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jeudi, 10 janvier 2019 10:07

Béjaïa / Université : Sit-in du Snapap au campus d’Aboudaou

Écrit par CHAFIK AÏT M’BAREK
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A l’appel de la section du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) de l’université Abderrahmane-Mira, quelques dizaines de travailleurs ont observé, avant-hier matin, un sit-in de protestation dans l’enceinte du campus d’Aboudaou pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’«atteinte au droit syndical», pointant du doigt leur direction rectorale.


Les fonctionnaires protestataires, qui se sont rassemblés devant l’immeuble La Pyramide, jouxtant l’auditorium d’Aboudaou, ont arboré lors de leur action des slogans dénonçant «l’exclusion» de leur section syndicale, tout en exigeant «la reconnaissance du Snapap comme partenaire de l’institution avec comme objectif d’améliorer les conditions sociales et professionnelles des travailleurs».
«Pour le respect du droit syndical», «Non à la répression», «logement pour tous !», «droit aux stages»… sont les principaux mots d’ordre de cette manifestation. A noter que la section provisoire du Snapap de l’université de Béjaïa a rendu publique une déclaration, la veille de ce sit-in, dans laquelle elle dénonce «la campagne systématique menée par l’administration dans le but d’anéantir toute liberté et tout droit à l’exercice syndical».
Pour ce syndicat, l’université Abderrahmane-Mira est devenue, ces dernières années, «le théâtre d’un harcèlement sans précédent de toute activité associative ou collective, qu’elle soit estudiantine ou syndicale, tels que le Cnes ou le Snapap».
Selon les membres du Snapap, la direction rectorale est allée plus loin en recourant à «l’intimidation, la retenue sur les primes de rendement injustifiée et même l’instrumentalisation du conseil de discipline avec des dossiers fallacieux dans l’unique objectif de faire plier les membres et adhérents connus pour leur honnêteté et qui ne rechignent pas pour réclamer les droits des travailleurs à la dignité et au respect».
Selon eux, il n’y a pas que les travailleurs honnêtes et consciencieux à subir quotidiennement cette «politique de la peur», à travers des questionnaires ou des remarques verbales, puisque certains fonctionnaires ont été poussés à la démission, à l’image de cet assistant technique spécialisé, T. N., ancien membre de la section syndicale Snapap.
Pour sa part, la Fédération nationale du secteur de l’Enseignement Supérieur du Snapap a dénoncé, dans un communiqué de soutien aux syndicalistes de Béjaïa, le recteur de l’université Abderrahmane-Mira auquel elle reproche d’avoir «entravé l’installation du bureau de la section provisoire du Snapap». Pour elle, ces pratiques constituent une «atteinte flagrante aux lois de la République, notamment la loi 90-14 relative à l’exercice du droit syndical».
De son côté, le recteur de l’université de Béjaïa, le Pr Boualem Saïdani, avoue ne pas reconnaître la section Snapap, arguant que ce syndicat connaît une crise de légitimité du fait de l’existence de deux ailes qui se disputent sa représentativité.

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