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Reporters - Filtrer les éléments par date : jeudi, 19 février 2015

«Il est plus que jamais temps d’accompagner les entreprises nationales publiques et privées pour renouer avec une véritable économie et conquérir les marchés extérieurs», a indiqué avant-hier le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb, lors de sa visite dans la wilaya de Sidi Bel Abbès. Selon le ministre, la loi ne cesse d’évoluer pour accompagner les entreprises et faciliter les opérations des exportations afin de réduire les factures des importations. « Notre objectif est d’intégrer la bataille des exportations avant 2019 », a-t-il estimé, tout en rappelant que plusieurs parcs industriels verront le jour, dont 23 en cours de réalisation et qui seront lancés en juin prochain. Parmi ces zones d’activités, a-t-il rappelé, figurent deux implantées à Sidi Bel Abbès. La première d’une superficie de 100 hectares, située à Ras El Ma, et la seconde d’une superficie de 60 ha dans la localité de Habbara, seront destinées aux entreprises locales de la wilaya. Ces deux zones permettront la création de nombreux complexes et usines, facteurs qui généreront de nombreux emplois. Selon le ministre de l’Industrie, tous ces actifs font partie des zones relevant de l’Agence nationale d’intermédiation et de régulation foncière (Aniref) et s’inscrivent dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement pour soutenir la croissance économique qui vise à engager une profonde réflexion sur la problématique du foncier destiné à l’investissement. Lors de sa visite, Abdeslam Bouchouareb s’est félicité des résultats obtenus quant à la « renaissance » de l’Enie et de la CMA. « Grâce aux investissements dégagés par l’Etat, Sidi Bel Abbès est devenue un véritable pôle industriel avec son complexe de machinisme agricole et son usine électronique. » Selon le représentant du gouvernement, qui a inauguré la nouvelle unité d’intégration électronique, Enie est devenue une grande base de l’économie numérique et SMA-SAMPO, un leader africain dans le domaine agricole.

Enie prépare un plan d’action pour l’export En effet, l’Entreprise nationale des industries électroniques (Enie) de Sidi Bel Abbès, qui vient d’enregistrer récemment à son actif une notification officielle des organismes d’accréditation compétents pour la « certification ISO 9001 version 2008 » relatif au « système de management de la qualité », lui permettant de mettre la qualité de ses produits et services aux normes internationales en vigueur et renforcer ainsi sa compétitivité sur les marchés intérieur et extérieur, compte conquérir le marché africain. Selon son P-DG, Djamel Bekara, Enie prépare son plan d’action pour exporter ses produits vers notamment les pays du Maghreb et d’Afrique. Cette entreprise, qui a réalisé un chiffre d’affaires en 2014 de 2,8 milliards de dinars, ne cesse de défier toute concurrence grâce à la qualité de ses produits. S’agissant de cette nouvelle unité, cette dernière est destinée à la fabrication des cartes magnétiques, en attendant l’inauguration de deux autres unités et de quatre groupes laboratoires, en mai prochain. Un montant de 4,4 milliards de dinars a été alloué pour sa réalisation et équipement. Selon le ministre, grâce à l’effacement de ses dettes, estimées à plus de 24 milliards de dinars, et son plan de développement, de manière à favoriser l’appropriation des technologies de la filière électronique, l’Enie a bénéficié d’un crédit bonifié de 14 milliards de dinars. Ce montant, a souligné le ministre, a été accordé à l’entreprise pour sa mise à niveau et l’acquisition de nouveaux équipements de production destinés à augmenter les niveaux de production et de lancement de nouvelles gammes de produits pour de nombreuses activités, entre autres, la fabrication des sous-ensembles électroniques professionnels, de cellules et panneaux solaires, d’afficheurs LED, de faisceaux de câbles, d’assemblage de téléviseurs et autres produits audio et vidéo, ainsi que le plastique et le polystyrène, ainsi que la recherche et le développement. « Je confirme, Sidi Bel Abbès est devenue un véritable pôle électronique et agricole», a-t-il dit, ajoutant que l’entreprise produira ses panneaux solaires. « C’est le moment de nous préparer pour l’énergie solaire », a-t-il noté. Du côté de la CMA-SAMPO, l’usine s’engage à lancer dès l’an prochain l’exportation de son produit. Le CMA de Sidi Bel Abbes, qui faut-il le rappeler a conclu un accord de partenariat avec le fameux groupe finlandais Sampo-Rosenlew en vue de la fabrication de la moissonneuse-batteuse de la marque au niveau de son complexe de Sidi Bel Abbès, produit annuellement 1 000 moissonneuses-batteuses pour le renouvellement du parc vétuste à travers tout le pays, estimé à environ 8 000 unités. Le ministre a mis l’accent sur l’augmentation de la production annuelle, la formation du personnel, dans le but d’offrir un produit de qualité. Cette usine unique a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 7 milliards 800 millions de dinars. Auparavant, M. Bouchouareb a visité le groupe Hasnaoui, spécialisé dans la fabrication de profilés en aluminium, la société Chiali Tube, qui produit des tubes thermoplastiques, et enfin la société Famag, spécialisée dans le montage des tracteurs et la fabrication de matériel agricole. Le ministre a clôturé sa visite par une rencontre avec les opérateurs économiques de la wilaya. Dans son discours, il s’est engagé à imposer et accompagner les opérateurs sur les marchés locaux et étrangers. « Nous œuvrons pour apporter des réponses massives avant 2019, car le secteur industriel est un élément essentiel dans le développement du pays », a-t-il rassuré, annonçant dans ce sillage qu’un colloque international sera organisé prochainement à Sidi Bel Abbès portant sur le monde de l’électronique et de l’énergie solaire.
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Le 44e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures revêt, cette année, un cachet particulier, dans la mesure où la scène politique sera marquée par une véritable guerre de terrain entre les partis de l’opposition et ceux de la majorité. Le 24 février prochain ne sera donc pas une date qui unira les Algériennes et les Algériens autour de la symbolique des acquis de l’indépendance du pays.

Au moment où les partis de l’opposition, réunis au sein de l’Instance de concertation et de suivi de l’opposition (ICSO), se préparent pour les rassemblements, les meetings, les sit-in et autres actions à travers les wilayas, en solidarité avec les habitants d’In Salah qui luttent, depuis près de deux mois, contre l’exploitation du gaz de schiste, les partis du pouvoir surprennent et répliquent. Pas question de céder le terrain à ceux qui s’opposent à la volonté du gouvernement, décidé dans sa démarche pour l’exploitation des énergies non conventionnelles. Ainsi, le FLN, le RND, TAJ et consorts, en collaboration avec l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), prévoient plusieurs meetings aux quatre coins du pays. Des manifestations qui, malgré leur aspect commémoratif, confirment la bataille annoncée entre le pouvoir et l’opposition pour la conquête du terrain. Le gaz de schiste devient alors le nouveau marqueur de cette ligne de front entre les deux parties. Cette « bataille », entamée à la veille de l’élection présidentielle du 17 avril 2014, autour des garanties de la transparence du scrutin, de la capacité du chef de l’Etat candidat à sa propre succession et du « changement » promis en 2011, s’est accentuée au lendemain de l’annonce des résultats. L’opposition a trouvé les moyens de se réunir et s’est attribué des objectifs qui unissent presque l’ensemble des formations politiques. Il s’agit, en effet, de la remise en cause de la légitimité du pouvoir en place, de la fragilité des institutions et de la lutte pour un changement pacifique par les moyens de transition connus à travers le monde. Ce que rejette le pouvoir. Pour ce dernier, seule la feuille de route tracée par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, est à même de consacrer l’Etat de droit. La révision constitutionnelle était et reste le chantier par lequel il comptait convaincre les uns et les autres de fédérer les efforts pour réaliser un saut qualitatif vers la démocratie. Mais, ce n’est pas gagné d’avance. Les partis de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD), puis l’ensemble des acteurs de l’ICSO n’ont pas été convaincus par la volonté du pouvoir. Boycottant les consultations menées par Ahmed Ouyahia, ils envoient un message selon lequel une révision de la Loi fondamentale ne suffit pas pour réaliser le changement promis.

QUI MOBILISERA LE PLUS ? Pour les manifestations du 24 février, le pouvoir, sentant la menace de l’opposition, particulièrement les partis de la CLTD (RCD, MSP, Jil Jadid, Ennahda et El Adala), qui mobilisent leurs troupes à travers des commissions locales de préparation, sort la grande artillerie. L’on a fait donc appel au syndicat qui a le plus d’adhérents en Algérie : l’UGTA. La centrale syndicale d’Abdelmadjid Sidi Saïd sera au rendez-vous, aux côtés des cadres du FLN, comme du RND et de TAJ ou du MPA, pour des activités communes. Sans doute, les partis de la majorité parlementaire et du cercle présidentiel profiteront de l’occasion pour défendre le bilan du pouvoir et les « acquis » des réformes introduites par le chef de l’Etat, et tenteront même de convaincre sur les choix du gouvernement, le gaz de schiste notamment. Sur ce registre, il faut dire que le report de la conférence du consensus du FFS, prévue initialement pour les 23 et 24 du mois en cours, intervient pour laisser la voie libre aux partis du pouvoir -qui continuent de véhiculer l’espoir d’une participation à cette rencontre sous conditions -, pour contrecarrer les démarches de l’opposition en cette date symbolique. A peine le parti de Hocine Aït Ahmed a annoncé le report officiel de la CNC, les partis de la majorité communiquent sur leur programme, sous forme de grands meetings prévus dans différentes wilayas. Tactique ou coïncidence ? Cheval de bataille des habitants d’In Salah depuis près de deux mois de lutte sans arrêt, le gaz de schiste sera, le 24 février, au centre des préoccupations du pouvoir et de l’opposition. Cette dernière appellera à l’arrêt immédiat de son exploration et exploitation, tandis que le premier, à travers ses relais politiques, tentera de convaincre sur la démarche. Qui des deux parties mobilisera le plus de citoyens ? L’arbitrage du peuple le déterminera dans cinq jours.

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Au moment où l’Italie fait volte-face et abandonne son appel à une coalition internationale anti-Daech en Libye et rejoint ainsi la déclaration inédite des puissances occidentales préconisant une solution politique en Libye, l’Egypte espérait toujours un mandat onusien pour une intervention militaire internationale en Libye. L’Egypte, généralement posée et réfléchie dans sa diplomatie, s’est placée en première ligne de la communauté internationale pour demander à l’ONU de mandater une intervention internationale en Libye. Le Conseil de sécurité devait discuter de la question hier. Il faut, cependant, relever l’étrangeté du timing de la demande égyptienne, du recul de l’Italie et de la déclaration des six puissances occidentales. Les gouvernements des principaux pays européens et des Etats-Unis ont réaffirmé mardi dernier la nécessité d’une «solution politique» en Libye. La réunion du Conseil de sécurité se tient à la demande du ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, qui se trouve à New York. M. Choukri «fera un exposé de la situation», a indiqué le représentant permanent adjoint britannique Peter Wilson. L’Italie s’est dite prête à s’engager militairement, mais ne le fera que dans le cadre de l’ONU, a rappelé le chef du gouvernement Matteo Renzi, demandant à l’Egypte de ne pas céder à «l’hystérie et une réaction déraisonnable». Il n’a fallu que quelques heures au président Abdel Fattah Al-Sissi pour lancer l’aviation égyptienne contre la branche libyenne de l’EI. «Il n’y a pas d’autre choix», a asséné M. Al-Sissi, interrogé mardi dernier par la radio française Europe 1 sur sa volonté de demander au Conseil de sécurité d’adopter une résolution pour une intervention militaire internationale. «Ce qui se passe en Libye va transformer ce pays en un terreau qui va menacer l’ensemble de la région, pas uniquement l’Égypte, mais aussi le bassin méditerranéen et l’Europe», a prévenu le président égyptien. Rien n’a filtré mardi dernier en Egypte sur le bilan des frappes en Libye, ni sur leur éventuelle poursuite. «Nous avons besoin de le refaire, mais ensemble», a toutefois répondu Al-Sissi lors de son entretien. Le président égyptien se pose en rempart contre le terrorisme depuis qu’il dirige d’une main de fer le pays arabe le plus peuplé et le plus puissant militairement, après avoir destitué en 2013 son prédécesseur élu, l’islamiste Mohamed Morsi. «Il faut traiter ce problème, car la mission n’a pas été achevée par nos amis européens», a ajouté le président égyptien en référence à l’intervention qui a abouti à la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. «Nous avons abandonné le peuple libyen, prisonnier de milices extrémistes». Une intervention ne peut qu’aggraver la situation Cette attitude va-t-en-guerre de l’Egypte ne peut s’expliquer par une volonté de vengeance, alors qu’une intervention étrangère ne peut qu’aggraver la situation et pourrait être profitable aux groupes terroristes. Ceci est d’autant plus étrange que les parties libyennes se sont engagées pour le dialogue et pour la formation d’un gouvernement d’union nationale. Ce processus est soutenu par les six puissances européennes qui appellent à une solution politique en Libye.  Est-ce après la déclaration des six puissances occidentales que l’Egypte a calmé ses ardeurs et a appelé hier l’ONU à lever l’embargo sur les armes imposé aux autorités libyennes reconnues par la communauté internationale ? En tout état de cause, le ministre des Affaires étrangères égyptien Sameh Choukri a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU «à revoir les restrictions imposées au gouvernement libyen sur la livraison d’armes et de toute autre ressource nécessaire au rétablissement de la stabilité et la lutte contre le terrorisme», selon un communiqué du ministère. Choukri a rencontré à New York les ambassadeurs des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, France, Russie, Etats-Unis et Grande-Bretagne). L’Egypte devait officiellement demander hier au Conseil de sécurité d’adopter une résolution pour l’intervention militaire d’une coalition internationale, après avoir bombardé seule lundi dernier des positions de l’EI en Libye. Choukri a appelé la communauté internationale à «prendre ses responsabilités vis-à-vis de la situation en Libye qui se détériore», selon le communiqué. Il a également «souligné la nécessité de permettre aux pays de la région qui le souhaitent de soutenir les efforts du gouvernement libyen pour imposer son autorité et rétablir la stabilité». La résolution du Conseil de sécurité devra comprendre «des procédures pour empêcher les groupes armés et terroristes de recevoir des armes de manière illégale», a souhaité le ministre égyptien. La position algérienne confortée Ce changement de ton dans les doléances égyptiennes ne peut s’expliquer que par le contenu de la déclaration des six puissances étrangères qui rejoignent ainsi la position algérienne quant à la nécessité absolue d’aller vers une solution politique à la crise libyenne et d’éloigner au maximum le recours à une quelconque intervention militaire étrangère de nature à compliquer une donne déjà inextricable.  Les six grandes puissances occidentales (Etats-Unis, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Espagne) se sont donc prononcées pour une «solution politique» en Libye et ont appelé dans une déclaration à la formation d’un gouvernement d’unité nationale. «L’assassinat brutal de 21 citoyens égyptiens en Libye par des terroristes affiliés à l’EI souligne une fois encore l’urgente nécessité d’une solution politique du conflit», indique la déclaration rendue publique mardi dernier à Rome. «Le terrorisme frappe tous les Libyens et aucune faction ne peut affronter seule les défis auxquels le pays est appelé à faire face», poursuit le texte. La chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini s’entretiendra aujourd’hui à Washington avec le secrétaire d’Etat américain John Kerry et des leaders arabes à propos de la Libye, au lendemain d’un sommet sur «l’extrémisme violent» dans la capitale américaine.

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Le lien entre le commissariat de Constantine capitale de la culture arabe (CCCA) et son porte-parole officiel, Faouzia Souici, est rompu. Opposée, dit-elle, aux « pratiques douteuses » du « camp des prédateurs » qui veut la confiner au rôle de « faire-valoir », le chef de département communication a présenté, dimanche dernier, sa lettre de démission à la ministre de la Culture. Réagissant aux graves accusations de Mme Souici, le commissariat a qualifié celles-ci de « dénuées de fondement » émanant d’un « esprit revanchard ». À quelques jours du lancement officiel de la manifestation Constantine capitale de la culture arabe, un événement « d’intérêt national » qui a fait couler beaucoup d’encre tant il provoque supputations et appréhensions, Faouzia Souici, porte-parole et chef de département communication, jette un pavé dans la marre. Dans sa lettre de démission adressée à la ministre de la Culture dans laquelle elle explique les motifs l’ayant poussée à claquer la porte de la manifestation dont elle voulait, écrit-elle, « influencer le cours des événements de l’intérieur du commissariat», l’ex porte-parole n’y va pas par quatre chemins pour dénoncer avec virulence « les pratiques douteuses » de ce qu’elle a qualifié de « camp des prédateurs ». « Les faits » que reproche Mme Souici au commissaire et son adjoint, entourés, selon elle, d’un « camp de prédateurs », sont gravissimes et font froid dans le dos : duperie, complaisance, gestion douteuse de deniers publics, favoritisme dans l’octroi de marchés publics, dérives morales…

Le commissariat pris en otage « J’ai touché aux intérêts directs de ce groupe qui a pris en otage le commissariat avec au départ un silence inexpliqué, puis complice… puis un franc appui du commissaire de l’événement. Ce groupe formé à cette occasion est recruté sous forme de conseillers particuliers, dépêchés d’Alger (fils d’un haut cadre du ministère des Affaires étrangères) ou recrutés directement à Constantine parmi ceux connus pour avoir trempé dans des affaires scabreuses dans le monde du spectacle, ou encore ceux qui à l’heure actuelle se trouvent sous enquête judiciaire pour escroquerie », révèle dans sa lettre de démission la désormais ex-chef de département communication. Selon cette dernière, « (son) opposition au clan de prédateurs, qui ont voulu confiner ma mission de chef de département et porte-parole officielle de l’événement à un rôle de faire-valoir » lui a valu « une campagne orchestrée dont l’objectif est de me pousser à partir ». Fouzia Souici ne s’arrête pas là. Elle révèle ainsi que ses relations avec le commissaire S. Bencheikh El Houcine se sont dégradées parce qu’elle a refusé de prendre en charge les frais de visite d’une certaine « madame Dalila » ressortissante marocaine, ex-militaire, amie intime, selon elle, de l’épouse de Lakhdar Bentourki, venue à la recherche d’un contrat de 5 millions de dinars. L’ex-porte-parole de la manifestation, qui s’interroge sur «l’utilité» d’un tel événement s’il n’offre pas l’occasion à la population de Constantine - réduite à faire le« décor de circonstance » - de s’exprimer, pense que la proposition formulée par des membres de la société civile de créer «un comité de veille et de surveillance des dépenses des deniers publics » a provoqué « la panique dans les rangs du camp des prédateurs de tout acabit ».

Le commissariat réagit : une basse vengeance Réagissant à ces accusations, le commissariat via son chef de service de l’administration générale, Tafer Salah, a rejeté en bloc dans un communiqué diffusé avant-hier les faits que lui reproche la démissionnaire. Selon le commissariat, les accusations proférées par Mme Souici sont «étranges » et « dénuées de tout fondement». Aussi, le rédacteur du communiqué, qui relève avec regret la primauté de « l’esprit revanchard » chez cette personne, s’interroge sur «les desseins inavoués » de cette dame. Il pense que Mme Souici, qui a dénoncé la manière avec laquelle est géré le budget de la manifestation, «n’avait rien à voir avec la gestion financière de la manifestation ». Qualifiant la sortie de cette dernière de « basse vengeance », le commissariat relève le « manque de professionnalisme » de Mme Souici et « sa défaillance totale en matière de communication », chose qui lui a valu, affirme-t-on, «plusieurs remises à l’ordre ».

Publié dans Culture

Quatre gendarmes tunisiens ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi par une « attaque terroriste » menée près de la frontière algérienne dans une zone où un groupe djihadiste est actif, selon le ministère de l’Intérieur. « Le ministère de l’Intérieur annonce que le 18 février, à la suite d’une attaque terroriste à Boulaaba dans le gouvernorat de Kasserine, quatre héros de la Garde nationale sont tombés en martyrs », a indiqué le ministère dans un bref communiqué ne donnant aucune autre précision. Pour sa part, le  porte-parole de l’Intérieur, Mohamed Ali Aroui, a affirmé dans une conférence de presse que le groupe terroriste est «composé de 20 terroristes». Il a «attaqué une patrouille de la Garde nationale près du rond-point de Boulaaba à 2km de Kasserine », a-t-il ajouté. Quatre gendarmes ont été tués et leurs armes volées par les assaillants, selon la même source. Un journaliste de l’AFP a pour sa part vu la voiture des gendarmes criblée de balles, retournée et le pare-brise brisé sur le bord d’une route à quelques kilomètres du mont Chaambi, fief du principal maquis djihadiste en Tunisie. « Ils (les assaillants) appartiennent à la Phalange Okba Ibn Nafaâ », a affirmé M. Ali Aroui en référence au principal groupe armé tunisien actif à la frontière avec l’Algérie. « Il y aura une réponse sévère et violente », a juré le porte-parole. Boulaaba est situé dans la région du Mont Chaambi, un massif montagneux à la frontière algérienne où est actif le principal maquis jihadiste tunisien. Ce groupe, lié à Al-Qaïda, est pourchassé depuis décembre 2012 par les forces de sécurité tunisiennes qui tentent de neutraliser ces combattants sans succès malgré plusieurs campagnes de bombardements et opérations terrestres. Des dizaines de militaires et policiers ont été tués ou blessés dans des embuscades et dans les explosions de mines disséminées dans la zone de Chaambi, mais aussi plus au nord, le long de la frontière. Ce groupe, la «Phalange Okba Ibn Nafaâ », est notamment responsable de l’attaque la plus sanglante de l’histoire de l’armée tunisienne (15 soldats tués à Chaambi en juillet). Il a aussi revendiqué un assaut fin mai contre le domicile du ministre de l’Intérieur de l’époque. Un compte Twitter proche du groupe s’est d’ailleurs réjoui de cette attaque mercredi sans pour autant émettre de revendication. «Dieu est le plus grand, Dieu soit loué, une patrouille de la garde païenne a été attaquée à Boulaaba près du mont Chaambi, tuant quatre gendarmes», est-il indiqué sur ce compte qui par le passé a servi de relais d’informations pour le groupe djihadiste actif dans la zone du mont Chaambi. La Tunisie connait depuis la révolution de janvier 2011 un essor de la mouvance djihadiste armée. Le pays avait en particulier été profondément déstabilisé en 2013 par les assassinats de deux personnalités anti-islamistes. Ces derniers mois, à l’approche des élections générales de fin 2014, la police a dût multiplier les arrestations, assurant avoir déjoué plusieurs attentats. Le porte-parole du ministère de l’Intérieur a d’ailleurs jugé que l’attaque nocturne contre les gendarmes était une « vengeance en réponse aux succès » récents des forces de l’ordre. Par ailleurs, la Tunisie est devenue l’une des principales terres de recrutement pour les groupes islamistes armés en Syrie, en Irak ainsi qu’en Libye. De 2000 à 3000 Tunisiens combattraient ainsi dans les rangs des djihadistes à l’étranger. Cinq cents autres sont pour leur part rentrés en Tunisie, selon la police, et sont considérés comme l’une des plus grandes menaces sécuritaires pour le pays.

Publié dans Monde

Le Yémen n’est pas étranger à la crise. Exposé à une guerre régionale par factions interposées entre l’Iran et l’Arabie saoudite, rongé par une filiale retranchée d’Al-Qaïda, divisé par des conflits en tribus et par un mouvement de sécession, le pays est devenu un fer de lance de tout ce qui peut aller mal dans le monde arabe. Le Yémen a fait preuve d’une résilience remarquable dans le passé. Pour s’assurer que le récent renversement du gouvernement par le mouvement rebelle des Houthistes chiites ne porte pas au Yémen le coup fatal qu’il a évité jusqu’à présent, la communauté internationale ne doit pas abandonner ce pays au moment où il semble en avoir le plus grand besoin.

Par Barak Barfi* Les origines du mouvement houthiste remontent à 1991, lors de sa création pour protéger le zaïdisme, une forme modérée du chiisme, de l’empiètement des islamistes sunnites. Après les attentats contre New York et Washington, DC le 11 septembre 2001, le combat du groupe a pris une dimension géopolitique, ses combattants ont contesté la décision de collaborer avec les États-Unis et de renforcer la coopération bilatérale du renseignement au Yémen. De 2004 à 2010, le groupe a mené six guerres contre le gouvernement yéménite et même quelques escarmouches contre l’Arabie saoudite. Il n’a pourtant jamais réussi à étendre sa portée au-delà de son bastion dans le Nord du pays. Cela a changé en 2011, lorsque les manifestations populaires et le chaos politique découlant du Printemps arabe ont conduit à la paralysie institutionnelle généralisée, ce qui a permis aux Houthis d’organiser un défilé militaire qui a refusé en grande partie de combattre ces manifestations. La prise de pouvoir du groupe a effrayé ses adversaires, ce qui les a conduits à rechercher de nouvelles alliances, au risque de compromettre la sécurité de l’État. Dans la région centrale de Marib, qui abrite les installations pétrolières et gazières d’où proviennent les devises étrangères vers le Yémen, plusieurs tribus ont juré de combattre les Houthis. La région était autrefois un bastion d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), affilié à l’organisation terroriste mondiale. Si l’armée refuse d’aider les tribus (ce qui est probable), elles peuvent être tentées de se tourner vers AQPA. La situation n’est pas moins précaire dans les provinces méridionales, où un mouvement de sécession est actif depuis 2007. Les Sudistes s’insurgent car la rébellion houthiste a stoppé les plans d’adoption d’un système fédéral, qui aurait donné une plus grande autonomie à la région. En réponse à cela, des groupes armés se sont emparés des postes de contrôle et ont fermé le port d’Aden. Le risque de sécession est très réel. Les Sunnites du Sud sont marginalisés depuis la guerre civile de 1994 qui a laissé les habitants du Nord au pouvoir dans la plupart des institutions politiques du pays. De nombreuses personnes dans la région craignent que les Houthistes ne les discriminent encore davantage. AQPA est également fermement enraciné dans cette région, ce qui implique la possibilité que les résidents locaux recherchent son aide pour se défendre contre une attaque houthiste attendue. Pendant ce temps, le Yémen continue à servir de champ de bataille dans une guerre par factions interposées entre l’Iran et l’Arabie saoudite. L’Iran a armé et entraîné les Houthistes et, bien que la branche du chiisme des rebelles ait peu de choses en commun avec celui pratiqué à Téhéran, ils ont fait l’éloge du fondateur de la République islamique, l’Ayatollah Ruhollah Khomeini, et soutenu la faction libanaise de l’Iran, le Hezbollah, comme un modèle à suivre. Lorsque les Houthistes ont repris la capitale Sanaa en septembre, l’Arabie saoudite a stoppé l’aide au pays. Pour aggraver les choses, la chute des prix du pétrole et les attaques sur des pipelines mettent en péril le secteur des hydrocarbures qui fournit 63% des recettes publiques. La baisse des bénéfices a conduit le Yémen à prévoir un déficit budgétaire de 3,2 milliards de dollars l’an dernier. Si l’on n’abrège pas la crise et si les Saoudiens ne reprennent pas les paiements qui ont longtemps assuré la capacité du pays à fonctionner, le Yémen risque de ne pas être en mesure de couvrir ses dépenses. Les États-Unis ont suivi l’exemple de l’Arabie saoudite, en fermant leur ambassade et en gelant les opérations de coopération de l’intelligence et de lutte contre le terrorisme. C’est une erreur. L’armée du Yémen est en grande partie intacte, elle qui est restée dans ses casernes quand les houthistes ont défilé dans la capitale et il y a peu de preuves que les unités qui travaillent avec les Américains soient loyales au nouveau gouvernement rebelle. Suspendre la coopération risque de donner le champ libre à AQPA dans un pays où il était en mesure de faire des ravages, même lorsque qu’il était réfréné. Le Yémen est embourbé dans des crises qu’il ne peut pas résoudre seul. A moins que ses alliés internationaux ne lui jettent une bouée de sauvetage, ce pays risque de sombrer dans un chaos immense susceptible de mettre en péril toute la région. * Chercheur à la New America Foundation.

Publié dans Grand angle

Les phénomènes météorologiques violents sont de plus en plus fréquents en Algérie. Ils font partie des effets des changements climatiques annoncés par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations unies (GIEC). Il y a un travail de préparation à lancer en urgence pour affronter ces phénomènes météorologiques extrêmes qui font alterner les longues périodes de sécheresse avec les développements successifs de systèmes pluvio-orageux qui entraînent localement de fortes précipitations et des inondations catastrophiques. Dernièrement, le wali de Béchar, Mohamed Sallamani, a tiré les leçons  des dégâts causés à chaque fois par les intempéries et les crues des oueds, comme cela a été le cas lors des intempéries qu’a connues la wilaya du 4 au 7 décembre : la réalisation des projets routiers et ouvrages d’art à travers la wilaya de Béchar doit dorénavant tenir compte des spécificités climatiques de la région et des risques de crues des oueds, a-t-il déclaré. Les experts sont du même avis. Ils estiment qu’il faut revoir les schémas et méthodes de réalisation d’ouvrages d’arts sur les lits des oueds à fort débit d’eau qui traversent d’importants tronçons routiers et dont les crues, dans certaines localités, notamment dans le sud du pays, perturbent la circulation routière et isolent les populations touchées. Les conditions climatiques sahariennes, qui sont très particulières, demandent d’autres techniques pour les travaux de construction de routes et d’ouvrages d’art. On sait que les inondations sont le deuxième risque naturel en Algérie après les séismes. En septembre 2015, l’Algérie devrait avoir sa stratégie nationale de protection contre les inondations, préparée par le ministère des Ressources en eau. Les risques naturels préoccupent également le ministère des Travaux publics qui veut protéger les ouvrages d’art particulièrement contre les séismes. Le directeur de la recherche et de la prospective de ce ministère, Abdelbaki Louahdi, vient d’annoncer qu’un plan dans ce sens est en cours d’élaboration. Cet outil sera opérationnel fin 2016. Selon l’APS qui rapporte les propos de Abdelbaki Louahdi, tenus  lors d’une journée d’étude sur le comportement des barrages face aux séismes, «le comité de l’environnement et du développement durable au niveau du ministère prépare une enquête nationale visant à identifier les risques qui menacent les ouvrages d’art (barrages, ponts, tunnels, quais, etc.), à évaluer leurs impacts et à étudier les différents scénarios d’intervention sur la base d’une cartographie de risques ». Le plan est appelé à prendre en charge les phénomènes sismiques, géotechniques comme les glissements de terrain, mais aussi hydro-climatiques tels que les inondations ainsi que la désertification et l’ensablement. Les ministères de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement et celui de l’Intérieur et des Collectivités locales seront consultés pour l’élaboration de ce plan. Le rôle de la recherche scientifique de l’encadrement chargé de la gestion des risques naturels n’est pas oublié. D’après M. Louahdi, 11 conventions ont été signées dans ce cadre avec des universités et des grandes écoles algériennes. L’adaptation aux changements climatiques impose une démarche novatrice si on veut éviter les pertes humaines et les lourds dégâts matériels occasionnés par les inondations. La prévention doit également être à l’œuvre pour réduire l’impact catastrophique des séismes.

Publié dans Environnement

Ces athlètes, qui prendront part à cette compétition, jouissent d’une grande expérience dans ce genre de rendez-vous et avaient déjà décroché de nombreux podiums.

Douze athlètes de l’équipe algérienne d’athlétisme/handisport prendront part au 7e meeting international de Fazaa de Dubaï aux Emirats arabes unis, prévu du 22 au 25 février, a-t-on appris mardi auprès de la Fédération algérienne handisport (FAH). Ces 12 athlètes, dont quatre filles, sont des paralympiens ayant pris part aux derniers Jeux paralympiques de Londres en 2012 où ils avaient décroché des résultats « satisfaisants ». Ils jouissent d’une certaine expérience dans ce genre de rendez-vous d’athlétisme. Il s’agit de Nassima Saifi, Safia Djellal, Lynda Hamri, Mounia Gasmi, Mounir Bariki, Firas Bentria, Karim Betina, Sofiane Hamdi, Nacereddine Karfas, Kamal Kerdjena, Abdelatif Baka et Lahouari Bahlaz. Ces athlètes seront encadrés par six entraineurs nationaux : Hocine Saâdoune, Abdelmadjid Kahlouche, Abderahmane Brahmi, Youcef Boudjeltia, Chérif Benmoussa et Kada Mohamed Krachai. « Ce meeting permettra aux athlètes participants d’avoir une place dans le ranking liste de l’IPC (Comité paralympique international), avant les prochaines échéances internationales officielles, dont le Championnat du monde de Doha, prévu en novembre 2015 », a indiqué le directeur technique national (DTN), Zoubir Aichaine. Le meeting de Fazza, dans sa 7e édition, drainera, selon les organisateurs, plus de 400 athlètes représentant une trentaine de pays, dont l’Algérie. Les épreuves se dérouleront selon les règlements de l’IPC et concerneront tous les types de handicaps (visuels, moteurs, mentaux et IMC) et les différentes classes. Elles auront lieu dans les spécialités : 100 m, 200 m, 400 m, 800 m, 1500 m et 5000 m et les concours du disque, javelot, poids, club, hauteur, longueur et triple saut. Les organisateurs ont prévu des primes aux lauréats des trois premières places dans chaque épreuve, ainsi qu’à ceux qui réaliseront des records du monde. Le meeting de Fazaa est la première étape dans le circuit du Grand Prix d’athlétisme handisport de l’IPC qui se déroule dans neuf autres pays : Emirats arabes unis, Chine, Brésil, Suisse, Italie, USA, Tunisie, Allemagne et Grande-Bretagne. « C’est la première compétition au programme de nos athlètes pour l’année 2015. Elle servira de test aussi bien pour les athlètes que pour nous entraîneurs, afin de se fixer sur le degré de la préparation qui ne s’est pratiquement pas arrêtée, malgré le manque de compétition », a expliqué le DTN.

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Malte veut attirer plus de voyageurs algériens. Dans une conférence de presse hier au Sofitel, à l’occasion de laquelle la compagnie aérienne Airmalta a annoncé l’ouverture d’une ligne de et vers Oran, le consul maltais, Robert Falzon, a fait part de son souhait d’aboutir, avec les compagnies aériennes algériennes, à des partenariats stratégiques pour encourager le flux des hommes d’affaires maltais vers l’Algérie et les hommes d’affaires algériens vers Malte. Il s’est réjoui d’ailleurs que le nombre de demandes de visa vers Malte ait augmenté durant les premiers mois de cette année, soulignant qu’en 2014, 150 à 200 visas/semaine ont été accordés aux Algériens. « Nous voulons un meilleur accueil pour les voyageurs algériens. C’est là tout le but de l’ouverture du consulat de Malte en Algérie. Nous voulons aussi développer les relations d’affaires entre l’Algérie et Malte. D’ailleurs, une délégation d’hommes d’affaires maltais est prévue pour prochainement », a-t-il indiqué. Pour ce qui est du refoulement de certains voyageurs algériens dans les aéroports de Malte, le consul a signalé un nombre minime. « Ce genre de situation n’est pas propre à Malte. Le refoulement de certains passagers qui ne répondent pas aux conditions Schengen est enregistré aussi dans d’autres pays d’Europe. Du moment que le voyageur algérien répond à ces normes, il n’aura pas à s’inquiéter », a-t-il fait savoir, en estimant que la police de l’émigration a le droit de contrôler tous les documents des voyageurs. « Il y a eu des cas où des voyageurs algériens n’avaient pas réservé dans un hôtel, alors que sur leurs documents, la réservation est mentionnée. Ceux-là ne remplissent pas les conditions de séjour », a-t-il signalé. Pour l’instant, les avions en direction de Malte ne sont pas encore remplis à 100%, selon Anthony Dali, manager d’Airmalta. Mais avec les vols Alger-Malte et Oran-Malte, la compagnie espère que le trafic sera intensifié. La ligne d’Alger a été mise en place en 2013, à raison de deux vols par semaine. Mais à partir de la saison estivale prochaine, un troisième vol sera introduit. Pour Oran, deux vols/semaine sont programmés du 20 juillet à 31 août. « Plus de 70% des voyageurs algériens vont à Malte pour passer des vacances. 7% s’y rendent pour prendre part à des conférences et les 20% restants sont des étudiants qui vont à Malte pour apprendre la langue anglaise », a-t-il expliqué. Le prix, toutefois, des vols, 31 000 DA pour Alger-Malte (aller-retour) et 33 000 DA Oran-Malte (aller-retour), sont un peu plus chers. Le représentant des ventes d’Airmalta en Algérie, Reda Benyounes, a expliqué cela en disant que les tarifs des vols vers Malte faisaient avant partie d’un package, alors que les nouveaux prix sont publics et affichés au niveau de toutes les agences de voyages.

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Par Kemal Derviş* Le PIB de la Grèce, environ 300 milliards de dollars, représente 0,5% de la production mondiale. Sa dette publique de 470 milliards est considérable, compte tenu de la taille de son économie, mais elle représente moins de 1% de la dette mondiale - et les banques privées (grecques en majorité) en détiennent moins de la moitié.  Selon Barclays Capital, seules quelques banques d’envergure internationale détiennent prés de 10% de leurs fonds propres de base en bons du Trésor grec, et la majorité en a bien moins. Aussi, au moins sur le papier, la Grèce n’est pas une économie d’importance systémique. Néanmoins, plusieurs facteurs font que la crise qui la frappe pourrait se propager, et elle n’est pas la seule dans ce cas. Le premier, c’est la crainte que la crise grecque fasse tache d’huile et affecte les autres pays européens en difficulté comme le Portugal et l’Irlande, voire même l’Espagne ou l’Italie. Il faut aussi compter avec les investissements relativement importants effectués par des fonds américains du marché monétaire en instruments émis par certaines des banques exposées. Deuxième facteur de risque : les produits dérivés comme les CDS au moyen desquels les banques détenant de la dette grecque se sont assurées contre un risque de défaillance. Si ces CDS sont concentrés dans seulement quelques institutions financières, ces dernières pourraient être exposées - plus encore que les acheteurs initiaux de la dette grecque. Mais personne ne sait qui détient ces produits dérivés, et pour quel montant, ou même s’ils diminuent ou accroissent le risque, parce que le marché des CDS manque de transparence. Enfin, les difficultés de la Grèce entraînent des problèmes dans la gestion de l’euro et augmentent la volatilité des marchés des changes, ce qui pourrait affecter une reprise de l’économie mondiale déjà anémique, ainsi que les incertitudes qui pèsent sur elle. Autrement dit l’économie mondiale a tout intérêt à ce que la Grèce se redresse. Dans la même veine, considérons une situation complètement différente, celle du Yémen. La Grèce et le Yémen ne présentent aucune similitude, si ce n’est le contraste entre leur taille et un possible effet de contagion. Le PIB du Yémen est seulement le dixième de celui de la Grèce et ne représente que 0,05% de la production mondiale et son économie n’est guère intégrée au système financier mondial. Mais la population du Yémen se rapproche de celle de l’Arabie saoudite et ses frontières difficilement contrôlables. Le chaos au Yémen, auquel il faut ajouter la force croissante des extrémistes, pourrait déstabiliser l’Arabie saoudite et menacer sa production de pétrole. Dans ce cas, le prix du baril pourrait flamber et atteindre ou même dépasser 150 dollars, ce qui porterait un coup sérieux à l’économie mondiale. On peut trouver d’autres exemples de ce genre. Rappelons-nous que la crise asiatique de 1997 a commencé en Thaïlande, un pays de relativement faible importance sur le plan économique. Des échanges économiques et financiers intensifs et le commerce des ressources naturelles au niveau mondial font que de petits pays ou des problèmes très localisés peuvent présenter aujourd’hui un risque systémique global. Il faut analyser cette situation et faire face à ces conséquences en ce qui concerne la gouvernance économique mondiale. Lors de leur sommet à Séoul en novembre 2010, les dirigeants du G20 ont encouragé le FMI à travailler avec le Forum pour la stabilité financière afin qu’ils développent un système d’alerte anticipée des risques susceptibles de menacer le système financier mondial et pour qu’ils analysent les effets d’une contagion sur les grandes économies (la Chine, les USA, le Royaume-Uni, le Japon et la zone euro). Le conseil d’administration du FMI discute actuellement des risques de contagion économique.  La direction générale du Fonds doit présenter un rapport synthétique à la Commission monétaire et financière internationale quand les ministres des Etats membres du FMI se rencontreront en septembre. Cette étude pourrait permettre une meilleure analyse des rapports d’interdépendance dans l’économie mondiale. Cela pourrait aussi améliorer la légitimité du FMI en tant qu’institution d’envergure planétaire, non seulement en raison de la diversité et du nombre de ses membres, mais aussi de son attitude vis à vis de ces derniers. Quand la surveillance macroéconomique du FMI s’appliquait uniquement aux pays en développement, le G7 et les autres pays riches échappant à tout contrôle sérieux, le Fonds ne pouvait être perçu comme équitable et impartial. Néanmoins, comme le montrent ces exemples, l’importance systémique d’un pays n’est pas seulement une question de taille. Ce qui compte, ce sont les liens d’interdépendance entre un pays ou une ou plusieurs institutions (par exemple Lehman Brothers et AIG) et l’économie mondiale. La surveillance du risque systémique doit tester et analyser proactivement ces liens en essayant d’imaginer l’inimaginable. Nous ne savons que trop bien que le risque systémique peut apparaître là où on ne l’attend pas. L’interdépendance est devenue bien plus complexe qu’il y a seulement 10 ans. Le mandat du FMI devrait comporter l’analyse des nouveaux risques macroéconomiques et macrofinanciers, l’établissement d’un système d’alerte anticipée et la proposition de mesures préventives. Le caractère global de ses membres et l’expertise technique de son personnel le qualifient pour exercer une surveillance multilatérale efficace. Il lui faudrait cependant accélérer la réforme de sa propre gouvernance, de manière à ce que cette surveillance soit perçue comme relevant de l’intérêt de tous. *Kemal Derviş, ancien ministre des Affaires économiques de la Turquie et ancien administrateur du Programme de développement des Nations Unies (PNUD), est vice-président de la Brookings Institution.  pays, grands problèmes et interdépendance planétaire

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