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vendredi, 10 août 2018 19:28

Mauvaise gestion du volet professionnalisme du football national : Tous complices !

Écrit par Saïd B.
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A entendre parler le nouveau président de la Ligue de football professionnel (LFP), Abdelkrim Medouar, au sujet de l’instauration du professionnalisme par la Fédération algérienne de football (FAF), il y a six ans, on a l’impression qu’il ne vivait vraiment pas en Algérie !

 

Medouar a déclaré, entre autres, avant-hier que « le début du professionnalisme en Algérie était tordu ». Or, il se trouve qu’au moment où l’ancien président de la FAF,   Mohamed Raouraoua, a été « poussé » à lancer le professionnalisme dans notre pays, M. Medouar était bel est bien responsable au sein de l’ASO Chlef. D’où la question qui brûle les lèvres après ses dernières déclarations : pourquoi s’est-il alors muré dans un mutisme remarquable durant la période de l’ex-président de la FAF ?

 

Plus grave encore, le nouveau président de la LFP n’a vraiment pas hésité, cette fois-ci, à déclarer : « J’affirme que la FIFA n’avait aucune relation avec l’instauration du professionnalisme en Algérie. Certains continuent de croire que si nous n’avions pas adopté le professionnalisme en 2010, nous n’aurions jamais disputé la Ligue des champions d’Afrique ou la Coupe de la Confédération. Ce sont des choses erronées. Les pays voisins prennent part jusqu’à ce jour à ces compétitions avec des clubs amateurs et sans sociétés sportives par actions. » 

Le nouveau président de la Ligue de football professionnel a conclu en ces termes : « En 2007 et 2008, les clubs algériens avaient-ils des sociétés ? Elles avaient seulement des contrats professionnels. Je voudrais préciser une chose, pour prendre part à une compétition internationale, il fallait disposer seulement d’un contrat professionnel. »

 

MÊME ZETCHI N’EST PAS LE SEUL RESPONSABLE

Et là, il faut aussi rappeler qu’en réalité, Medouar n’est pas le seul responsable, qui s’est tu durant la période de lancement du professionnalisme dans notre pays, avant de venir aujourd’hui critiquer les démarches entreprises. Le président de la FAF Kheireddine Zetchi, lui-même, ne rate aucune occasion pour critiquer le professionnalisme lancé du temps où il était président du Paradou !

Sa dernière déclaration, à l’issue du Symposium sur le renouveau du football national, l’année dernière, est bien illustrative de cet état de fait. «Si ça ne tenait qu’à moi, je stopperais ce professionnalisme», avait-il lancé.Et il se trouve que la « condition» qu’il cite est, en elle-même, la réponse à la remise en cause du lancement du professionnalisme par l’ex-président de la FAF. « Si ça ne tenait qu’à moi »… voudrait dire qu’il y a d’autres « responsables » qui ont voulu l’instauration du professionnalisme du football algérien en dépit du fait que sur le terrain, il est très difficile de l’imposer. En d’autres termes, nous sommes tous complices de l’instauration du professionnalisme de la balle ronde dans notre pays. Aujourd’hui, place donc aux changements nécessaires pour la relance de cette « politique» sans soutien « équitable » pour les clubs, pour ne citer que cet exemple parfaitement illustratif. Le nouveau président de la LFP a bien déclaré avant-hier que  «les fonds de l’Etat doivent êtes distribués équitablement entre les clubs algériens». Et au même responsable d’ajouter : «J’appelle toutes les sociétés qui aident à promouvoir le football en Algérie à distribuer l’argent réservé aux clubs algériens de manière équitable. On constitue une force de propositions et parmi nos propositions, ce point est très important.» Là, on rejoint parfaitement M. Medouar…

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