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dimanche, 14 janvier 2018 06:00

Alger-Bamako un axe important dans la lutte contre le terrorisme : Sahel : défis sécuritaires et approches africaines

Écrit par Rabah Serradj
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Le dossier du Sahel et de la lutte contre le terrorisme dans cette zone géographique particulière reste au centre d’un échange permanent entre Alger et Bamako. Les deux capitales partagent une approche sécuritaire commune sur plusieurs questions. Signé en mai-juin 2015, l’accord issu du processus d’Alger entre la République du Mali et la coordination des mouvements de l’Azawad reste une référence.

Cependant, l’accord de cessez-le-feu reste fragile et mis en complication périodiquement par des combats meurtriers à Kidal, Menaka et Gao, des embuscades contre les soldats de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma). Bamako qui collabore avec les différentes opérations en activité sur son sol sait pertinemment l’importance de la coopération avec son voisin du Nord. Alger et Bamako restent un axe important dans la lutte contre le terrorisme dans cette région. Aujourd’hui la guerre contre l’extrémisme violent en Afrique et particulièrement dans la zone du Sahel accapare l’intérêt. Les puissances internationales, dont les intérêts dans cette partie du monde ne sont plus à démontrer, cherchent à peser par différentes initiatives sur le terrain. Seulement, les observateurs le disent, le lancement de toute mission où opération qui ne prend pas en compte l’approche locale de ce phénomène ne garantit pas son succès.
Les 50 millions de dollars consentis chichement par les 28 Etats réunis de l’UE pour la fameuse force G5-Afrique donnent déjà un aperçu sur les difficultés d’organisation et de perspectives de ces initiatives échafaudées ailleurs. Lors du dernier sommet d’Abidjan, l’Afrique a réaffirmé sa disponibilité à promouvoir « la coopération régionale et internationale en vue de renforcer ses propres capacités de lutte contre le terrorisme, de partager ses expériences propres et ses bonnes pratiques acquises dans cette lutte ». La force G5 gagnerait ainsi à être placée sous l’égide de l’Union africaine via le processus de Nouakchott. Onze pays font partie prenante de ce Processus de coopération sécuritaire : l’Algérie, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, la Libye, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, et le Tchad. Le message aux partenaires du Nord est on ne peut plus clair sur les préférences des Etats du Continent. Il est clair que deux approches semblent actuellement en cours dans cette question de la lutte contre le terrorisme au Sahel, celle de certaines puissances dont la France et celle des pays de la région qui partagent ce territoire géographiques sensible. L’expérience l’a démontré à maintes reprises, les actions unilatérales qui ne prennent pas en compte les postures des Etats de la région sont généralement condamnées à une efficacité toute relative voire limité dans le temps. L’exemple de l’opération française Barkhane, lancée en août 2014 après l’opération Serval de 2013 menée dans cinq pays (Tchad, Niger, Mali, Mauritanie, Burkina Faso) de la bande sahélo-saharienne reste patent. Les résultats sont particulièrement mitigés. Aujourd’hui au moins cinq armées activent dans la région : l’armée malienne, les Français de Barkhane, les forces spéciales américaines, la Minusma des Nations unies et le fameux G5 Sahel. Le manque de coordination entre ces différentes opérations complique la lutte contre le terrorisme dans cette région. Il est évident que sans une approche africaine de la question, le défi sécuritaire pourrait s’avérer plus complexe et plus difficile à relever.

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