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jeudi, 12 juillet 2018 06:00

Le collectif des médecins résidents prévoit un sit-in samedi à Alger : Le Camra reprend la protestation

Écrit par Aghilas Sadi
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Les médecins résidents reviennent à la charge après deux semaines, seulement, de gel de leur mouvement. Contre toute attente, le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) a décidé de reprendre la protestation pour dénoncer ce qu’il appelle les «pressions» et les «intimidations» que subissent les médecins résidents et, également, exiger de la tutelle de rouvrir les portes du dialogue.


Dans un communiqué rendu public hier, le Camra appelle tous les médecins résidents à prendre part au sit-in qu’il compte organiser samedi prochain, à l’intérieur du Centre hospitalo-universitaire Mustapha-Pacha à Alger. «Le Camra d’Alger lance un appel à un sit-in régional de l’ensemble des médecins résidents au niveau du CHU Mustapha-Pacha le samedi 14 juillet 2017 à 10h, afin non seulement de dénoncer l’ignorance et le peu de considération que porte la tutelle aux enfants du pays, mais afin que tout le monde sache, également, que les médecins résidents sont toujours debouts et prêts à faire valoir leurs droits», peut-on lire dans le communiqué.
Justifiant son recours à nouveau à la protestation, le collectif explique que le gel de la protestation n’a pas été suivi par des mesures d’apaisement de la part de la tutelle. «Voilà maintenant plus de deux semaines que les médecins résidents algériens ont décidé, après huit mois d’un mouvement de protestation pacifique et historique, que ce soit par la ténacité, la solidarité et la maturité des résidents, le gel de la grève comme ultime preuve de bonne foi et de bonne volonté à solutionner un conflit qui n’a que trop duré, et en réponse directe aux promesses de Monsieur le ministre de la Santé en personne, formulées sur les ondes de la Télévision nationale, garantissant la reprise du dialogue au lendemain de la reprise du travail», rappelle l’organisation.
Elle ajoute : «Ce gel ne se fait malheureusement pas sans douleur dans certains services, où les résidents subissent quotidiennement menaces et intimidations en tout genre, allant parfois jusqu’à de véritables représailles éhontées et mesquines». Selon le Camra, les choses se sont compliquées davantage, cette semaine, pour les médecins résidents. «Depuis une semaine, les médecins résidents candidats à l’examen de fin de spécialisation (DEMS) sont contraints de passer un examen dans des conditions ne répondant à aucune norme par le délai accordé entre l’annonce de la date des examens et leur début et par le fait qu’ils ne bénéficieront d’aucune session de rattrapage», déplore le collectif.


Aucune invitation au dialogue !
En ce qui concerne la promesse du dialogue annoncée par le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, le Camra indique qu’aucune invitation ne lui a été adressée.
«Depuis le gel, les médecins résidents n’ont absolument aucune nouvelle ni reçu de contact de la part de la tutelle, malgré les nombreuses demandes d’audiences formulées et réceptionnées par le ministère», déplore la même source.
Elle poursuit : «Il nous est impossible de trouver une explication satisfaisante et logique à cet état de fait, car il nous paraît que la parole d’un ministre devrait normalement faire foi». Pour rappel, le ministre de la Santé ainsi que celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique avaient conditionné la reprise des négociations avec Camra par la reprise des soins et de toutes les activités pédagogiques. Une condition que le bureau national et les assemblées générales du Camra ont fini par accepter. A la fin du mois dernier, tous les médecins résidents du pays ont repris leurs activités sans que les deux tutelles ne prennent le soin d’ouvrir à nouveau les portes du dialogue en vue de trouver des réponses aux points de la plateforme de revendications des médecins résidents qui restent en suspens. Il s’agit essentiellement de la suppression ou d’au moins le réaménagement du service civil. Les pouvoirs publics ont fermement tranché cette question : il est hors de question de supprimer cette disposition imposée à tous les nouveaux médecins spécialistes.
Ils justifient cette fermeté par la nécessité de préserver le secteur de la santé publique et d’assurer une couverture sanitaire sur tout le territoire national. En revanche, les médecins résidents estiment que le maintien du caractère obligatoire du service civil est contraire à la Constitution algérienne, puisqu’il constitue une discrimination à l’égard d’une seule frange de diplômés universitaires. Les médecins spécialistes sont les seuls diplômés du pays qui sont tenus d’accomplir les deux services, national et civil.

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