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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 14 février 2015

La formation du MC El Eulma souhaite réussir son entame dans cette prestigieuse compétition africaine d’une toute autre dimension, qu’elle veut atteindre, même si la mission ne sera pas facile.

Le MC El Eulma disputera samedi au stade Messaoud-Zeghar son tout premier match officiel international face aux Ethiopiens de St-George SA, en tour préliminaire de la Ligue des champions, et il entend bien négocier ce qui n’est rien moins qu’un moment historique, sachant que c’est là son premier match de ce calibre. Le Mouloudia d’El Eulma, l’un des derniers clubs de l’Est algérien à avoir pu rejoindre l’élite du football national malgré les joueurs très talentueux qui ont évolué sous ses couleurs (la première accession du MCEE ne remonte qu’à 2008), voudrait remporter cette première joute internationale pour la « dédier aux anciens joueurs qui ont façonné cette équipe au fil des décennies sans avoir connu le haut niveau », souligne le vieux Messaoud B. (77 ans), ancien dirigeant du MCEE. Ce vieux supporter, dont les yeux se mettent à briller lorsqu’il évoque l’équipe chère à son cœur, espère surtout que les Derardja, Hamiti, Chenihi et Maïza mouilleront le maillot vert et rouge autant que l’avaient mouillé, en leur temps, les Haïder, Hedna, Senoussaoui, Kharchi et autre Sid. L’entraîneur, Azzedine Aït Djoudi, ne doute pas, lui, que ses joueurs honoreront le maillot car, dit-ils, « ils mesurent la portée symbolique de cette première rencontre internationale et sont prêts à se surpasser pour donner du bonheur à leurs fans ». Le coach se dit « certain » que le manque d’expérience de ses poulains (même si quelques-uns ont eu l’occasion de disputer des compétitions internationales, comme Maïza sous les couleurs de l’ES Sétif et Hamiti sous celles de la JS Kabylie), sera comblé par une volonté et une grinta de tous les instants. Le tout, prévient encore Aït Djoudi, est de ne pas sous-estimer l’adversaire, dont la carte de visite est plutôt impressionnante, puisqu’avec ses 26 titres de champion et ses 9 Coupes d’Ethiopie, il est de loin le club le plus titré de son pays. Il reste que les joueurs eulmis devront être prêts physiquement, ne pas hésiter à aller au charbon pour remporter les duels, bien occuper les espaces et aérer le jeu pour prendre à défaut le club-phare d’Addis-Abeba qui ne viendra pas à El Eulma pour faire du tourisme. Azzedine Aït Djoudi, et ce n’est pas plus mal, pourra compter, samedi à partir de 18h, sur la pelouse du stade Messaoud-Zeghar, sur l’ensemble de son effectif, l’infirmerie du club étant vide, ce qui n’a pas toujours été le cas depuis le début de la saison. La balle est maintenant dans le camp des joueurs qui doivent se donner à fond pour se faire plaisir et surtout prendre une option pour la qualification avant la manche retour.

Publié dans Sports

Les Algérois semblent vouloir se mobiliser pour faire ce qu’un ministre de l’Environnement avait décidé il y a quelques années et qui était resté au stade du vœu pieux : nettoyer la ville. Derrière ce slogan qui se réduit à extirper la saleté qui a envahi la capitale et pratiquement toutes les agglomérations d’Algérie, il y a en fait, pour la population, une vraie démarche écologique à construire pour accorder au cadre de vie urbain toute l’attention qu’il avait à une certaine époque. Cela concerne les déchets, la saleté des rues et de la voie publique en général, les égouts éclatés, les espaces verts abandonnés, mais aussi le bruit que l’on a tendance à négliger. On peut dire sans risque d’exagération qu’aucune ville du bassin méditerranéen n’est soumise aux nuisances sonores que subissent les Algérois. Quand ce n’est pas le bruit fait sur le trottoir par les barres en métal qui servent à monter les stands pour la publicité commerciale et la sonorisation assourdissante qui est censée soutenir la promotion du produit concerné (chocolat, boissons gazeuses et autres, un produit généralement importé), c’est la musique à fond pour créer l’ambiance pour la Coupe du monde ou une quelconque Coupe d’Afrique, ou pour le Beach volley au centre-ville… Le plus grave est que ces activités bruyantes sur la voie publique au milieu d’habitations (activités interdites par la loi sur l’environnement) sont organisées par les autorités locales ; jusqu’à la « journée sans voitures » qui est devenue une journée de tapage insupportable au point où les riverains des lieux interdits aux véhicules ont préféré le bruit de la circulation à la cacophonie qui sort des hauts parleurs posés sur le trottoir, sous leurs fenêtres. Il faut souhaiter que le programme «‘Dzair-Environnement» mené par plusieurs associations, pour réhabiliter des espaces verts dans les 57 communes d’Alger, soit étendu à tous les aspects de l’environnement, y compris les nuisances sonores. Selon l’APS, qui cite un communiqué de l’association Nes El Khir, organisatrice de l’événement, une opération de plantation de 10 000 arbustes de différentes espèces est lancée aujourd’hui, samedi 14 février, à la plage artificielle El Djamila (Ex-La Madrague), dans la commune d’Aïn Bénian, à l’ouest d’Alger. Cette action baptisée « The algerian green days » (les journées vertes d’Alger), qui s’étale du 14 février au 21 mars, est organisée avec la collaboration de la direction des forêts de la wilaya d’Alger, la wilaya déléguée de Chéraga, la commune de Aïn Bénian, les collectifs associatifs « 1.2.3.Viva l’Algérie », « SOS la Madrague », « Taysir » et « Homti ». Les organisateurs comptent beaucoup «sur la mobilisation des Algérois pour réussir cette action de bénévolat», qui sera suivie à chaque étape d’un programme de détente afin de créer une « ambiance familiale», d’après le communiqué. C’est aux Algérois de reprendre en mains leur cadre de vie, pour réhabiliter et entretenir les espaces verts et empêcher que le moindre «vide» soit transformé en terrain vague, puis en décharge sauvage, et pour qu’Alger la Blanche retrouve la tranquillité qui a fait sa réputation. L’association annonce que l’opération de volontariat sera clôturée le 21 mars, 1er jour du printemps, à Djeninat Marengo’, entre La Casbah et Bab El Oued.

Publié dans Environnement

Une semaine après sa disparition à Paris, Assia Djebar a été inhumée hier dans sa ville natale, à Cherchell.

Lucie Touzi et Djamila Seddiki Des centaines de personnes, allant des autorités ministérielles aux amoureux de la littérature, étaient présentes pour rendre un dernier hommage à celle qui a marqué et influencé, par ses œuvres, le Maghreb et le monde francophone. Sous une pluie fine, ils étaient des centaines, femmes et hommes, à attendre patiemment le début de la cérémonie. Preuve de l’importance de cette auteure, à la portée nationale et internationale, les femmes ont brisé le tabou ancestral en se rendant en nombre à l’enterrement d’Assia Djebar. Ce n’est pas surprenant au vu des idées et des combats menés par l’académicienne pour les droits de la femme, tout au long de son parcours. Parmi la valse permanente de parapluies, en relevant la tête, on observe une foule immense venue célébrer pour la dernière fois le départ de cette femme de renom en exauçant son dernier vœu : reposer auprès des siens au cimetière de Cherchell. Après une courte agitation, c’est dans le plus grand calme que les hommes se rassemblent et s’alignent, tandis que les femmes se réunissent de leur côté, pour la majorité sous une tente à l’abri de la pluie. Evidemment, le wali, Mostefa Layadi, est venu honorer cette enfant de la région au talent inestimable, au côté du ministre de la Communication, Hamid Grine, de la ministre de la Culture, Nadia Labidi, ainsi que de la ministre de l’Education, Nouria Benghebrit, qui ont tous salué la vie et le parcours d’une grande dame.

Un moment intense C’est dans le silence que les portes de l’ambulance s’ouvrent. A cet instant, on entend des femmes chuchoter « les filles, on fait les youyous ! ». Cela n’a pas manqué, à l’instant où le cercueil est déposé, elles étaient des dizaines à exercer le cri traditionnel. Voilà l’heure de la prière. Un moment intense où hommes et femmes étaient unis pour Assia Djebar qui va laisser, malgré un héritage incommensurable, un grand vide dans l’univers littéraire. C’est la raison pour laquelle, ils ont fait le déplacement d’Alger et d’autres wilayas, voire de France pour certains, afin de la suivre pour une dernière fois. Pour exemple, une femme, archéologue, explique qu’elle se devait de venir jusqu’à Cherchell pour répondre à son dernier souhait. « J’ai lu ses livres, je trouve normal de venir à la cérémonie », a-t-elle indiqué. Parmi la foule présente, des enfants se faufilent pour vendre des bouquets de fleurs, au symbole tout à fait particulier pour les Berbères de la région de Tipasa. Les « nardjess » (narcisses) sont portées uniquement par les femmes et déposées sur la tombe de la défunte. Chaque femme, sans exception, se dirige alors, bouquet de nardjess à la main, vers le cimetière. Aussi bien les personnalités que les anonymes affluent à l’entrée où des hommes sont en train de creuser la tombe. Seule la mère d’Assia Djebar, âgée de cent ans, est restée en bas sous la tente, en pleurs, pour se recueillir. « J’ai le cœur brisé de chagrin et je ne sais pas comment me consoler … Mais quand j’ai vu l’hommage qui a été rendu à ma fille dans son pays et en particulier à Cherchell, je n’ai plus pleuré…» Tels sont les propos de la maman centenaire d’Assia Djebar. Pour la majorité, les hommes et les femmes ayant fait le déplacement sont des personnes d’un certain âge pour qui la littérature, qu’elle soit française ou algérienne, était encore à l’honneur à leur époque et tenait une place toute particulière. Sans surprise, lorsqu’on surprend des conversations, c’est dans un français parfait qu’ils échangent et s’entretiennent au sujet de la personnalité du moment : Assia Djebar. Un homme va jusqu’à confier qu’il est « tombé amoureux de ses écrits » transmettant sa passion à son fils, dès l’âge de 10 ans, qui était lui-même présent lors de la cérémonie. Bien qu’il y ait eu peu de jeunes, cette anecdote laisse espérer que l’héritage de l’écrivaine perdurera pour les générations futures.

Min djabalina Pour clôturer cette matinée intense en émotion, où le bonheur de pouvoir lui rendre un dernier hommage sur sa terre natale côtoie la tristesse d’un adieu définitif, des femmes postées devant la tombe entonnent le chant révolutionnaire « min djabalina » symbolisant la bataille menée par Assia Djebar pour la place de la femme en Algérie. Sa fille Jalila dira : « Te voilà de retour chez toi parmi les tiens dans la ville de Cherchell que tu as choisie et décrite. Repose en paix auprès de ton père, frères et ancêtres. » Cette femme aux multiples facettes et talents a eu un enterrement et un hommage dignes de son nom dès lors du rapatriement de sa dépouille à Alger jeudi dernier. Près d'une centaine de personnalités du monde des arts et des lettres, ainsi que des militantes des droits de la femme étaient effectivement présentes au Palais de la Culture. Avec en fond les versets coraniques, c’est sous les applaudissements et les fameux youyous que le cercueil a été accueilli et exposé pendant plus d’une heure dans la pièce du Palais. Tous se sont dirigés vers la fille, la sœur, le frère et la mère de l’écrivaine pour leur adresser leurs condoléances. Comme pour l’enterrement, les personnalités politiques comme la ministre de la Culture, Nadia Labidi, la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mounia Meslem, ou encore la présidente du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, étaient aux côtés de comédiens, auteurs, cinéastes et même des universitaires.

«Te voilà de retour chez toi parmi les tiens» Jeudi toujours, les nombreuses personnes venues se recueillir dont sa famille et ses amis sur son cercueil à la bibliothèque municipale de Tipasa ne trouvaient pas les mots pour exprimer leur émotion et bonheur de l’accompagner vers sa dernière demeure.  Paul Faizant, un citoyen de la ville de Sidi Ghilès, parlera de plusieurs moments pleins d’émotion : celui de son arrivée à Cherchell sous les youyous des femmes et celui qui lui a été consacré au palais dans une petite salle où des jeunes filles ont lu des extraits de son œuvre, dont le fameux poème, pas très connu et écrit en 1958 par Assia Djebar, intitulé « Algérie heureuse de mon pays ». Khelil, un cousin éloigné de la tribu des Brakna auquel appartient Assia Djebar, et président de l’association culturelle Age d’or, lui est reconnaissant pour tout ce qu’elle a fait pour la condition féminine et n’est pas du tout surpris de sa combativité qui est, selon lui, un héritage de cette descendante de Malek El Berkani, chef de la résistance et de l’insurrection de 1871 contre la colonisation qui a valu à toute la famille (94 personnes) la déportation dans l’ile Sainte Marguerite.

Publié dans Actualite archives

La contrebande de produits en tout genre bat son plein à la frontière Ouest du pays, où les trafiquants innovent pour tromper la vigilance des gardes-frontières et des gendarmes. La dernière trouvaille est celle qui consiste à utiliser des véhicules qui passent inaperçus, à l’image de la Dacia Logan, qui, jusqu’à dernièrement, n’a jamais été employée par les contrebandiers. Les Mercedes, les Renault 21 ou encore les Peugeot 504 sont désormais «grillées » au niveau des frontières, où leur seule vue suscite la suspicion. Sur 71 kilomètres, entre Marsat Ben M’hidi, dans la wilaya de Tlemcen, et la localité de Kedsir, dans la wilaya de Naâma, les frontières entre l’Algérie est le Maroc sont «poreuses». Les points de passage sont nombreux et les trafiquants connaissent la région dans ses moindres recoins. Dès la tombée de la nuit, de véritables convois de véhicules transportant du carburant vers le Maroc se mettent en marche. A côté des Renault 21 ou 25 cahotantes, de vieilles Toyota Stations et d’anciens modèles de Mercedes se lancent vers la frontière. A leur côté, une toute nouvelle recrue, la Dacia Logan. Un modèle absent jusqu’ici de la liste des véhicules de contrebande. Généralement, le choix des moyens de transport est déterminé par la nature des itinéraires et des routes à parcourir. « Les trafiquants ne sont jamais à court d’idées et ne lésinent pas sur les moyens. Ils ont abandonné les véhicules trop voyants et particulièrement surveillés, et se sont tournés vers des véhicules tels que la Dacia Logan qui n’attire pas l’attention au niveau des barrages routiers de la gendarmerie, de la police ou des douanes», raconte notre guide. Les contrebandiers, qui siphonnent toutes sortes de carburants au niveau de certaines stations-service, misent beaucoup sur ce nouveau modèle qui a l’avantage d’être puissant et solide. Les trafiquants n’hésitent pas à rouler à plus de 150 km à l’heure pour échapper aux barrages et aux embuscades tendues par les gendarmes. Notre interlocuteur précise encore que les contrebandiers apportent quelques modifications à leur véhicule pour en augmenter la puissance. Avec un double réservoir, des suspensions renforcées et des protections au niveau du bas de caisse, ils deviennent de vrais bolides.

La nuit appartient aux hallaba Selon des échos non officiels, une grande partie de Maghnia et ses environs vit de la contrebande et du trafic en tout genre. Notre accompagnateur indique que les contrebandiers attendent généralement la tombée de la nuit avant de sortir leurs voitures « bombardiers » à double réservoir pour faire le plein de carburant. A Bab El Assa, dans la région de Maghnia, Algériens et Marocains traversent la frontière, officiellement fermée depuis 1994, en empruntant des circuits insoupçonnables et en roulant tous feux éteints. En plus du carburant, différents autres produits algériens sont introduits au Maroc, tels que la semoule, la farine, l’huile de table, les œufs, les ustensiles et les équipements électroménagers et électroniques. En sens inverse, c’est la drogue qui est introduite en territoire algérien. Après le cannabis, la cocaïne, les contrebandiers font passer désormais l’Ecstasy ou comme l’appellent certains Halwa, vendue à 3000 dinars la pilule et qui trouve preneur, même chez les plus jeunes. «Des quantités considérables sont saisies quotidiennement par les services de sécurité, mais ces saisies ne représentent certainement qu’une infime partie de la véritable quantité qui a déjà envahi le pays », dira notre guide.

Le supplice quotidien des Tlemcéniens Pour tenter de limiter la contrebande, les autorités ont décrété un arrêté consistant à plafonner les ventes de carburant. Il est désormais interdit aux automobilistes d’acheter pour plus de 600 dinars d’essence (super et sans plomb) et plus de 400 dinars de gasoil pour les véhicules de tourisme. Les véhicules utilitaires ne doivent s’approvisionner qu’à hauteur de 500 dinars, contre 2000 dinars comme limite pour les camions. Une décision mal digérée par la population locale. « C’est devenu invivable. On est obligé d’attendre des heures devant les stations-service pour faire le plein », nous dira notre interlocuteur. Une tournée dans la ville de Tlemcen suffit pour constater les longues files d’attente devant les quelques stations-services ouvertes. « A cause de ces restrictions, les courses des taxis sont trois fois plus chères qu’auparavant », nous informe notre guide.

« Heureusement qu’il nous reste les bus» Pas de quartier pour les contrebandiers La dernière visite d’un officiel dans la localité de Maghia était celle du ministre du Commerce, il y a quelques jours, qui a déclaré que « le gouvernement allait mener un combat quotidien pour lutter contre le phénomène de la contrebande des produits subventionnés ». De leur côté, les forces de sécurité ont promis une « tolérance zéro » vis-à-vis de la contrebande. En effet, les quantités de carburant saisies destinées à la contrebande vers le Maroc ont doublé, passant de 450 000 litres en 2013, à 900 000 litres en 2014, selon le bilan du 2e commandement régional de la Gendarmerie nationale. Plus de 60 tonnes de kif ont été saisies en 2014 dans la bande frontalière Ouest. L’on constate, en outre, la baisse du nombre de véhicules saisis, qui sont passés de 711 en 2013, à 172 en 2014. La guerre contre la contrebande n’est pas finie…

Publié dans Région

Alors que les responsables en charge du suivi et de l’exécution du programme de la manifestation « Constantine, capitale de la culture arabe », dont le commissaire de l’événement imputait le retard pris dans la concrétisation du programme et l’annulation d’autres activités, aux retards mis dans leur financement, Nadia Labidi, ministre de la Culture, dément et affirme le contraire.

A mesure qu’approche la date de lancement de cette manifestation, qui a déjà fait couler beaucoup d’encre, tant elle suscite appréhensions et supputations, en raison notamment de l’incommensurable retard pris dans les préparatifs, les déclarations rassurantes, selon lesquelles « tout va bien » ou encore du genre « tout est sous contrôle », se multiplient. Des déclarations de responsables, à différents niveaux, qui, faut-il le noter, lorsqu’elles ne sont pas contradictoires, sont souvent des propos nuancés. Il s’agit en ce sens à titre d’exemple des infrastructures devant être réceptionnées avant le coup d’envoi et du programme final des activités culturelles et autres. Et puis, de la question du budget alloué à cet effet, dont le commissaire de la manifestation, qui s’exprimait en janvier lors d’un point de presse, a émis « des regrets » quant aux retards mis par le gouvernement pour le débloquer. A ce sujet, le commissaire de la manifestation, qui évoquait, rappelons-le, les contraintes ayant empêché la concrétisation du programme préétabli, a affirmé que « la première tranche de 4 milliards de dinars, (qui) devait être octroyée en 2014, n’a été débloquée que mercredi dernier (14 janvier 2015, ndlr) ». Situation qui, selon lui, a contraint le commissariat à annuler plusieurs activités devant se dérouler avant le lancement officiel. Invitée mercredi de l’émission « Hiwar Essaa » de la Chaîne A3 de la Télévision nationale,  Nadia Labidi, qui répondait à une question sur les préparatifs de la manifestation « Constantine, capitale de la culture arabe » qu’accueillera la ville des Ponts dans moins de deux mois, a démenti tout retard dans le versement du budget alloué à l’évènement. En effet, des artistes et autres acteurs du mouvement culturel porteurs de projets au titre de cet événement auraient exprimé leur mécontentement s’agissant de ce retard. Selon Nadia Labidi, qui a annoncé le lancement prochain « d’une campagne de promotion de la manifestation», « la première enveloppe de 4 milliards DA a été versée ». Aussi, a-t-elle expliqué, « la seconde, d’un montant de 6 milliards, sera affectée pendant le déroulement de cet événement culturel ». Le montant total alloué aux activités est de 700 milliards de centimes. La première tranche servira, selon le commissariat, à la production de 15 films retenus par la commission de lecture, ainsi que 1000 livres et 40 pièces théâtrales, dont 10 dédiées aux enfants. Avant la ministre de la Culture, le wali de Constantine a affirmé la semaine passée, à l’occasion d’une visite d’inspection des chantiers, que le programme et le financement sont maintenus et ne souffriront d’aucune restriction.

Publié dans Culture

Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, le Fonds monétaire international parle la langue implacable des chiffres. Jeudi dernier, à l’hôtel Al Djazaïr (Saint-Georges), son directeur du département de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord), en visite d’évaluation de l’impact de la chute des cours du brut sur l’économie algérienne, a fait sur ce sujet une intervention en clair-obscur, typique d’une situation déjà décrite par plusieurs experts nationaux et qui se résume par le fait que l’Algérie n’est pas en situation de détresse, loin de là, mais que l’urgence est signalée pour trouver les moyens de résister à une crise pétrolière, dont les effets peuvent être encore plus durs à supporter. L’Algérie, a dit M. Masood Ahmed, n’est pas en situation de crise. Elle peut encore supporter l’impact foudroyant de la chute des prix du pétrole. Mais, attention, a-t-il prévenu, il y a risque important pour ses équilibres macroéconomiques, si cette dépression des prix se poursuit encore longtemps et si les réformes continuent d’être lentement menées, une appréciation qu’il n’a pas formulée ainsi, mais qu’il n’a pas moins fortement suggérée. L’indication forte qu’il a délivrée, relevée par les présents à la conférence qu’il a faite en compagnie du gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Lakasaci, est que « le prix d'équilibre du baril de l’Algérie (c'est-à-dire le prix du baril permettant d'assurer un équilibre budgétaire) est estimé à 120 dollars, « l’un des plus élevés au monde ». En termes clairs, l’Algérie consent des dépenses trop importantes, notamment par l’investissement public et les subventions tous azimuts. Et que cette politique n’est plus tenable à court terme.

Effet négatif sur la balance des paiements Depuis avant l’été dernier, le prix du baril reste à des niveaux proches de 50 dollars. La différence entre ce prix réel et celui indiqué par le FMI - 120 dollars - pour que l’Algérie préserve son équilibre budgétaire est le cœur du problème. Sous l’effet de la hausse des dépenses publiques, a expliqué M. Masood Ahmed, le déficit budgétaire s’est fortement creusé en même temps que l’envolée de la facture des importations a eu un effet négatif sur la balance des paiements. Selon lui, et face à cette situation extrêmement contraignante, deux choix se présentent à l’Algérie : le premier consiste à maintenir la politique actuelle de financement des investissements par les recettes des hydrocarbures et dont les conséquences, a expliqué le haut cadre du Fonds monétaire international, porteront, à moyen terme, sur « le rétrécissement des marges de manœuvre » à travers, entre autres, la poursuite du creusement du déficit budgétaire. Le second consiste en l’accélération des réformes afin que le pays, a-t-il dit, «réalise son énorme potentiel», en faisant une consolidation graduelle de sa politique budgétaire et en « stimulant » la contribution de l’investissement privé dans le développement. La diversification des exportations à laquelle M. Masood Ahmed a fait allusion reste, selon les observateurs présents à sa conférence, de perspective relativement lointaine.

Maîtrise du commerce extérieur et multiplication des initiatives à l’international Les choix que l’Algérie aura à faire, a estimé le responsable au FMI, seront faits sur la base d’un prix du baril oscillant entre 50 et 70 dollars d’ici 2020, mais dans un contexte prévisionnel d’une incertitude extrême : « Personne ne peut prévoir avec exactitude l'évolution du marché », a-t-il tenu à souligner. On comprend dès lors pourquoi le gouvernement tente aujourd’hui de maîtriser le commerce extérieur en faisant restriction à certains achats jugés de moindre nécessité. Et pourquoi le chef de l’Etat multiplie les initiatives à l’international afin de convaincre les pays producteurs, OPEP et non-OPEP, à dégager un consensus pour l’intérêt commun d’endiguer le glissement du cours du brut, dont la valeur a été divisée par deux en moins d’un semestre pratiquement. L’un des pays ciblés en premier, en raison de son poids international sur les marchés énergétiques et de celui qu’il exerce au sein de l’OPEP, a été l’Arabie saoudite où s’est rendu, avec le profil étonnant qu’on lui connaît, celui de garde des Sceaux, le ministre Tayeb Louh. Le représentant du président de la République, qui s’est rendu ensuite au Sultanat d’Oman, autre pays producteur important, a été reçu par le prince héritier saoudien. Il a rencontré le ministre saoudien du Pétrole et des Ressources minières, Ali Ben Ibrahim Nouaimi, dans l’objectif que Riyad revienne sur sa politique de ne pas faire baisser sa production nationale, la plus importante au monde et qu’on considère comme l’un des facteurs de la tendance baissière des cours. Ali Al-Nouaïmi a affirmé il y a plus d’une quinzaine de jours que l'Opep n'allait pas réduire sa production même si les prix tombent à 20 dollars le baril, réitérant son intransigeance à défendre la part de marché de son pays.

Consultations avec les pays non-OPEP L’élargissement des consultations aux pays non-OPEP est motivé par le fait qu’ils contribuent pour presque 60% de la production mondiale de brut. D’où la visite, pour cette raison entre autres, du ministre de l’énergie, Youcef Yousfi, en Azerbaïdjan, pays dont le brut représente 70% de ses exportations et 50% du budget de l'Etat. Hier encore, le ministre de l’Energie a poursuivi sa tournée au Kazakhstan où il a évoqué avec le ministre des Affaires étrangères de la République du Kazakhstan, Yerlan Idrissov, la coopération entre les deux pays dans le domaine de l'énergie et les déséquilibres qui affectent le marché international du pétrole, la chute brutale des prix et les graves conséquences sur les économies des pays producteurs membres ou non de Opep. Notons que les réserves de pétrole prouvées du Kazakhstan s'élèveraient à 30 milliards de barils et la production pétrolière actuelle est estimée à 1,7 millions de barils/jour. La Russie, plus grand producteur non membre de l'Opep avec presque 10 millions de barils/jour, n’a pas encore été approchée. Mais Moscou, dont l'économie a été largement affectée par la dégringolade des cours, s'est montrée disponible à coopérer avec l'Opep dans le sens d'une réduction d'offre de brut sur les marchés internationaux. Le niveau actuel des cours du brut devrait occasionner à l’économie russe une perte de 100 milliards de dollars de recettes pétrolières en 2015, selon de récentes prévisions du ministère russe des Finances.

Publié dans théma archives

L’envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, Christopher Ross, qui n’a plus effectué de déplacement dans la région depuis un an, y entame depuis mercredi dernier une tournée, dont la première étape est Rabat. L’envoyé de l’ONU « devrait arriver aujourd’hui, samedi, dans les camps de réfugiés sahraouis », a-t-on appris de sources proches de l’ambassade sahraouie à Alger. Pour sa part, le coordinateur sahraoui avec la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental, la Minurso, Mhamed Khaddad, cité par l’agence de presse sahraouie SPS, a déclaré, jeudi dernier, que la visite de M. Ross dans la région s’inscrit dans le cadre des visites pour la préparation d’un nouveau round de négociations entre le Front Polisario et le Maroc. « La visite de M. Ross et auparavant celle de Mme Kim Bolduc, chef de la Minurso », est l’« expression claire de l’échec des tentatives marocaines pour contrecarrer les efforts de l’ONU pour régler le conflit du Sahara occidental », a confirmé le responsable sahraoui. « En attendant de tenir un référendum, l’ONU, représentée dans sa mission au Sahara occidental, doit avoir les pouvoirs pour surveiller et signaler la situation des droits de l’homme, et travailler pour le respect du statut juridique du Sahara occidental et l’arrêt de l’exploitation illégale par le Maroc des ressources naturelles sahraouies », a déclaré M. Khaddad. Pour sa part, le porte-parole adjoint de l’ONU, Farhan Haq, a indiqué que M. Ross « aura des entretiens avec le Maroc et le Front Polisario ainsi qu’avec les Etats voisins ». Sans donner de détails sur les étapes de cette tournée, le porte-parole a indiqué que « certaines dispositions pour cette visite n’avaient pas encore été mises au point ». Rappelons que le Conseil des ministres sahraoui avait salué, la semaine dernière, le retour de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, et la prise des fonctions de Kim Bolduc, représentante spéciale pour le Sahara occidental et chef de la mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso). Au terme d’un entretien, tenu la semaine dernière au camp de réfugiés sahraouis de Smara, avec la représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU et chef de la Minurso, Mme Kim Bolduc, le Premier ministre sahraoui, Abdelkader Taleb Omar, avait exprimé l’engagement de la partie sahraouie à aider la responsable onusienne dans le cadre de sa mission, qui consiste en l’organisation d’un référendum pour l’autodétermination du peuple sahraoui. Le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique. 40 ans se seront écoulés depuis que le Maroc occupe illégalement ses territoires. En 1991, un cessez-le-feu avait été signé sous l’égide des Nations unies, entre le Maroc et le Front Polisario, après une guerre dévastatrice ayant fait des milliers de morts, de détenus et de disparus. Une mission onusienne, la Minurso, comme son nom l’indique, avait pour mission l’organisation d’un référendum d’autodétermination début 1992. 24 ans après, ce n’est toujours pas le cas. Quelles que soient les allégations et manœuvres marocaines, la question sahraouie est une question de décolonisation. Selon la doctrine des Nations unies, la seule et unique solution est l’organisation d’un référendum d’autodétermination. Mais ce référendum tarde à être organisé… Et les raisons sont connues. « Le Maroc craint les résultats de ce référendum. Nous le défions, quel que soit le nombre de ses colons et des militaires déployés dans les territoires occupés d’organiser ce référendum. Nous concernant au Polisario, nous sommes convaincus que les Sahraouis voteront sans conteste pour leur indépendance », avait déclaré Mhamed Khaddad dans un entretien à Reporters en août dernier. Nous l’avions rencontré en marge des travaux du 2e congrès de l’Union des étudiants de Seguia El Hamra et Rio de Oro, qui se sont tenus à Aousserd. Par ailleurs, le conseil péruvien de solidarité avec le peuple sahraoui (Copesa) s’est élevé contre l’organisation de la session 2015 du forum de Crans Montana dans la ville occupée de Dakhla, au Sahara occidental et appelé son pays à ne pas y assister. « L’organisation suisse +Forum de Crans Montana+ qui oeuvre en faveur d’un monde meilleur, plus humain et plus juste a malheureusement choisi de tenir sa session 2015, dédiée à l’Afrique, à Dakhla, ville du Sahara occidental occupée par le Maroc qui s’y livre aux plus graves violations des droits de l’homme contre la population sahraouie et à un pillage sans précédent de ses ressources naturelles », s’est insurgé Ricardo Sanchez Serra, journaliste péruvien, président du Copesa. Le journaliste estime « contre-productif que la réunion se tienne dans un territoire occupé militairement ». Une telle attitude s’inscrit, de son point de vue, en contradiction avec le principe même de cette organisation selon lequel les problèmes doivent être examinés dans un climat de paix et de coopération.

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Avec le retrait de la Libye, qui ne s’est pas déplacée faute de visa, le ticket qualificatif à la phase finals de l’Afrobasket se jouera entre l’Algérie et le Maroc, et les Verts ont un avantage après le plein réalisé à domicile. La sélection algérienne de basket-ball aborde le tournoi retour des éliminatoires de l’Afrobasket-2015, prévu du 13 au 15 février à Salé, au Maroc, avec l’objectif d’arracher sa qualification à la phase finale, qui se déroulera en Tunisie. Le sélectionneur algérien, Ali Filali, a clairement affiché les ambitions du Cinq national, estimant que son équipe devrait l’emporter en terre marocaine pour assurer sa qualification à l’Afrobasket-2015. « Nous avons effectué une bonne préparation en Turquie, ponctuée par plusieurs matches amicaux, avant le tournoi de Salé. Les joueurs sont motivés et déterminés à réaliser une belle performance lors de ce tournoi », a déclaré le coach national, avant le départ pour le Maroc. Selon M. Filali, la pression est sur l’équipe marocaine, qui va évoluer à domicile, parce que tout va se jouer en une seule rencontre, après le retrait de la Libye, qui n’a pas obtenu de visas pour se rendre au Maroc. « Lors du tournoi d’Alger, notre équipe avait un pourcentage catastrophique aux tirs extérieurs. Je pense que si nos joueurs sont plus adroits aux shoots, nous pourrons revenir vainqueurs. Pour cela, nous devons nous libérer et jouer sans pression », a estimé M. Filali. A l’issue de la phase aller des qualifications à l’Afrobasket et aux jeux Africains de 2015, disputée début janvier à Alger, la sélection algérienne occupe la première place de son groupe avec 4 points. L’Algérie devance le Maroc (2e avec 3 points) et la Libye (3e avec 2 points), après avoir remporté ses deux matches à domicile, respectivement contre la Libye (88-63) et le Maroc (81-80). Pour l’effectif qui prendra part à la compétition, M. Filali a souligné que deux joueurs seront remplacés, à savoir le joueur du GS Pétroliers, Abdellah Hamdini (blessure), et Fayçal Sahraoui, qui n’a pas été libéré par son club, la Rochelle (France). « Nous avons remplacé Hamdini et Sahraoui par Samir Mokded (France) et Mounir Benzegala (GS Pétroliers). Pour le reste de l’effectif, les mêmes joueurs seront reconduits », a indiqué M. Filali. Pour sa préparation, la sélection algérienne a effectué un premier stage à Alger, du 25 janvier au 1er février, ponctué par deux matches amicaux contre le Mali à la salle Harcha-Hacène. Les Algériens avaient remporté la première joute, disputée samedi (68-49), avant de s’incliner le lendemain (56-74) contre le même adversaire. Le Cinq algérien a ensuite enchaîné avec un stage d’une semaine en Turquie, du 2 au 9 février, ponctué par trois matches amicaux. Au total, quatorze sélections disputeront l’Afrobasket-2015, dont le pays organisateur, la Tunisie, et le tenant du titre, l’Angola. Par ailleurs, onze équipes seront qualifiées pour la 11e édition des jeux Africains de 2015, prévue au mois de juillet au Congo.

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Pour l’année 2014, 182 tonnes de résine de cannabis ont été saisies à travers le territoire national, dont 80,80% dans la région ouest du pays, faisant ainsi de la frontière avec le Maroc un véritable « pont » pour faire transiter le « hachich » vers l’Algérie, mais aussi vers d’autres pays de la rive méditerranéenne. « Plus de 105 tonnes de ce type de drogue ont été saisies aux frontières », a indiqué Mohamed Benhalla, directeur général de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLDT), cité par l’APS. Selon lui, il n’y a pas de doute que la totalité de ce type de drogue saisie en Algérie provient du voisin de l’Ouest. C’est même connu de tous. « La résine de cannabis, qui représente la plus grande quantité des drogues saisies en Algérie, provient du pays voisin, le Maroc, c’est connu universellement », a ajouté M. Benhalla. Une situation qui, malheureusement, demeure une véritable menace pour la société algérienne, dont la consommation de la drogue a atteint des proportions alarmantes, ces dernières années, touchant même les milieux scolaires. Source principale de ce qui est appelé communément le « hachich », le Maroc reste de loin le pays qui cultive le plus ce type de drogue. Selon le rapport de l’Office des Nations unies pour la drogue et le crime (ONUDC), pour l’année 2014, la superficie consacrée à la culture du cannabis au Maroc est estimée à 57 000 hectares, contre 10 000 hectares seulement en Afghanistan. Des chiffres qui confortent le rapport élaboré par l’Observatoire européen de toxicomanie et de drogue, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la drogue et le trafic illicite, le 26 juin de l’année dernière. Selon ce document, « le Maroc a maintenu sa place en tant que principal pays exportateur de résine de cannabis (hachich) vers les pays européens ». L’ALGERIE, UN PAYS DE TRANSIT Devant cette situation, l’Algérie n’a d’autre choix que d’intensifier les moyens de lutte contre ce fléau. Une politique qui « pèse énormément sur le budget de l’Etat », a révélé le directeur de l’ONLDT. D’autant plus que l’Algérie, a-t-il précisé, « reste un pays de transit ». A comparer les chiffres des années 2014 et 2013 (182 tonnes contre 211 tonnes de résine de cannabis), les services de lutte ont enregistré une baisse de 13% dans les quantités saisies. Un recul dû au renforcement du dispositif sécuritaire aux frontières. Aussi, a indiqué la même source, « un dispositif important » est en cours pour réduire la demande de drogue, particulièrement par les moyens de vulgarisation et de sensibilisation. Les moyens de lutte contre toutes sortes de drogues ont donné des résultats, même concernant les psychotropes, puisqu’une baisse de 10,66% a été enregistrée, s’agissant des quantités de comprimés de substances psychotropes saisies, selon les chiffres de l’ONLDT. « Au total, 1 050 612 comprimés de substances psychotropes de différentes marques ont été saisis en Algérie, durant l’année 2014, contre 1 175 974 comprimés saisis en 2013, avec une baisse de 125 362 », a précisé le DG de l’office, expliquant que les substances psychotropes saisies démontrent que « les trafiquants de drogue font transiter ces substances par les pays du Sahel, en passant par les frontières sud du pays, à destination des pays de l’Europe ». Des conclusions tirées des différents services de lutte, que sont les Douanes, la Gendarmerie nationale et la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). D’ailleurs, 183 personnes de nationalités étrangères sont impliquées dans le trafic de drogue, selon les mêmes services, dont 72 Nigériens, 40 Maliens, 21 Marocains et 2 Français. Enfin, s’agissant de la tranche d’âge des personnes généralement impliquées dans ces affaires, selon les bilans annuels, il ressort que les jeunes de moins de 35 ans sont les plus touchés. Sur un nombre total de « 15 448 personnes impliquées », indique l’ONLDT, un taux de 42,50% des personnes sont âgées de 26 à 35 ans, 32,52% sont âgées de 19 à 25 ans, alors que 1,32% ont moins de 18 ans. « Deux tiers » du chiffre global représentent des personnes « sans profession », fera remarquer le responsable de l’office, soit un taux de 67,90%.

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Les mouvements de grève des enseignants de l’éducation sont loin d’être finis. Après l’arrêt de travail organisé les 10 et 11 février derniers par la Coordination des syndicats de l’éducation (CSE), le Conseil national du personnel de l’enseignement des secteurs ternaires de l’éducation (Cnapeste) a appelé ses troupes à se mobiliser en vue d’observer une grève nationale le 16 du mois en cours. Le Cnapeste explique sa décision par l’échec des négociations avec le ministère de l’Education, qui « maintient sa politique de fuite en avant », selon le syndicat, qui exige la concrétisation de sa plateforme de revendications dans les plus brefs délais. Pour le syndicat, la mobilisation des acteurs de l’éducation est nécessaire pour défendre leurs acquis et exiger la concrétisation des « dossiers en suspens », dont ceux de la médecine du travail, de l’intégration du personnel de l’éducation dans les postes en voie d’extinction, la promotion automatique du personnel de l’éducation jusqu’à révision du statut particulier du personnel de l’éducation et l’installation de la commission de la gestion des œuvres sociales. Le syndicat a qualifié l’appel du ministère au dialogue et à la concertation « de poudre aux yeux ». Selon le syndicat, les séries de rencontres avec la tutelle n’ont pas servi à résoudre les problèmes exposés par la corporation. Un blocage qui « justifie le recours à la grève, seule alternative pour faire aboutir notre plateforme de revendications », affirme le chargé de la communication du syndicat, Messaoud Boudiba. Cette action de protestation dans le secteur ne sera pas la dernière, puisque la Coordination des syndicats de l’éducation (CSE) compte revenir à la charge dès la semaine prochaine. Les sept syndicats formant la CSE se sont donné rendez-vous le 19 février afin de décider des modalités et des actions à mener. Réunis jeudi dernier pour faire l’évaluation de leur action de protestation, les membres de la CSE estiment avoir réalisé un « franc succès», en évoquant une action encore plus dure dans les prochains jours. Se disant «triste et consternée» par la décision de ses partenaires sociaux, la ministre de l’Education continue d’affirmer que son département a consenti plus d’efforts pour l’amélioration de la situation du secteur. «Il nous faut du temps et de la patience du côté des syndicats de l’éducation. Les jours à venir seront meilleurs pour le personnel de l’éducation », avait déclaré Mme Benghebrit. En dépit de ces assurances, le personnel de l’éducation se mobilise pour frapper encore plus fort sous la houlette de neuf syndicats du secteur. Cependant, une question se pose : quel avenir pour l’Ecole algérienne ? Le département de l’éducation n’arrive toujours pas à contenir la colère de ses partenaires sociaux, dont les revendications ne cessent de croître d’une année à l’autre et l’école fonce droit dans le mur, avec des millions d’écoliers dont l’avenir scolaire est désormais inconnu. En résumé, l’avenir de l’école dépend de la capacité des responsables du ministère et de ceux des syndicats à résoudre les problèmes dans un climat de sérénité, en favorisant la voie du dialogue et de la concertation.

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