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jeudi, 11 janvier 2018 06:00

2018, l’année des avancées décisives

Écrit par Adlène Badis
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En ce début d’année d’incertitudes économiques, s’il y a bien un sujet qui ressort dans ce qui fait office de débat national, c’est bien la question de l’amazighité. Jamais probablement depuis l’indépendance cette question liée à l’identité nationale n’a été au centre de l’intérêt national.

Avec cette particularité que c’est bien l’Etat qui est le chef d’orchestre de ce processus entamé et cette volonté manifeste de donner à cette question l’importance qui lui sied. Il faut dire que cette question a évolué remarquablement depuis les deux dernières décennies. En fait depuis la moitié des années 90 une démarche particulière est empruntée dans le traitement de cette question. Dénotant avec une période d’incompréhension et d’exclusion résolument révolue. Sur le plan constitutionnel, des amendements ont été apportés. A la faveur de la révision constitutionnelle de 1996, l’amazighité a été reconnue comme composante de l’identité nationale aux côtés de l’arabité et de l’islam. En 2002 l’Algérie reconnaît pour la première fois tamazight comme langue nationale et l’inscrit dans sa loi fondamentale. Et 14 ans plus tard dans le cadre de la révision constitutionnelle de 2016, Tamazight est hissé au stade de langue nationale et officielle. Avec cette note d’importance : «L’Etat œuvre à sa promotion et à son développement dans toutes ses variétés linguistiques en usage sur le territoire national». La toute dernière mesure prise dans ce sens est la consécration du Nouvel an amazigh, Yennayer comme journée nationale chômée et payée. Yennayer a de tout temps été fêtée sur tout le territoire algérien, certes avec des appellations diverses qui ne reflètent que la diversité culturelle, ce grand atout de l’Algérie qui est pourtant observé avec circonspection. Les avancées des dernières années sur la question de tamazight sont devenues possibles grâce à une mobilisation populaire de tous les instants. La rue aura joué son rôle pour pousser vers la concrétisation des revendications jusqu’à satisfaction. L’Algérie est indéniablement un grand pays dans le sens physique mais aussi culturel. La diversité des régions est à n’en plus douter un grand avantage dont il faudrait tirer force et sérénité. Ainsi, le fait que Yennayer soit consacrée journée chômée et payée par l’Etat ne vient que conforter les fondements de l’identité algérienne et l’unité nationale, cette fête étant célébrée même dans les régions non berbérophones. Cette mesure comme toutes celles déjà prises au profit de l’identité nationale dans sa triple composante islamique, arabe et amazighe, ne fera que conforter l’unité et la stabilité nationales. Une avancée bienvenue notamment dans ces périodes d’instabilité internationale. La question de tamazight en Algérie sera à n’en plus douter une thématique inévitable dans l’avenir. Et pour que tamazight langue nationale et officielle ne soit pas seulement un slogan, il faudrait commencer à installer les instruments et les mécanismes scientifiques pour la consolider. Et faciliter son usage par exemple dans les médias et l’administration. L’Etat semble à l’évidence décidé à soutenir ce processus de redonner à l’amazighité sa place dans la société. Il s’agit de prendre en charge tous les points liés à la revendication amazighe.
A commencer par la création d’une académie dont l’objectif sera de la plus grande importance puisque il s’agira de doter cette langue des outils adéquats pour son usage de tous les jours, conformément à la lettre et à l’esprit de la Constitution.

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