Reporters - Reporters - Thémahttp://reporters-dz.com Sun, 22 Oct 2017 01:35:38 +0100Joomla! - Open Source Content Managementfr-frLes Verts sous la houlette du trio Madjer-Ighil-Menad : Retour aux techniciens du cruhttp://reporters-dz.com/index.php/thema/item/87058-les-verts-sous-la-houlette-du-trio-madjer-ighil-menad-retour-aux-techniciens-du-cru http://reporters-dz.com/index.php/thema/item/87058-les-verts-sous-la-houlette-du-trio-madjer-ighil-menad-retour-aux-techniciens-du-cruLes Verts sous la houlette du trio Madjer-Ighil-Menad : Retour aux techniciens du cru
La «nouvelle politique» du président de la Fédération algérienne de football (FAF), Kheireddine Zetchi, est bien claire avec cette option du «tout-local» en matière de techniciens.


Lors des spéculations sur le successeur de l’Espagnol Lucas Alcaraz, pas moins de huit sélectionneurs ont été cités, à savoir Djamel Belmadi, Rolland Courbis, Marc Wilmots, Rudi Garcia, Luis Fernandez, Georges Leekens, Philippe Troussier et même Raymond Domenech.
Mais au final, et à la grande surprise des fans des Verts, le président de la FAF et son bureau fédéral ont choisi Rabah Madjer, dont la fonction était conseiller de Zetchi, pour driver la sélection algérienne de football.
Et justement, cette fois, et contrairement à ses deux passages à la tête des Verts (en 1999 puis, entre 2001 et 2002), Rabah Madjer sera secondé par un duo de techniciens «expérimentés» et dont la valeur et l’aura dépassent largement les frontières, à savoir Meziane Ighil et Djamel Menad.
La première fois qu’un «triumvirat» avait drivé les Verts remonte à la période entre juillet et octobre 1963, où Smaïl Khabatou, Abderhamne lbrir et El Kamel avaient assurés la barre technique de la sélection algérienne.
Une lecture de la liste des sélectionneurs ayant effectué un passage à la barre technique des Verts fait ressortir 29 coaches algériens contre 12 étrangers.
Seulement, et sur le terrain en matière de résultats techniques (les seuls qui comptent pour le maintien d’un staff technique), en dehors de Vahid Halilhodzic, aucun des derniers sélectionneurs n’a eu grâce auprès des Algériens. L’instabilité des Verts, ces deux dernières années, a été payée cash, l’Algérie est éliminée du championnat d’Afrique ainsi que du Mondial 2018.
Le dernier passage du sélectionneur Lucas Alcaraz et son staff espagnol a fait couler tellement d’encre que, finalement, les responsables concernés ont décidé de revenir à la solution du tout-local. Comme pour suivre le système politique qui, dans le nouveau plan du gouvernement, veut encourager coûte que coûte le produit national.
D’ailleurs, d’aucuns relèvent que sur le plan historique, la sélection algérienne a réussi beaucoup plus avec des staffs techniques locaux qu’avec les étrangers, à l’exception de Vahid Halilhodzic.
Il est utile, au passage, de rappeler les titres et qualifications de l´EN qui ont été l´œuvre d´entraîneurs locaux. La qualification au Mondial 1982, c´était avec Mekhloufi et Khalef, celle du Mondial 1986 avec Saâdane. Le titre continental en 1990 avec Kermali ainsi que la Coupe afro-asiatique.


Six ans d’attente pour désigner un coach Dz
Ainsi, aujourd’hui, Rabah Madjer a la mission de diriger la barre technique de l’équipe nationale, en remplacement de l’Espagnol Lucas Alcaraz, renouant donc avec un entraîneur local, six ans après le départ d’Abdelhak Benchikha.
Alors que du temps où la FAF, sous la conduite de l’ancien président Mohamed Raouraoua, a toujours privilégié la piste étrangère avec le défilement de pas moins de cinq techniciens étrangers : Vahid Halilhodzic (2011-2014), Christian Gourcuff (2014-2016), Milovan Rajevac (2016), Georges Leekens (2016-2017) et Lucas Alcaraz (2017), aujourd’hui, ce sont les coaches locaux qui sont désignés.
Madjer, Ighil et Menad auront, avec l’aide et les précieux conseils de l’actuel DTN, Rabah Saadane, la lourde tâche de «rebâtir une sélection nationale sur des bases solides». Pour le moment, l’objectif premier du staff technique des Verts, dirigé par Rabah Madjer, après onze ans sans exercer sur le terrain, mais en «studio», est d’attendre les demi-finales de la CAN 2019, prévue au Cameroun. Alors, bonne chance !

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ThémaSat, 21 Oct 2017 06:00:43 +0100
Le ministre de la Jeunesse et des Sports est «satisfait» de la nomination du nouveau sélectionneur Ould-Ali adoube Madjerhttp://reporters-dz.com/index.php/thema/item/87057-le-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports-est-satisfait-de-la-nomination-du-nouveau-selectionneur-ould-ali-adoube-madjer http://reporters-dz.com/index.php/thema/item/87057-le-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports-est-satisfait-de-la-nomination-du-nouveau-selectionneur-ould-ali-adoube-madjerLe ministre de la Jeunesse et des Sports est «satisfait» de la nomination du nouveau sélectionneur Ould-Ali adoube Madjer
Imposé ou pas, Rabah Madjer est désormais le nouveau sélectionneur de l’équipe nationale. Si ses compétences font l’objet de doutes et sont sujettes à contestation chez les supporters et une bonne partie des journalistes, le…

Le patron du MJS est «satisfait» de la décision prise par l’instance fédérale. «Je suis satisfait de la nomination de Rabah Madjer au poste de sélectionneur de l’Equipe nationale, car il a le niveau et les qualités pour reconstruire cette équipe et rendre le sourire au peuple algérien. Il est bien outillé pour gérer cette équipe nationale», a déclaré Ould Ali, lors d’une conférence de presse tenue à l’hôtel de l’aéroport à Dar El-Beïda (Alger), après une visite d’inspection de certaines infrastructures sportives dans la capitale. En soulignant que l’ancien international algérien «est une personne respectée et respectable, pas seulement en Algérie, mais également à l’étranger. Madjer a connu des moments de gloire dans sa carrière de joueur sur la scène nationale, africaine et internationale». Par ailleurs, pour confirmer la nouvelle politique qui vise à promouvoir les techniciens locaux, le maître des lieux à la bâtisse de la place du 1er-Mai rappelle que Madjer «sera soutenu par deux entraîneurs de qualité, Djamel Menad et Meziane Ighil. Il faut aussi saluer la nomination de Rabah Saâdane au poste de Directeur technique national (DTN) et Boualem Charef au poste de Directeur des équipes nationales (DTN)».
Une approbation qui vient se greffer aux propos du successeur de Lucas Alcaraz qui, en réponse aux allégations sur des ingérences étatiques quant à sa désignation, a réagi : «Beaucoup de gens disent que j’ai été imposé d’en haut (rires). Je tiens à leur dire que je suis fier et honoré de cette marque de confiance des décideurs de mon pays. Je suis content qu’ils me fassent confiance ! A chacun de comprendre.» Une réponse qui cacherait une grande part de vérité en dépit d’avoir été prononcée sur un ton ironique. On n’affirmera rien, mais le clin d’œil de Madjer aux décideurs n’est pas anodin.

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ThémaSat, 21 Oct 2017 06:00:43 +0100
Le nouveau sélectionneur de l’EN n’a pas convaincu pour sa première sortie médiatique : Madjer, un oral et des fausses noteshttp://reporters-dz.com/index.php/thema/item/87055-le-nouveau-selectionneur-de-l-en-n-a-pas-convaincu-pour-sa-premiere-sortie-mediatique-madjer-un-oral-et-des-fausses-notes http://reporters-dz.com/index.php/thema/item/87055-le-nouveau-selectionneur-de-l-en-n-a-pas-convaincu-pour-sa-premiere-sortie-mediatique-madjer-un-oral-et-des-fausses-notesLe nouveau sélectionneur de l’EN n’a pas convaincu pour sa première sortie médiatique : Madjer, un oral et des fausses notes
Pour commencer, celui qui a été malmené par la presse depuis l’annonce de son éventuelle intronisation comme sélectionneur de l’Algérie a tenté de regagner la sympathie de la presse en assurant qu’il «accepte toutes les…

«Je sais que j’ai été beaucoup critiqué. Je sais que beaucoup sont contre ma nomination, mais ce sont des choses qui se passent dans le football. Je sais aussi que des journalistes sont contre moi, mais je n’ai pas de problème. On est dans un monde de démocratie. Chacun est libre de livrer son opinion», a indiqué Madjer avant de signifier aux médias que «la relance de l’équipe nationale ne peut pas se faire sans votre aide. Vous êtes un acteur majeur du sport en Algérie et votre aide nous sera précieuse.» Une façon de soigner une image de technicien fragilisée du fait qu’il ne dispose pas des diplômes lui conférant le droit de briguer ce job.
A ce sujet, Madjer estime que sa carrière de footballeur et consultant pour une grande chaîne sportive équivaut à une présence sur le banc de touche sur lequel il ne s’est plus assis depuis 11 ans. «C’est vrai que je n’ai pas entraîné depuis onze ans, mais je suis resté très proche du football, notamment le football algérien. J’étais entraîneur dans les studios. J’étais consultant dans les studios et j’ai beaucoup appris des analyses des matchs. Donc, le problème ne se pose pas», prétend le successeur de l’Espagnol Lucas Alcaraz en enchaînant que «je suis au courant de tout ce qui se passe en sélection. Je vais profiter de l’occasion de ce premier stage pour discuter avec les joueurs, afin de trouver une solution. Pour revenir au fait de ne pas avoir entraîné pendant onze ans, je peux vous dire que le talent ne s’oublie pas, même si on reste loin des terrains.»


Les diplômes ? Il s’en fiche
Quant aux qualifications, il rétorque : «Pour moi, les diplômes ne servent à rien sauf pour les archives. C’est le savoir qui est le plus important» avant de s’interroger : «Si je n’avais pas de diplômes, alors comment j’ai pu entraîner la réserve de Porto ?» Une belle esquive qui ne tient, toutefois, pas la route sachant que pour entraîner une équipe «bis», aucun diplôme n’est exigé. Pour preuve, Zidane a drivé le Real Madrid Castilla avant de finir ses études d’entraîneur et prendre l’équipe première de la capitale espagnole.
Aussi, l’emblématique numéro du FC Porto dira: «Ecoutez, cette histoire de diplômes est à dormir debout. Si je n’avais pas de diplômes, je n’aurais jamais entraîné Al Gharrafa, Al Wakra et surtout l’équipe réserve du FC Porto. Si je n’avais pas de diplômes, je n’aurais jamais entraîné la sélection nationale.» Sauf que là aussi, on notera qu’au Qatar, le certificat d’aptitudes n’était pas exigé avant 2011.
C’est pour dire que beaucoup de choses ont changé depuis son dernier passage aux affaires techniques d’une équipe. Mais ce n’était pas le pompon, puisque l’homme de 58 ans a lancé une phrase qui restera dans les annales et le «best of» des conf’: «Si vous tapez sur Youtube, vous allez trouver la carrière de Madjer, pas ses diplômes. J’ai mon vécu qui est important pour m’aider dans ma carrière d’entraîneur, notamment durant ce passage en sélection nationale.» Les compilations vidéos valent désormais des diplômes. Une honte toute bue.


Diagnostic : problème psychologique
Concernant la sélection, l’inventeur de la talonnade a établi son diagnostic et sait à quoi serait dû le malaise. Le gros du problème est dans les têtes. «On a perdu face à la Zambie, notamment à domicile, non pas parce que les joueurs n’ont pas le niveau, mais c’est juste qu’ils n’ont pas le moral. C’est un blocage psychologique. Je dois remonter le moral des joueurs et les aider à s’en sortir. Il est clair que l’instabilité de la barre technique et des joueurs a influé négativement sur le groupe», analyse-t-il. La priorité serait donc d’aider le groupe à retrouver la confiance. Quant aux individualités, le nouveau patron de la barre technique d’«El-Khedra», compte sur tout élément susceptible d’apporter le plus. Mais dans le futur très proche, à savoir le match contre les Nigérians prévu dans moins de 3 semaines, il ne compte pas tout chambouler car il ne conçoit pas de révolution dans l’immédiateté. «Vous savez, on ne peut pas faire une révolution à l’heure actuelle. On a des objectifs à court, moyen et long terme et on doit être intelligents dans notre travail. On n’a pas à chambouler l’équipe, car ce n’est pas une bonne chose. Le changement doit se faire doucement», prévient l’unique algérien à avoir remporté la Ligue des champions dans son ancienne formule (coupe des clubs champions). Il compte même rappeler les bannis du dernier stage, à savoir le trio Bentaleb – Mahrez – Slimani. «Ces joueurs avaient été écartés lors du précédent stage, avec un ancien coach. Maintenant, les problèmes, on les laisse derrière nous. Le 7 novembre, tous les joueurs seront là. C’est un nouveau staff, donc un nouveau départ pour tous les joueurs. Il ne faut pas être ingrat avec ces joueurs qui ont beaucoup donné à la sélection. Il y a eu quelques problèmes, mais ce n’est pas grave, car même nous, quand nous étions joueurs, on avait des problèmes similaires, mais on a toujours su trouver des solutions. On doit être cléments. On veut rassembler tout le monde», prône Madjer. Force est de reconnaître que c’est une sage et louable décision.


Tout le monde sur un pied d’égalité
Fervent défenseur du footballeur local, Madjer a, quelque peu, changé de discours une fois intronisé à la tête du «Club Algérie». «On va tout faire pour rebâtir une sélection solide que ce soit avec les joueurs qui évoluent à l’étranger ou bien ceux qui jouent dans le championnat local. Nous allons gérer une équipe nationale. Je suis toujours là pour défendre le joueur local, mais cela ne veut pas dire que je vais marginaliser les joueurs professionnels. Je ne peux pas les enlever de la sélection. C’est un faux raisonnement», rectifie-t-il non sans assurer que le label national sera passé à la loupe en organisant«régulièrement des stages dédiés aux joueurs locaux. On veut rester en contact avec eux. On va essayer d’organiser deux stages par mois, un la première semaine et l’autre la dernière semaine. Essayer de jouer des matchs amicaux en Afrique. Ce n’est que comme ça qu’on pourra bâtir une équipe solide, vu que les dates FIFA ne sont pas nombreuses. J’espère que les clubs seront coopératifs avec nous et nous donneront les joueurs.»


Le mal-compris
S’il a toujours apporté son soutien pour les éléments du cru, Madjer n’a pas souvent été tendre avec les Fennecs détenteurs de la double nationalité. Cependant, il a tenu à nier sa prise de position pour laquelle il optait au moment de décortiquer le rendement de l’EN. Surtout quand elle réalisait de mauvaises performances. «Vous savez, mes propos ont souvent été déformés dans le but de nuire à mon image auprès de ces joueurs. J’ai le malheur, pour certains, d’avoir été un consultant et les gens savent que de temps en temps, on dit des vérités. J’ai juste demandé qu’on arrête de marginaliser à chaque fois le joueur local, c’est tout», réajuste-t-il. Néanmoins, il y a lieu de rappeler qu’il a eu un échange par médias interposés avec Sofiane Feghouli, qu’il pourrait retrouver dès le prochain regroupement, après la CAN 2015. «Je n’ai aucun problème avec Feghouli. Je ne l’ai jamais critiqué. Quand je suis dans un plateau de télévision, je ne suis pas responsable de ce que peuvent dire les autres. J’ai été un joueur et je respecte du coup ceux qui jouent aujourd’hui», a calmé et clamé Madjer qui serait, si on l’a bien compris, victime de propos colportés.


L’amnésie sélective
S’il a tenu à balayer le conflit générationnel d’un revers de main, le vainqueur de la Coupe d’Afrique des nations 1990 avec l’Algérie n’a pas trouvé autre chose que l’amnésie pour répondre à une question d’un journaliste qui lui a rappelé ses mots à l’encontre de Milovan Rajevac après sa désignation comme driver en 2016. A l’époque Madjer s’est offusqué du choix de la Fédération algérienne de football (FAF) en s’exclamant «comment peut-on faire appel à un coach qui n’a pas exercé pendant 5 ans ?!». Des mots dont il ne se souvient – manifestement - pas. «Si j’ai dit comment peut-on faire appel à un sélectionneur qui n’a pas exercé pendant cinq ans ? Je ne me rappelle pas avoir dit ça de Rajevac. Je ne répondrai pas à cette question», s’est dérobé celui qui assure «toucher moins que Lucas Alcaraz» pour ce qui est du salaire. S’il a omis ses dires, on espère que Madjer parviendra à nous faire oublier les récentes désillusions de notre équipe nationale.

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ThémaSat, 21 Oct 2017 06:00:43 +0100
Lors des réponses aux préoccupations des chefs d’entreprise : Ouyahia : « Aidez-nous, nous vous aiderons ! »http://reporters-dz.com/index.php/thema/item/87011-lors-des-reponses-aux-preoccupations-des-chefs-d-entreprise-ouyahia-aidez-nous-nous-vous-aiderons http://reporters-dz.com/index.php/thema/item/87011-lors-des-reponses-aux-preoccupations-des-chefs-d-entreprise-ouyahia-aidez-nous-nous-vous-aideronsLors des réponses aux préoccupations des chefs d’entreprise : Ouyahia : « Aidez-nous, nous vous aiderons ! »
Les chefs d’entreprise locaux, conscients des enjeux économiques à relever, notamment en ces temps de crise, sont déterminés à s’engager amplement pour réussir les défis et réaliser, pourquoi pas, une économie « performante».

Seulement, des entraves et des blocages continuent à faire barrage à toute initiative d’investissement. Lors du débat animé hier, à l’occasion de la tenue de la 3e université du FCE, les opérateurs économiques, qui reconnaissent, tout de même, que des efforts ont été déployés pour encourager l’investissement local, ont profité de la présence du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, pour soulever toutes ces contraintes et blocages. Les initiatives, selon eux, ne manquent pas, et le pays en a vraiment besoin pour sortir de la crise. Toutefois, selon ces opérateurs économiques, beaucoup reste à faire pour promouvoir réellement l’investissement productif comme le souhaite l’Etat. Ainsi, les chefs d’entreprise sont préoccupés notamment par la forte dominance de l’économie parallèle. Un sérieux problème qui tue toute initiative visant à investir en toute loyauté. Selon le professeur Mohamed Cherif Belmihoub, modérateur de cette rencontre, plus de la moitié des activités économiques versent dans l’informel. Pour rassurer les opérateurs économiques, le Premier ministre a tenu ainsi à affirmer : «L’Etat mènera une bataille indéterminée pour lutter contre ce fléau économique.» Un fléau, qu’il est impératif, pour s’en débarrasser, d’impliquer toutes les parties, selon M. Ouyahia. «La lutte contre l’informel est un travail collectif», dira-t-il. L’Etat mènera également une bataille pour réduire les importations, a affirmé encore le Premier ministre, soulignant que l’informel se nourrit également de l’importation considérant que moins il y a d’importations, plus l’informel est réduit. En outre, a-t-il expliqué, la réduction des importations préserve les réserves de change et permet aux entreprises algériennes de se réapproprier le marché national. Les chefs d’entreprise ont également soulevé l’absence d’un dispositif spécial PME devant permettre à nos entreprises de réussir. Selon M. Belmihoub, «96 % des entreprises sont des TPE (très petites entreprises) et n’ont donc n’ont pas les capacités pour devenir acteur majeur dans le développement économique national. C’est pourquoi, de l’avis de cet expert économique, il est important de mettre en place un dispositif d’aide à cette catégorie d’entreprises. Le Premier ministre n’a pas manqué, lui, de rappeler, à ce titre, que l’accompagnement des PME/PMI a été toujours au cœur des préoccupations des pouvoirs publics. Preuves à l’appui, la mise en place du programme de mise à niveau. Un programme, qui est, selon lui, « toujours en cours». «Ce sont des millions de dinars qui ont été mis à leur disposition», a-t-il soutenu. Avant d’ajouter : «J’invite nos entreprises à en tirer meilleur profit.» Sur un autre chapitre, le Premier ministre pense que pour passer de l’entreprise « gazelle» à l’entreprise « tigre », il est primordial de changer de mentalité au sein de nos entreprises. Or, selon lui, la quasi-totalité de nos entreprises ont un caractère «familial». Des difficultés pour exporter le produit local figuraient aussi dans la liste des préoccupations des opérateurs économiques. «Nous voulons exporter, seulement, une plateforme devant encadrer cette activité fait défaut», a souligné un chef d’entreprise. Ouyahia lui répond : «C’est à vous de développer cette plateforme. Ceci fait partie du plan d’action que devra faire le monde de l’entreprise. »
La simplification des procédures administratives, la relance de la Bourse d’Alger, le renforcement du paiement par chèque… ont été également au menu des préoccupations des chefs d’entreprise. «Il faut vous battre», telle est, faut-il le signaler, la réponse systématiquement martelée par Ouyahia aux chefs d’entreprise tout en soutenant « Aidez-nous, nous vous aiderons ! ».

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ThémaThu, 19 Oct 2017 06:00:03 +0100
Gouvernement-Partenaires sociaux : Le Premier ministre huile les rouages du dialoguehttp://reporters-dz.com/index.php/thema/item/87010-gouvernement-partenaires-sociaux-le-premier-ministre-huile-les-rouages-du-dialogue http://reporters-dz.com/index.php/thema/item/87010-gouvernement-partenaires-sociaux-le-premier-ministre-huile-les-rouages-du-dialogueAhmed Ouyahia est en passe de rompre définitivement avec l’ère Tebboune, en réinventant le partenariat avec le patronat et l’UGTA. Et son show d’hier au Palais des expositions, où se tient l’université d’été et une…

C’est, en tout cas, ce qui s’est vu hier à la Safex, lors des différents échanges entre le Premier ministre et les patrons. Sur les questions éminemment économiques, liées à la conjoncture et à l’entreprises, les avis exprimés par les chefs d’entreprises et les positions du Premier ministre convergeaient vers la nécessité de relever des défis communs : l’impératif de croissance, la nécessité de produire algérien et faire barrage aux importations de tous genres, diversifier l’économie en libérant l’initiative privée…
Un échange qui indique que la méthode Tebboune fera désormais partie du passé et que la page des fâcheries a été définitivement tournée. Des fâcheries qui ont d’ailleurs conduit au limogeage de Abdelmadjid Tebboune et l’arrivée d’Ahmed Ouyahia au Premier ministère. Pour sa part, le patronat a tenu hier à montrer qu’il est confronté aux mêmes défis que ceux auxquels fait face le gouvernement et qu’il était possible d’accorder les violons pour en découdre avec une crise financière endémique qui requiert, selon Ahmed Ouyahia, la contribution de tout un chacun à l’édifice du renouveau économique. Une position qui est davantage soutenue par le patronat et la centrale syndicale. Ainsi, les retrouvailles d’hier ont permis d’enterrer définitivement la hache de guerre, un processus qui a été amorcé d’ailleurs à l’arrivée d’Ahmed Ouyahia qui, faut-il le rappeler, avait improvisé une rencontre tripartite dédiée à calmer des esprits surchauffés sous le coup de la méthode Tebboune. Quoi de plus normal, les rapports entre le gouvernement et ses partenaires sociaux doivent contribuer à calmer le front social, à négocier les différentes mesures socioéconomiques, à faciliter les initiatives, à créer des emplois et des richesses et à préparer le cadre réglementaire idoine afin que tout cela puisse se faire dans les meilleures conditions. Les trois partenaires semblent résignés et font preuve enfin de pragmatisme face au danger de banqueroute qui guette le pays. En effet, patrons et ministres se sont rongés hier du même côté du fait que la croissance serait la meilleure solution pour réussir l’objectif de sortie de crise. Ils reconnaissent une certaine pertinence de l’actuel gouvernement sur l’aspect selon lequel il serait suicidaire de gripper le moteur de l’investissement en pleine crise économique. Dans la présentation des différentes actions de son gouvernement en faveur de l’entreprise, Ahmed Ouyahia a cité la relance de l’investissement public à travers un budget d’équipement de plus de 4000 milliards de dinars. Pour le Premier ministre, il était impératif que le moteur de l’économie puisse continuer à vrombir, en dépit des tensions financières que traverse le pays. Il était clair comme l’eau de roche au vu du parterre auquel s’adresser le Premier ministre, composé essentiellement d’hommes d’affaires, de ministres, d’anciens ministres, d’économistes… l’impact de tels engagements s’est traduit aussitôt par l’adhésion de tous les présents à l’université d’été du FCE. La politique menée par le gouvernement Ouyahia apparaît ainsi aux yeux des participants complètement en rupture avec son prédécesseur, non seulement dans la méthode, mais aussi dans son approche économique.
Ainsi, globalement, au-delà de la nécessité de réinvestir dans la croissance, l’impératif de mener des réformes économiques et financières structurelles était presque une évidence tant pour le Premier ministre que pour ses partenaires parmi les patrons et les syndicalistes.

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ThémaThu, 19 Oct 2017 06:00:03 +0100
Université du Forum des chefs d’entreprise : L’Etat mise sur les entreprises pour sortir de la crisehttp://reporters-dz.com/index.php/thema/item/87009-universite-du-forum-des-chefs-d-entreprise-l-etat-mise-sur-les-entreprises-pour-sortir-de-la-crise http://reporters-dz.com/index.php/thema/item/87009-universite-du-forum-des-chefs-d-entreprise-l-etat-mise-sur-les-entreprises-pour-sortir-de-la-criseUniversité du Forum des chefs d’entreprise : L’Etat mise sur les entreprises pour sortir de la crise
Le Premier ministre Ahmed Ouyahia a inauguré, hier à Alger, la troisième édition de l’université du Forum des chefs d’entreprise (FCE), tenue sous le thème «L’entreprise, c’est maintenant».

Un thème qui s’est imposé, selon les organisateurs de cette manifestation, au regard de la conjoncture que traverse l’Algérie pour permettre aux chefs d’entreprise d’exprimer leur engagement à se mobiliser pour s’associer fortement à la construction d’une économie performante. En effet, lors de la tournée du Premier ministre aux différents stands de l’exposition, les opérateurs économiques ont saisi cette opportunité pour faire part de leur vif attachement à cet engagement. Nos chefs d’entreprise veulent ainsi s’impliquer davantage à la protection du produit algérien, pour contribuer à la réduction des importations. «Chaque dollar économisé assure la sécurité de tous», a lancé M. Ouyahia aux opérateurs locaux. Avant de souligner que des instructions ont été données pour ne plus donner de projets aux investisseurs étrangers tant que les nôtres peuvent les réaliser. Le Premier ministre, à l’ouverture de l’université du FCE, est revenu sur ce sujet en mettant l’accent sur les efforts déployés par les pouvoirs publics à l’effet d’encourager l’investisseur local. «Les pouvoirs publics ont mis en place une législation attractive pour la promotion de l’investissement ainsi que diverses mesures de soutien à la création et à l’extension des entreprises dans tous les secteurs», a-t-il indiqué. M. Ouyahia, qui reconnaît que beaucoup reste à faire pour améliorer le climat des affaires en Algérie, a tenu à rappeler que l’Algérie est «l’un des rares pays au monde à accorder d’importants avantages fiscaux aux investisseurs, qui peuvent même atteindre quinze années entre la réalisation et l’exploitation dans les régions du Sud et des Hauts-Plateaux. L’Algérie, a-t-il poursuivi, est aussi parmi les rares pays au monde à soutenir financièrement le recrutement des primo demandeurs d’emploi. Mieux encore, l’Etat a engagé, a encore rappelé M. Ouyahia, plus de 36 000 milliards de dinars en investissements publics depuis l’année 2000. Ce qui a permis la livraison de dizaines de milliers d’équipements pour satisfaire, selon lui, les besoins de la population dans tous les volets du développement humain (santé, enseignement…).
Aujourd’hui, et au regard de la conjoncture économique «difficile», dont l’impact a été ressenti même par les entreprises nationales, l’Algérie se trouve dans l’obligation d’entreprendre des réformes. Des réformes qui, aux yeux du Premier ministre, nécessitent la participation active des entrepreneurs locaux aux côtés de l’Etat et du reste des citoyens. Ces réformes, a-t-il souligné, ont été relevées lors la présentation de son Plan d’action devant les deux chambres parlementaires. Plusieurs décisions de portée économique s’ensuivront, et ce, afin de relancer l’investissement hors hydrocarbures. Seulement, l’entrepreneur algérien devra, pour sa part, retrousser les manches et s’impliquer amplement dans le développement économique du pays. C’est ainsi qu’il est demandé aux opérateurs locaux d’aider, selon le Premier ministre, l’Etat à bien reconnaître la production nationale pour savoir avec exactitude les domaines dans lesquels ils couvrent la demande locale. Le gouvernement mise aussi sur les entreprises nationales à l’effet aussi de contribuer à la réalisation ou à la réhabilitation ainsi qu’à la gestion des zones industrielles. Investir dans les différents créneaux de la chaîne d’exportation de la production nationale, participer à la formation de la main-d’œuvre qualifiée, participer à la recherche et au développement, telles sont les attentes du gouvernement des entrepreneurs algériens. Le défi est ainsi «énorme», comme l’a souligné le secrétaire général de l’UGTA, mais accessible.
Il faut, selon Sidi-Saïd, juste «travailler à réunir toutes les conditions d’un processus d’élargissement de toutes les capacités d’actions en matière de promotion de l’investissement dans tous les secteurs d’activités et, particulièrement, dans l’industrie, l’agroalimentaire et le tourisme», a-t-il indiqué.

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ThémaThu, 19 Oct 2017 06:00:03 +0100
Abdelmadjid Sidi Saïd : « Un pas de géant dans le dialogue social »http://reporters-dz.com/index.php/thema/item/87007-abdelmadjid-sidi-said-un-pas-de-geant-dans-le-dialogue-social http://reporters-dz.com/index.php/thema/item/87007-abdelmadjid-sidi-said-un-pas-de-geant-dans-le-dialogue-socialAbdelmadjid Sidi Saïd : « Un pas de géant dans le dialogue social »
Ayant suivi le discours inaugural du Premier ministre Ahmed Ouyahia, le panel dédié au partenariat public-privé a vu Abdelmadjid Sidi-Saïd, le secrétaire général de l’UGTA, rappeler la portée de l’événement organisé par le FCE.

« C’est une première dans le monde que le gouvernement, le patronat et le syndicat des travailleurs soient réunis au sein d’un événement aussi important », a-t-il souligné, y voyant « un pas de géant dans le dialogue social ». Thème du premier panel de l’université du FCE, le partenariat public privé (PPP) est régulièrement évoqué comme voie de développement de l’économie nationale et de réalisation de projets de développement. « La contribution du secteur privé est une option incontestable qui concourt au développement économique par son innovation, sa technicité, son management et ses possibilités de financement », a estimé Abdelmadjid Sidi Saïd.
Ajoutant que le moment était venu de favoriser « l’éclosion dynamique des investisseurs et innovateurs ». Pour le responsable syndical, il existe un « blocage psychologique » à l’investissement, blocage qu’il a, par ailleurs, appelé à ôter notamment par la création de bases de données afin que l’investisseur sache ce qui est produit localement et estime plus précisément les marchés porteurs.
« Nous ne savons pas ce que nous produisons localement, il n’y a pas de banques de données. Pour aller vers le partenariat public-privé, il faut connaître les secteurs porteurs », préconise-t-il.
Afin de permettre une réelle efficience du concept de partenariat public privé, le secrétaire général de l’UGTA a, également, appelé « à mettre en place rapidement une législation qui régit ce contrat de partenariat ». Le PPP, une alternative utilisée régulièrement dans les économies développées, pour mener à terme différentes réalisations de projets structurels ou commerciaux. En Algérie, il s’agit, selon les économistes, de s’appuyer sur ce concept dans un contexte, où les liquidités se tarissent du fait de la baisse des recettes issues du secteur des hydrocarbures en 2014. Contexte qui a vu l’Algérie faire face à la crise économique actuelle, suscitant le pessimisme et la perte de confiance des investisseurs potentiels. « La crise financière ne peut être considérée comme une fatalité, mais plutôt un stimulant pour nos potentialités existantes pour activer un véritable tissu économique public et privé innovateur », soutient le premier responsable de l’UGTA. Dans le même sillage, Abdelmadjid Sidi Saïd a appelé à « mettre en échec toute velléité de maintenir notre pays dans un rôle d’importateur », ciblant les opérateurs qui privilégient leur intérêt aux dépens de celui du pays. « C’est une bataille à gagner », a-t-il considéré. D’autre part, l’invité de l’université du FCE a insisté sur « l’impératif de libérer l’acte d’investir », estimant que le négativisme « ne servira nullement l’économie nationale ni le pouvoir d’achat et l’emploi ».
Le secrétaire général de l’UGTA a, enfin, rappelé le rôle de son organisation syndicale dans le contexte de crise financière que traverse le pays. « Nous, partenaires sociaux, devons militer pour renouer la confiance avec l’investisseur. Un gage qui permettra d’accentuer l’activité industrielle », a-t-il assuré, prônant d’assoir une administration économique moderne, « fluide et attractive » pour permettre un investissement rapide.

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ThémaThu, 19 Oct 2017 06:00:03 +0100
Bonne nouvelle pour les industriels : Le gouvernement supprime les restrictions à l’exportationhttp://reporters-dz.com/index.php/thema/item/86962-bonne-nouvelle-pour-les-industriels-le-gouvernement-supprime-les-restrictions-a-l-exportation http://reporters-dz.com/index.php/thema/item/86962-bonne-nouvelle-pour-les-industriels-le-gouvernement-supprime-les-restrictions-a-l-exportationBonne nouvelle pour les industriels : Le gouvernement supprime les restrictions à l’exportation
«La mesure qui obligeait les opérateurs à demander une autorisation d’exporter leurs produits a été levée». Désormais, «il n’y a plus aucun obstacle à l’export, a déclaré hier le ministre de l’Industrie en indiquant que…

Cette annonce constitue une bonne nouvelle pour tous les industriels en situation de placer leur production sur les marchés internationaux. Elle soulage en particulier les cimentiers qui s’inquiétaient des surcapacités auxquelles est parvenue leur industrie actuellement dans le pays, alors que la demande domestique connait une baisse relative aux difficultés financières actuelles de l’Algérie et de ses effets notamment sur le bâtiment. Jusqu’à ce que le ministre n’annonce la levée de la restriction imposée auparavant à l’export, toutes les petites phrases qu’on a entendues hier à la cérémonie inaugurale de la cimenterie Cilas avaient pour sens d’appeler le gouvernement, Cilas en l’occurrence et plus largement le groupe LafargeHolcim Algérie, à faciliter aux producteurs l’accès aux marchés extérieurs. Le moins que l’on puisse dire est qu’ils ont été entendus et il ne faudra pas beaucoup de temps avant que la filiale algérienne du leader mondial de ciment ne commence ses opérations à l’export. LafargeHolcim Algérie, en effet, dispose d’une structure dédiée au commerce international. L’une des cibles est le marché ouest-africain qui constitue une «bonne opportunité», a-t-on entendu hier.
Pour le ministre de l’Industrie, en tout cas, l’Algérie doit prendre sa part dans le marché international du ciment. «Cette industrie connait un essor considérable dans notre pays et c’est tant mieux», a déclaré Youcef Yousfi. Nous sommes passés de la phase d’importation à la phase de la satisfaction de la demande nationale par la production locale. Le temps est venu de songer à l’exporter pour écouler les surcapacités, a-t-il déclaré en substance avant de préciser que l’Algérie, en matière de production du ciment, «deviendra excédentaire à partir de 2018».
Il s’agit d’accompagner ce nouveau mouvement, a-t-il souligné, en affirmant que «la politique du gouvernement est de soutenir et promouvoir l’investissement non seulement pour la production locale, mais également pour le volet exportation». «Nous encourageons tous les investisseurs à s’adresser aux marchés internationaux. Il s’agit pour eux d’identifier les opportunités et nous serons là pour les encourager», a ajouté le ministre de l’Industrie.

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ThémaWed, 18 Oct 2017 06:00:56 +0100
Filière Ciment : De belles promesses à l’export !http://reporters-dz.com/index.php/thema/item/86961-filiere-ciment-de-belles-promesses-a-l-export http://reporters-dz.com/index.php/thema/item/86961-filiere-ciment-de-belles-promesses-a-l-exportLe ministère de l’Industrie mise sur la filière ciment pour accélérer la vitesse des exportations hors hydrocarbures. Dans un rapport établi par le département de Youcef Yousfi, dont Reporters détient une copie, il est indiqué…

ce qui ouvrirait de belles perspectives à l’exportation pour nombre d’opérateurs nationaux. Les capacités actuelles de production tournent autour de 19,5 millions de tonnes en moyenne, lit-on dans le même document, ce qui correspond déjà à une couverture optimale des besoins nationaux.
L’idée d’acheminer les surplus de production vers les marchés extérieurs gagne du terrain. Belle promesse, eu égard aux rythmes actuels de production, à l’heure où nombre de filières peinent à trouver des débouchés à l’international. Les partisans de cette possibilité d’un excédent à l’export pour la filière Ciment se basent sur des statistiques fiables quant aux capacités de productions et aux prévisions de commercialisation pour les principaux acteurs de la filière. En effet, selon le rapport effectué par le ministère de l’Industrie et des mines, le groupe GICA qui détiendrait un parc de 12 cimenteries à l’horizon 2020, devrait cumuler une capacité de production avoisinant 20 millions de tonnes à l’horizon 2020.
Mais les performances du groupe public Gica ne permettraient pas d’atteindre une position de monopole puisque deux privés, dont un à capitaux étranger tandis que l’autre, un investisseur algérien, talonnent de près l’entreprise publique Gica. Il s’agit de Lafarge Holcim qui dispose actuellement à son actif deux cimenteries et une troisième en partenariat avec le groupe Souakri qui atteindra une capacité de production de 11,1 millions de tonnes à la même période. L’autre privé qui promet de belles perspectives au marché est le groupe Souakri qui vient d’inaugurer une cimenterie à Biskra en partenariat avec Lafarge Holcim. Ces belles performances des cimentiers algériens interviennent à l’heure où le patron de l’industrie nourrit une belle nostalgie aux mines et serait prêt à croiser le fer pour voir le secteur minier retrouver des couleurs.
Et il le fait savoir en misant désormais sur le secteur et la mise en vigueur de nombre de minerais pour faire sortir le secteur de l’industrie de son marasme.
Le chantier de Youcef Yousfi porte sur trois grands dossiers ; l’exploitation de toutes les richesses minières, redonner un nouveau souffle aux filières existantes et dégager des capacités à l’exportation. En ce qui concerne la filière «Ciment», le ministère de l’Industrie et des Mines prévoit un surplus de production estimé à 12,5 à 13,5 millions de tonnes par an dès 2020, ce qui serait un bel excédent à l’exportation, à en croire le rapport élaboré par le département de l’ancien ministre de l’Energie et des mines, Youcef Yousfi. Son département se fixe néanmoins l’objectif d’exporter en moyenne deux millions de tonnes par an, au vu des difficultés qui se posent sur les marchés internationaux, au-delà de la compétitivité avéré du ciment algérien, lit-on dans le rapport en question, axé essentiellement sur les perspectives de l’industrie du ciment en Algérie.
Cette mission permettra à la fois de couvrir largement les besoins du marché domestique et de dégager des surplus vers les marchés extérieurs, dont certains sont d’ores et déjà identifiés. Il s’agit essentiellement du marché africain ; la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Tchad et la Libye ; des zones sur lesquelles les opérateurs algériens veulent s’appuyer pour accéder au marché international.

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ThémaWed, 18 Oct 2017 06:00:56 +0100
 La production en nette augmentationhttp://reporters-dz.com/index.php/thema/item/86960-la-production-en-nette-augmentation http://reporters-dz.com/index.php/thema/item/86960-la-production-en-nette-augmentationLe sac de ciment se vend actuellement entre 500 et 700 dinars, contre une moyenne de 1 000 dinars auparavant. L’offre en ciment a fortement augmenté ces dernières années. Est-ce le signe qu’une dynamique qui…


Au plan des prix, ceux-ci ont sensiblement baissé au niveau des différents points de vente à travers le territoire national, car la spéculation sur ce matériau a décéléré. Des revendeurs la faisaient régner. Mais cette tendance baissière sera-telle maintenue ? Le prédécesseur de Youcef Yousfi avait mis en place un groupe de travail qui devait se pencher sur les problèmes de cette filière. Il se donne pour objectif d’insuffler une nouvelle dynamique dans le secteur du ciment et de stimuler davantage l’activité du Groupe industriel des ciments d’Algérie (GICA). Ce dernier a décidé de mettre en place une charte des clients qui régira la relation entre les entreprises de ciment et leurs partenaires, et ce, dans le but de lutter efficacement contre la spéculation et d’améliorer l’approvisionnement en ciment des entreprises de réalisation et des distributeurs agréés. Certaines cimenteries, à l’exemple de celle de Chlef, avaient connu des dysfonctionnements dans la distribution de ce matériau et privé les entreprises locales de leurs quotas de ciment depuis décembre 2016. Les professionnels de la branche ne souhaitent pas que cela se reproduise. L’entreprise de cimenterie et dérives de Chlef (ECDE-Chlef) a connu des dysfonctionnements dont avait fait état, à maintes reprises, la Chambre de commerce et d’industrie de Chlef. Par ailleurs, GICA compte augmenter sa production à 20 millions de tonnes/an de ciment à l’horizon 2019-2020. Cela est possible grâce aux projets d’extension de trois cimenteries et au lancement de deux nouvelles usines. Il s’agit des projets d’extension des cimenteries de Chlef, d’Aïn El Kbira et de Zahana, et du lancement de deux nouvelles cimenteries à Sigus (Oum El Bouaghi) et à Béchar. Cela devrait permettre au secteur public de redorer son blason. L’on sait que les cimenteries appartenant à l’Etat ont été mises à mal dans le sillage de la restructuration du secteur public de manière globale, au début des années 1990. Les entreprises publiques opérant dans l’industrie du ciment en importaient beaucoup. Elles le faisaient à travers la filiale Cimmed, une joint-venture créée par des opérateurs algériens et turcs. Il y a quelques années, la production du ciment dans le secteur public, subventionnée du reste, revenait chère à l’Etat, et les broyeurs à ciment consommaient énormément d’énergie. L’analyse du coût de production faisait ainsi ressortir une surconsommation de l’énergie du fait qu’elle était subventionnée par l’Etat, alors que dans les cimenteries qu’on trouve dans les pays développés, la part de l’énergie correspond à dix dollars la tonne. Au plus fort de la grande «vague» de prospérité pétrolière, l’Etat dépensant sans compter, apportait une aide publique aux cimenteries qui bénéficiaient d’un crédit de six dollars par tonne annuellement. Les frais du personnel représentaient 20% de la charge globale, alors qu’ils étaient de l’ordre de 2 à 5% dans le monde. La donne a, cependant, fondamentalement changé aujourd’hui. L’ouverture du secteur du ciment au partenariat étranger aura permis de développer considérablement cette industrie, de créer de l’emploi, y compris dans des régions éloignées, comme c’est le cas de Biskra, où Lafarge Holcim a monté, en association avec une entreprise privée locale, une usine de production en service aujourd’hui. L’unité a permis de créer 600 emplois directs et plus de 2 400 indirects. Des spécialistes croient qu’on peut dire sans crainte de se tromper que la filière du ciment est passée du tout au tout, s’apprêtant même à exporter.

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ThémaWed, 18 Oct 2017 06:00:56 +0100