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vendredi, 10 août 2018 20:17

Mouton de l’Aïd : 5 millions de têtes attendus dans les grandes villes, les points de vente fixés

Écrit par Melina Kouaci
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Le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche a désigné, jeudi dernier, lors d’une réunion avec la Fédération nationale des éleveurs d’ovins, les points de vente des moutons dans les grandes villes, et ce, en prévision de la fête de l’aïd Al Adha, apprend-on du porte-parole de la fédération, Bouzid Salmi.

Il est prévu entre 3,5 à 4 millions de têtes à sacrifier. C’est dans ce sens, que les éleveurs vont conduire 5 millions de têtes vers les grandes villes pour commercialiser les moutons, et faire ainsi barrage aux maquignons et aux spéculateurs qui font flamber les prix, sans qu’ils fournissent des efforts notamment. «Il n’y aura plus de maquignons ou spéculateurs dans les grandes villes cette année. Les points de vente sont définis et sécurisés, il n’y aura plus de spéculation», s’est réjoui M. Salmi.

Alors que les années précédentes, le mouton a été cédé à des prix hors de portée des petites bourses, jusqu’à 56 000 DA, cette année les prix vont commencer à partir de 28 000 DA, mais sans plafonnement. «Les prix varient selon la taille du mouton, mais sans qu’aucune partie n’augmente les prix d’une manière abusive», ajoute notre interlocuteur.

«Nous allons fermer la porte aux spéculateurs, le produit va directement de l’éleveur au consommateur sans passer par un intermédiaire qui ne fera qu’augmenter les prix», dira le porte-parole de la Fédération des éleveurs d’ovins.

Ce dernier prévoit que la stratégie qui consiste à casser les prix, qu’il qualifie d’ailleurs de seul moyen efficient, portera ses fruits. «Les points de vente définis permettront de faire face aux dépassements des spéculateurs, qui sans efforts, revendent des moutons, à des prix exorbitants, sans tenir compte, du pouvoir d’achat des Algériens.» Cette année, des centaines de camions s’apprêtent déjà à se déplacer vers les points de vente arrêtés, avec des centaines de têtes afin de répondre largement à la demande des consommateurs algériens. Les maquignons mettent d’habitude sur le marché agnelles, brebis, créant ainsi un risque de déséquilibre dans le cheptel reproducteur, chose que n’ignorent pas les éleveurs. «Nous n’allons proposer à la vente que des moutons pour préserver le patrimoine animal. D’ailleurs, du cheptel estimé à quelque 30 millions de têtes, nous allons commercialiser 5 millions de bêtes pour le au sacrifice», vu que l’abattage d’agnelles est interdit, précise notre interlocuteur. Tout en exprimant sa satisfaction, le porte-parole de la Fédération des éleveurs d’ovins n’omet pas d’appeler les autorités compétentes «à la correction des anomalies qui entravent le développement d’une filière prisonnière de l’anarchie», vu que 80 % du cheptel se concentrent dans les régions steppiques. Si le ministère de l’Agriculture a répondu positivement aux éleveurs en leur ouvrant des espaces pour la commercialisation des moutons, leur demande consistant à «cesser d’octroyer des licences d’importation pour les importateurs de viande rouge» reste sans réponse, sachant que les cheptels ovin, caprin et bovin sont largement suffisants pour satisfaire les besoins du marché national. Ils souhaitent toutefois, qu’il y ait des mécanismes de régulation au niveau des marchés des bestiaux.

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