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Reporters

Des chiffres alarmants ont été avancés, hier, sur l’activité du secteur économique public relevant du ministère du Développement industriel et de la Promotion de l’investissement par le directeur général de la Société d’études économiques et d’analyse financière et de l’évaluation prospective (ECOTIE), Mohamed Azoug. En effet, s’exprimant devant le ministre du secteur, Amara Benyounès, et des différents responsables des Sociétés de gestion des participations (SGP) lors d’une réunion d’évaluation, il a indiqué qu’en dépit d’énormes ressources financières injectées par le trésor public ces dernières années, pour moderniser les entreprises publiques relevant des SGP, ces dernières contribuent très peu au Produit intérieur brut (PIB). En chiffres, il a avancé un taux de moins -1%, ce qui soulève avec acuité la question de l’opportunité des différents programmes d’assainissement des entreprises publiques appliqués jusque-là. La faiblesse de ce secteur est également signalée dans la création d’emplois. Seuls 1500 postes ont été créés l’an dernier par ces entreprises, a encore révélé M. Azoug. Un chiffre qui ne représente que 0,9% de nombre total des postes de travail créés en 2013. Pour ce qui est des chiffres globaux, il a néanmoins annoncé une évolution des chiffres d’affaires en 2013, estimés 1,7%. Pour la valeur ajoutée, cette dernière a progressé de 13%. Les 14 GSP relevant du département d’Amara Benyounès emploient au total 93 500 personnes. SNVI et Saïdal en difficulté Mohamed Azoug poursuit l’énumération inquiétante des chiffres avec le cas de la Société nationale des véhicules industriels (SNVI). En effet, il révèlera que les charges du personnel de cette entité représentent deux fois plus la valeur ajoutée produite l’année dernière. Une équation déséquilibrée que l’intervenant n’a pas omis de signaler au ministre du secteur resté silencieux à l’écoute de ces chiffres effrayants. L’autre entreprise nationale de taille passée au crible de l’expert est le groupe Saidal qui voit son chiffre d’affaires en chute. En effet, selon les statistiques avancées, le chiffre d’affaires de ce groupe pharmaceutique coté à la Bourse d’Alger a reculé en 2013 de 5%. Un recul qui pourrait être expliqué, selon lui, par l’émergence d’entreprises privées spécialisées dans la production pharmaceutique. Sur ce point, il y a lieu de rappeler que les importations de médicaments avaient régressé la même année. La mauvaise reprise de Tonic Autre indication, la nationalisation du complexe privé de production d’emballage Tonic Emballage ne semble pas avoir été un bon choix, puisque selon la même source, ce complexe a vu son chiffre d’affaires en baisse en 2013. Il en est de même pour le complexe Gipec spécialisé dans le papier. La montée en puissance de l’entreprise privée Général Emballage, qui fait fonctionner trois unités de production à Béjaïa, Sétif et Oran, explique en partie ce recul. La même situation affecte la SNTA qui n’arrête pas d’enregistrer des pertes. Le ciment et les services se portent mieux Note de satisfaction cependant, le ciment est parmi les rares secteurs publics qui ont connu des performances en 2013. En effet, les cimenteries publiques ont vu leur chiffre d’affaires et valeur ajoutée progresser respectivement de 14% et de 3% résultant de la forte demande interne en ciment tirée essentiellement par la multiplication des projets de logements et d’infrastructures publiques. Cette performance concerne également le SGP Diprest spécialisée dans les services et les entreprises des travaux de bois. 37 milliards de dinars d’investissement Le DG d’ECOTIE a fait savoir que durant l’année 2013, les 14 SGP ont investi 37 milliards de dinars, soit une hausse de 100% par rapport à 2012. Les programmes d’investissements continueront cette année, a-t-il ajouté, sans, toutefois, avancer des chiffres. Amara Benyounès réagit A la suite de l’intervention du DG de l’ECOTIE, le ministre du Développement industriel et de la Promotion de l’investissement, Amara Benyounès, a déclaré à la presse que l’Etat ne pourra pas continuer à injecter de l’argent dans des entreprises publiques non productrices de richesses et d’emploi. «Il est clair que nous ne pouvons pas continuer à donner de l’argent aux entreprises publiques», a-t-il dit, avant de rappeler que l’Etat a dégagé une enveloppe de 10 milliards de dollars pour redynamiser le secteur économique public et le rendre compétitif, et ce, en partenariat avec des entreprises étrangères. Pour concernant le bilan, il dira qu’il faudra attendre quelques années pour pouvoir l’évaluer.
Le président de Jil Jadid, Soufiane Djilali, était l’invité, dans l’après-midi d’hier des étudiants du département des sciences économiques et de gestion de l’université de Tizi-Ouzou. L’auditorium du campus Hasnaoua n’avait pas fait le plein, comme à l’accoutumée, mais les questions soulevées par les étudiants ont permis à l’invité de livrer son analyse sur des questions de société, sans omettre, bien sûr, celles liées à actualité. Partant d’une analyse anthropologique de la société, le président du parti Jil Jadid fera le distinguo entre une génération au pouvoir qui reste figée dans ses valeurs héritées du passé et de la période avant l’indépendance et la génération actuelle qui connaît une mutation profonde sur le plan anthropologique, induisant des valeurs nouvelles et une mentalité aux antipodes de la première génération qui a secrété le personnel politique qui détient le pouvoir et les rouages de l’Etat. «Une génération qui n’a pas les mêmes éléments diagnostic du processus historique en cours que la génération actuelle», observera S. Djilali qui, partant de ce constat, trouvera des éléments pour expliquer que la génération au pouvoir est en déphasage avec la société. Il y a, d’un côté, un pouvoir formellement fort et moralement faible et une société qui est dans l’exact contraire de la posture ainsi décrite, selon le président de Jil Jadid pour qui le pouvoir n’a rien à proposer au peuple, reprochant à Bouteflika ainsi qu’à l’ensemble du personnel politique de sa génération qui est arrivé au pouvoir par la grâce d’un accident de l’histoire d’être dans une posture de « sublimation psychologique» qui lui fait croire que le pays «est un butin de guerre qui lui appartient». Pour D. Soufiane, cette génération est en phase historique de déclin et il appartient à la génération actuelle de se préparer et de réfléchir aux problèmes qui se posent à la société afin d’éviter à celle-ci de se retrouver devant un vide. Invité à s’exprimer sur la candidature de Bouteflika à un quatrième mandat, le président de Jil Jadid dira que le président sortant «n’a pas le droit moral de se porter candidat à sa propre succession», arguant du fait que l’amendement constitutionnel avancé comme argument pour légitimer cette candidature relève d’un coup de force contre une Constitution « frappée au cœur de ses mécanismes et triturée». Au sujet de la reprise des hostilités communautaires à Ghardaïa, le conférencier critiquera les autorités pour leur incapacité à trouver une solution à un problème qu’il considère «naturel», car lié à une réalité sociologique complexe. Par conséquent, la résurgence, ces derniers jours, des heurts entre Mozabites et Arabes n’a rien à voir avec l’approche des élections.
1900147_669662376429044_1871723668_n La Sûreté nationale appelle à ne pas entretenir la confusion sur les motifs du décès de trois personnes à Ghardaïa, lors des heurts qui ont embrasé il y a quelques jours cette wilaya, en prise avec une situation d’instabilité et une spirale de violence. Une réponse apportée aux rumeurs, selon lesquelles les victimes en question auraient succombé à des tirs, alors que d’autres, notamment des officiels, affirment qu’ils ont été tués « à l’aide d’objets contondants ». Le commissaire divisionnaire Djilali Boudalia, également directeur de la communication et des relations publiques à la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), a réagi hier en soulignant qu’il était nécessaire d’attendre les conclusions de l’enquête diligentée suite à ces décès. « Il est prématuré d’affirmer que des débris de métal ont été trouvés sur les corps des victimes des derniers incidents de Ghardaïa ou qu’il y a eu mort par balles », a-t-il déclaré. Pour le commissaire, « il n’est pas possible de se prononcer sur les causes du décès avant de connaître les résultats de l’enquête diligentée par la police de Ghardaïa, qui a saisi le parquet, en vertu d’un rapport préliminaire, conformément à la loi ». D’ailleurs, les enquêteurs sur place à Ghardaïa ont reçu le renfort des experts de la Sûreté nationale qui ont été « immédiatement dépêchés ». « Les analyses de laboratoire nécessaires se poursuivent également pour déterminer les causes de leur décès », a-t-il encore fait savoir. Le directeur général de la police, le général-major Abdelghani Hamel, qui suit en personne la situation sécuritaire dans la ville de Ghardaïa, a dépêché une équipe de criminologues du laboratoire central de la DGSN pour « déterminer les circonstances du décès des victimes, identifi er les auteurs et les déférer devant la justice », selon M. Boudalia. Il a salué le rôle des criminologues du laboratoire central de la Sûreté nationale dans la résolution des affaires criminelles qui, a-t-il dit, est parvenue récemment à identifier en un « temps record » les auteurs des meurtres perpétrés dans la même wilaya. « Tous les crimes commis dans la wilaya de Ghardaïa dans le champ de compétence de la Sûreté nationale ont été élucidés à 100% et les auteurs de ces forfaits punis », a-t-il assuré. D’autre part, à une question concernant de supposés différends qui opposeraient le ministre de l’Intérieur et M. Hamel, M. Boudalia a répondu que « ce sont des allégations dénuées de tout fondement ». « Il n’existe aucun différend entre les deux parties », a-t-il assuré, ajoutant que « de telles allégations visent à entamer le riche parcours de la Sûreté nationale ». « Ceux qui veulent propager de telles rumeurs se leurrent et tout ce qui est colporté à ce sujet ne reflète pas la vérité », a-t-il dit. Par ailleurs, le procureur de la République près le tribunal de Ghardaïa a affirmé que l’autopsie effectuée par les services de la médecine légale de l’hôpital de Ghardaïa sur les corps des trois victimes a révélé qu’il s’agit de décès consécutifs à des « lésions causées par la pénétration d’agents ferreux (fer rond) projetés à haute vitesse », a-t-il indiqué hier à l’APS. « Cette autopsie ordonnée par le parquet de la République, en vue de déterminer les causes exactes du décès des trois victimes, a permis l’extraction des projectiles (morceaux de fer rond contondants) qui seront soumis à une expertise technique du corps de la police scientifique », a indiqué M. Boudjemaa Boutalbi. « La police judiciaire poursuit ses investigations, en vue d’identifier les auteurs du jet de ces projectiles et de les déférer devant la justice », a assuré le procureur de la République près le tribunal de Ghardaïa.
Le Premier ministre par intérim Youcef Yousfi s’est rendu, hier, à Batna après son séjour express à Ghardaïa, avant-hier, après que cette ville ait connu depuis mercredi dernier une nouvelle flambée violence. M. Yousfi, qui fait un début d’intérim pour le moins éprouvant à la tête de la chefferie du gouvernement – évènements de Ghardaïa et manifestations de colère dans les Aurès -, était accompagné du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaïz, ainsi que du commandant de la Gendarmerie nationale, le général-major Ahmed Bousteila. Sur le papier, le Premier ministre par intérim a assisté avec sa délégation à l’ouverture solennelle de la session de printemps de l’Assemblée populaire de wilaya. Il a rencontré les autorités locales pour discuter des questions liées à la wilaya et à ses activités en cette période de campagne électorale. Sur le papier toujours, M. Yousfi devait se rendre sur le site du barrage de Koudiat-Medouar, dans la commune de Timgad, et procéder à la mise en service du système de transfert des eaux depuis le grand ouvrage hydraulique de Beni Haroun, dans la wilaya de Mila. Ce système est destiné à régler la problématique de l’eau potable dans les wilayas de Batna et de Khenchela. A la question inévitable que lui ont posée les journalistes qui ont couvert son déplacement dans l’est du pays, le Premier ministre par intérim a affirmé que sa visite « n’était pas une visite surprise ». « Nous sommes venus directement de Ghardaïa pour nous enquérir de la problématique de l’eau potable à Batna, où la sécheresse a sévi pendant deux ans, et pour mesurer l’impact du système de Beni Haroun dans l’amélioration de la situation en matière de ressources en eau », a-t-il ajouté à propos de lui et de la délégation qu’il a conduite. A une autre question tout aussi inévitable et relative à la facétie de Abdelmalek Sellal, le Premier ministre par intérim a déclaré que « connaissant l’homme, qui est un ami, je puis assurer qu’il n’y a vraiment pas lieu d’amplifier les choses, d’autant que M. Sellal a énormément de respect pour les habitants de cette région », (les Aurès NDLR). M. Yousfi a souligné que lui-même et les responsables qui l’accompagnent n’étaient pas à Batna « pour calmer quoi que ce soit ou pour régler un problème, car nous considérons qu’il n’y a pas de problème ». Sur Ghardaia, il a appelé les habitants de cette région à « dialoguer, à se comprendre et à vivre ensemble dans la paix et la quiétude ». Le mea culpa d’Ennahar TV En réalité, Youcef Yousfi, originaire de la région, a tout l’air d’avoir fait l’escale batnéenne pour faire le pompier, selon l’expression d’usage, et calmer les esprits enflammés par la bourde du directeur de campagne du chef de l’Etat sortant. Une facétie d’Abdelmalek Sellal sur les Chaouis, rappelons-le, au sortir du meeting du vendredi dernier consacré à la mobilisation des organisations estudiantines, a mal été reçue au point de faire sortir des centaines de jeunes dans les rues. Se sentant offensés, ces derniers ont battu le pavé de la capitale des Aurès et d’autres villes de la région comme Khenchela, Oum El Bouagui pour protester contre ce qu’ils ont considéré comme une « injure ». L’affaire a fait tellement grand bruit que le directeur général d’Ennahar TV, Anis Rahmani, s’est excusé, hier, sur le plateau d’un des journaux de l’après-midi de la chaîne. « Nous avons commis une erreur et nous nous en excusons ; nous n’aurions jamais dû transmettre une conversation privée entre deux hommes, à un moment où un test du son d’ambiance était en cours », avait-il déclaré. Vendredi dernier, alors que le directeur de campagne de Bouteflika, Abdelmalek Sellal, réunissait les directeurs de campagne de wilaya, Ennahar TV avait, rappelle-t-on, diffusé une discussion présentée, hier, par le patron d’Ennahar comme un échange en « aparté » et sur le ton de l’amusement entre M. Sellal et l’un des directeurs lors de laquelle il avait tenu des propos jugés offensants à l’égard des Chaouis, qui ont réagi en organisant différents mouvements de protestation et de colère. Anis Rahmani s’est dit désolé qu’un « tel incident ait pu être récupéré par des parties pour en faire un fait politique et l’intégrer dans leur agenda politique », dénonçant « l’instrumentalisation qui en a été faite ».<
Des chiffres alarmants ont été avancés, hier, sur l’activité du secteur économique public relevant du ministère du Développement industriel et de la Promotion de l’investissement par le directeur général de la Société d’études économiques et d’analyse financière et de l’évaluation prospective (ECOTIE), Mohamed Azoug. En effet, s’exprimant devant le ministre du secteur, Amara Benyounès, et des différents responsables des Sociétés de gestion des participations (SGP) lors d’une réunion d’évaluation, il a indiqué qu’en dépit d’énormes ressources financières injectées par le trésor public ces dernières années, pour moderniser les entreprises publiques relevant des SGP, ces dernières contribuent très peu au Produit intérieur brut (PIB). En chiffres, il a avancé un taux de moins -1%, ce qui soulève avec acuité la question de l’opportunité des différents programmes d’assainissement des entreprises publiques appliqués jusque-là. La faiblesse de ce secteur est également signalée dans la création d’emplois. Seuls 1500 postes ont été créés l’an dernier par ces entreprises, a encore révélé M. Azoug. Un chiffre qui ne représente que 0,9% de nombre total des postes de travail créés en 2013. Pour ce qui est des chiffres globaux, il a néanmoins annoncé une évolution des chiffres d’affaires en 2013, estimés 1,7%. Pour la valeur ajoutée, cette dernière a progressé de 13%. Les 14 GSP relevant du département d’Amara Benyounès emploient au total 93 500 personnes. SNVI et Saïdal en difficulté Mohamed Azoug poursuit l’énumération inquiétante des chiffres avec le cas de la Société nationale des véhicules industriels (SNVI). En effet, il révèlera que les charges du personnel de cette entité représentent deux fois plus la valeur ajoutée produite l’année dernière. Une équation déséquilibrée que l’intervenant n’a pas omis de signaler au ministre du secteur resté silencieux à l’écoute de ces chiffres effrayants. L’autre entreprise nationale de taille passée au crible de l’expert est le groupe Saidal qui voit son chiffre d’affaires en chute. En effet, selon les statistiques avancées, le chiffre d’affaires de ce groupe pharmaceutique coté à la Bourse d’Alger a reculé en 2013 de 5%. Un recul qui pourrait être expliqué, selon lui, par l’émergence d’entreprises privées spécialisées dans la production pharmaceutique. Sur ce point, il y a lieu de rappeler que les importations de médicaments avaient régressé la même année. La mauvaise reprise de Tonic Autre indication, la nationalisation du complexe privé de production d’emballage Tonic Emballage ne semble pas avoir été un bon choix, puisque selon la même source, ce complexe a vu son chiffre d’affaires en baisse en 2013. Il en est de même pour le complexe Gipec spécialisé dans le papier. La montée en puissance de l’entreprise privée Général Emballage, qui fait fonctionner trois unités de production à Béjaïa, Sétif et Oran, explique en partie ce recul. La même situation affecte la SNTA qui n’arrête pas d’enregistrer des pertes. Le ciment et les services se portent mieux Note de satisfaction cependant, le ciment est parmi les rares secteurs publics qui ont connu des performances en 2013. En effet, les cimenteries publiques ont vu leur chiffre d’affaires et valeur ajoutée progresser respectivement de 14% et de 3% résultant de la forte demande interne en ciment tirée essentiellement par la multiplication des projets de logements et d’infrastructures publiques. Cette performance concerne également le SGP Diprest spécialisée dans les services et les entreprises des travaux de bois. 37 milliards de dinars d’investissement Le DG d’ECOTIE a fait savoir que durant l’année 2013, les 14 SGP ont investi 37 milliards de dinars, soit une hausse de 100% par rapport à 2012. Les programmes d’investissements continueront cette année, a-t-il ajouté, sans, toutefois, avancer des chiffres. Amara Benyounès réagit A la suite de l’intervention du DG de l’ECOTIE, le ministre du Développement industriel et de la Promotion de l’investissement, Amara Benyounès, a déclaré à la presse que l’Etat ne pourra pas continuer à injecter de l’argent dans des entreprises publiques non productrices de richesses et d’emploi. «Il est clair que nous ne pouvons pas continuer à donner de l’argent aux entreprises publiques», a-t-il dit, avant de rappeler que l’Etat a dégagé une enveloppe de 10 milliards de dollars pour redynamiser le secteur économique public et le rendre compétitif, et ce, en partenariat avec des entreprises étrangères. Pour concernant le bilan, il dira qu’il faudra attendre quelques années pour pouvoir l’évaluer.
La candidate du Parti des travailleurs (PT) à l’élection présidentielle d’avril prochain veut casser la bipolarité entre Bouteflika et Benflis, qui commence à s’installer dans les médias. Son directeur de campagne et chef du groupe parlementaire du PT à l’Assemblée nationale, Ramdane Taâzibt, n’y est pas allé par quatre chemins pour dénoncer, lors de son passage hier sur les ondes de la Chaîne III, cette bipolarité, créée, selon ses propos, par des médias et des centres d’intérêt. « Il y a cette pression qui n’a rien de démocratique et qui vient des médias et des centres d’intérêts qui essaient de créer une fausse bipolarité. C’est un schéma que nous connaissons et c’est ce qui s’est passé au Kenya ; on impose une bataille et on ignore qu’il y a d’autres candidats, juste pour dire que l’élection présidentielle aura lieu uniquement entre deux principaux candidats, à savoir entre le président de la République et son ancien chef de gouvernement », a souligné Ramdane Taâzibt. Ce dernier n’a pas manqué, à l’occasion de son passage à l’émission « L’invité de la rédaction », de rappeler à Ali Benflis qu’il était « un enfant du système », et de ce fait, c’est la candidate Louisa Hanoune qui représente l’alternative. Le responsable du PT n’a pas été avec le dos de la cuillère avec l’ex-chef de gouvernement qui dénonce la fraude, alors qu’il l’a organisée lui-même aux législatives de 2002, ou lorsqu’il aborde l’atteinte aux libertés, alors que c’est toujours lui qui avait signé l’arrêté interdisant les marches dans la capitale. « Il dénonce les fraudes aux élections, alors qu’il était l’artisan de la fraude en 2002, et lorsqu’il parle des libertés, il a interdit les marches à Alger lorsqu’il était chef de gouvernement », assène le directeur de campagne de Louisa Hanoune. Toujours à l’adresse de Benflis, le chef du groupe parlementaire fera remarquer, en défendant la souveraineté des entreprises nationales et les acquis des travailleurs, que « certains candidats font des promesses à l’extérieur. L’un d’antre eux, en particulier qui prétend incarner le changement et qui était aux affaires du gouvernement et ministre. Il donne aujourd’hui des garanties aux multinationales pour remettre en question la règle du 51/49, il donne des garanties aux investisseurs étrangers pour modifier le Code du travail et rendre le travailleur algérien corvéable à merci ». L’invité de la Chaîne III n’a pas omis de lancer des fléchettes aux soutiens du président sortant, en dénonçant les propos tenus par le ministre du Commerce, Mustapha Benbada. « Il veut modifier la loi de 2003 sur l’import-export pour l’adapter aux exigences de l’OMC », a-t-il ainsi déclaré, en précisant que « cela n’est pas acceptable. Même si on n’a pas encore vu le programme du Président, il y a des contradictions qu’il doit exprimer et dire la vérité aux Algériens sur ce qu’ils ont l’intention de faire ». Par ailleurs, le directeur de campagne de Louisa Hanoune a réaffirmé les positions phares de la candidate concernant la souveraineté nationale et la nécessité de se mobiliser contre les dangers extérieurs, comme il est revenu dans ses propos sur l’élection d’une Assemblée constituante et le passage à une seconde République qui permettra l’exercice véritable de la démocratie. Ramdane Taâzibt fera savoir aussi que le programme de Louisa Hanoune comporte, entre autres, « la séparation du pouvoir exécutif et de l’autorité judiciaire, la séparation de la religion dans l’exercice des pouvoirs, l’abrogation du code de la famille sont les leitmotivs de la candidate Louisa Hanoune. Par ces positions, la candidate se démarque totalement des autres candidats et principalement d’Ali Benflis.»
ran Quelle image de l’université transmettre aux étudiants sur fond d’une indépassable crise de gestion administrative et pédagogique, majorée par une perte de valeurs professionnelles et morales ? Le professeur Lamine Kouloughli répond, ici, à des questions sur la méthodologie du travail universitaire, en mesurant l’écart entre le réel de l’université et la théorie de la méthodologie du travail universitaire. 1) Méthodologie du travail universitaire, intégration et déperdition d’effectifs d’étudiants aux origines socioculturelles diverses. Oui, l’hétérogénéité des origines socioculturelles des étudiants peut s’avérer un frein à leur intégration dans l’université, certains étudiants arrivant à l’université y étant mieux préparés que d’autres. Je ne parle même pas ici de préparation intellectuelle, même si cela est aussi vrai, mais de méconnaissance des codes, us et coutumes qui caractérisent les interactions à l’intérieur de l’université. Je le souligne dans l’introduction du cours inaugural. Jusqu’à présent, l’apprentissage de cette intégration s’est fait dans le temps et sur le tas, avec son lot de traumatismes et de frictions. Il est peut-être temps que cela change. L’introduction de la pédagogie dans la formation des maîtres de l’école primaire a été le pendant de la démocratisation de l’enseignement. La méthodologie du travail universitaire est le pendant de la démocratisation de l’accès à l’université. La méthodologie du travail universitaire a été introduite au département des Lettres et Langue anglaise de l’Université de Constantine 1 en 2004, c’est-à-dire en même temps que l’introduction du LMD. 10 ans d’expérience donc, avec quelques signes prometteurs dans un environnement qui ne semble pas comprendre son rôle, ses objectifs, son importance. L’objet du choix de ce sujet pour un cours inaugural était justement de pallier quelque peu cela et de plaider pour son introduction au niveau de l’ensemble des départements de la faculté, puis de l’université. Cela a été fait pour la faculté bien que n’importe comment, mais ne soyons pas négatifs. C’est déjà un début. Hélas, je n’ai pas de bilan de la déperdition des effectifs. Je crois par ailleurs que ce serait là une statistique qu’il serait difficile d’obtenir. Mais pour en revenir au problème d’intégration des étudiants, il suffit de regarder les taux d’ajournement en première, deuxième et troisième années de licence pour se rendre compte que la population la plus à risque est celle des premières années. A titre d’exemple, pour le département des Lettres et Langue anglaise de l’Université de Constantine 1, mon département, ce taux était, pour l’année universitaire 2012-2013, de 46% pour les étudiants de première année, de 37% pour ceux de deuxième année, et de 29% pour ceux de troisième année. C’est en première année que l’intégration doit s’apprendre en même temps que le contenu scientifique des enseignements. Double tâche qui draine son lot de victimes. C’est là que devrait intervenir la méthodologie du travail universitaire. Il est grand temps que les décideurs au niveau de l’enseignement supérieur le comprennent. 2) Application des textes réglementaires régissant le fonctionnement de l’Université et négociation administration-étudiants pour la contourner. La négociation en soi est une valeur positive qui devrait être sinon enseignée, du moins promue à l’université. Ce ne saurait être elle qui pose problème, bien au contraire, comme ce n’est pas elle qui contribue à annuler une rationalisation et une intercompréhension des missions de l’université. C’est une certaine utilisation, peut-être pas très courageuse qui en est faite, mais surtout, du moins c’est ce que je crois, une absence de méthode et de culture universitaire qui sont à blâmer. Laissez-moi vous donner un exemple, celui des exclusions pour absence des étudiants. Peut-être que le texte réglementaire, repris en grande partie sinon totalement du texte réglementant les absences dans le système d’avant le LMD, n’est-il pas adéquat dans un système privilégiant le parcours individuel, personnel de l’étudiant sur le travail « présentiel », c’est-à-dire en classe. Que ce texte soit discuté à la base avec les étudiants, qu’il s’agisse d’union, de groupes ou même d’individus est une bonne chose. Mais, ce que j’appelais la « méthode », la « culture universitaire », voudrait que ce qui aurait été proposé via ces « négociations » remonte alors la filière institutionnelle pour arriver à la source du texte discuté, seule habilitée à l’abroger (c’est là ce que les juristes appellent le principe de parallélisme des formes, je crois), et qu’en attendant, et c’est là l’essentiel, le texte initial continue d’être très strictement appliqué. Cela n’est souvent pas le cas et la négociation est à peine terminée que le changement est opéré, quelle que soit l’échelle. C’est ce raccourci, à l’apparence somme toute facile, mais qui est une négation pas seulement de l’institution universitaire, mais, si on y réfléchit, du principe républicain qui est à blâmer. Les exemples, hélas, foisonnent et des arrêtés ministériels, des décrets exécutifs, sont ainsi foulés aux pieds sans que cela semble émouvoir beaucoup de monde. 3) L’étudiant face à la réalité du monde universitaire actuel (absence de valeur et de repères fondamentaux). Les étudiants vivent l’université. Toute « réalité » convenue que l’on tenterait de partager avec eux n’aurait aucune chance d’aboutir. Les étudiants, je parle surtout des premières années, arrivent à l’université avec des attentes. Elles sont souvent déçues peut-être en grande partie justement par la faute de cette absence de valeurs et de repères fondateurs. Une étude très modeste que je viens de finir sur cette population au Département des Lettres et Langue anglaise de l’Université de Constantine 1 montre, néanmoins, qu’au terme d’un premier semestre passé à l’université et malgré ces attentes frustrées, les premiers mots qui venaient à l’esprit de la majorité d’entre eux quand ils pensaient à l’institution universitaire étaient études, savoir et succès ; et que ces mots primaient sur dureté, fatigue et ennui. C’est là encore un message d’espoir, ne pensez-vous pas ?
etd Il n’y a pas encore de réflexion sur la méthodologie du travail universitaire en Algérie pour s’arrêter à la démarche prospective qu’en propose le professeur Lamine Kouloughli, à l’occasion d’une leçon inaugurale, ouvrant solennellement l’année universitaire 2012-2013 de la Faculté des lettres et des langues de l’Université Constantine 1. Cette réflexion, qui a fait l’objet d’une récente publication par l’Office des presses universitaires, ranime-t-elle la tradition (presque) perdue de la leçon inaugurale, discours académique, certes circonstancié, retrouvant le chemin d’une nécessaire synthèse de recherches en cours ? Psycho-didacticien, Lamine Kouloughli en donne la mesure dans le titre de sa leçon : « L’Université, de l’énigme au puzzle. Une introduction à la méthodologie du travail universitaire». Il note, en guise d’avertissement, que « la méthodologie du travail universitaire ou ‘‘study skills’’ a été introduite en même temps que le LMD au sein de notre faculté en première année de licence au département des langues vivantes étrangères » (p. 5). C’est bien cette expérimentation, depuis une dizaine d’années, très actuelle, pleinement étayée au contact de plusieurs groupes d’étudiants, qui éclaire ses conclusions. Par Abdellali MERDACI Lorsqu’il s’agit d’une discipline nouvelle à l’Université, la question fondamentale est d’être en mal de définition. Le professeur Kouloughli en propose une : « L’objectif de la ‘‘méthodologie du travail universitaire’’ est d’aider, de faciliter, l’intégration contextuelle (institutionnelle) et cognitive (intellectuelle) de l’étudiant à l’université et à son cursus d’études » (p. 6). La méthodologie du travail universitaire peut solliciter les ressources théoriques de l’analyse institutionnelle et de la psychologie sociale pour expliquer les soubassements de la communication universitaire, dont la maîtrise est indispensable à tout apprentissage. Mais cette communication n’évite pas l’influence de cultures contraires aux normes universitaires. L’auteur prend pour exemple les rites d’approche dans la communication verbale : «Combien d’entre nous ont sourcillé à s’entendre appeler ‘‘3amou’’ ou encore ‘‘el-hadj’’ dans l’enceinte universitaire – peut-être jusque dans leur salle de classe – par de jeunes impétrants croyant faire preuve de déférence polie face à leurs aînés et calquant leur comportement verbal sur le seul comportement qu’ils connaissent, celui de la rue ?» (p. 6). Comment l’Université devra-t-elle agir et surmonter de nombreuses pesanteurs sociologiques, qui sont la règle pour la communauté de nouveaux étudiants, et envisager un processus d’assimilation à ses normes ? Comment parler aux nouveaux arrivants sur un registre compensatoire : éradiquer un trop-plein ou combler une béance ? Le professeur Kouloughli peut alors s’interroger sur la pertinence de cette formation qui donne à des étudiants, peu préparés par le lycée, la possibilité d’intégrer les codes de fonctionnement de l’Université. Il est vrai qu’autrefois, ceux-ci étaient reçus et appropriés « sur le tas », au cœur même des mouvances de la formation universitaire. Pourquoi en faire un domaine d’étude nouveau aux contours imprécis, distrayant des heures aux matières utiles – « vraies» et « sérieuses », ironisera l’auteur – de littérature et de linguistique ? Dans sa leçon inaugurale sur la méthodologie du travail universitaire, Lamine Kouloughli restitue les moments contrastés d’une enquête empirique : justification d’un objet, questionnement et outils théoriques et pratiques. Il opte ainsi dans la conduite de son enseignement pour deux types d’intervention complémentaires : 1°) « la découverte et l’acquisition de savoir-faire généraux» (liées à une auto-projection de l’étudiant dans le contexte de formation) ; 2°) « l’acquisition de savoir-faire spécifiques », apportant un éclairage méthodique de la spécialité. Cette double démarche devrait donner les moyens à l’étudiant de penser sa présence à l’université et d’en intérioriser les langages. Le professeur Kouloughli en situe parfaitement les motivations dans une présentation épurée de son programme et de son intention d’accompagner « de manière structurée le processus d’intégration de nouveaux étudiants à l’université » (p. 19). Une triple détermination On ne saurait reprocher à l’auteur de ne pas s’appuyer sur de sûres références théoriques, d’I. Towers à A. Bandura et S. Moore, de S. Contrell à M.J. Conan et K.L. Heavers et H. Gardner, qui encadrent son expérimentation. Elles sont à l’œuvre dans son exposé des savoir-faire généraux articulé à une triple détermination : - COMPÉTENCE SOCIALE UNIVERSITAIRE. Une formule s’impose ici : «Faire de l’étudiant un acteur de sa formation». Cette visée en appelle aux potentialités de l’étudiant à sa capacité de rendre lisible et productif le cadre spatial dans lequel il est brutalement propulsé à sa sortie du lycée. Lamine Kouloughli se prête à une stimulante analyse des espaces de formation, marquant la clôture du lycée (enfermé dans ses murs) et l’apparente ouverture du campus universitaire, deux systèmes opposés, le clos et l’ouvert. Mais l’architecture du campus est elle-même fragmentée, défilant espaces libres et boisés et bâtiments. Il tente alors une métaphorisation, toute symptomatique, sur « l’étendue de l’esplanade et des champs boisés et de verdure qui l’entourent – espace ouvert, attirant pour certains (et le risque d’y contracter ce que j’appellerai ‘‘le syndrome de la chèvre de Monsieur Seguin’’) » (p. 9). Il est évident que davantage que la grisaille des amphis et des salles de cours (il s’agit bien du campus de Constantine 1, lieu de l’observation), l’esplanade, regorgeant de souvenirs de mobilisations estudiantines aux motivations diverses, et le petit bois alentour le campus, introduisant souvent aux tourments des sentiments et des corps, caractérisent un modèle d’espace universitaire périurbain que les décideurs politiques ont reconduit dans plusieurs villes universitaires du pays. À côté de ce cadre spatial externe, proche de la scène sociale, quasi-structurant, Lamine Kouloughli pointe un espace interne : celui des amphis et des salles de TD où s’ébauchent les protocoles de la relation pédagogique. Il en dresse un inventaire peu rassurant : « 119 salles qui se succèdent, palette affolante avant que ne s’installent les mœurs désastreuses de longs bancs de ciment qui leur font face et le brouhaha incessant de la foule […], l’anonymat des cours en amphithéâtre […], absence de règles de conduite homogènes régissant l’arrivée en classe […], nouvelles associations avec les pairs et relâchement du rapport enseignant/enseigné […], obligation de présence et gestion, elle aussi non homogène, des absences… » (p. 9). Qu’en sort-il de ce qui s’apparente à une jungle lorsque toute réglementation universitaire vient à se dissiper et que surgisse l’anomie ? Restons dans le bestiaire. Lamine Kouloughli ne démentirait pas cet aphorisme de Racine : « Avec les loups on apprend à hurler ». La compétence sociale universitaire est-elle à ce prix ? - QUESTIONNEMENTS INITIAUX ET EXERCICES D’INTROSPECTION. L’analyste se fonde sur une batterie de questionnaires adaptés au contexte et à la population ciblée, avec la perspective de reconnaître les « liens » entre un « vécu » et un « statut d’apprenant ». Ce questionnement cherche à comprendre comment l’étudiant se reconstruit à l’université. Deux types de projection sont envisagés relativement à « l’inventaire des centres d’intérêt » et aux « attentes de l’université ». La première série décrit les « sujets favoris », « la liberté » (comme valeur), le type de personnalité fantasmé (« Si tu pouvais être n’importe qui dans le monde, qui serais-tu ? »), le rapport à la télévision et, surtout, à la lecture (BD, littérature, fréquentation de bibliothèque). La seconde série établit une sorte de bilan – a posteriori – de la fréquentation de l’université et de ce qui devrait en être l’aboutissement : « un bon diplôme », garantie d’un « bon travail », un apprentissage raisonné (développement psychique et cognitif), une intégration sociale (« Je me suis fait de bons amis ») et comportementale (passage à l’âge adulte, découverte de soi, réponse au stress), et même une dérive ludique et égotiste (« Je me suis bien amusé », « Je me suis occupé de ma santé et de mon bien-être ») concluant l’emploi de « toutes les ressources de l’université». - MÉTACOGNITION, DÉCOUVERTE ET MISE À L’ESSAI. Ce troisième aspect est au cœur du dispositif de l’enseignement de la méthodologie du travail universitaire. Il s’intéresse principalement aux capacités de l’étudiant « à découvrir et à comprendre son fonctionnement mental » (p. 13). L’étudiant est ainsi invité à une auto-évaluation pour identifier le type d’intelligence qui le caractérise. Chaque type d’intelligence devrait marquer des « capacités » précisant des « usages », selon une typologie proposée par H. Gardner (1983) : « verbal/linguistique », « logique/séquentiel », « visuel/spatial », « corporel/spatial », «musical/rythmique», « interpersonnel », « intra-personnel ». Dans son principe, cette évaluation des dispositions – innées ou acquises – des candidats ne peut être ni discriminante ni décevante (« il n’y a pas de bons ou mauvais scores » (p. 15), son dessein étant de marquer le terrain où s’exerce préférentiellement l’apprentissage. Lamine Kouloughli évoque ainsi un « style d’apprentissage » qui ne peut renvoyer qu’aux singularités psychosociologiques des « apprenants ». Donner les moyens à l’étudiant de comprendre sa présence à l’université en l’encadrant dans ses besoins de savoir ? C’est, précisément, cette partie du travail théorique qui justifierait ses angoisses au moment de l’évaluation finale, car elle ne se fixe pas sur « de bonnes ou mauvaises réponses, donc de différenciation dans les notes » (p. 18). Elle montre aussi la fragilité de l’enseignement de la matière : hors de l’attachement (pourquoi ne pas parler ici de volontarisme ?) de l’étudiant, la méthodologie du travail universitaire n’est pas une panacée. Faire de l’étudiant un lecteur… La partie du programme de «study skills» consacrée aux «savoir-faire spécifiques» est-elle celle qui entraîne le plus de connivence chez les étudiants ? Le professeur Kouloughli n’y met pas, pour sa part, d’a priori théorique. L’intention manifestée est de permettre à l’étudiant d’accéder aux enseignements de sa spécialité « en mettant en valeur » des savoir-faire « trop souvent considérés comme allant d’eux-mêmes et donc rarement enseignés ». L’auteur a l’intuition de l’opportunité de privilégier l’écrit dans une société profondément définie par l’oralité. Le retour à l’écrit, comme source d’information accessible à l’analyse, peut susciter une maturation psycho-cognitive chez l’étudiant en favorisant un regard critique sur l’infinité de textes qui l’entourent et qui le sollicitent : « La culture universitaire étant d’abord une culture de l’écrit, l’acte de lecture, les approches et les techniques qui font le lecteur sont ensuite abordés de manière très pratique par le biais d’exercices… » (p. 19). L’ambition de l’enseignant-chercheur (n’est-ce pas une forme d’utopie ou de nostalgie ?) est de faire de chaque étudiant un lecteur. L’attention insistante qu’il porte à la lecture comme médiation fondamentale ne devient-elle pas une condition de l’entrée réussie de l’étudiant dans les arcanes de l’université ? L’effort de Lamine Kouloughli, à défaut d’inventer l’étudiant dans une université aux horizons informes – qui n’offre pas de prise à ce projet – lui apporte les moyens (autant pratiques que théoriques) pour se grandir dans une confrontation multiple à l’institution, ses espaces, ses acteurs, ses savoirs et probablement (il ne le dit pas) ses chausse-trapes. Ne suggère-t-il pas, en conséquence, la création d’une structure facultaire (appelée « Centre pour le développement académique ») auprès de laquelle les étudiants peu ou mal intégrés dans le champ universitaire obtiendraient des réponses à leur mesure.  Il veut alors, comme le souligne le titre de son opuscule, sortir de l’énigme (mais l’université n’en est-elle pas la préfiguration ?) pour aligner les pièces du puzzle : « Mettre toutes les pièces que sont l’université et les études à l’université entre les mains de l’étudiant et lui donner une chance de pouvoir les mettre dans le bon ordre et, ce faisant, faire passer ‘‘l’université de l’énigme au puzzle’’, voilà le rôle de l’enseignement de la méthodologie du travail universitaire » (p. 21). Si, aujourd’hui, la méthodologie du travail universitaire est inscrite dans les programmes de toutes les disciplines enseignées dans l’université algérienne, le professeur Kouloughli en livre un premier essai de rationalisation qui n’exclut ni l’empathie pour de nouveaux « apprenants » ni un engagement, toujours renouvelé, pour rendre plus perceptible, plus vivante, l’institution.
Les éléments de la Protection civile de la wilaya de Béjaïa ont réussi à retrouver, hier matin, vers 11h 00, le corps sans vie de Karim Belaïdi, emporté par les eaux en crue de l’oued Soummam, dans la matinée de samedi 15 mars, au niveau du pont enjambant l’oued de Berchiche qui se jette dans Soummam. Le corps de la victime, un camionneur âgé de 42 ans, a été repêché dans le lit de l’oued Soummam, plus précisément à hauteur de la ferme des frères Messaoudi, située dans le territoire de la daïra d’El Kseur, nous a indiqué Melle Medjbar de la cellule de communication de la protection civile de Béjaïa. À noter que les eaux en furie de cette rivière ont charrié le corps inerte du camionneur sur une distance de 5 km, a précisé notre source. La dépouille mortelle a été transférée à la morgue de l’établissement public hospitalier (EPH) d’Amizour pour y subir une autopsie. Par ailleurs, le directeur des travaux publics (DTP) de la wilaya de Béjaïa, Rachid Ourabah, est intervenu, hier, sur les ondes de la radio Soummam, afin de rassurer les usagers de la route que « la situation du réseau routier de la wilaya, qui a fait l’objet de plusieurs éboulements et affaissements, s’est nettement améliorée ». M. Ourabah, qui a fait état de la réouverture, hier, de la RN12 reliant Béjaïa à Tizi Ouzou via Adekar, et de la RN75 reliant Béjaïa à Sétif via Amizour, a tenu à souligner que des efforts supplémentaires restent à consentir sur le terrain en vue de réparer l’ensemble des dégâts occasionnés par les dernières intempéries. À ce titre, le DTP de Béjaïa affirme que les différentes subdivisions relevant de son secteur ont été instruites à coordonner leurs efforts avec les services techniques des communes afin de mener à bien les opérations de curage, déblayage, nettoiement et réparation de toutes les voies de communication affectées par les intempéries. Pour sa part, le trafic ferroviaire assurant la desserte Béjaïa-Béni Mansour a repris du service, hier, à la faveur de la réouverture du sens unique d’El Kseur, où la ligne de la voie ferrée était inondée par les eaux pluviales durant toute la journée de samedi dernier. Ce qui a permis à l’autorail desservant la ligne Béjaïa-Alger de renouer avec son activité commerciale au grand bonheur de ses clients. <
«Un projet de coopération algéro-britannique portant création de coopératives d’élevage de vaches laitières est en gestation», a indiqué hier le ministre de l’Agriculture. Aussi, a précisé en ce sens Abdelouahab Nouri, l’Algérie compte importer 90 000 vaches laitières pour pallier la pénurie de lait et booster ainsi la production nationale. En visite de travail dans la capitale de l’Est, classée parmi les premiers producteurs de lait en Algérie, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural a révélé qu’un projet de partenariat entre l’Algérie et le Royaume-Uni pour la création de coopératives d’élevage et de production de lait est à étude. « Le projet de création de coopératives d’élevage avec le partenaire britannique est en gestation. On étudie actuellement, en coordination avec les services du Premier ministre britannique, les différents aspects du partenariat », a soutenu Abdelouahab Nouri. Citant l’expérience réalisée dans cette optique dans les wilayas de Blida et de Boumerdès avec des partenaires français, le ministre de l’Agriculture a estimé que ce partenariat aura sur les court et moyen termes plusieurs objectifs et des retombées positives. Il est question, selon lui, en premier lieu, « de satisfaire les besoins du marché local en lait avoisinant les 5 milliards de litres annuellement ». Il est utile de préciser que l’Algérie ne produit que 3,5 milliards de litres annuellement, portant ainsi la facture d’importation à des milliards de dollars. Par ce partenariat, le ministre de l’Agriculture, qui compte importer 90 000 vaches laitières, vise également à booster le secteur (lait, élevage, viande…), en lui donnant les outils pour son évolution vers des niveaux supérieurs. Au sujet de la crise du lait qui a défrayé la chronique dernièrement, Abdelouahab Nouri a estimé que celle-ci était « fabriquée ». En ce sens, il insistera pour rappeler que l’enquête ouverte par son département et qui a conduit à la fermeture d’une dizaine de laiteries à travers le territoire national a conclu que les producteurs privés détournaient la poudre de lait destinée à la fabrication du lait pasteurisé. <