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Reporters - Filtrer les éléments par date : dimanche, 04 octobre 2015

Au même titre que ceux du reste du monde, les enseignants algériens fêtent aujourd’hui la Journée mondiale de l’enseignant, qui coïncide chaque année avec le 5 octobre.
Du point de vue de la symbolique, cette date marque aussi le 27e anniversaire des évènements d’octobre 1988, mais aussi le début des mouvements de contestation dans le secteur de l’éducation, le 5 octobre 2003. C’est l’occasion pour les syndicats des enseignants de remettre sur le tapis leurs conditions de travail après plusieurs années de combat pour la valorisation de leur métier. Aujourd’hui, pour la plupart, ils jugent que « le chemin de la lutte est encore long ».

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Le corps sans vie d’un enfant en état de décomposition a été découvert dans l’après-midi d’hier dans les eaux de l’oued coulant en aval du quartier du Kouf, à l’endroit, selon certains témoins oculaires, où se déversent les égouts des immeubles et des habitations limitrophes du même quartier, où a disparu le petit Anis Benredjem, cet enfant de 5 ans qui se trouvait en vacances chez ses grands-parents maternels à Mila.
C’est aux environs de 15 h que le procureur de la République a ordonné l’évacuation du cadavre vers la morgue de l’hôpital de Mila aux fins d’autopsie et d’identification, évacuation dont se sont chargés les éléments de la Protection civile de Mila. Les éléments des sections scientifiques de la Sûreté nationale et de la gendarmerie étaient sur les lieux de la découverte du cadavre et s’attellaient, depuis, à relever tous les indices susceptibles de diriger leur enquête et de les mener vers le ou les criminels. A l’annonce de la triste nouvelle, les Mileviens se sont rendus en masse au domicile des parents du jeune Anis qui, depuis l’horrible découverte, sont traumatisés et tourmentés, même si aucune information concernant l’identification du corps ne leur est parvenue. Au moment où nous mettons sous presse, aucune information ne filtre concernant l’identification du corps, ses parents demeurent dans l’attente de la confirmation ou de l’infirmation, mais cela n’aura lieu qu’après l’identification par ADN du cadavre du corps de l’enfant. Toute la ville de Mila est en ébullition, l’angoisse habite tous les cœurs, leurs pensées allant toutes vers le petit Anis, disparu le 15 septembre dernier.

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Une imposante marche de protestation a été organisée hier matin par le collectif des étudiants de la faculté des sciences exactes du campus Targa-Ouzemour, au niveau du chef-lieu de la wilaya de Béjaïa, afin de réitérer leur refus de la délocalisation de leur faculté vers le nouveau campus d’Amizour, fraîchement réceptionné.
Les étudiants protestataires, auxquels se sont joints de nombreux enseignants de la même faculté, dont des syndicalistes du Cnes, ont entamé leur marche vers 11h depuis le campus de Targa-Ouzemour pour se diriger vers le siège de la wilaya.

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C’est aujourd’hui que l’Algérie célèbre le 27e anniversaire des événements tragiques du 5 octobre 1988, qui ont mis fin au système du parti unique instauré au lendemain de l’Indépendance suite à un coup de force.

C’est grâce à ces événements sanglants qu’une nouvelle page de l’Algérie indépendante s’est ouverte. Une page marquée à la fois par de l’espoir et de la douleur. Par l’espoir, car le pouvoir a fini par reconnaître le pluralisme dans toutes ses dimensions en adoptant une Constitution dans ce sens (février 1989). De la douleur, car cette ouverture démocratique tant souhaitée a tourné mal après la victoire écrasante de l’ex-Front islamique du salut (FIS), au premier tour des élections législatives de décembre 1991.
Pour célébrer cette date hautement symbolique pour la génération postindépendance et les militants des libertés démocratiques, deux rassemblements sont inscrits au programme. Le premier à Alger (devant le Théâtre national algérien) à l’initiative de l’association de jeunes du RAJ et le second à Béjaïa (Maison de la culture) à l’appel de plusieurs associations et collectifs locaux, dont le bureau de LADDH (aile Zehouane), le Café littéraire, l’Association des victimes de 5 octobre 88 et autres. A Alger, RAJ, qui a l’habitude de commémorer cet événement, a choisi cette année comme slogan à son action « Pour que le 5 octobre soit décrété journée nationale pour la démocratie ». « 5 octobre 1988, 5 octobre 2015, 27 ans se sont écoulés depuis ce mouvement qui se voulait porteur d’espoir d'une Algérie libre et démocratique, libérée du despotisme et de la dictature. Octobre 1988 a ouvert la voie au pluralisme politique, associatif, syndical et de la presse privée… mais la brèche a été vite refermée par un pouvoir qui ne se souci que de sa pérennité, au détriment du peuple et de la nation », peut-on lire dans l’appel lancé au public.
Pour l’action prévue dans la ville de Béjaïa, qui a perdu cinq de ses braves jeunes dans ces événements, on veut rappeler à l’opinion publique les sacrifices de la génération d’octobre pour que l’Algérie soit démocratique, plurielle et respectueuse des droits de l’homme. Ils réclament également une prise en charge réelle des victimes de ces événements et la préservation de la mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour la liberté.
Notons que durant les années précédentes, les services de sécurité empêchaient l’association RAJ de tenir ses actions le 5 octobre dans la capitale sous prétexte que les marches et les manifestations publiques sont interdites à Alger depuis juin 2001, suite à la grande marche organisée par le mouvement des arouch de Kabylie pour réclamer l’application de la plateforme d’El Kseur. 

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L’appel d’Amar Saâdani aux partis politiques du pouvoir et de l’opposition de rejoindre son initiative pour la constitution d’un front national élargi pour soutenir le programme du président de la République risque d’être entendu uniquement par les partis au pouvoir et par ceux se réclamant de la majorité présidentielle. En d'autres termes, il risque de se retrouver avec les soutiens traditionnels du chef de l’Etat sans le camp déjà très partagé de l'opposition. Il rejoint ainsi l’appel du SG du RND, Ahmed Ouyahia, en juin dernier, de mettre en place un pôle agissant de la majorité, mais sans véritable chance d'intéresser des partis de l'opposition au discours plus que jamais radicalisé. Côté majorité, Seddik Chiheb, chargé de la communication au RND, nous a déclaré que son parti a pris connaissance de l’initiative du FLN à travers la presse, indiquant qu’elle fera l’objet d’étude de la part des instances de sa formation politique. Par ailleurs, il ne voit aucune différence entre l’appel de M. Saâdani et celui de son SG, Ahmed Ouyahia. Interrogé sur le fait que M. Saâdani lance cet appel en parallèle à celui fait auparavant par M. Ouyahia, le chargé de la communication au RND ne voit aucune rivalité entre les deux leaders des partis du pouvoir.
« Nous naviguons sur le même bateau et cet appel ne nous pose aucun problème », nous a-t-il répondu. Côté opposition, l'exemple nous a été donné hier par le parti de l'Avant-garde d’Ali Benflis qui, en parlant encore de vacance du pouvoir et d’illégitimité des institutions, repousse toute opportunité de rapprochement avec les états-majors politiques se réclamant de l'action du président de la République.
Il en est de même pour les autres formations politiques de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD) ainsi que l’ICSO. Il serait surprenant que ces partis acceptent l'idée de prendre langue avec des formations comme le RND et le FLN pour des initiatives qui ne seront perçues et comprises que comme un soutien à l'action présidentielle en cette période de crispation politique et économique. Selon des observateurs, la nuance est à observer du côté du MSP. Le président du MSP, Abderrezak Mokri, disent-ils, a manifesté la volonté de son parti de dialoguer. Il peut être intéressé par l'initiative du FLN.
Bémol, cependant, avertissent-ils : il ne s'aventurera pas dans un scénario qui n'est pas sans garantie pour sa formation et pour lui qui cherche à ne pas trop s'isoler de l'opposition ni à trop se rapprocher du pouvoir sans dividendes réels. Le ton du discours de la SG du PT, Louisa Hanoune, dont le parti s'est toujours gardé d'avoir sa propre marge de manœuvre, tend à se rapproche de plus en plus de l’opposition. « Nous avons soutenu le Président dans des choix de redressement de l’économie nationale, il y a un temps.
Aujourd’hui, la tendance est dans le sens de la prédation et de la domination de l’oligarchie sur les leviers du pouvoir. Nous n’allons pas nous taire et nous nous opposons à cette politique », a déclaré Louisa Hanoune dans sa dernière conférence de presse, samedi dernier. La première responsable du PT a elle-même appelé à un front des démocrates et de la société civile contre l’austérité, ce qui ne semble pas la programmer pour tendre l'oreille au FLN qui défend bec et ongles l'action du gouvernement. L’autre parti qui est visé par l’appel de M. Saâdani à l’opposition est le FFS. Là aussi, la mission du FLN est quasiment sans espoir. Le parti de M. Saâdani était parmi ceux qui ont refusé de participer à la conférence nationale du consensus, après avoir donné son accord de principe au Front des forces socialistes qui n'a pas oublié ce revirement.
Face aux intérêts et calculs de chaque parti et des camps auxquels ils appartiennent, M. Saâdani se trouvera, sans risque de se tromper, en face du même clivage majorité/opposition. Avec cette fois, une polarisation extrême du champ politique national. 

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Le tout nouveau parti d’Ali Benflis, Talaie El Houriyat, a tenu avant-hier une réunion de son bureau politique consacrée à l’actualité nationale et aux questions organiques internes ainsi qu’au plan d’action des jours à venir.
Ce que l’on peut dire d’emblée de cette réunion, et d’après le communiqué publié hier, est que la formation de Talaie El Houriyat apporte son soutien à l’homme d’affaires Issad Rebrab et au général Benhadid, mais sans les nommer. « Le BP dénonce avec force cette stratégie dont sont déjà victimes de nobles enfants de ce pays nourris du sens le plus élevé du patriotisme acquis auprès de l’ALN et de l’ANP et inspirés du message sacré des martyrs de la nation dans leur long parcours au service du peuple algérien, une stratégie également dirigée contre les véritables créateurs de richesse qui sont l’objet de harcèlements divers », lit-on dans ce communiqué. L’ex-militaire que le parti de Benflis défend a été arrêté par la justice après des déclarations médiatiques jugées attentatoires au secret militaire. L’homme d’affaires et patron du groupe Cevital est en conflit ouvert avec le ministre de l’Industrie et des Mines qui lui a reproché d’avoir fait une entorse à la réglementation des affaires et de l’investissement dans le projet Brandt Algérie. Le parti de M. Benflis parle d’« escalade » et de « stratégie conçue pour neutraliser les porte-étendards de la libre expression et de la défense des libertés fondamentales et des droits inaliénables de l’homme ». Au plan économique, le BP de Talaie El Houriyat ne semble pas croire aux mesures du gouvernement pour affronter l’effondrement des recettes de l’Etat, au contraire, il s’inquiète et dit être profondément préoccupé des « retards considérables que le gouvernement accuse dans l’élaboration et l’adoption d’une stratégie nationale cohérente et effective organisant la riposte du pays aux retombées dramatiques de la crise énergétique mondiale ». Au plan social, il a considéré « qu’en dépit de toutes les dénégations infondées du gouvernement, la grave crise économique à laquelle le pays est confronté aura inévitablement des coûts sociaux qui exigeront de la rigueur, de l’austérité et des sacrifices ». 

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A l’issue de la session ordinaire du comité central du parti du Front de libération nationale (FLN), qui a pris fin hier, le bureau politique a été élu, manifestement sans aucune figure importante qui puisse prêter le flanc à la polémique.

Aux yeux du secrétaire général du parti, Amar Saâdani, c’est un retour à la logique, dans la mesure où l’état-major du FLN n’est constitué que de personnalités politiques libres de tout autre engagement - des affaires publiques de l’Etat - et qui se prévalent de l’ancienneté au sein des structures du parti.
Parmi ces derniers, Djamel Ould Abbès, Abdallah Boudiaf, Hocine Kheldoune, Mokhtaria Reguig ou encore Djamel Madi. A ce propos, « les membres du bureau politique sont à l’entière disposition du parti », insistait, plus tard en début de soirée, Amar Saâdani, qui donnait une conférence de presse.
Au-delà, le secrétaire général du FLN s’est de nouveau attardé sur l’initiative « fédératrice » du parti destinée à créer un front d’action commun autour du programme du président de la République, appelant « les partisans du dialogue et de la concertation » à y prendre part. A l’égard des partis de l’opposition, à propos desquels il se demandait « si l’opposition était contre une personne ou contre un programme », Amar Saâdani leur rappelait que « si tout compte fait, c’était une opposition contre la légitimité, rendez-vous à 2019 lui est donné ». Plus tôt, dans son allocution d’ouverture des travaux, il a adressé son message aux « forces vives du pays autour d’une même dynamique » avec pour objectif de « régler (nos) différends et de resserrer (nos) liens nationaux ».
« L’initiative est ouverte à tous les partis politiques agréés, aux organisations syndicales et professionnelles, au patronat, au mouvement associatif, aux médias, à la société civile et aux personnalités nationales indépendantes », rappelle-t-il. Et d’aller plus loin en proposant, à travers le FLN, de « demander au président de la République de consacrer la journée du 29 septembre Journée de réconciliation nationale et d’espoir ». M. Saâdani a appelé « toutes les parties qui adhéreront à cette initiative à appuyer - sans réserve - le programme politique du président Bouteflika, plébiscité à travers les élections électorales de 1999, 2004, 2009 et 2014 ». L’initiative visant à former un front national pour soutenir le programme du président de la République a été adoptée lors des travaux de la première session ordinaire à laquelle ont pris part 480 membres sur 505 membres. L’autre point abordé est bien évidemment la révision de la Constitution, à propos de laquelle M. Saâdani a indiqué que les propositions de son parti sur ce projet avaient pour objectif le renforcement de l’Etat de droit « à travers des dispositions visant à assurer l’équilibre des forces au sein des institutions, consolider l’indépendance de la justice et élargir les prérogatives du Parlement et des instances de contrôle ». A ce titre, les travaux d’hier ont justement porté sur les préparatifs du parti en prévision de la révision constitutionnelle et des élections du renouvellement partiel du Conseil de la nation. Une nouvelle fois, M. Saâdani a affirmé que
« M. Bouteflika est le maître de la décision, y compris celle de faire passer la révision de la Loi fondamentale par voie parlementaire ou par voie référendaire ». Enfin, lors de la conférence de presse, à une question sur l’affaire du général Benhadid, le secrétaire général du FLN a répondu : « La justice est indépendante et je n’ai aucun commentaire à faire. Si je réagis, cela voudrait dire que j’interfère dans les affaires de la justice », répondait-il. 

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L’Arabie saoudite et les autres monarchies du Golfe sont mises à l’épreuve par la Russie qui, par la voie de son ministre de l’Energie, Alexandre Novak, se déclare favorable à une réunion avec l’Opep sur la question des prix et des marchés pétroliers.

 

L’Opep, sous l’emprise des Saoudiens, était jusqu’ici insensible aux appels lancés tantôt par Caracas, tantôt par Alger pour l’amorce de nouvelles discussions au sujet des marchés et des prix du pétrole.
Les monarchies du Golfe conditionnaient – jusqu’ici – une quelconque intervention sur les prix à travers une baisse de production par la contribution des autres producteurs non Opep. La dernière déclaration en date à ce sujet a été signée Ali Al-Omair, ministre koweïtien du Pétrole, qui a indiqué la semaine écoulée qu’« il n'y a aucun engagement des producteurs non Opep à baisser la production ». Selon le ministre koweïtien du Pétrole, lors des précédents sommets des producteurs, on a toujours demandé à l'Opep de réduire sa production, alors que les autres continuaient à produire, ce qui nous faisait perdre des parts de marché. Défiant ainsi l’Opep et les Saoudiens en particulier, la Russie s’essaie à un exercice de « ta parole contre la mienne » avec les membres de cette organisation. Hier, le ministre russe de l’Energie, Alexandre Novak, a indiqué à des médias de son pays que la Russie est disposée à rencontrer des producteurs fédérés au sein de l’Opep et/ou non Opep pour discuter de la situation des marchés pétroliers. « Si ces discussions venaient à avoir lieu, nous y participerions », a indiqué le ministre russe, précisant que des rencontres ont été prévues avec les Saoudiens avant la fin du mois en cours, sans se laisser prendre dans le piège des dates précises. A une autre question aussi sensible, Alexandre Novak a confirmé l’intention des compagnies russes d’intensifier leurs investissements en Iran, comme pour dire la volonté de son pays de contribuer au retour du pétrole iranien sur le marché. Dans son dernier rapport, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole a laissé entrevoir l’éventualité de discuter de la situation des prix si les autres producteurs non Opep se mettent de la partie.
Dans son rapport, l’Opep a indiqué que la pression persistante sur les prix, en raison de la hausse de la production, mais aussi des spéculations sur le marché, « reste une source d’inquiétude pour toutes les parties prenantes du secteur », assurant qu’elle est prête à faire tout ce qui est en son pouvoir pour retrouver un équilibre des prix, « sans toutefois céder sur ses propres intérêts ». Mais depuis la publication de leur dernier rapport, les monarchies du Golfe s’entêtaient dans leur guerre de protection de leurs parts de marché, nourrissant peu d’inquiétudes quant aux conséquences de la chute des prix sur les économies de certains membres de l’Opep. Les prix ont perdu 60% de leur valeur en un laps de temps d’une année seulement, chutant de 110 dollars début juin 2014 à moins de 50 dollars le baril actuellement. Si une adhésion se cristallise autour de l’offre russe, cela pourra ajourner les menaces d’une rechute des prix à l’arrivée de l’Iran sur le marché. L’offre russe serait également le baromètre idoine à même de mesurer la volonté des pays de l’Opep à discuter de la situation des marchés pétroliers et des prix.
Une chose est sûre, l’état actuel des cours et des Bourses de cotation n’arrange aucun des producteurs. Encore plus les consommateurs en cette période de morosité économique, sur fond d’inquiétudes sur l’état de l’économie chinoise. 

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L’ancien ministre de l’Industrie, Abdelhamid Temmar, n’aime pas les mesures prises par les gouvernements Ouyahia en 2009 et celles annoncées pour l’année 2016 par le gouvernement Sellal. Adepte de l’école classique en économie, M. Temmar plaide pour la compensation des revenus en devises, en faisant appel à l’investissement direct étranger.
Une mesure préconisée par la Banque mondiale (BM) et le Fonds monétaire international (FMI) pour les pays qui connaissent une baisse de leurs rentrées en devises. Cette mesure avait été préconisée par Abdelhamid Temmar au début des années 2000 lorsqu’il était en charge de l’Investissement et des Privatisations.
L’ex-ministre n’a donc pas changé d’avis en plaidant, hier, à Bouira pour le retour à la politique qu’il a menée sans résultats probants. Seule nouveauté, il plaide pour la réduction des dépenses publiques afin de faire face à la conjoncture actuelle, marquée par la chute des prix du pétrole, alors qu’en 2001 il plaidait pour une hausse de la dépense publique dans un contexte où les prix du baril étaient à moins de 30 dollars.
S’exprimant lors d’une conférence organisée au niveau du département des sciences économiques de l’Université Akli-Mohand-Oulhadj sous le thème « L'économie algérienne et le contre-choc pétrolier : enjeux et perspectives », M. Temmar a estimé que ces deux aspects constituent « la solution idéale pour faire face aux retombées néfastes de la baisse du volume de la rente pétrolière ».
L’expert en économie a souligné également la nécessité pour le gouvernement de traiter et d’étudier au cas par cas les dossiers des IDE. Cela permettra, a-t-il dit, de « protéger l'économie nationale de leurs agressions », avant d'insister sur l’impératif de « n’autoriser que les investissements ayant trait aux domaines de la technologie et de la formation ».
Pour l’ancien ministre de l’Industrie, le retour aux IDE passe inéluctablement par la révision de la loi sur l’investissement, notamment la suppression de la règle dite « 51-49% ». « Il n’est pas forcément nécessaire pour le pays d’adopter cette règle (51-49) qui régit les investissements étrangers en Algérie, étant donné que le pays avait des mécanismes lui permettant de protéger son économie et faire une sélection après étude des projets », a-t-il expliqué aux étudiants présents dans la salle.
Pour remédier à cette situation de crise pétrolière, le conférencier a réitéré son appel quant à la relance des IDE, ainsi qu'à la reprise du programme de relance élaboré durant les années 2000 en faveur des investissements et l'industrie. « Ce programme doit être relancé et réétudié dans le fond afin de supprimer toutes les mesures de ralentissement et renforcer les mesures censées renforcer la croissance économique », a-t-il souligné.
Pourtant, l’ex-ministre de la Privatisation n’avait pas réussi à ouvrir le capital des entreprises publiques économiques durant son mandat. En dehors d’El Hadjar, l’essentiel des IDE s’est orienté soit vers des créations nouvelles, soit vers le secteur des hydrocarbures. L’essentiel des privatisations qui ont eu lieu a concerné des entreprises du secteur de l’agroalimentaire ou certaines grandes surfaces appartenant à des entreprises dissoutes comme les Galeries algériennes. Par ailleurs, M. Temmar a critiqué l’option mise en avant par le gouvernement, à savoir la baisse des importations, qui aura comme répercussion, selon lui, « la hausse du taux d’inflation ».
La vision de M. Temmar, bien que tentée par les gouvernements successifs de la période 2000-2009, n’avait pas apporté suffisamment de devises pour une facture d’importations qui ne dépassait pas les 30 milliards de dollars par an. En période de récession dans les pays émergents et de très faible croissance dans les pays de l’OCDE, la méthode Temmar ne semble pas prendre en compte la réalité algérienne et celle du monde. Il est clair que le professeur d’économie ne semble pas apprécier les mesures prises par le gouvernement Ouyahia après son départ et les orientations actuelles du gouvernement Sellal. 

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Les différences de position qui caractérisent actuellement les pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) quant à la réduction de la production de pétrole pour faire face à la crise actuelle du marché rappellent celles de 2006 concernant le différend sur le prix du gaz.

A l’époque, Russie, Iran, Venezuela, Indonésie et Algérie avaient signé des accords gaziers pour un rapprochement. L’objectif était la promotion des prix équitables et la stabilité des marchés. Les spécialistes l’avaient surnommée l’Opep bis ou méga-Opep. Actuellement, la crise des marchés pétroliers pousse certains analystes à faire la comparaison, puisque ces mêmes pays, appuyés par le Nigeria, adoptent tous la même position quant à la réduction de la production de l’Opep. Ces pays appellent même ces derniers temps à organiser une réunion d’urgence sur la question, en attendant la réunion officielle en décembre. D’ailleurs, en marge des travaux de l’Assemblée générale des Nations unies, le 

2 octobre, le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, avait rencontré son homologue iranien, Javad Zarif, et le sujet principal durant leur entrevue avait porté sur les prix du pétrole. Il faut dire que l’Algérie, depuis la plongée des cours pétroliers ces derniers mois, a perdu plus de la moitié de ses revenus. Son épargne, amassée depuis des années, fond comme neige au soleil. Serait-il possible, en raison de la position de l’Arabie saoudite et ses alliés de refuser de réduire la production, que les pays affectés par cette crise puissent réfléchir à une nouvelle alliance et changer la donne sur les marchés ? Une question qui mérite plus d’analyses et d’explications dans une conjoncture assez spéciale.
Faut-il rappeler aussi que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ou en anglais Organization of Petroleum Exporting Countries (OPEC) est une organisation intergouvernementale de pays visant à négocier avec les sociétés pétrolières pour tout ce qui touche à la production de pétrole, son prix et les futurs droits de concession. Actuellement, le secrétaire général de l’Opep est Abdallah Salem El-Badri. L’Opep a été créée le 14 septembre 1960, lors de la Conférence de Bagdad, principalement à l’initiative du Shah d’Iran et du Venezuela en la personne de Juan Pablo Pérez Alfonso qui mena, dans le cadre de ses fonctions de ministre vénézuélien des Mines, des actions visant la création d’une organisation internationale des pays producteurs de pétrole pour pallier la baisse du prix du baril (moins de 5 dollars américains à l’époque). A l’origine, seuls cinq pays en étaient membres : l’Arabie saoudite, l’Iran, l’Irak, le Koweït et le Venezuela. Ils furent rejoints par d’autres pays producteurs : le Qatar en 1961, l’Indonésie en 1962, qui s’en est retiré en 2008, la Libye en 1962, Abou Dhabi en 1967 – qui, avec six de ses voisins, formera les Emirats arabes unis en 1971 –, l’Algérie en 1969, le Nigeria en 1971, l’Equateur en 1973 – qui s’en est retiré en 1992 pour y revenir en 2007 –, le Gabon en 1975 – qui se retire en 1996 –, l’Angola en 2007.
L’Opep cherche à réguler la production et le prix par des efforts coordonnés des pays membres, notamment en instaurant un système de quotas de production au mieux de leurs intérêts. 

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