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Reporters - Filtrer les éléments par date : lundi, 23 février 2015

Le Forum socialiste pour les libertés et la démocratie (FSLD), que dirige le député dissident du FFS, Khaled Tazaghart, a organisé, samedi, devant le siège de la wilaya de Béjaïa, un rassemblement ponctué d’un meeting animé par des élus et autres cadres de ce mouvement politique non encore agréé. Les différents animateurs de ce meeting, dont le porte-parole du FSLD, Khaled Tazaghart, se sont livrés à une diatribe qui s’apparente à un réquisitoire en règle contre leur ancien parti, le FFS, et son APW de Béjaïa. A noter qu’initialement, cette action politique, décidée par les responsables du FSLD, avait pour mots d’ordre des revendications qui n’ont rien à voir avec le sujet abordé par les intervenants. « Pour la promulgation de décrets présidentiels consacrant l’officialisation de tamazight et de Yennayer », « un statut de chahid et de moudjahid aux militants de 1963-1965 » et « un plan d’urgence pour le développement de la région » sont autant de revendications mises en avant dans les affiches du FSLD, placardées à travers les quatre coins de la wilaya de Béjaïa depuis quelques jours déjà. Finalement, le discours prononcé aussi bien par le porte-parole du FSLD que par ses camarades qui se sont succédé au micro s’est focalisé sur la responsabilité du FFS, en sa qualité de parti majoritaire, dans la gestion de la crise qui secoue l’APW de Béjaïa depuis plus de deux mois. « L’APW est gérée par un cercle occulte et nous demandons une commission d’enquête particulièrement sur la subvention des associations », a lancé, d’emblée, l’élu à l’APW, Hafid Hassene, qui a rejoint tout récemment les rangs du FSLD. L’intervenant interpelle solennellement le P/APW de convoquer une session extraordinaire pour procéder aux remaniements des instances exécutives de l’APW et des présidents de ses commissions. Lui succédant, deux autres élus à la même Assemblée n’ont pas manqué, eux aussi, de fustiger le P/APW et ses pairs du FFS, en les accusant d’avoir « spolié l’héritage du FFS ». Pour sa part, Madjid Abane, représentant du collectif des anciens militants du FFS de 1963, s’en prendra à l’actuelle direction nationale de son ancien parti. Le dernier à prendre la parole sera le député Khaled Tazaghart qui dira : « Personne n’a le droit de se tromper de combat d’aujourd’hui. C’est l’intérêt de la wilaya et de tout le pays qui nous anime avant toute autre considération. » Après avoir appuyé les propos tenus par ses prédécesseurs, le parlementaire de Béjaïa rappellera : « Nous revendiquons un plan d’urgence pour notre wilaya qui est à l’avant-garde de tous les combats. » Avant d’interpeller le président de la République sur « l’officialisation de tamazight et de Yennayer ». Selon lui, « le pouvoir central doit se décomplexer vis-à-vis de la wilaya de Béjaïa et de toute la Kabylie ». Revenant sur la crise qui secoue l’APW, M. Tazaghart invitera la nouvelle majorité, composée d’élus du RCD, du FLN et du FSLD, à voter une résolution pour demander un plan d’urgence de développement local pour la wilaya, car, estime-t-il, « la région est à la traîne, comparativement à d’autres wilayas du pays ».

Publié dans Région

Cette compétition, initiée par la Fédération algérienne des arts martiaux en collaboration avec la commission nationale de kung fu wushu et la DJS, a vu une grande participation au bonheur des organisateurs. Les éléments des clubs Ettahadi de Khémisti (Tissemsilt) et de Amel Boukadir (Chlef) se sont illustrés au championnat régional de kung fu wushu, qui a pris fin samedi à Tissemsilt. Le club Ettahadi a occupé la première place au classement général chez les juniors et espoirs et Amel de Boukadir s’est adjugé la tête du classement chez les séniors. Les athlètes du club Cobra en juniors a remporté les titres en cinq styles et trois rencontres. Les résultats enregistrés par les sportifs de ces clubs leur ont permis de se qualifier directement au championnat national prévu à Blida du 1er au 3 avril prochain. Initié par la Fédération algérienne des arts martiaux en collaboration avec la commission nationale de kung fu wushu et la direction de la jeunesse et des sports (DJS), ce championnat régional a réuni, deux jours durant, 100 participants représentant 18 clubs des wilayas de Tissemsilt, Chlef, Oran, Tiaret et Mascara. Le niveau technique et physique des sportifs a été qualifié, par le chef de la commission nationale de kung fu wushu et membre du bureau fédéral de la Fédération algérienne des arts martiaux, Yahia Bedour, de moyen à bon. Un programme de sélection sera amorcé par la fédération prochainement pour renforcer l’élite nationale en prévision des compétitions internationales, dont le Championnat du monde de kung fu wushu, prévu fin octobre prochain en Malaisie. En outre, une session de formation sera organisée prochainement par la commission nationale au profit des entraîneurs nationaux de cette discipline. Elle leur permettra d’approfondir leurs connaissances et donc d’en acquérir de nouvelles pour pouvoir travailler dans de meilleures conditions surtout qu’il s’agit d’une discipline qui n’est pas totalement ancrée dans le pays par rapport aux autres disciplines des arts martiaux et notamment le karaté et le judo.

Publié dans Sports

Philosophe, professeur d’université et auteur, notamment connu pour sa défense des sans-papiers, Etienne Balibar était présent samedi dernier à l’Institut français d’Alger, invité avec Mme Seloua Luste Boulbina, dans le cadre d’une conférence volontairement intitulée « Algérie, France : quelle(s) frontière(s) ? ».

Une manière de mettre en avant la « multiplicité des interprétations » que peut faire naître la question. Rencontre suivie par un public venu nombreux, elle aura réussi, durant plus de deux heures, à explorer certains aspects de la notion des « frontières », une thématique particulièrement complexe, dira le conférencier. En effet, ces frontières, dont la signification même varie d’une culture à l’autre, constituent, souligne-t-il dans la présentation de sa conférence, «un soubassement implicite des représentations de l’identité nationale », bien qu’elles ne fassent allusion dans leur signification juridique qu’à « une très petite partie du monde ». Abordant, par ailleurs, d’un point de vue plus philosophique, mais également géopolitique, la question de la conflictualité que suscite toute frontière, déclarant à ce titre, pour le cas franco-algérien, que la présence française au Nord-Mali donnait de fait une «frontière » entre les deux pays, c’est néanmoins l’aspect culturel, économique et social qui caractérise les perceptions de l’autre de chaque côté de la Méditerranée qui a davantage été traité. En effet, abordant, après une longue introduction théorique, le cas souvent conflictuel des « frontières » entre la France et l’Algérie, un pays, rappelle la philosophe et professeure Seloua Luste Boulbina, où Etienne Balibar a commencé sa carrière à l’Université d’Alger en 1965, après avoir obtenu l’agrégation de philosophie. Le conférencier, qui estime que la conflictualité a ici principalement pour cause la colonisation, mais aussi la décolonisation, un processus qui « paradoxalement » a réaffirmé la notion même de frontière, a identifié et détaillé trois principaux types de limites, « géopolitique », « culturelle », mais aussi une troisième « démographique, économique et sociale ». Cette dernière apparaissant, par ailleurs, à la lumière de l’intervention d’Etienne Balibar, comme étant l’une des plus changeantes et instables, précisant en ce sens que pour la société française, « à partir des années 1990 et à cause de la domination du libéralisme sur l’Europe et de la multiplication des délocalisations économiques, la perception de l’immigration comme un instrument de développement économique, a profondément été bouleversée », et ce, bien que l’évolution de ce troisième type de « frontière » échappe au seul bilatéral, en entrant dans le cadre plus vaste des rapports largement inégalitaires entre le « Nord » et le «Sud ». Indiquant, en marge de la conférence, et à propos de l’ordre économique mondial : « Même si je ne dirais pas que la différence entre le Nord et le Sud s’efface, on peut bien voir que la ‘‘distribution’’ du développement et du sous-développement ne se fait pas aussi simplement, entre le Nord et le Sud, d’une frontière qui partagerait le Méditerranée.» Précisant, par ailleurs, que l’évolution des trois principaux types de « frontières » « s’est faite de façon relativement indépendante les unes par rapport aux autres », pour Etienne Balibar, l’Algérie, « sur le plan géopolitique, est devenue une puissance méditerranéenne », ce qui a pour conséquence sur les rapports entre les deux pays, qui restent « fondamentalement des rapports égalitaires», sont parfois à la coopération et parfois à la tension. Abordant longuement la question de la langue française, estimant qu’elle est le point commun entre les « deux ensembles linguistiques », que sont la France et l’Algérie, la question de la « frontière » culturelle est « beaucoup plus compliquée », estime Etienne Balibar. « Il y a ce que l’on pourrait qualifier d’une situation d’interdépendance entre l’Algérie et la France, qui ne fait pas l’objet ni d’un côté ni de l’autre d’une reconnaissance pleine et entière. L’Algérie, pour toutes sortes de raisons, a tendance à dénier la place très importante qu’occupe la culture française dans son identité nationale. Quant à la France (…), il y a une tendance à dénier la place fondamentale de l’identité algérienne, à travers l’immigration, mais aussi l’héritage colonial ». Réagissant, par ailleurs, au cours de sa conférence, aux attentats qui ont frappé la ville de Paris en janvier dernier, déclarant à ce titre : « J’avais proposé comme sujet de traiter des frontières, avant les attentats à Paris», Etienne Balibar ajoute qu’en parler aujourd’hui, alors « qu’elles ne sont pas perçues de la même façon des deux côtés de la Méditerranée », était inévitable « quand l’on se pose la question des clivages entre les opinions publiques en France et en Algérie », mais déclarant, cependant, durant la communication, que la problématique était en grande partie française. « La France n’a pas importé de terroristes en puissance, mais les a en quelque sorte fabriqués. » Par ailleurs, Etienne Balibar, qui participa en 2003 à l’ouvrage collectif Antisémitisme : l’intolérable chantage - Israël-Palestine, une affaire française ?, soulignera, dans sa réaction et condamnation des attentats qui ont, entre autres, frappé un journal satirique, qu’il se considère comme « un maximaliste lorsqu’il s’agit de liberté d’expression », indiquant, par la suite, à propos des limites actuelles de la liberté de parole que pourrait connaître la société française : « Evidemment, il y a de très fortes limites à la liberté d’expression, et l’exemple le plus communément donné, qui reste imposable à contourner, est que les paroles considérées comme blasphématoires ne feraient pas l’objet du même genre de traitement quand elles visent d’un côté l’Islam ou d’un autre l’antisémitisme, je pense que c’est vrai et il faut le dire. »

Publié dans Culture

Depuis que l’OPEP a perdu sa position sur le marché de l’énergie, c’est la confusion totale dans les prix. Pierre Terzian, P-DG de la S.A. Petrostrategie, dont les activités tournent autour du consulting pétrolier, a déclaré hier dans une conférence à Sonatrach, qu’il est difficile, voire impossible, d’établir des prévisions des prix du pétrole à court ou à long terme. Vu la constitution du marché, a-t-il assuré, il n’est pas aisé d’établir des modèles mathématiques sur les prix. Même l’Agence internationale de l’énergie, selon lui, n’a pas fait de prévisions, mais juste avancé des chiffres sur la base des marchés à terme. «Nous pouvons donner des prévisions pour quelques semaines, mais ni à court terme ni à moyen terme. Impossible de dire à combien seront les prix du pétrole en 2016 ou même au cours des derniers mois de 2015. Nous savons juste qu’ils tournent aujourd’hui à 60 dollars/baril et atteindront probablement, dans quelque temps, les 70 dollars. Les prix dépendent de plusieurs facteurs, les positions géopolitiques, la psychologie du marché, le rapport investissement–rentabilité…», a-t-il dit. Aujourd’hui, les données ont changé, ce n’est plus l’OPEP qui a le monopole sur le marché, mais les marchés financiers, voire les spéculateurs. C’est pour cette raison que des experts disent que les prix du pétrole font l’objet de volatilité. Le conférencier, cependant, assure que les choses peuvent changer pour l’OPEP si les tentatives d’alliances, vulgarisées par l’Algérie notamment, réussissent. Les blocs qui seront constitués à travers ces alliances peuvent influencer les cours du pétrole, réduire l’offre et tenir tête à l’Arabie saoudite. Cette dernière, soucieuse de protéger sa position géostratégique sur le marché de l’énergie après que les Etats-Unis aient affiché leur indépendance vis-à-vis du gaz, par l’exploitation du gaz de schiste, joue en contrepoids avec les autres membres de l’OPEP qui s’inquiètent, quant à eux, pour leurs revenus pétroliers. Ce qui crée des conflits d’intérêts au sein de l’OPEP. Le conférencier a indiqué que la motivation première de l’Arabie saoudite, c’est de ne pas perdre son pouvoir sur le marché et pour cela, elle est prête à maintenir les prix du pétrole au plus bas. «L’Arabie saoudite l’a bien dit, elle ne renoncera pas à ses objectifs, qui consistent selon ses dires à défendre son marché et à réduire les productions pétrolières marginales, même si le prix du pétrole atteint les 20 dollars. Avec 50 dollars le baril, l’Arabie saoudite vivra à l’aise pendant longtemps. Elle a les moyens de ne pas se soucier des revenus de ses exportations pétrolières. Ce qui n’est pas le cas des autres membres de l’OPEP, dont l’Algérie», a-t-il expliqué en évoquant le pacte conclu par le passé entre elle et les Etats-Unis. Cette dernière a signifié clairement, a-t-il rappelé, qu’elle échange la sécurité pure dans le monde contre sa sécurité énergétique. A une certaine époque de son histoire économique, selon lui, les USA ont jugé que l’augmentation des prix du pétrole était bonne pour leur économie et on a assisté à une hausse des prix. «En 2014, dans une interview, Obama a signalé deux faits très importants. Le premier, c’est que des analyses ont démontré que la baisse des prix du pétrole sera bonne pour l’économie américaine et que les prix vont baisser si ce n’est pas en 2014, ça sera en 2015. Et l’autre fait concerne la Russie qui, d’après Obama, recevra de plein fouet l’impact de la chute des prix du pétrole. Et c’est le cas. Plus de 60% de ses exportations proviennent de l’énergie et 50% de son budget de ses revenus pétroliers», a-t-il souligné sans pour autant aller jusqu’à dire que l’USA et l’Arabie saoudite ont planifié de concert la chute des prix du pétrole. Il a relevé, toutefois, que les Etats-Unis ont intensifié leurs forages pour l’exploitation du gaz de schiste depuis que les prix du pétrole ont entamé leur descente vertigineuse. Il a fait savoir à ce propos que des milliers de travailleurs sont mobilisés dans ce secteur, dotés d’une expertise exceptionnelle. Le souci des USA de prime abord était de produire le maximum, mais maintenant, d’après le conférencier, ils commencent à aller vers une maîtrise des coûts, d’autant plus que les coûts de production du gaz de schiste sont plus élevés que les coûts des ventes. «L’Arabie saoudite a toutes les chances d’atteindre son objectif si elle arrive à maintenir le plus longtemps possible les prix du pétrole en baisse. Mais si les prix augmentent comme avant, cela va permettre aux forages de gaz de schiste aux USA, qui ont fermé à cause des coûts élevés de production, de rouvrir. Il faut savoir qu’un forage de pétrole une fois désactivé est perdu à jamais contrairement aux forages de gaz de schiste qui, eux, peuvent rouvrir», a-t-il estimé. Le conférencier estime également que « nous vivons aujourd’hui une révolution technologique dans le secteur de l’énergie, mais que cela ne signifie pas que nous vivons une époque de l’après-pétrole ». «L’après-pétrole, c’est quand le pétrole sera rare. Or, il est en abondance. Nous vivons plutôt une époque de l’après-OPEP qui a perdu de sa force et qui aura du mal à la recouvrer», a-t-il estimé.

Publié dans théma archives

Ce qui a été signalé dans les rapports distincts diffusés la semaine dernière par le FMI et la Banque d’Algérie commence à envoyer ses signaux. Les vulnérabilités de l’Algérie ont été à nouveau remises au goût du jour, hier, dans le rapport évaluatif des Douanes algériennes sur la situation du commerce extérieur en janvier.

En effet, l’Algérie a réalisé un infime excédent commercial de 483 millions de dollars (usd) en janvier 2015 contre 847 millions usd au même mois en 2014, marquant ainsi une baisse de 43%. Le rapport des Douanes, répercuté par l’agence APS, précise que ce recul de l’excédent commercial s’explique par une baisse de plus de 11% des recettes d’exportations par rapport à janvier 2014, induite par la chute des cours pétroliers. Il est ainsi aisément fait la déduction quant à l’impact de la chute des cours du pétrole sur l’économie algérienne au travers de la baisse de ses recettes en devises notamment. Plus explicite sur cette question, le rapport des Douanes sur le commerce extérieur de janvier 2015 fait ressortir une valeur de 4,79 milliards (mds) usd des exportations algériennes, contre 5,39 mds usd durant le même mois de l’année dernière, en baisse de 11,13%, en raison essentiellement d’un recul de 12,23% du montant des exportations des hydrocarbures. La chute des cours de pétrole a ainsi fini par avoir raison des discours optimistes quant à une répercussion que l’on voulait « minime » et « passagère » du choc pétrolier sur l’Algérie. Un élément de consolation quant même dans cette note évaluative : les importations ont reculé de l’ordre de 5,2% en janvier dernier en se chiffrant à 4,31 mds usd, contre 4,54 mds usd sur le même mois de 2014. Les hydrocarbures ont représenté l’essentiel des exportations avec une part de 94,51% des recettes des ventes à l’extérieur, soit 4,53 mds usd en janvier dernier contre 5,16 mds usd au même mois de 2014, en baisse de 12,23%. Ce n’est non plus pas étonnant de voir les pays asiatiques s’imposer sur le haut podium des premiers fournisseurs de l’Algérie.

Les pays européens déclassés par les Asiatiques Effectivement, le rapport des Douanes algériennes fait constater que les pays asiatiques, dont la Chine et la Corée du Sud, sont au premier rang non seulement en tant que fournisseurs, mais aussi en tant que clients. La tendance s’inverse ainsi au profit de l’Asie et plus précisément au profit de la zone dollar. Ainsi, pour la première fois pour un pays asiatique, la Corée du Sud a été classée principal client de l’Algérie en janvier dernier, un rang habituellement occupé par un pays européen, tandis que la Chine continue à maintenir sa place de premier fournisseur du pays qu’elle a acquise depuis 2013. Il y aurait un grincement de dents chez les partenaires européens de l’Algérie, notamment chez les Français et les Espagnols qui se voient ainsi déclassés par des pays asiatiques. En janvier 2015, sur les six principaux clients de l’Algérie, le premier rang est revenu à la Corée du Sud vers laquelle l’Algérie a exporté pour 953 millions usd, suivie de l’Espagne (678 millions usd), l’Italie (652 millions usd), la Grande-Bretagne (458 millions usd) la France (410 millions usd) et les Etats-Unis (297 millions usd). Quant aux principaux fournisseurs de l’Algérie, la Chine maintient  sa première place avec 587 millions usd, suivie de la France (497 millions usd), de l’Italie (423 millions usd), de l’Espagne (354 millions usd), de l’Allemagne (298 millions usd) et des Etats-Unis (281 millions usd). Flash-back sur l’évolution du commerce extérieur de l’Algérie : en 2014, le pays a réalisé un excédent commercial de 4,63 mds usd contre 9,94 mds usd en 2013, en baisse de plus de 53%, faut-il le rappeler en guise de comparatif. Les exportations de l’année dernière, essentiellement en hydrocarbures, s’étaient établies à 62,95 mds usd en 2014 contre 64,97 mds usd en 2013, en recul de 3,11% en raison essentiellement d’un repli de près de 4,5% du montant des exportations des hydrocarbures. Cependant, les achats de l’Algérie auprès de ses fournisseurs avaient grimpé à 58,33 mds usd en 2014, contre 55,03 mds usd en 2013 (+6%).

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La Tunisie a un nouveau gouvernement, qui comprend des représentants d’Ennahda à des postes mineurs, mais toujours pas d’argent. Ses créanciers, qu’ils soient multilatéraux ou privés, ne lui font pas de cadeaux et la nouvelle équipe n’a pas la partie facile. «L’exception tunisienne» tant vantée n’a visiblement pas cours chez les financiers.

Par Jean-Pierre Séréni Habib Essid, 66 ans, la carrure d’un joueur de rugby et la courtoisie d’un vieux serviteur du Makhzen, a dû s’y reprendre à deux fois pour former son gouvernement, perdant au passage auprès de l’opinion une bonne partie d’une crédibilité déjà modeste au départ. La première formule, appuyée sur deux partis, Nidaa Tounès (87 sièges) et l’Union patriotique libre (UPL) (16 sièges), n’atteignait pas, à quelques voix près, la majorité requise de 109 sièges. «Ce n’était qu’un ballon d’essai», a lâché le Premier ministre pressenti devant des journalistes éberlués. La seconde combinaison, qui a «embarqué», contre le vœu de nombreux électeurs de Nidaa Tounès, les islamistes d’Ennahda (69 sièges) et une petite formation libérale plus ambitieuse que dangereuse pour ses alliés, Afek Tounes (8 sièges), a obtenu le 6 février la confiance de 166 députés sur 217 contre 30 votes hostiles constitués, pour l’essentiel, d’une bonne partie de la gauche, du Front populaire (14 sièges), de partisans de l’ancien président de la République Moncef Marzouki (5 sièges) et d’indépendants. Vingt-cinq ministres et secrétaires d’État appartiennent aux quatre partis de la coalition gouvernementale, presque autant sont des «  compétences  » sans appartenance connue à une formation politique. L’art de la combinaison parlementaire est récent en Tunisie et l’opinion comprend mal que les adversaires d’hier, qui se vouaient aux gémonies à l’automne, se retrouvent sur les mêmes bancs du conseil des ministres. L’attelage est pourtant inégal : Nidaa Tounès, de fait le parti du président de la République Béji Caïd Essebsi, domine de la tête et des épaules Ennahda qui n’a qu’un seul ministre chargé de l’épineux portefeuille de l’emploi (en réalité du chômage, qui frappe plus de 15 % de la population active) et trois secrétaires d’État. Discrète faveur, Mohamed Najem Gharsalli, l’ancien gouverneur de Mahdia, qui occupe le stratégique ministère de l’Intérieur, n’est pas hostile aux islamistes. Dès son arrivée aux affaires, le nouveau gouvernement s’est trouvé confronté aux difficultés fiscales et financières chroniques du pays. Dans le sud, la population qui vit – plutôt bien – de la contrebande des produits alimentaires subventionnés exportés vers la Libye, s’est soulevée 48 heures après le vote de confiance contre la «  taxe de sortie  » de 30 dinars (environ 13 euros) adoptée avant son arrivée qui frappe tous ceux qui quittent le territoire tunisien. Une caserne de la Garde nationale a été incendiée à Dehiba, un manifestant est mort, la grève générale a paralysé la frontière tuniso-libyenne. Marzouki, qui a obtenu une bonne partie de ses voix à l’élection présidentielle de décembre dernier dans le sud d’où sa famille est originaire, a protesté contre la répression : «  Le commerce parallèle et la contrebande détruisent l’économie nationale, mais c’est la seule alternative et le seul moyen de subsistance des habitants…  » Au contraire, le Centre international des études stratégiques, sécuritaires et militaires (Ciessm), proche des forces de l’ordre, y voit la main des «  barons de l’informel  » gênés dans leur business. Un budget financé par l’endettement Pour faciliter le retour au calme, un ancien ministre des finances de la majorité d’hier, Slim Besbes, propose d’exonérer les ressortissants maghrébins de la fameuse taxe de 30 dinars. Son successeur lointain suivra-t-il son conseil  ? Slim Chaker, entré en politique après la Révolution et chargé du programme économique de Nidaa Tounès — petit-fils d’un dirigeant nationaliste de Sfax, Hédi Chaker, assassiné par la Main rouge1 et fils d’un ministre de la justice de Habib Bourguiba — n’a pas trop de dinars. Difficile de renoncer à une recette si minime soit-elle alors que 30 % du budget est financé par l’endettement (passé de 45 à 62 % du PIB en quatre ans) et l’hémorragie des produits de première nécessité (pain, semoule, huile) coûte si cher à l’État2 que freiner la contrebande est devenue une urgence. Le Trésor public est en difficulté chronique et l’emprunt obligataire international lancé le 27 janvier dernier qui l’a momentanément renfloué fait l’objet de sérieuses contestations. Les jeunes refusent de payer demain les bêtises de leurs anciens, les experts dénoncent son coût (un taux d’intérêt de 6 % et un risque de changes élevé) et la commission des finances de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), présidée par une députée de l’opposition, a son mot à dire avant que l’Assemblée elle-même se prononce. Mais quelle qu’en soit la suite politique et parlementaire, la crise des finances publiques tunisiennes est là pour durer. La Loi de finances 2015 affiche, selon le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie qui a organisé l’emprunt, «  un déficit budgétaire qui atteindra le chiffre record de 7,5 milliards de dinars (8,5 % du PIB)»3. Faute d’un marché financier national suffisamment organisé et profond pour y faire face, l’argent ne peut venir que de l’extérieur. Mais d’où  ? Il n’y a pas de trésor caché et les fonds repérés par SwissLeaks en Suisse chez HSBC ne font pas le poids (52 millions de dollars). D’où viendra l’argent  ? Sur les 2,821 milliards de dollars attendus pour boucler le budget 2015, plus des deux tiers doivent être apportés par le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et l’Union européenne. Mais des incertitudes planent sur la date effective du versement de ces fonds. «  Elles proviennent du fait que ces appuis budgétaires sont assujettis plus que jamais à l’adoption par la Tunisie d’un paquet de réformes économiques et financières dont la plupart passe par le vote de lois que le Parlement tarde à promulguer  »4. L’accord signé avec le FMI en février 2013 prévoit un certain nombre de réformes structurelles forcément contestées devant lesquelles la précédente Assemblée a calé et qu’il échoit à l’ARP d’adopter. Le versant politique de l’exception tunisienne a beau enthousiasmer les dirigeants occidentaux déçus par ailleurs du Printemps arabe, aucune exception financière aux règles du «  Consensus de Washington  » n’est prévue. Sur le Vieux Continent, Bruxelles oriente ses concours en priorité vers l’Ukraine au bord de la faillite et Paris n’a pas d’argent. Les 565 millions de dollars attendus du placement des sukuk, ces produits financiers censés respecter l’interdiction coranique de l’intérêt, se révèlent de plus en plus un mirage. Les conditions techniques et financières de leur émission n’en sont pas remplies et toutes ne dépendent pas de Tunis. Enfin, l’Algérie et la Turquie, qui avaient versé 300 millions de dollars en 2014, ne semblent pas prêtes à rééditer leur geste cette année. Quant aux pétromonarchies absolues du Golfe, déjà absentes en 2014, elles ne donnent pas l’impression de vouloir encourager plus que cela la première expérience parlementaire arabe. À l’évidence, les décideurs tunisiens n’avaient pas le choix, l’emprunt obligataire de 1 milliard de dollars était le seul expédient disponible sur le marché pour payer les fonctionnaires et faire face aux dépenses courantes de l’État au 1er semestre 2015. Cette impitoyable réalité des chiffres convaincra-t-elle l’opinion et une majorité de députés  ? Ils ont le choix entre avaler la potion amère de l’emprunt obligataire et des conditions du FMI ou aggraver dramatiquement la crise financière tunisienne. 1- La Main rouge était une organisation criminelle française responsable de plusieurs assassinats politiques en Tunisie peu avant l’indépendance, dont celui de Farhat Hached, le fondateur de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT). L’organisation aurait été liée à certains secteurs des services secrets français de l’époque. 2- L’enveloppe allouée aux dépenses de compensation inscrites au budget 2015 est de l’ordre de 3 742 millions de dinars (18 % des dépenses de fonctionnement) contre 4 455 l’année précédente (−16 %). Une enveloppe de près de 1 862 MD ira à la compensation des hydrocarbures (2 573 MD en 2014). La compensation des produits de base est de l’ordre de 1 500 MD, le transport public est compensé à hauteur de 416 MD. Si le prix du baril reste toute l’année au niveau enregistré en janvier (47 dollars), la subvention aux hydrocarbures pourrait être ramenée à 200 MD. 3Note d’information sur l’emprunt obligataire, BCT, 5 février 2015. 4Ibid.

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Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Abdelouahab Nouri, a participé vendredi, à Paris, au Forum international «Agriculture et changement climatique » qui s’est tenu à la veille de l’ouverture du Salon de l’Agriculture. Ce forum est le premier d’une série de manifestations prévues tout au long de l’année dans la perspective de la Conférence climat Paris 2015 (Cop21), en décembre prochain. Il a visé, selon ses organisateurs, à «mettre en première ligne la contribution de l’agriculture, sous toutes ses formes, à la réduction des gaz à effet de serre. Et cela sans renoncer à produire plus pour nourrir plus de 8 milliards d’Hommes dans un horizon de quinze ans ». Les débats ont fait ressortir que les pays les plus touchés par le réchauffement climatique seraient les pays du Sud, et particulièrement l’Afrique. Ces pays sont les moins responsables des émissions de gaz à effet de serre. Dans son intervention devant le Forum, rapportée par l’APS, Abdelouahab Nouri a fait remarquer que « la baisse effective de la pluviométrie et des disponibilités en eau destinée à l’irrigation est sans doute la conséquence la plus grave de ce phénomène dans les régions les plus exposées au réchauffement global, alors que les accidents climatiques (inondations et sécheresses notamment) mettent en péril le potentiel de productivité biologique et économique des terres cultivées, des parcours, des pâturages et des forêts». Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural a cité le cas de l’Algérie, où le changement climatique a eu pour conséquence une extension des régions arides et semi-arides, une dégradation plus rapide du couvert végétal et des sols et donc une progression de la désertification. Il a évoqué le Plan d’action national de lutte contre la désertification, en tant qu’élément de la stratégie d’adaptation aux changements climatiques mise en œuvre par l’Algérie. Ce plan a pour objectif, a-t-il précisé, de «renforcer les capacités techniques permettant le lancement d’alertes précoces de sécheresse, afin de permettre aux populations locales l’accès à l’information et de participer effectivement à cette lutte». Le ministre a également parlé du Plan national de reboisement et des techniques adaptées comme le labour de conservation et le semi direct. Inévitablement, l’accent a été mis sur la priorité absolue accordée par l’Algérie à l’économie de l’eau et à la mobilisation de nouvelles ressources conventionnelles et non conventionnelles en vue de leur utilisation ou réutilisation dans l’agriculture. On le comprend, le rapport agriculture-changements climatiques est vu en Algérie sous l’angle de la vulnérabilité de ce secteur et des mesures d’adaptation qu’il faut lui appliquer. La stratégie de lutte contre les changements climatiques, a insisté le ministre, doit porter sur le renforcement des capacités de mobilisation de la ressource en eau et son utilisation rationnelle, la lutte contre la dégradation des terres et contre la régression du couvert forestier et végétal. Il manque certainement à cette stratégie un volet «lutte contre le gaspillage alimentaire », car, comme l’a souligné la FAO, la production des denrées gaspillées a provoqué des émissions de gaz à effet de serre et des dommages résultant du changement climatique. Cette production agricole qui est allée à la poubelle sans être consommée, a, en outre, utilisé de l’eau d’irrigation et aggravé la rareté des ressources en eau, causé l’érosion des terres et le défrichement des forêts. Eviter de gaspiller la nourriture est une façon de lutter contre les changements climatiques.

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Une commission au niveau du ministère planche sur le dossier de Sidi El Houari, à Oran, pour son classement en tant que patrimoine universel. Ce qui serait le quatorzième site classé patrimoine universel en Algérie. Cette démarche a été entamée juste après la publication dans le JORA du 8 février du décret stipulant le classement de Sidi El Houari patrimoine national. La nouvelle a fait le buzz au niveau de la Toile, notamment chez les militants et associations qui bataillent pour la sauvegarde du patrimoine architectural de la ville d’Oran. En revanche, cette consécration d’une lutte engagée depuis vingt ans n’a pas été du goût des élus de la ville. Et pour cause, les déplacements des populations de ce quartier qui ont eu lieu ces derniers mois ont libéré des assiettes de terrain à forte valeur spéculative. Les lobbies de la promotion immobilière ont manifesté leur intérêt ou convoitise pour dépecer ce périmètre et le transformer en jungle d’immeubles haut standing. Il s’agit d’un périmètre de 70 hectares situés en plein centre d’Oran et s’étalant jusqu’au mont Murdjadjo, ce qui offre une vue imprenable sur la mer. Dans le texte de classement, le périmètre désormais interdit au béton est bien délimité. Il comporte même le quartier Derb, l’ancien quartier juif, où existent d’anciennes synagogues, et même des bâtisses datant de l’époque ottomane. C’est le cas de Dar El Qadi, entre autres. Ce classement tombe à pique pour annuler certains projets initiés par la wilaya notamment. C’est le cas de la mosquée envisagée en haut de Sidi Abdelkader et qui risque de faire ombrage sur la kouba (mausolée) d’un des témoins du soufisme algérien. C’est probablement le cas d’un certain nombre d’investissements immobiliers envisagés par certains opérateurs économiques, dont certains sont étrangers au monde de l’immobilier. On parle d’un détenteur d’une agence de voyages qui veut se lancer dans l’immobilier dans ce périmètre de la ville. La nouvelle du classement de ce site n’a pas échappé à certains étrangers, notamment des restaurateurs de Sans frontières, dont l’un a travaillé pendant quelques années à Oran en tant que directeur du Centre Cervantès. Rappelons que cet ex-directeur (M. Gavier) a organisé des ateliers sur Sidi El Houari et s’est investi avec des associations de ce quartier pour la sauvegarde de ce site. Dans un entretien accordé à un journal électronique récemment, il a rappelé la disposition de l’organisation dont il relève d’apporter son expertise pour cette cause. Au-delà de la satisfaction relevée chez ceux qui militent pour la sauvegarde du patrimoine de la ville, on relève quand même des appréhensions. Tout le monde est d’accord pour que cette victoire ne soit que le point de départ et que la bataille est encore longue pour intérioriser le respect de la mémoire collective chez le simple citoyen.

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Les puissances internationales et l’Iran reprennent langue et comptent aboutir à un accord global d’ici le 31 mars prochain. Le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, était attendu hier dimanche à Genève pour de nouveaux entretiens avec son homologue Mohammad Javad Zarif au sujet du nucléaire iranien. Kerry et Zarif doivent poursuivre leurs entretiens pendant deux jours dans un hôtel sur les bords du lac Léman, poursuivant les échanges qu'ils ont eus ces dernières semaines à de multiples occasions. Kerry a estimé qu'«il y a encore du chemin à parcourir» avant d'aboutir à un accord sur le dossier nucléaire iranien. «Il y a encore des lacunes importantes, il y a encore du chemin à  parcourir», a estimé samedi dernier le chef de la diplomatie américaine devant la  presse à Londres après avoir rencontré son homologue Philip Hammond. La  nouvelle date butoir pour arriver à un accord a été fixée au 31 mars.  L'Iran et les grandes puissances connues sous le nom de groupe des 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne) tentent de s'entendre sur un accord global autorisant certaines activités nucléaires civiles, mais qui empêcherait Téhéran de se doter de l'arme atomique à travers son programme nucléaire controversé, en échange de la levée des sanctions internationales qui pèsent sur son économie. Les négociateurs américains et iraniens sont, eux, déjà  au travail à Genève depuis vendredi dernier, et les directeurs politiques du groupe 5+1 et de l'Iran se sont retrouvés  eux aussi hier, «pour continuer leurs efforts diplomatiques afin de trouver une solution à long terme et globale à la question nucléaire de l'Iran», a indiqué l'Union européenne dans un communiqué. Vers la normalisation des relations irano-américaines ? «Le président Barack Obama n'a aucune intention d'étendre ces négociations après la période qui a été fixée», a prévenu John Kerry. «Notre cible reste ce que le président a dit, vers la fin mars, et je suis absolument sûr que le président Obama est tout à fait prêt à arrêter ces pourparlers» s'il sent que Téhéran n'est pas prêt à un accord, a ajouté M. Kerry. Peu auparavant, il avait tenu à rassurer sur l'unité au sein du groupe 5+1 : «Il n'y a absolument aucune divergence sur le fait qu'il est nécessaire que l'Iran prouve que son programme nucléaire sera pacifique à l'avenir», selon lui. Interrogé sur la signification de la présence à Genève du secrétaire d'Etat américain à l'Energie Ernest Moniz, qui s'est joint pour la première fois aux négociations, John Kerry a expliqué samedi dernier qu'il avait été appelé pour des raisons techniques. «Ces discussions sont très techniques. Parce que nous poussons pour tenter de parvenir à un accord sur certaines questions très difficiles, il a été jugé nécessaire et approprié d'avoir notre personnel technique», a-t-il déclaré. Kerry a précisé : «Je n'en déduirai pas une quelconque indication» sur l'imminence d'un accord. Pourtant, Washington tient à aboutir dans les plus brefs délais à un accord avec l’Iran et de rassurer ses alliés dans la région du Moyen-Orient, notamment l’Arabie saoudite et Israël, qui reprochent aux Etats-Unis leur rapprochement avec l’Iran. D’ailleurs, les Etats-Unis semblent prêts à aller au-delà d’un accord sur le nucléaire à travers un accord politique incluant les relations irano-syrienne, irano-libanaise et même irano-irakienne. Si l’Iran cesse de soutenir ses alliés chiites, Washington pourrait nouer des relations stratégiques avec Téhéran qui joue déjà un rôle déterminant dans la reconfiguration du Moyen-Orient. C’est cette perspective de normalisation des relations irano-américaines que redoutent l’Arabie saoudite et Israël. Le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Ali Akbar Salehi, est, lui, arrivé samedi dernier à Genève, en compagnie de M. Zarif et de Hossein Fereydoun, frère et conseiller spécial du président Hassan Rohani, selon les médias iraniens. Les deux parties s'étaient mises d'accord sur un calendrier en deux étapes pour conclure un accord politique avant le 31 mars, puis finaliser les détails techniques avant le 1er juillet. Un embargo économique qui coûte cher Mais Téhéran réclame désormais un seul accord comprenant à la fois l'aspect politique et les détails. «Après un an de négociations, nous devons aborder les détails, et ce, d'autant plus que nous voulons avoir dans l'accord final à la fois le cadre général et les détails», a déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Un des points clés de l'accord final sera la quantité d'uranium que l'Iran sera autorisé à enrichir et le nombre et le type de centrifugeuses dont il pourra disposer. Conformément à un accord intérimaire de novembre 2013, l'Iran a dilué la moitié de son stock d'uranium enrichi à 20% en uranium enrichi à 5%. Le reste a été converti en oxyde d'uranium. Le procédé d'enrichissement à 20% est techniquement proche de celui permettant d'enrichir au niveau nécessaire (90%) pour fabriquer la bombe atomique, que l'Iran nie vouloir obtenir. A Washington, les républicains, qui contrôlent le Congrès depuis janvier, envisagent de voter prochainement des sanctions préventives contre l'Iran pour faire pression sur Téhéran dans ce dossier nucléaire. C’est pourquoi Téhéran tient à aboutir à un accord et gagner du temps d’autant plus que l’embargo économique lui coûte cher tant au plan financier que politique. Les populations iraniennes ne peuvent supporter davantage un isolement économique au risque de provoquer des troubles de nature à menacer la stabilité du pays. Les autorités iraniennes en sont conscientes y compris le clergé conservateur ce qui explique d’ailleurs l’élection d’un président réformateur, favorable à un rapprochement avec l’Occident.

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De longues files d’attente sont depuis quelques jours perceptibles dans de nombreuses stations-services de la capitale, en particulier celles situées sur les grands axes de passage. Ce phénomène s’est amplifié il y a plus de soixante-douze heures à la suite de rumeurs d’une pénurie, bruit entendu également dans d’autres régions du pays, selon nos correspondants. Avant-hier, en début de soirée, les stations d’essence de Chéraga et d’El Biar ont été prises d’assaut par des usagers convaincus que l’essence et le gas-oil manquaient dans les réseaux de distribution. La longue attente devant les pompes d’essence a tourné au pugilat entre les automobilistes impatients de faire le plein et formant un bouchon jusqu’aux hauteurs du Sacré cœur. Face à cette situation inqualifiable et au bout de laquelle l’automobiliste ne sait même pas s’il y a pénurie de carburant ou non, Naftal fait comme si de rien n’était et son service de communication est aux abonnés absents. Naftal, en effet, n’a pris aucune initiative pour expliquer aux consommateurs la situation. Au téléphone, le préposé à la communication refuse de répondre aux questions de la presse. En effet, essayant de joindre par téléphone ce service, tout le long de la journée d’hier, ce dernier s’est résolu à s’emmurer dans le silence. Service public, dites-vous...

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