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samedi, 13 janvier 2018 06:00

Enseignement supérieur : Jugée illégale par la justice, le Cnes suspend la grève

Écrit par Wafia Sifouane
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Après avoir annoncé et appelé à une grève générale au sein des universités algériennes dès le 14 janvier, le Conseil national des enseignants du supérieur (aile Abdelhafid Milat) et l’Union générale des étudiants libres (Ugel) ont fait marche arrière en déclarant la suspension de ce mouvement de protestation, suite à une décision de justice du tribunal administratif de Bir Mourad Raïs qui a déclaré la grève illégale, le 10 janvier.

 

Une décision qui vient de conforter les propos du premier responsable du secteur, Tahar Hadjar qui a affirmé jeudi dernier que cette action est « illégale » partant du fait que ses initiateurs ne sont pas agréés. Sentant que les choses risquaient de se corser, le syndicat, déchiré par une guerre de légitimité entre deux ailes, a demandé à l’ensemble de ses adhérents de rejoindre les amphithéâtres, et ce, dès demain, et à tenir des assemblées générales pour décider la suite de son mouvement de protestation qui se voulait important, car en plus du débrayage, le syndicat avait demandé aux universitaires de boycotter les examens du premier trimestre. Le CNES aile Milat avait décidé d’entamer ce mouvement de contestation pour dénoncer la situation catastrophique dans laquelle se trouve aujourd’hui l’université algérienne, gangrénée par la fraude et la violence.
En plus des revendications socioprofessionnelles des enseignants universitaires, le CNES avait posé à maintes reprises le problème de son exclusion des réunions de travail menées par la tutelle avec les partenaires sociaux, une mise à l’écart constatée par les deux ailes du syndicat. Le ministre, pour sa part, s’est contenté d’affirmer qu’il s’agit d’une organisation non agréée, d’où la raison de son exclusion.
Aujourd’hui, Tahar Hadjar semble vouloir changer de politique en affirmant que les portes du dialogue « restent ouvertes ».
« Les portes du dialogue restent ouvertes aux étudiants et aux enseignants, qu’ils soient syndiqués ou non, pour examiner toutes les questions liées à l’université et trouver les solutions adéquates mais dans un cadre légal, respectueux des législations en vigueur dans notre pays », a indiqué M. Hadjar lors d’une rencontre avec les membres du nouveau bureau national de la Fédération nationale du personnel de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la culture. Cependant, M. Hadjar n’a pas manqué de tacler certaines organisations estudiantines non agréées qui s’autoproclament représentantes des étudiants. « La Constitution garantit à tout un chacun les droits à l’action syndicale et à la grève, mais elle impose en revanche une série de mesures règlementaires quant à leur pratique », a fait savoir le ministre. De son côté, le Cnes aile Abdelmalek Azzi a rendu public jeudi dernier un communiqué dans lequel il nie toute implication de son syndicat dans cet appel à la grève. « Le CNES se défend de toute implication dans cette appel au boycott et à la grève et dément toute alliance avec quelconque organisation estudiantine qui, hélas, a été utilisée pour concrétiser des revendications personnelles n’ayant rien à voir avec l’enseignement supérieur », a déclaré Abdelmalek Azzi, coordinateur du Cnes. Dans ce sens, le syndicaliste a appelé les enseignants à rester vigilants face à ces appels « douteux » à la grève. 

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