deuxième round des consultations, lancé dernièrement, de nouveaux acteurs politiques et sociaux vont être consultés.

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Cette dernière devra visiter plusieurs infrastructures et sites à Oran avant de donner son OK pour qu’El Bahia puisse abriter le rendez-vous méditerranéen. Une commission d’évaluation du Comité international des jeux Méditerranéens (CIJM), présidée par le Maltais Lino Farrugia Sacco, entamera lundi prochain une visite d’inspection et d’évaluation en Algérie, dans le cadre du dossier de candidature de la ville d’Oran pour l’organisation des JM-2021, a-t-on appris jeudi auprès du Comité olympique algérien (COA). Au cours de son séjour en Algérie, la délégation du CIJM, qui comprend également dans ses rangs l’Italien Tulio Paratore, la Syrienne Nour El Houda Karfoul et la Grecque Keterina Mouratidou, visitera plusieurs infrastructures hôtelières et sportives dans la wilaya d’Oran, précise le COA. Selon la même source, les responsables du CIJM se réuniront avec les responsables locaux et les représentants du mouvement associatif de la wilaya d’Oran. La délégation du CIJM sera reçue par le ministre des Sports, Mohamed Tahmi, et le président du Comité olympique algérien, Mustapha Berraf. Le secrétaire général du COA, Salah Bouchiha, a déposé le 31 juillet 2014 auprès du secrétaire général du CIJM, Isidoros Kouvelos, au siège de cette instance à Athènes, le dossier de candidature de la ville d’Oran pour l’organisation des jeux Méditerranéens-2021. En prévision du rendez-vous méditerranéen, un grand projet sportif a été lancé dans la capitale de l’Ouest algérien, comprenant, entre autres, une piscine olympique, un court de tennis, un stade de football et d’autres infrastructures en cours de réalisation. Les travaux du nouveau stade de Bir El Djir (Oran) ont connu un taux d’avancement appréciable et dont la réception est prévue en 2015. La ville d’Oran est en concurrence avec la ville tunisienne de Sfax qui a déposé sa candidature le 30 juillet 2014 à Athènes.

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Mardi dernier, trois personnes sont mortes à Gao lors d’une manifestation contre la mission de l’ONU sur place. Les trois victimes se trouvaient dans un rassemblement pro Bamako, dont les initiateurs ont reproché à cette mission, la MINUSMA, d’avoir conclu un accord avec les rebelles qui va aboutir, selon eux, au désarmement ou au retrait des forces loyalistes de la ville. Jeudi dernier, et en raison de la gravité de l’incident, le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) s’est rendu à Gao pour présenter ses condoléances aux familles des victimes et rendre visite aux blessés. « Ce crime ne restera pas impuni », a-t-il dit en précisant que la force de l’ONU contre laquelle les manifestants protestaient n’était « pas l’ennemie » du Mali. « Je suis venu vous témoigner mon affection. Je suis de tout cœur avec vous, le Mali est de tout cœur avec vous », a-t-il ajouté lors d’une rencontre avec des représentants de la société civile et des habitants. « Je voudrais également vous dire qu’il faut éviter d’être influencé par d’autres individus qui n’aiment pas notre bonheur », a-t-il lancé sans préciser qui il visait. Pour sa part, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki Moon, a ordonné une enquête sur les circonstances de la mort des trois manifestants. M. Ban a fait part de sa tristesse face à ces violences et a assuré que l’enquête qu’il a diligentée permettra de « faire la lumière » sur cet incident, a indiqué son porte-parole, Stéphane Dujarric. Y a-t-il des acteurs qui avancent masqués sur le théâtre Nord malien ? Veulent-ils à tout prix faire capoter le processus de paix et les négociations en cours à Alger ? Le président malien a laissé entendre cette idée et le fait est que l’ONU, censée être une force d’interposition et un facteur de paix, se retrouve aujourd’hui entraînée sur un terrain dangereux. Par deux fois, elle a dû recourir à la violence. D’abord le 20 janvier pour riposter à une attaque rebelle à Tabankort. Ensuite, le 27 janvier dernier pour disperser une manifestation qui a tourné au drame. Au cœur du problème, l’intention prêtée à l’ONU de créer après l’attaque du 20 janvier dernier un secteur démilitarisé. Une initiative aujourd’hui abandonnée après avoir été considérée, comme les Maliens du Nord hostiles aux rebelles, comme une carte offerte à ces derniers, laquelle aboutirait « au désarmement ou au retrait des forces loyalistes de la ville ». Un vrai casse-tête que le pouvoir malien, le chef de l’Etat en tête et l’ONU tentent de résoudre pour empêcher un retour au chaos dans une région déjà très instable et où sont en jeu des questions qui dépassent les acteurs concernés en premier par le conflit qui y sévit. Une réalité inquiétante aussi qui montre à quel point les négociateurs maliens sous les auspices de l’Algérie, des Nations unies, de l’Union africaine, et d’autres organisations doivent accélérer leurs discussions et empêcher que les dérapages sur le terrain ne parviennent au point de non-retour. D’ici là, la Minusma, déployée dans le nord du Mali depuis juillet 2013, a renoncé à instaurer la « zone temporaire » de démilitarisation qu’elle voulait créer.

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Pour se rendre à la cité Ali-Nmeur, située à peine à 40 km au nord-ouest du chef-lieu de la wilaya de Batna, le voyage prend deux heures et des fois plus. Les fortes chutes de neige qui ont obstrué la route des jours durant, surtout au niveau du col de Nefla, ont été dégagées, mais la voie reste à la limite du praticable à cause des travaux, qui normalement se font pendant la saison chaude, vu le relief et le climat de la région.

Comme dans le légendaire village gaulois de bande dessinée, à défaut d’un menhir au milieu du hameau, à la cité Ali-Nmeur, c’est un énorme Z berbère qui fait office de rond-point, réalisé par les jeunes du mouvement associatif, qui à l’occasion viennent d’obtenir l’agrément de leur association (Assirem Numidia). C’est présentement à cette occasion que nous avons été invités par le collectif du mouvement associatif, qui considère leur petit village comme omis par la presse. Annexée à la daïra de Merouana depuis 1984, la cité Ali-Nmeur, véritable zone montagneuse, compte pas moins de 7 000 habitants. Si le meilleur souvenir ou cadeau que les habitants se remémorent pour toujours n’est autre que le raccordement au gaz de ville, cependant, ça ne met pas fin à un autre cauchemar et non des moindres, la route, la tracasserie administrative, mais aussi l’absence totale de terrains constructibles, raison pour laquelle la cité Ali-Nmeur a perdu pas mal de projets, entre autres, un stade de football et la réalisation d’une polyclinique, toujours à cause de l’absence de terrains vacants. Les jeunes que nous avons rencontrés manifestent une grande volonté de vouloir changer les choses. Dans leur majorité des universitaires, Jugurtha, un jeune architecte, nous dit sur un ton très optimiste : « Maintenant que nous avons obtenu l’agrément pour notre association, nous pouvons travailler et activer dans la légalité, et il y a pas mal de choses à faire. Nous souhaitons reprendre contact avec les autorités de la wilaya (travaux publics) pour revoir le projet de la route (raccourci) qui va vers Batna et qui n’est que de 23 km, au lieu de 45 km, sachant que la route nationale n°77 (Batna-Sétif) que vous venez de prendre est dans un état lamentable, et ce n’est pas la première fois qu’on lui réserve une colossale enveloppe, pour que l’hiver prochain, elle s’affaisse encore. Nous ne comprenons pas l’entêtement et la sourde oreille des autorités, alors que par le raccourci d’Oum Erkha, on gagne en temps, en argent et en usure de pièces, et je parle en connaissance de cause. » Le groupe parle d’une seule voix au sujet du lycée. Si la réalisation d’un lycée soulage tous les élèves du troisième cycle, ce sont surtout les lycéennes (filles) qui seront les grandes bénéficiaires, car certaines d’entre elles font quatre fois le voyage entre la cité Ali-Nmeur et Merouana, pour ne pas rester hors du lycée, ajoute Yasser, un autre étudiant présent au débat. Beaucoup de petits fellahs essayent tant bien que mal de redonner vie à l’arboriculture, surtout le pommier et l’olivier, nous dit Hichem, un jeune agriculteur qui est à sa première expérience avec les pommiers, en expliquant que cet arbre (le pommier) supporte le froid  et en bas du mont Illisen, il ne fait jamais chaud, même en été. La petite maison de jeunes va connaître très bientôt d’intenses activités à l’occasion de thifsouine, le printemps selon le calendrier berbère. Des pièces de théâtre, des expositions et des soirées poétiques et musicales sont au programme. L’équipe de football de la cité Ali-Nmeur, qui évolue en Régionale, doit faire les déplacements à Merouana pour les compétitions, car ici il n’y a pas de terrain, nous dit Yacine tristement. C’est comme un appel en direction de la tutelle. Alors c’est fait.

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