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samedi, 13 janvier 2018 06:00

En attendant la tenue de son conseil national le 20 janvier : Jusqu’où ira le bras de fer du Cnapeste–ministère de l’Education ?

Écrit par Sarah A.
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Va-t-on vers l’exacerbation ou l’apaisement des tensions entre le ministère de l’Education nationale et le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste) ?

Habitué aux débrayages au long cours, comme ce fut le cas en 2015 et 2016, et récemment encore à Tizi Ouzou où ses adhérents viennent tout juste de mettre un terme à une grève d’un peu plus d’un mois, le Cnapeste ne se sent visiblement nullement gêné de cultiver l’image d’un syndicat en guerre larvée avec la tutelle. Tout semble indiquer que l’organisation de Nouar Larbi ne veut pas lâcher prise et entend maintenir la pression. Ce qui n’est pas bien perçu par les parents d’élèves qui retiennent leur souffle et croisent les doigts, en souhaitant que le cycle des grèves locales, comme aujourd’hui à Béjaïa et à Blida, ne débouche pas sur la paralysie de tous les lycées du pays comme le laissent entendre certaines voix de l’intérieur du Cnapeste, convaincues que le département de Mme Benghebrit ne veut pas que du bien à leur organisation, comme nous le disait, il y a trois jours, un enseignant membre du conseil de wilaya de Tizi Ouzou du Conseil national autonome du personnel enseignant.
Un syndicat qui enchaîne grèves et actions de terrain pour montrer qu’il a l’étoffe d’un partenaire social incontournable. Il reste à souhaiter que le conseil national du Cnapeste, qui se réunira le 20 janvier, après un intermède chahuté pour des milliers d’élèves de plusieurs wilayas (Tizi-Ouzou, Blida, Béjaia), et à l’orée d’une période charnière dans la vie scolaire de milliers d’élèves, dont ceux des classes d’examen (bac, BEM), ne débouche pas sur un mouvement de protestation de dimension nationale. Une perspective qu’il n’est pas impossible de prévoir.
En tout cas, c’est ce que nous avons perçu dans le propos de Ouaked Abderahmane, membre du conseil national du Cnapeste en sa qualité de secrétaire général pour Tizi Ouzou de ce syndicat qui semble tenir deux fers au feu, en s’organisant de façon à garder deux possibilités d’action : mener la protestation et se faire inviter à la table des négociations avec les pouvoirs publics.


Soulagement des élèves à Tizi Ouzou
La reprise des cours dans les établissements scolaires, notamment ceux du secondaire, affectés par la grève enclenchée fin novembre dernier par le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste), a eu lieu jeudi comme prévu après la satisfaction de leurs revendications. Un retour aux bancs des écoles qui a été fortement salué par les élève et leurs parents qui ont exprimé leur «soulagement» quant à la fin de cette grève qui laissait planer le spectre d’une année blanche. Un arrêt des cours qui a particulièrement affecté les élèves en classes d’examens notamment ceux de la terminale qui préparent le Bac, selon les propos recueillis par l’APS auprès de certains d’entre eux rencontrés au chef-lieu de wilaya. Même si certains élèves ont avoué être soulagés, il n’en demeure pas moins qu’ils se disent aussi un peu déboussolés par cette reprise après un arrêt des cours qui a débuté fin novembre dernier.
Pour rattraper le retard enregistré, une commission pédagogique du ministère de l’Education nationale s’est rendue dans la wilaya de Tizi-Ouzou pour élaborer un plan de récupération des cours perdus par les élèves à cause de la grève. « Un travail d’évaluation des cours perdus a été fait quelques jours auparavant par une autre commission », a indiqué le directeur local de l’Education M. Laalaoui, qui a estimé que la situation est « encore maitrisable et la récupération des cours perdus demeure possible par la mise en place d’un programme de rattrapage ».
Il y a lieu de rappeler que, selon le Cnapeste, la revendication exigeant le départ de deux responsables de la Direction de l’éducation (DE) a été honorée et l’accord avec la Direction de l’éducation (DE) adopté par le conseil de wilaya. Les enseignants affiliés au syndicat étaient en grève depuis fin novembre dernier suite à l’agression d’une enseignante, par un agent de police dans les locaux de la Direction de l’éducation en présence des deux chefs de services. 

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