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Reporters - Filtrer les éléments par date : mardi, 24 février 2015

L’Entente de Sétif (Ligue 1 algérienne de football) disputera une double confrontation amicale face au Ahly du Caire, dont la première aura lieu à Sétif, a affirmé le président de l’ESS Hassan Hammar, qui indique que les dates de ces deux rendez-vous seront fixées ultérieurement. « Je me suis entendu avec le président du Ahly, Mahmoud Tahar, pour programmer deux matchs amicaux entre les deux équipes, le premier se jouera à Sétif, alors que le second au Caire », a indiqué le premier responsable de l’ESS dimanche soir à la radio nationale. L’ESS a remporté samedi la Supercoupe d’Afrique des clubs, en battant au stade Mustapha-Tchaker de Blida, Al-Ahly du Caire (1-1, aux tab 6-5). La programmation de ces deux matchs amicaux s’inscrit dans le cadre du contrat de jumelage qui sera signé prochainement entre les deux clubs. « Dans deux à trois semaines, nous allons fixer les grandes lignes de ce contrat de partenariat », a-t-il précisé. Il s’agit du deuxième accord de partenariat signé entre les deux parties algérienne et égyptienne en football. Il y a quelques mois, la JS Kabylie (Ligue 1 algérienne) avait conclu un accord en ce sens avec l’autre club phare de la capitale égyptienne, le Zamalek. Un accord traduit par le déplacement au Caire du club kabyle en septembre dernier où il a affronté en amical son homologue du Zamalek.

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Des journées d’étude sur les grands requins du bassin algérien seront organisées par le Centre national de recherche développement de la pêche et de l’aquaculture (CNRDPA), l’ENSSMAL et l’association longitude 181 (France), le mardi 3 mars et le mercredi 4 mars à l’Institut national supérieur de la pêche et de l’aquaculture (l’INSPA). Interviendront à cette occasion des intervenants de renommée internationale durant ces deux journées. «Le grand requin blanc, pélagique, est très rarement observé dans les captures. Il a été signalé en 1953 par l’équipe de l’aquarium de Castiglione (Bous Ismaïl, actuellement) et n’a été observé qu’une seule fois, en 1998, dans les apports provenant d’Oran». C’est le Pr Hemida Farid, enseignant à l’école nationale supérieure des sciences de la mer et de l’aménagement du littoral (ENSSMAL) qui faisait part de cette constatation dans le livre consacré à la « biodiversité marine et littorale algérienne », écrit par une équipe de chercheurs algériens, coordonnée par Samir Grimes, et édité par la Sonatrach en 2003. Dans cet ouvrage, le Pr Hemida a rédigé tout un chapitre très intéressant sur l’inventaire et les aspects écologiques des espèces de sélaciens (poissons cartilagineux de la famille du requin notamment) à intérêt économique de la côte algérienne. Il montrait déjà que des grandes espèces pélagiques et solitaires sont capturées occasionnellement. Elles ne réussissent pas à s’implanter en Méditerranée, selon ses conclusions. Il notait que «certaines espèces cosmopolites considérées comme rares en Méditerranée ont pu être observées» et cite à ce propos : le requin blanc, le requin féroce et le requin-pèlerin. En octobre 2012, des informations locales signalaient un requin blanc de plus de six mètres, échoué au niveau de la plage de Beni Saf (Algérie). C’était, avait-on souligné, le 4e requin blanc de l’année qui s’échouait sur les côtes algériennes. On en saura plus sur le requin blanc et sur sa présence sur les côtes algériennes, à l’occasion des journées d’étude sur les grands requins du bassin algérien, organisées par le Centre national de recherche développement de la pêche et de l’aquaculture (CNRDPA), l’ENSSMAL et l’association longitude 181 (France), le mardi 3 mars (à l’ENSSMAL, journée exclusivement réservée aux étudiants et universitaires) et le mercredi 4 mars à l’INSPA (Institut national supérieur de la pêche et de l’aquaculture, journée ouverte au grand public). Le Pr Hemida, considéré comme un expert incontesté du requin dans le bassin algérien, exposera, lors de ces journées, le bilan de vingt-cinq années d’étude de cette espèce en Algérie. Il y aura également l’explorateur François Sarano, qui est connu pour avoir passé douze années passées aux côtés du Commandant Cousteau et en tant que co-scénariste du film Océans, du réalisateur Jacques Perrin. Les organisateurs des journées d’études le présentent comme «le spécialiste incontestable des grands requins blancs avec lesquels il plonge sans cage depuis bientôt dix années.» Il fera connaître ses expériences, ses recherches et ses projets notamment l’étude du grand requin blanc de Méditerranée. Pour sa part, le Dr Emir Berkane, jeune organisateur d’expéditions scientifiques, présentera l’expédition «grands requins de Méditerranée » qu’il coordonnera en septembre prochain au large d’El Kala (El Taref), au départ de l’Ecole de formation technique à la pêche et à l’aquaculture d’El Kala (EFTPA). Le communiqué des organisateurs rappelle que le Dr Berkane a piloté les expéditions souterraines de Bir Osmane (Guelma), Youkous (Tebessa) et plus récemment l’Expédition MED Algérie « stop aux microplastiques », qui s’est déroulé l’été dernier. Selon la même source, l’expédition «grands requins de Méditerranée» qui est en préparation est une première mondiale. Son originalité réside, dit-on, dans l’utilisation de la plongée sous-marine. «Observations, films, pose de balise satellite, prélèvements de peau, expérimentations sonores : tout sera fait en plongée». Ce n’est pas tout : l’événement sera couvert par une équipe de tournage franco-algérienne dirigée par René Euzey, cameraman sur le film Océans.

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Pas de slogans politiques ou partisans dans la marche antigaz de schiste qui sera organisée aujourd’hui dans la ville d’In Salah. A l’exception de la revendication relative à l’abandon du gaz de schiste, aucun autre mot d’ordre ne sera toléré par le comité d’organisation du mouvement antigaz de schiste, ont décidé hier les animateurs de ce mouvement.

Une instruction dans ce sens a été adressée hier aux habitants de la ville, appelés à participer massivement à cette action. La finalité de cette décision, selon une source locale : éviter toute récupération politique ou partisane de leur mouvement, qui s’apprête à entamer son troisième mois d’existence. « Après des débats chauds au sein du comité d’organisation et des jeunes activistes sur la réponse à donner aux marches initiées par la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD), il a été décidé de retenir la marche du 24 février, tout en déjouant toute tentative de récupération politique ou partisane », affirme un jeune activiste. Il ajoute : « Tout manifestant qui sortira des directives tracées sera immédiatement isolé par les organisateurs. » Par leur démarche, les activistes antigaz de schiste d’In Salah rappellent le caractère apolitique de leur combat. Par ailleurs, les militants locaux des partis politiques membres de la CLTD peuvent prendre part à la marche. « A titre privé et personnel, les adhérents des formations politiques composant la CLTD peuvent assister à la marche. Il n’y aura pas de tri avant le début de la marche », a tenu à préciser notre source. En revanche, le comité d’organisation vérifiera le contenu des banderoles et des pancartes qui seront hissées lors cette manifestation, contrairement aux précédentes, en raison de la symbolique de la date du 24 février (double anniversaire de la création de l’UGTA et la nationalisation des hydrocarbures). Selon le même activiste, des cadres de Sonatrach en retraite ont décidé de rallier le mouvement. « Des retraités de Sonatrach sont arrivés à In Salah pour marcher le 24 février et sont attendus la matinée de la marche », nous fait-il savoir. « Ils estiment qu’il est injuste de ne pas aider le mouvement antigaz de schiste », note-t-il. Notons qu’une conférence de presse animée par les membres du comité d’organisation du mouvement a eu lieu hier soir à In Salah. A cette occasion, ils demandent au président de la République de donner suite à la lettre de doléances transmise au DGSN Abdelghani Hamel, il y a déjà plus d’un mois. Ils affirment également que leur opposition au gaz de schiste n’est que d’ordre environnemental loin de toute récupération étrangère. Par ailleurs, ils avertissent que le mouvement antigaz de schiste se poursuivra jusqu’à satisfaction de leur revendication : annuler l’exploration de cette énergie non conventionnelle. Si les habitants d’In Salah ne veulent pas du soutien de la CLTD, c’est loin d’être le cas pour les militants antischiste de la wilaya d’Ouargla. Ces derniers ne voient aucun empêchement de marcher côte à côte avec les adhérents de la CLTD. Pour preuve, la marche antigaz de schiste d’aujourd’hui à Ouargla sera organisée conjointement par les activistes antischiste et les membres de la CLTD, plus précisément les militants du MSP. Les réunions de préparation de la marche se tenaient au siège régional de cette formation politique.

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La meilleure performance algérienne lors de ce tournoi reste cette septième place décrochée par Mohamed Rebahi après avoir remporté trois combats. Les judokas Fekir Miwane (-90 kg) et Mohamed Amine Tayeb (+100 kg), les deux derniers représentants algériens au Grand Prix de Düsseldorf (Allemagne), se sont inclinés dimanche soir, en clôture de ce tournoi disputé du 20 au 22 février en présence de 542 athlètes (filles et garçons) venus de 75 pays. Fekir, engagé dans la poule « D », avait remporté son premier combat face à l’Allemand Yannick Gutsche, avant de s’incliner face au Russe Kazbek Zankishiev. De son côté, Mohamed Amine Tayeb a également remporté son 1er combat face au Malgache Ulziibayar Duurenbayar, avant de perdre face au futur N°1 de la poule « C », le Japonais Ojitani Takeshi. La meilleure performance algérienne dans ce tournoi a été réalisée par Mohamed Rebahi, chez les -60 kg, en décrochant la 7e place, après avoir remporté trois combats, respectivement contre le Belge Sene Wyns, l’Arménien Grigor Ivanyan et le Français Sofiane Milous. Rebahi a perdu difficilement, à une marche de la finale de la poule « D », face au Japonais Toru Shishim. La sélection algérienne a participé à ce Grand Prix avec dix judokas : sept garçons et trois filles, dont deux juniors, Oussama Djeddi chez les -73 kg (garçons) et Mesrem Hadjer chez les -48 kg (filles).  La participation masculine a été meilleure que celle de son homologue féminine, puisque, contrairement aux garçons qui ont remporté quelques combats, les filles se sont toutes inclinées pratiquement dès le 1er tour. Mesrem Hadjer (-48 kg), reversée dans la Poule « C », a été éliminée par la Portugaise Léandra Freitas, au moment où Djazia Haddad (-52 kg) s’est inclinée dans la poule « D » devant la Française Pénélope Bonna, alors que la 3e et dernière représentante algérienne, Imène Agouar (-63 kg), a perdu dans la poule « A », face à la Britannique Alice Schlesinger. Chez les garçons, outre Rebahi qui a décroché la 7e place, Houd Zourdani (-66 kg) a passé deux tours avant de s’incliner face au Japonais Kengo Takaïchi. Lyès Bouyacoub (-100 kg) a franchi avec succès l’écueil Jevgenjis Borodavko (Lituanie) et Jorge Fonseca (Portugal) avant de s’incliner face à l’Egyptien Ramdan Darwish. L’après-midi même, Oussama Djeddi (-73 kg), qui appartient encore à la catégorie juniors, a été éliminé dès le 1er tour, au moment où Bilel Zouani (+100 kg) s’est incliné dans la poule « A » face au Géorgien Adam Okruashvili. Après la fin du tournoi, les athlètes algériens resteront en Allemagne jusqu’au 26 février pour participer à un stage de préparation, prévu également à Düsseldorf.

Publié dans Sports

Bonne nouvelle pour les travailleurs du pré-emploi qui ne seront plus mis à la porte après deux ou trois contrats à durée déterminée. En effet, les diplômés bénéficiant d’une insertion via l’Agence nationale de l’emploi (ANEM) se verront renouveler leurs contrats au sein des entreprises publiques, des administrations et des institutions, sans limite et à leur demande. C’est le directeur général de l’ANEM qui a instruit ses directeurs régionaux à travers les wilayas pour que cette nouvelle mesure soit appliquée désormais et de façon immédiate. L’instruction de Mohamed Tahar Chalal, datée du 11 février dernier, destinée aux directeurs de wilaya et directeurs des antennes locales de l’ANEM, explique que les Contrats d’insertion des diplômés (CID) et les Contrats d’insertion professionnelle (CIP) sont renouvelables, à la demande du concerné et sans limite dans le temps. Ce qui veut dire que le nombre de contrat n’est plus limité. Le document du DG de l’ANEM fait référence à l’article 6 du décret exécutif n° 08-126, modifiant et complétant le décret n° 13-42 du 20 avril 2011, portant dispositif d’aide à l’insertion professionnelle. « En application des dispositions du décret exécutif précité dans son article 6, nous portons à votre connaissance que les CID et les CIP dans les institutions, les administrations publiques, les entreprises publiques et privées sont renouvelables sans limite de nombre, et ce, à la demande du bénéficiaire », peut-on lire dans le même document. Plus encore, le DG de l’ANEM rappelle à ses responsables locaux, la nécessité d’accorder la priorité aux CIP, s’agissant des recrutements dans le secteur économique. Bien que la revendication portant titularisation de l’ensemble des travailleurs du pré-emploi au niveau national ne soit pas accordée par les pouvoir publics, la nouvelle mesure annulant le caractère temporaire des contrats a été accueillie avec joie au sein de la Coordination nationale des travailleurs du pré-emploi. Cette dernière, dans un communiqué rendu public, tout en « se félicitant de cet acquis », considère qu’il s’agit là d’un « pas en avant » dans l’insertion des jeunes diplômés et « une chance pour les CID et les CIP en vue d’arracher un poste d’emploi permanent ». Pourtant, à bien analyser la démarche des pouvoirs publics, « la précarité » dans l’emploi, que ne cessaient de dénoncer les travailleurs du pré-emploi, « n’est pas définitivement éliminée », commente un jeune bénéficiaire d’un CID sur la page Facebook de la coordination. Beaucoup de travailleurs partagent le même sentiment et estiment que « l’on a éternisé la précarité, au lieu de l’éliminer ». « Jusqu’à quand une titularisation ? », se demande un autre, avant d’ironiser : « Jusqu’à l’âge de la retraite !». Par ailleurs, la Coordination des travailleurs du pré-emploi a réitéré sa revendication portant sur « la priorité qui doit être accordée aux titulaires de CID ou de CIP dans les concours de recrutement organisés par la Fonction publique ». Elle insistera, dans ce sens, sur le secteur de l’Education nationale qui compte le plus grand nombre de jeunes recrutés sous ces formules. « Un secteur où les travailleurs du pré-emploi sont méprisés », dénonce-t-elle. Ce n’est pas tout, puisqu’elle revendique aussi l’augmentation des salaires des CID et des CIP, respectivement à 25 000 et à 20 000 DA, en plus de l’introduction des années d’exercice dans le calcul de la retraite. Enfin, tout en sollicitant le président de la République à « trouver une solution définitive » au problème des pré-emplois, la coordination demande à ce qu’elle soit reconnue comme étant « un partenaire social à part entière du gouvernement » et à confirmer la récente mesure, objet d’une instruction du DG de l’ANEM, « par une publication dans le Journal officiel ».

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Une baisse de la pression atmosphérique a provoqué, ces dernières 48 heures, une nouvelle vague de froid glacial accompagné de fortes chutes de pluie et de neige, à travers les quatre coins de la région de Kabylie, notamment sur les zones montagneuses et celles de moyenne altitude, a indiqué un Bulletin météorologique spécial (BMS) adressé aux différentes APC de la wilaya de Béjaïa. Selon le même bulletin, ces intempéries, accentuées par de nouvelles précipitations sous forme d’averses orageuses, devaient se poursuivre encore hier, lundi 23 février. C’est dire que les pluies et les chutes de neige sont de retour dans cette région, où les hauteurs dépassant les 800 mètres d’altitude sont recouvertes d’un manteau blanc. D’où la situation de blocage des routes enregistrée dans plusieurs endroits, comme c’est le cas de la RN26A reliant Akbou à Tizi-Ouzou, qui demeure coupée à la circulation au niveau du col de Chellata, culminant à plus de 1 200 mètres d’altitude. Même constat au niveau de la RN75 reliant Béjaïa à Sétif via Amizour, où l’accumulation de neige a rendu la chaussée impraticable au niveau de la commune montagneuse de Kendira, située sur les hauteurs de la daïra de Barbacha. Par ailleurs, le tronçon de la RN106, qui mène d’Ighil Ali à Bordj Bou Arréridj, est également bloqué par l’amoncellement de la neige dans cette zone rurale. A noter que les écoliers et les travailleurs habitant ces régions de haute montagne ont été contraints de rester chez eux durant toute la journée d’hier, du fait que les moyens de transport assurant ces dessertes ont été paralysés par les fortes chutes de neige enregistrées durant les deux derniers jours. Intervenant avant-hier sur les ondes de Radio Soummam, le directeur des travaux publics de la wilaya de Béjaïa, qui a fait un point de situation sur l’état du réseau routier de la région, a appelé les automobilistes et les usagers de la route à faire preuve de plus de vigilance et de prudence afin d’éviter tout éventuel accident qui pourrait être provoqué par la poudreuse, le verglas et surtout par les affaissements de chaussées, qui deviennent aussi brusques que fréquents.

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La 87e cérémonie des Oscars a vu triompher hier le réalisateur mexicain Alejandro Inarritu pour son film Birdman. Tout ça dans une atmosphère particulière mêlant messages militants et politiques.

En remportant quatre oscars sur ses neuf nominations pour le film Birdman, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur, Alejandro Inarritu est le grand favori de la cérémonie. Cette énième soirée des Oscars met pour la deuxième fois consécutive le cinéma mexicain à l’honneur, avec la consécration l’an dernier d’Alfonso Cuaron pour son film Gravity. Face à des pointures, comme les films Boyhood, Selma, Une merveilleuse histoire du temps et American Sniper, aux récompenses tout à fait honorables, Birdman a réussi à se démarquer et à séduire pleinement le jury. « Un scénario qui démarrait avec un homme d'âge moyen assis en tailleur, ça ne menait nulle part, et pourtant nous sommes là », a ironisé le réalisateur mexicain. Evidemment, il n’est pas le seul film à triompher et à remporter le graal, les fameuses statuettes si symboliques dans l’évolution d’une carrière cinématographique. La comédie loufoque The Grand Budapest Hotel d’Alexandre Desplat fait partie des révélations de cette année, raflant quatre prix. Quant au film coup-de-poing, Citizenfour, sur le lanceur d’alerte Edward Snowden qui « a révélé les menaces qui pèsent non seulement sur notre vie privée, mais sur notre démocratie», a déclaré sa réalisatrice Laura Poitras, a reçu le lauréat du meilleur documentaire. Dans un communiqué, l'ex-conseiller de la CIA, poursuivi par les Etats-Unis et réfugié en Russie, a félicité la réalisatrice, ajoutant que « quand les citoyens travaillent ensemble, ils peuvent changer le monde ». Quant à la Française Mathilde Bonnefoy, qui a édité le film, elle a expliqué dans un entretien à l’AFP que Citizenfour entendait dénoncer « la surveillance massive » par le gouvernement américain. Le prix de la meilleure actrice, quant à lui, revient à Julianne Moore pour son rôle et son interprétation fine et à la hauteur des attentes d’une malade d’Alzheimer dans Still Alice. Pour les mêmes raisons, le Britannique Eddie Redmayne a été primé pour son interprétation puissante dans le rôle poignant du cosmologue Stephen Hawking dans Une merveilleuse histoire du temps, rendant hommage au courage de ceux qui souffrent de la maladie de Charcot. Néanmoins, à la surprise générale, après le triomphe aux Césars de Timbuktu, le film qui était très attendu aux Oscars n’a pas reçu le succès escompté. Du cinéma à la politique, il n’ya qu’un pas Il y avait comme un air politique au sein de la cérémonie… Dès l’ouverture de la soirée, Neil Patrick Harris, le présentateur, a donné le ton en lançant : «Ce soir, nous honorons les films plus blancs… pardon les plus brillants d’Hollywood.» Il fait, par là, référence à la critique et à la polémique autour de la sélection des films de cette année, accusée d’être «trop blanche» et «trop masculine». Bien sûr, il ne s’est pas arrêté là, continuant de lancer des pics, tout en attisant la controverse. En parlant de l’acteur noir David Oyelowo, qui incarne Martin Luther King dans le très acclamé Selma, mais qui n'a pas été nommé pour l'Oscar du meilleur acteur, il dit à l’assistance : «Ah ! Vous l’aimez bien maintenant.» Peu importe, David Oyelowo est ému et bouleversé par l’ovation debout de l’assistance à l’annonce du prix de la meilleure chanson, allant jusqu’à lui faire couler les larmes. Cette chanson, qui évoque les marches en faveur des droits civiques des Noirs dans les années 1960, est, en effet, hautement symbolique et toujours d’actualité… L’interprète, John Legend, confirme que ces droits pour lesquels ils se sont battus il y a 50 ans déjà « sont compromis aujourd’hui». Il en a profité pour revenir sur l’actualité brûlante dans le monde en rendant hommage notamment à «ceux qui ont marché pour la liberté d’expression en France et au peuple de Hong-Kong qui a manifesté pour plus de démocratie ». Par une jolie comparaison, le colauréat et chanteur, Common, a évoqué « l’esprit du pont », où se déroule une célèbre marche de protestation, qui « relie le gosse des quartiers sud de Chicago et qui rêve d’une vie meilleure à ceux en France qui se lèvent pour la liberté et la démocratie ». Dans les pas de John Legend, le réalisateur mexicain Inarritu y va de son commentaire politique en rendant hommage à ses compatriotes : « Ceux qui vivent au Mexique (…) et ceux qui vivent dans ce pays. (…) Je prie pour qu'ils soient traités avec la même dignité et respect que ceux qui les ont précédés dans cette nation incroyable d'immigrants. » Quant à Patricia Arquette, meilleur second rôle révélé dans Boyhood pour son interprétation de mère-courage, elle les a tous précédé à la réception de son prix, en appelant à « l’égalité de droits et salaires » pour les Américaines. Elle faisait ainsi référence autant au combat féministe « à travail égal, salaire égal » qui revient régulièrement dans les campagnes des groupes de femmes qu'aux salaires des actrices, bien inférieurs à ceux de leurs camarades hommes.

Publié dans Culture

Le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale a décidé dimanche dernier d’écarter les compagnies turques de tous les projets publics, accusant la Turquie de soutenir ses rivaux islamistes, dont ceux regroupés au sein du gouvernement rival installé dans la capitale du pays, mais non reconnu par la communauté internationale.   Le gouvernement d’Abdallah al-Theni a décidé de « revoir tous les projets accordés à des compagnies étrangères et d’écarter les compagnies turques de tous les projets dans l’Etat libyen », a-t-il indiqué dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion du conseil des ministres. Le gouvernement s’est réuni à Al-Baida, dans l’est du pays, où il siège depuis que la capitale est passée cet été sous le contrôle de l’organisation Fajr Libya. Celle-ci regroupe des milices essentiellement de la ville de Misrata (ouest), mais compte aussi des groupes islamistes. Elle s’est emparée de la capitale, l’été dernier, et y a installé un gouvernement parallèle tout en remettant en service le Parlement sortant, le Congrès général national (CGN).  Les compagnies turques sont fortement présentes en Libye où elles ont décroché plusieurs contrats dans différents secteurs, mais tout particulièrement dans ceux du bâtiment et des travaux publics. Leur présence remonte à l’époque de Mouammar Kadhafi. Après la chute du régime libyen, en 2011, de nombreuses compagnies turques sont revenues en Libye où elles ont repris leurs activités. Le gouvernement « officiel » d’Al-Baida accuse régulièrement la Turquie et le Qatar de soutenir leurs rivaux, dont des groupes radicaux comme celui d’Ansar Asharia classé organisation terroriste par Washington.

La résidence de l’ambassadeur iranien ciblée par un double attentat Par ailleurs, les violences se poursuivent dans le pays. En effet, dimanche dernier, la résidence de l’ambassadeur iranien à Tripoli a été la cible d’un double attentat revendiqué par la branche libyenne du groupe Etat islamique (EI). Le double attentat n’a pas fait de victimes, selon des sources des services de sécurité. Une première bombe a explosé devant le portail de sécurité et la seconde a été jetée dans l’enceinte de la résidence, a indiqué à l’AFP, Issam al-Naass, un porte-parole des services de sécurité. « Le bâtiment était vide.  Le gardien n’était pas sur place au moment de l’attaque », a précisé une autre source de sécurité sur place. L’attaque n’a fait que des « dégâts mineurs », a commenté, à Téhéran, la porte-parole de la diplomatie iranienne, Marzieh Afkham. L’Iran, « tout en s’opposant fermement à toute intervention étrangère », estime que la crise en Libye doit être résolue par « un dialogue politique national entre parties impliquées », a-t-elle dit. Elle a appelé à la formation d’un gouvernement d’unité nationale pour « contrer les terroristes et les extrémistes ». Le groupe Etat islamique s’est officiellement implanté en Libye depuis peu. Sa première grande action est l’exécution, la semaine dernière, de 21 Egyptiens coptes. Un crime qui a poussé l’Egypte à lancer des raids aériens sur les positions de l’organisation en Libye.

Publié dans Monde

A la veille de chaque 24 février, date anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures, le débat est relancé de plus belle sur la situation du secteur de l’énergie, les réalisations de l’Algérie en la matière, mais aussi sur l’usage de l’argent du pétrole. Quarante-quatre ans se sont écoulés depuis cet acte par lequel l’Algérie a récupéré sa totale souveraineté sur ses hydrocarbures, des réalisations ont été incontestablement faites, mais des ratages aussi. L’Algérie s’est dotée d’une entreprise à la mesure des plus grosses cylindrées internationales de l’industrie pétrolière et gazière. C’est un fait. Et un acquis non des moindres. L’Algérie a blanchi sous le harnais dans cette industrie qui était inaccessible pourtant aux Etats les moins puissants de la planète. L’Algérie, à travers Sonatrach, a su s’imposer sur l’échiquier dès potron-minet, en jouant même les premiers rôles durant notamment les années 1970 et 1980. Les hommes qui ont et/ou qui étaient à l’origine de l’acte de nationalisation ont façonné par leur génie les prises de position de l’Algérie, voire les plans et les stratégies de Sonatrach et du pays en matière de politique énergétique. Mais l’Algérie a été aussi un modèle pour bon nombre de pays en matière de reconquête de ses richesses, de stratégie et de diplomatie économique. Sonatrach s’est imposée au fil des années comme étant un acteur indispensable et important, à la fois des marchés pétroliers et gaziers, mais aussi des débats engageant les producteurs de brut, à la fois au sein de l’OPEP qu’en dehors des couloirs de cette organisation. Nul ne peut contester ces acquis. Cependant, ces acquis, chers à la Nation et à son peuple, ont été par moments jetés aux oubliettes, privilégiant l’esprit de la rente et de l’assistanat et inhibant, par la même, la notion du travail et de l’effort collectif pour un développement durable et harmonieux. Des voix se sont même élevées pour qualifier cette rente de « malédiction » pour un pays qui se voit décidément « accroché » au salut d’un cours de pétrole et d’un marché pour le moins capricieux. De l’argent a coulé à flots, notamment depuis le début des années 2000, renflouant les caisses de l’Etat, sérieusement mises à mal par les années de l’embargo et du réajustement structurel, mais aussi par une ère qui n’était pas aussi clémente avec les caisses de l’Etat. Certaines estimations font état d’une cagnotte d’environ 800 milliards de dollars dépensée depuis que les cours de pétrole ont amorcé une tendance résolument haussière, remontant au début des années 2000. Sonatrach a encaissé beaucoup d’argent, issu essentiellement de la commercialisation de ses hydrocarbures. Cet argent subissait les contrecoups de la politique dépensière de l’Etat qui, à la fois, a laissé filer la facture des importations qui est passée de 12 milliards de dollars en 2000 à 58 milliards de dollars en 2014. Les différents plans de relance économique, axés essentiellement sur la notion du développement par l’infrastructure, ont eu raison de la santé du Trésor public qui s’est mis à valser au rythme des déficits chroniques depuis au moins 2008. Aujourd’hui, ce sont les positions financières extérieures de l’Algérie qui sont menacées par la hausse effrénée des dépenses publiques. C’est dire que l’argent du pétrole a été mal exploité. Le bon usage a fait défaut. La situation actuelle de l’économie nationale, trop fortement dépendante de la valeur du Brent, en est une preuve. Il suffit que la valeur du baril baisse sur le marché londonien que surgissent subito les fièvres et les phobies des lendemains incertains.

Publié dans théma archives

C’est à la veille du 24 février, date à laquelle les habitants d’In Salah ont prévu un grand rassemblement contre le gaz de schiste ainsi que des actions initiées par l’opposition, que M. Youcef Yousfi, ministre de l’Énergie, a choisi pour confirmer l’intention des pouvoirs publics d’exploiter ce gaz non conventionnel. M. Yousfi qui intervenait, hier, sur les ondes de la Chaîne I de la Radio nationale a estimé que «les premiers résultats des opérations de forage horizontal et vertical étaient positifs ». M. Yousfi a également affiché son optimisme quant au rendement économique de ces hydrocarbures non conventionnels. Cela encourage, donc, à passer à l’exploitation, a laissé entendre le ministre, faisant ainsi fi des protestations des citoyens et de la classe politique quant à la nécessité de surseoir à l’exploitation de ce gaz. Et en réponse aux craintes exprimées par les habitants du sud du pays, l’invité de la Chaîne I a indiqué que le gouvernement « va livrer en toute transparence l'ensemble des explications nécessaires à ce sujet, et n’épargnera aucun effort à protéger les habitants de ces régions d'un quelconque éventuel danger ». Le danger exprimé étant lié à un probable effet sur les nappes phréatiques, M. Yousfi a rassuré que l’Etat s’engage à préserver ces nappes et que les techniques utilisées pour le pétrole sont les mêmes pour le gaz de schiste. Il a annoncé, dans la foulée, la création prochaine d'un observatoire national de prospection du gaz de schiste avec la participation de toutes les parties concernées. L'Observatoire «autonome » aura pour mission le suivi et le contrôle des opérations de prospection du gaz de schiste, soulignant que cette instance comptera toutes les parties concernées, y compris les représentants de la société civile. Il s’est dit, en outre, disposé au dialogue sur la question, afin de fournir « les explications et les clarifications nécessaires concernant l’exploration et l’exploitation de ce gaz ». Evoquant la chute des prix du pétrole, le ministre a indiqué que cette chute est provoquée par plusieurs facteurs, dont celui de la baisse de la demande sur plusieurs grands marchés pétroliers à l’instar de la Chine, l’Inde et le Japon, ainsi qu’une surproduction américaine et canadienne. Pour parer à cette situation, il a plaidé pour la diversification de la production nationale et encourager l’agriculture, l’industrie et les services pour protéger l’économie nationale et pallier les effets de la chute des prix du pétrole. Interrogé sur le site gazier de Tiguentourine ayant fait l’objet d’une attaque terroriste le 16 janvier 2013, le ministre a assuré qu’il « sera très bientôt entièrement opérationnel » tout en confirmant « le retour de la quasi-totalité des partenaires de Sonatrach » qui assurent désormais normalement leurs missions. Yousfi a par ailleurs fait savoir que le gouvernement vient d’adopter le programme présenté par son département et relatif à la diversification des sources énergétiques. Il préconise le développement de la production de l’électricité, la réalisation des projets de transformation des phosphates, le développement du gisement de Ghar Jbilet, la promotion de la pétrochimie, la réalisation d’une vingtaine d’unités pour la production de l’énergie solaire, le développement du GNL. Le ministre de l'Energie a affirmé, par ailleurs, que la mise en service de la première station de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques était prévue entre 2025/2030.

Publié dans théma archives
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