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dimanche, 14 janvier 2018 06:00

Attentat suicide contre un convoi de la force Barkhane au Mali : Daech revendique l’attaque

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La force française Barkhane, qui opère au Mali et dans une partie du Sahel, a été directement visée, jeudi 11 janvier, par une attaque suicide entre Ménaka et Indélimane, dans le territoire malien, faisant trois blessés, dont un grièvement touché évacué vers la France.


L’attaque a été revendiquée par l’organisation terroriste Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS), dirigé par le Malien Adnan Abou Walid Sahraoui, qui a prêté allégeance au groupe Daech en 2015.
La zone où a eu lieu l'attaque est connue pour être un secteur où opèrent les hommes du mouvement terroriste EIGS, qui a rendu destinataire, samedi 12 janvier, un communiqué à l'agence privée mauritanienne d’information ANI, dans lequel il proclame non seulement sa « responsabilité dans l'attaque » contre les soldats français, mais aussi « contre un commando américain en octobre au Niger, dans la région de Tongo Tongo », jusqu'alors largement attribuée au groupe, mais qui n'avait pas été revendiquée.
Le 4 octobre dernier, quatre soldats américains et quatre militaires nigériens ont été tués dans une embuscade tendue par des terroristes à Tongo Tongo, un village proche du Mali. Dans son communiqué, l’EIGS écrit que « les soldats du califat ont attaqué hier jeudi 11 janvier au petit matin une colonne de l'armée française avec un véhicule piégé », affirmant avoir infligé plusieurs pertes et d'importants dégâts matériels aux troupes françaises.
L’attaque contre les militaires français intervient cinq ans après le déclenchement de l’opération Serval pour « libérer » le nord du Mali, alors sous le joug des terroristes du Mujao et d’Al Qaïda au Maghreb islamique. Elle a été relayée depuis août 2014 par Barkhane, au rayon d'action couvrant cinq pays de l'ensemble sahélo-saharien.
L’attentat suicide à la voiture piégée de jeudi dernier a pris pour cible un convoi de la force Barkhane entre Ménaka et Indelimane, dans le nord-est du Mali, selon les précisions fournies vendredi dernier par l'état-major des armées français. Le groupe terroriste, actif dans la « zone des trois frontières », aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, revendique également, sans précisions, des opérations menées en 2017 dans ces trois pays, selon l'ANI, connue pour recevoir et diffuser régulièrement des communiqués de terroristes opérant dans le Sahel. Bien que depuis 2013 les groupes terroristes aient été dispersés et en grande partie chassés du nord du Mali, des zones entières du pays échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU (Minusma), régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les terroristes. Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger. R. B.

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