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mercredi, 11 octobre 2017 06:49

Croissance économique en Algérie : Le FMI établit une petite révision à la hausse

Écrit par Rachid Bouarroudj
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S’il est vrai que la chute des revenus du brut déprime la croissance au Moyen-Orient, le Fonds monétaire international (FMI) ne révise pas moins à une légère hausse ses prévisions de croissance pour l’Algérie en 2017 et 2018, anticipant une baisse de l’inflation pour l’année prochaine.

Dans son rapport semestriel sur les perspectives économiques mondiales, publiées hier à Washington, le FMI table désormais sur une croissance de 1,5% en 2017 contre 1,4% prévu dans son rapport d’avril. La croissance de l’Algérie devrait baisser un peu moins que prévu en 2018 à 0,8% contre 0,6% projeté en avril, et reprendre de la vigueur en 2022 à 2,4%. L’inflation s’établirait à 5,5% en 2017 contre 4,8% prévu initialement et devrait baisser à 4,4% en 2018, selon les mêmes projections. Le déficit du compte courant devrait se réduire davantage en 2018 et représenter -10,8% du PIB contre -13% en 2017 et poursuivre sa baisse jusqu’à 2022 pour atteindre -6,7% du PIB. Le FMI a, par ailleurs, maintenu inchangées ses prévisions de chômage pour cette année à 11,7% contre 10,5% en 2016 et à 13,2% en 2018. Le FMI avait estimé dans son dernier rapport annuel sur l’économie algérienne, publié en juin, qu’il était important de mettre en oeuvre « un dosage équilibré » de mesures de politique économique, et de réformes structurelles ambitieuses pour rehausser la croissance. Pour faire face à la baisse des recettes pétrolières, il avait proposé de recourir à un éventail plus large de possibilités de financement de l’économie, y compris « un recours prudent» à l’endettement extérieur et la cession d’actifs publics tout en optant pour un taux de changes plus flexible. L’Algérie a opté pour un endettement intérieur, en actionnant la planche à billets, tout en poursuivant l’assainissement soutenu des finances publiques, à moyen terme, avec la réduction du déficit budgétaire qui passerait par l’augmentation des recettes hors hydrocarbures et la maîtrise des dépenses. A l’échelle régionale et mondiale, le FMI estime que « les exportateurs de pétrole sont durement touchés par l’ajustement prolongé » de leur budget en raison de la baisse des cours du pétrole. Il cite en premier l’Iran dont la croissance devrait chuter à 3,5% cette année contre 12,5% en 2016. L’économie irakienne devrait se contracter de 0,4% contre +11% en 2016, tandis que l’économie saoudienne, la plus importante de la région Moyen-Orient, devrait terminer l’année autour de 0%, contre 1,7% l’an dernier. Dans l’ensemble, la croissance des pays exportateurs de pétrole de la région Moyen-Orient/Afrique du Nord (MENA), qui regroupent les six Etats du Conseil de coopération du Golfe, l’Iran, l’Irak, l’Algérie et la Libye, devrait finir l’année à 1,7% contre 5,6% en 2016. La croissance de tous les pays de la région MENA devrait ralentir sensiblement, passant de 5,1% l’année dernière à 2,2 % en 2017, « en raison du ralentissement de l’économie de la république islamique d’Iran après une croissance très rapide en 2016 et des réductions de la production pétrolière dans les pays exportateurs », a indiqué le FMI. Le Fonds prévoit que le prix du pétrole atteigne en moyenne 50,3 dollars le baril en 2017, soit un niveau supérieur à celui de 2016, mais qu’il se maintienne autour de 50 dollars jusqu’en 2022.

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