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mercredi, 08 août 2018 20:11

L’initiative de Makri diversement appréciée dans un camp islamiste en mal de cohérence

Écrit par AZIZ LATRECHE
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Le président du Front pour la justice et le développement (FJD) a, dans une déclaration à Reporters, récusé la classification faisant le partage entre formations islamistes et non-islamistes.

Les propos qu’il nous a tenus rejettent cette catégorisation, dépassée, selon lui. «Il n’y a plus lieu de rester sur une telle classification», a déclaré Abdallah Djabalah. Il ajoute que «la situation actuelle concerne tous les Algériens», faisant allusion aux manœuvres pré-électorales actuelles et le débat suscité par la forte probabilité d’une candidature du chef de l’Etat pour un 5e mandat et les initiatives politiques qu’elle suscite en guise de toile de fond qui caractérise désormais le champ politique national.

Plus de formations islamistes alors ? Certainement pas, en ce qui concerne Abdallah Djabalah et le parti qu’il dirige. Le vétéran de l’islamisme en Algérie continue de cultiver un discours propre à son obédience politique et, si son étoile est moins visible qu’avant, ses références sont restées les mêmes. Ses choix, aussi. Au point de donner peut-être une nouvelle chance au projet défendu par le leader du MSP, Abderrazak Makri, d’aller vers un «consensus national», une dénomination désignant une feuille de route défendant l’idée d’une transition politique impliquant l’institution militaire – même si M. Makri se défend d’avoir cette idée –, en somme, pour faire barrage à une nouvelle candidature du président de la République, comme s’emploient à la défendre intensément depuis une semaine les partis de la majorité.

En déclarant ne pas rejeter la proposition du MSP, le leader du FJD prend une précaution d’aiguilleur à ne pas placer son soutien sous le signe de la proximité idéologique.

«Il n’y a pas de différence à établir entre islamistes et non-islamistes, la situation actuelle et ses conséquences possibles concernent tous les Algériens », a expliqué M. Djaballah. «Nous sommes avec cette idée de consensus national défendu par le MSP, car la situation actuelle est très dangereuse et les indicateurs disent que l’avenir va être difficile», a-t-il ajouté.

Partis avant tout, islamistes après

«L’initiative du MSP a été prise par souci de responsabilité et mérite d’être examinée dans une optique de soutien», a-t-il poursuivi. «Sa réussite dépend de la réaction du pouvoir du moment où c’est lui qui détient la décision dans notre pays», a-t-il relancé, après une question sur ses chances d’aboutir dans un contexte politique marqué par une mobilisation des partis se réclamant du président de la République et une forte atomisation des formations de l’opposition, y compris dans le camp islamiste où la proposition du MSP est censée avoir la plus grande audience.

Et pourtant. Au parti d’Ennahda, formation dirigée par Mohamed Douibi, le chargé de l’information Hafidh Baghdali affiche une prudence significative.

«Pour l’‘instant, nous n’avons reçu aucun écrit de la part du MSP sur cette initiative. Récemment, et à l’invitation du parti, nous avons pris part à la commémoration de l’anniversaire de la disparition de Mahfoudh Nahnah.

En dehors de ce que nous avons appris par voie de presse, nous avons eu des discussions à ce propos, mais les choses n’ont pris aucun caractère officiel», a affirmé ce responsable. «Officiellement, nous ne pouvons pas donner un avis sur une question abordée sous le sceau de l’informel ; cela, en dépit des convergences que nous avons avec le MSP sur certains points», a-t-il encore indiqué à «Reporters».

Le seul point sur lequel les deux formations sont «fondamentalement divergentes » est celui de l’implication de l’armée. «M. Makri a laissé entendre l’idée d’une étape transitoire garantie par l’armée pour une sortie de crise, nous, à Ennahda, nous avons toujours insisté sur le fait de laisser l’armée à l’écart du jeu politique quels que soient sa nature et ses enjeux ». «Pour nous, l’Armée a ses missions de veiller à la sécurité ainsi qu’à l’intégrité du pays, de son territoire et de ses frontières.

Il n’est pas souhaitable qu’elle soit interpellée sur des questions qui ne la concernent pas», a expliqué M. Baghdali, en soulignant que si la proposition du MSP leur est communiquée officiellement «son examen passera d’abord par le bureau politique avant d’être soumise au conseil de la choura qui décidera de la position à adopter».

La proximité idéologique jouera-t-elle dans le choix qu’aurait à prendre la direction du parti si elle est formellement sollicitée ?

  1. M. Baghdali répond : «Cela se ne joue pas entre islamistes ou non-islamistes. Cette catégorisation est dépassée et il y a seulement des formations qui agissent en fonction de leurs principes par rapport à des données politiques en vigueur.

Nous avons bien travaillé dans le passé avec le RCD, une formation réputée laïque, au sein de la coordination de la transition démocratique».

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