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Reporters - Filtrer les éléments par date : mercredi, 24 septembre 2014

50 jeunes formés au niveau du centre de formation professionnelle et d’apprentissage d’Oued Tlelat, dédié aux spécialités de la sous-traitance avec des ateliers réservés exclusivement à l’industrie automobile, viennent d’être intégrés directement dans l’usine de fabrication automobile Renault Algérie. Ils ont été formés aux différentes activités liées à l’usinage automobile. Le mois de mai dernier, l’atelier de formation en industrie automobile a été inauguré au sein du centre de formation professionnelle d’Oued Tlelat par le ministre de l’Industrie et des Mines. Le coût des travaux de réhabilitation et d’aménagement ont atteint 14,5 millions de dinars et nécessité un délai de 6 mois. Initié par la direction locale de la formation et de l’enseignement professionnels, avec l’appui de Renault Algérie Production, ce centre sera dédié aux salariés qui seront recrutés au niveau de l’usine Renault afin de parachever leur cursus de formation dans l’assemblage des voitures. Le CFPA d’Oued Tlelat est situé à quelques centaines de mètres de l’usine Renault. La sortie de la première voiture Renault Algérie de l’usine d’Oued Tlelat est prévue en novembre 2014, avec le modèle récent de la Symbol. L’usine algérienne de la marque au losange fonctionnera dans une première phase à un rythme de production de 25 000 véhicules/an. La construction de l’usine Renault Algérie matérialise l’accord signé en décembre dernier à Alger à l’occasion de la visite du président français, François Hollande. Cet accord a permis la création de la société Renault Algérie Production (RAP) regroupant trois grands partenaires, avec, côté algérien, la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) et le Fonds national d’investissement (FNI), et la marque au losange, côté français. La société mixte algéro-française est détenue à hauteur de 51% par la partie algérienne via la Société nationale des véhicules industriels (SNVI, 34%) et le Fonds national d’investissement (FNI, 17%), et à 49% par le constructeur français.

Publié dans Région

Les éleveurs ne savent pas ce que sont les assurances et la plupart d’entre eux restent sans couverture en dépit des risques connus et encourus par les acteurs de la filière. C’est du moins la lecture que l’on peut faire des déclarations hier du numéro 1 de la Caisse nationale de mutualité agricole (CNMA). Cherif Benhabyles, qui s’exprimait hier à l’APS, a affirmé, que 163 éleveurs seulement ont fait une déclaration de sinistre après que leurs bétails eurent été touchés par l'épizootie de la fièvre aphteuse. L’assureur a précisé que les éleveurs couverts par une police d’assurance représentent entre 8 et 8,3% de l'ensemble des professionnels de la filière. Et que le montant des indemnisations relatives à ce sinistre s'élève à quelque 21 millions de dinars. « Un très faible taux par rapport aux potentialités existantes dans la branche », a observé fort justement M. Benhabyles qui l’explique par « un problème de confiance entre les professionnels et les assureurs de manière générale ». Par « la faible adhésion du monde agricole et rural à l'assurance », qui serait, selon lui, le résultat d’« un déficit de communication et de sensibilisation de la part des assureurs, mais aussi les tarifs élevés des primes d'assurance », en particulier celles liées à la couverture contre les calamités, selon le P-DG de la CNMA. Pour le responsable, l’offre actuelle en matière de couverture contre les calamités « n'est pas adaptée aux moyens financiers, parfois limités, des agriculteurs ». Une autre source, un vétérinaire, a avancé pour Reporters une autre explication : « Le rapport aux assurances, c’est comme le rapport à la médecine vétérinaire. Les éleveurs qui savent qu’ils sont indemnisés en cas de crise, comme celle que vient de vivre le pays, ne trouvent pas nécessaire - et ils ont quelque part raison - de ne pas souscrire une police d’assurance ». « Pourquoi faire, puisqu’ils savent que le ministère de l’Agriculture et du Développement rural va mettre la main à la poche », indique ce professionnel de Sétif. La solution passerait selon lui par des dispositifs, « non pas d’indemnisation directe, mais d’encouragement des éleveurs à payer une assurance pour se prémunir de tout impact économique induit par une maladie ou un sinistre naturel ». Le patron de la CNMA n’en pense pas moins, mais le dit en termes plus enveloppés et plus diplomatiques. Selon M. Benhabyles, il faut « la mise en place par les pouvoirs publics de dispositifs économiques d'assurance» contre les différents sinistres, à commencer par les cultures stratégiques (pomme de terre, tomate, céréales) et les activités d'élevage. « L'assurance doit aussi être utilisée comme un instrument de gestion des risques et un moyen pour suppléer aux dispositifs étatiques de subvention pour sécuriser le revenu de l'agriculteur et contribuer à assurer la sécurité alimentaire du pays », a-t-il insisté. Il préconise de transformer la CNMA en « un guichet unique dans lequel l'agriculteur pourrait trouver tous les services dont il a besoin (assurances, crédits, sécurité sociale…) ».

Publié dans Economie

S’il se confirme que la mort des poissons dans l’oued Soummam a pour origine une pollution issue d’activités économiques implantées dans la localité de Sidi Aïch, dans la wilaya de Béjaïa, il y aurait là une indication probante de l’insuffisance du travail de contrôle que doivent exercer en permanence les services de l’environnement sur le terrain et précisément dans les lieux propices au développement de l’informel, qui échappe à la réglementation. Selon les informations rapportées dans l’édition d’hier par Reporters, les responsables locaux parlent de catastrophe écologique et si les causes exactes ne seront connues qu’après les résultats des analyses effectuées sur les échantillons d’eau et de poissons prélevés dans l’oued Soummam, on soupçonne l’effet de produits chimiques rejetés par les activités industrielles des alentours. D’après le correspondant de Reporters, le wali a accusé des industriels d’être responsables de cette pollution par le rejet de produits toxiques. Le plus curieux est que la région de Sidi Aïch n’est dotée ni d’une zone industrielle, ni d’une zone d’activités. L’article de Reporters cite des limonaderies, huileries, stations de lavage-graissage, implantées dans la vallée de la Soummam qui utilisent l’eau dans leurs process, mais seraient dépourvues de stations d’épuration des rejets. Les bassins de décantation qui existent dans quelques huileries ne font pas l’objet d’un entretien régulier. En théorie, toutes les activités économiques dans notre pays sont encadrées par un dispositif juridique - loi relative à l’environnement, textes d’applications, normes - et donc une telle pollution ne devrait pas se produire. Mais entre la loi et son application, il y a un fossé qui n’arrive pas être comblé pour des raisons obscures. On en a une démonstration, dans la capitale, à propos des dispositions légales concernant le bruit ; les autorisations d’activités qui génèrent des nuisances sonores et même le tapage nocturne au milieu d’habitations, sont délivrées par des responsables locaux sans égard pour l’impact sur l’environnement et la santé de la population. Le régime des installations classées n’est pas correctement appliqué, et quand il est mis en œuvre, le contrôle ne suit pas. Les directions de wilaya de l’environnement ne semblent pas avoir suffisamment d’autorité pour imposer le respect de la loi sur l’environnement aux responsables locaux, élus et administratifs. Les nuisances urbaines et même industrielles sont souvent perçues comme de simples risques, « mineurs », pourrait-on dire, en comparaison avec les risques majeurs qui ont fait l’objit d’une loi votée, en fin 2005, par l’Assemblée populaire nationale, et qui permet à l’Etat d’édicter les règles générales de la prévention et de la gestion d’une explosion, un incendie ou une propagation de substances toxiques dans l’air, liés aux accidents pouvant survenir sur un site industriel et entraîner des conséquences immédiates graves pour le personnel, les populations avoisinantes, les biens ou l’environnement. Les 600 communes sur les 1541 que compte le pays qui nécessitent des opérations et projets pour la prise en charge des risques majeurs, comme vient de le faire savoir le délégué national aux risques majeurs, auprès du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, Tahar Melzi, cité par l’APS, sont concernées, de toute évidence, par le risque d’inondations, puisque ce constat découle d’une étude nationale effectuée par le ministère des Ressources en eau. Tahar Melzi a, d’ailleurs, fait cette annonce à Béchar réputée en particulier pour le risque d’inondation. Un budget qui se compte en dizaines de milliards de dinars a été alloué dans ces opérations. Faut-il encore une fois se limiter à débourser de l’argent pour financer des équipements ? Les campagnes de prévention comportent un volet information, éducation et sensibilisation qui n’apparait pas dans le plan visant à « se préparer à toutes éventualités », qu’il s’agisse d’inondations ou autres risques majeurs. La loi institue l’enseignement des risques majeurs dans tous les cycles et la formation des personnels spécialisés des institutions qui interviennent dans ce domaine. Est-ce fait ? Le système de maîtrise et de gestion des risques, construit autour de la loi, repose sur deux fondements : la surveillance des installations dangereuses, tant par l’exploitant que par les pouvoirs publics locaux, et le principe de précaution à travers l’étude d’impact sur l’environnement, l’étude de danger, l’autorisation d’exploitation, le plan d’opération interne et le plan particulier d’intervention. Est-ce que cela se fait ?

Publié dans Environnement

Rosberg a été victime à Singapour d’éléments qu’il ne maîtrisait pas, à savoir des ennuis de mécanique que Mercedes devrait régler en urgence si elle ne souhaite pas se planter lors des prochains circuits. Mercedes a encore rencontré des problèmes de fiabilité, à Singapour, sur la voiture de Nico Rosberg. Un écueil qui maintient le suspense, mais commence à énerver Toto Wolff. Mercedes voudrait maintenir le suspense jusqu’à la fin du championnat, elle ne s’y prendrait pas autrement. Grâce à ses deux victoires consécutives, il y a deux semaines à Monza et le week-end dernier à Singapour, Lewis Hamilton a rattrapé et même dépassé Nico Rosberg au championnat : l’Anglais compte désormais 3 points d’avance sur l’Allemand (241 contre 238). Si en Italie, Rosberg ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même après son erreur à la première chicane, à Singapour, il a été victime d’éléments qu’il ne maîtrisait pas. « On dirait que quelque chose a cassé dans la colonne de direction, a expliqué Toto Wolff, le patron de l’écurie. Nous ne savons pas encore ce qui s’est précisément passé. Nous avons renvoyé l’élément à l’usine en Angleterre et nous allons l’analyser avec précision pour comprendre. Tout le système a cassé, seuls les changements de vitesse fonctionnaient, mais il n’avait plus d’énergie hybride. Lors de son arrêt aux stands, nous avons décidé d’arrêter, car la procédure pour qu’il reparte était dangereuse. Je lui ai dit que nous étions désolés de l’avoir laissé tomber. Perdre autant de points, pour lui, c’est très dur, mais dans une équipe, il faut savoir s’excuser quand on s’est planté. » « Nous avons un missile, mais nous connaissons des problèmes de fiabilité, a-t-il ajouté à propos de la W05. Nous avons une équipe dédiée à ce domaine, nous sommes fiers des structures mises en place et cela rend d’autant plus étonnant ce genre de problèmes. Il serait vraiment dommage que le titre se décide à cause de la fiabilité. Nous devons tout faire pour éviter que ça se reproduise. » Si Wolff a apprécié le professionnalisme et le calme de Rosberg dimanche, il a également loué la performance de Lewis Hamilton. Et que les deux hommes se retrouvent si proches l’un de l’autre n’est pas forcément pour lui déplaire : «Pour les fans, c’est la meilleure chose qui pouvait se passer. Ils sont quasiment à égalité de points et ont autant de chances l’un que l’autre de remporter le titre. Notre boulot, c’est de maintenir cet équilibre et de rester aussi neutre que possible. » A cinq courses de la fin de la saison, malgré quelques soubresauts, c’est plutôt le cas.

Publié dans Sports

En dépit des réformes économiques et de l’ouverture du pays à l’économie de marché en 1989, des lois et des pratiques discriminatoires entre le public et le privé subsistent encore. Tel est le constat surprenant établi hier par les participants au débat économique organisé hier à l’hôtel Hilton par le collectif de Care, think tank présidé par Slim Othmani, chef d’entreprise,  et spécialisé depuis quelques années déjà dans les questionnements et les propositions relatives aux moyens de hisser le monde de l’entreprise algérien aux standards en vigueur dans le monde. Pour l’étayer, le collectif Care a invité Larbi Sarrab, commissaire aux comptes, et Hind Benmiloud,  juriste connue des milieux d’affaires dans notre pays, expert judiciaire agréée à la Cour suprême. Au menu, un peu d’histoire d’abord : M. Sarrab a rappelé qu’ «entre 1962 et 1989, l’entreprise privée était exclue de développement, voire de toute la vie économique du pays ». Une exclusion ou un ostracisme, c’est comme on veut, dont le grand marqueur a été la Constitution 1976 qui a instauré le monopole de l’Etat sur l’activité économique ». Et qui s’est poursuivi jusqu’en 1989, qui a annoncé la double ouverture politique et économique du pays : multipartisme et réformes orientées vers le libre marché.  De l’expertise  juridique  ensuite : « Des textes législatifs et des mesures réglementaires instaurent un traitement de faveur au profit de l'entreprise publique économique (EPE) par rapport à l'entreprise privée et la présence d'EPE sur le marché empêche le libre-jeu de la concurrence. « Parmi les textes promulgués pour instaurer l’économie du marché,  il y a la loi relative à la concurrence. Mais celle-ci a été rendue inutile du fait que les entreprises publiques ont été mises en dehors de son champ d’application ». « Cette loi, souligne M. Sarrab,  concerne en premier lieu le secteur public et ses opérations de concentration comme le prévoit, encore une fois, le schéma de réorganisation du secteur public marchand adopté le 28 août par le CPE ». « Aux entreprises privées, il ne leur est concédé que des places pour des parts de marché, mais à des conditions les mettant dans un état de dépendance économique », a-t-il indiqué en préconisant que l’accès aux commandes publiques doit être régi par le « principe de la transparence » et non pas par la réservation d'un quota aux entreprises privées présentées comme la dernière route de la charrette. Une entreprise peut en cacher une autre… L’article 6 de l’ordonnance n° 01-04 du 20 août 2001 relative à l’organisation la gestion et la privatisation des EPE, a-t-il poursuivi, « dispose que les EPE sont régies par un statut spécial lorsque leur activité revêt un caractère stratégique au regard du programme du Gouvernement ». Ainsi, a-t-il expliqué, toutes les entreprises publiques sont considérées  stratégiques et mises hors champ d’application du code de commerce ». Et « le plan d’actions du Gouvernement pour la période 2015-2019, a-t-il continué,  n’a pas échappé à cette règle » pourtant  « contestée » et « contestable », selon lui. Ainsi, le constat de faillite n’est par exemple pas appliqué aux entreprises publiques et « l’Etat procèdera constamment à leur assainissement financier se chiffrant à des milliards de dinars ». « L’entreprise publique ne risque pas la faillite, puisque l’Etat intervient pour lui injecter de l’argent à chaque fois que sa trésorerie souffre de déséquilibre. Par contre, lorsqu’une entité privée souffre de ce problème, on  lui désigne un liquidateur »,  a-t-il regretté avant d’évoquer le problème des contrôles fiscaux qui « touchent seulement les entreprises privées ». « Pourtant, elles sont le moteur de la croissance et de la création d’emploi ». Il  s’est interrogé sur la dérogation qu’on accorde dans certains cas à l’entreprise publique pour ne pas passer par le notaire. « Les actes des EPE sont à établir par la Direction des domaines pour leur éviter le règlement d’honoraires notariés exorbitants », a-t-il souligné avant d’ajouter que dans le domaine bancaire, les établissements privés « ne peuvent avoir dans leur portefeuille clients des entreprises publiques, mais une banque publique peut avoir les deux ». Comme quoi, une banque peut en cacher une autre, qui lui ressemble, mais qui n’a pas accès aux mêmes marchés ni aux mêmes portefeuilles Maître Hind Benmiloud dira de son côté que ces pratiques sont en contradiction avec le discours officiel qui prône le traitement équitable. « Le  Premier ministre avait déclaré qu’il n’y a pas d’entreprise privée ou publique, il y a une entreprise algérienne productrice de richesse et d’emploi ». Cette déclaration de M. Sellal, d’après elle, doit être suivie par des mesures concrètes. « J’ai eu accès à la liste des fraudeurs, on y trouve que les entreprises privées. Aucune trace des entreprises publiques », s’est-elle étonnée. Dans le  même ordre d’idées, Slim Othmani est revenu  sur les entreprises publiques qui ne certifient pas leurs bilans financiers sans qu’elles soient inquiétées par personne. « Si une entreprise privée ne certifie pas son bilan, ses dirigeants seront immédiatement mis en prison, mais en parallèle, il existe des entreprises publiques qui n’ont pas certifié leur bilan plus de 4 ans sans que personne soit sanctionné », a-t-elle déploré. Pour sortir de cette situation discriminatoire, Maître Benmiloud estime inévitable l’existence d’une autorité compétente de régulation de la concurrence commerciale. A ce titre, elle souhaite que les statuts ainsi que le règlement intérieur du Conseil national de la concurrence, dont le lancement d’activité est prévu pour le mois de janvier prochain, soient adaptés aux besoins du marché et à ses exigences. Cette institution commence déjà, selon elle, à être saisie par les opérateurs économiques.

Publié dans théma archives

Le marché de l’art contemporain jouit d’une santé économique et financière insolente sur les grandes places internationales. En une année, entre juillet 2013 et juillet 2014, signale un  journaliste de l’AFP citant Artprice, il a franchi la barre des 2 milliards de dollars, en hausse de près de 40 % par rapport à l’année dernière.

Ce bond extraordinaire, explique Artprice, qui est le numéro 1 mondial des données du marché de l’art, est provoqué par une demande de plus en plus croissante des œuvres d’art et par une « rivalité » entre Chinois et Américains. Selon Artprice, il se vend autant d’œuvres en Chine qu’aux Etats-Unis, Royaume-Uni et  France réunis.  Si New York reste sans conteste la capitale du marché mondial (avec 541  millions d’euros de résultat), Pékin est passé en deuxième position (299  millions d’euros) reléguant Londres à la troisième place. Shanghai, dont les  recettes sont en hausse de 65%, se hisse à la cinquième place, devançant Paris,  désormais talonné par Guangzhou (sud). Au total, pas moins de 47 Chinois figurent au Top 100 des artistes classés  par chiffre d’affaires, contre 19 Américains seulement, et les artistes chinois  représentent plus de 39% des recettes. Six villes chinoises figurent dans les dix places les plus dynamiques pour  la vente d’œuvres contemporaines. Le  chiffre d’affaires du secteur à l’échelle mondiale a progressé de 1 078% et les prix de 70% en une décennie. Symbole de la vitalité du haut de gamme, Balloon Dog, une des créations les plus populaires de l’Américain Jeff Koons,  indique l’AFP,  est devenue le 11 novembre 2013 l’œuvre contemporaine la plus chère du monde à 52 millions de dollars. Le dynamisme du secteur contemporain est particulièrement frappant dans un marché global de l’art - toutes périodes confondues - en hausse de 12% à plus de 10 milliards d’euros de recettes. L’art contemporain représente 15% des recettes mondiales, soit six points supplémentaires en dix ans. « Ce qui est historiquement important, c’est de remarquer que l’art contemporain, de 1970 jusqu’à la fin des années 90, était le maillon faible de la chaîne du marché de l’art », a commenté à l’AFP Thierry Ehrmann, président et fondateur d’Artprice.  Or, cette fois, malgré la grave crise économique et financière, il « a non seulement parfaitement tenu, mais s’est aussi affirmé comme un segment majeur ». « La demande s’est considérablement accrue » (....) et il se vend cinq fois plus d’œuvres aujourd’hui qu’il y a dix ans à des prix comparables », souligne Artprice. « Nous sommes passés des 500 000 grands collectionneurs d’après-guerre à 70 millions d’art consumers, amateurs et collectionneurs », souligne M. Ehrmann.  A eux seuls, trois artistes, tous Américains, Jean-Michel Basquiat (décédé en 1988), Jeff Koons (59 ans) et Christopher Wool (né en 1955), représentent 22% du marché mondial de l’art contemporain et 10 des treize adjudications à 10 millions d’euros.  Seuls trois autres créateurs parviennent à se glisser dans le club très fermé des ventes à plus de 10 millions: le Chinois Zeng Fanzhi, l’Allemand Martin Kippenberger (décédé en 1997) et le Britannique Peter Doig. Les recettes cumulées des trois leaders affichent 460,6 millions de dollars. Il y a dix ans, indique-t-on,  celles des trois premiers atteignaient 35,8 millions d’euros. En dépit des records réalisés par les artistes américains, la Chine a devancé les Etats-Unis avec 40% du marché mondial, soit 811 millions de dollars contre 752 millions pour le rival américain. Au coude à coude l’an dernier, les deux grandes puissances réalisent ensemble 78% des recettes mondiales, contre 15% pour la Grande-Bretagne avec 316 millions de dollars  et seulement 2% pour la France avec 35,9 millions de dollars.

Publié dans Culture

Quelques heures après la diffusion hier d’une vidéo montrant le ressortissant français Hervé Gourdel, entouré de ses ravisseurs, qui lui faisaient lire un message au président Hollande l’appelant à cesser les frappes que la France mène actuellement contre l’Etat islamique en Irak au bout de 24 heures sous peine d’exécuter leur captif, les «Jound al Khilafa fi Ard al Jazayer » (les soldats du califat en terre algérienne), ont renouvelé lundi soir leur serment d’allégeance à l'Etat islamique. « Vous avez des hommes dans le Maghreb islamique, si vous les commandez, ils vous obéiront », a déclaré Abdelmalek Gouri alias Khaled Abu Suleïmane, à l’adresse de leur chef présumé Abou Bakr al-Baghdadi, « calife » autoproclamé et numéro 1 de Daech.

Sur le terrain des opérations, des troupes d'élite de la lutte antiterroriste, secondés par des vols de reconnaissance, qui ratissaient encore le long des maquis englobant les régions de Tizi Ouzou et de Bouira. Les tronçons routiers qui serpentent les hautes montagnes abruptes et boisées ceinturant les deux villes ont été semés de nombreux barrages de gendarmes. Selon des témoignages, dès lundi, à la tombée de la nuit, les militaires ont été aperçus au col de Tizi N'koulal, non loin du mont Lalla Khedidja, qui surplombe plusieurs villages, parmi lesquels celui d’Aït Ouabane, qui a connu une forte présence militaire hier en fin de matinée. Selon des photographes de l’AFP sur place, environ 20 camions transportant des parachutistes se sont immobilisés en bordure de la dense forêt qui enroule le village. Ils ont aussitôt commencé à ratisser un secteur qui s'étend sur près de 10 kilomètres carrés, selon un habitant de la région. C'est d’ailleurs dans ce secteur que 11 soldats avaient trouvé la mort et 5 autres blessés le 19 avril dernier dans une embuscade tendue par un groupe armé près de la commune d’Iboudrarene, dans la wilaya de Tizi Ouzou. A l’heure actuelle, aucune trace des ravisseurs ni de leur captif.

Inflexibilité A mesure que l’ultimatum lancé par les terroristes à la France de cesser toute opération militaire contre l’EI arrive à son terme, le gouvernement français se montre inflexible, rejetant catégoriquement la menace des ravisseurs d'assassiner leur otage s’ils n’obtiennent pas ce qu’ils exigent. La France assure même vouloir continuer de frapper en Irak les terroristes du groupe Etat islamique (EI). « Paris n'aura aucune discussion, aucune négociation avec les ravisseurs d’Hervé Gourdel », a affirmé le Premier français ministre Manuel Valls, en déplacement officiel en Allemagne. Invité de la matinale d'Europe 1 en direct de Berlin hier, il a encore précisé, à propos des frappes menées en Irak par des avions français contre l'EI, que « cet engagement va évidemment se poursuivre ». « Paris ne cédera jamais au chantage », poursuit-il. Au même moment, la justice française a ouvert une enquête « pour enlèvement et  séquestration en lien avec une entreprise terroriste ». Lundi en début de soirée, l'Elysée avait publié un communiqué rendant compte d’un entretien téléphonique entre le président François Hollande et le Premier ministre Abdelmalek Sellal. « La coopération est totale entre la France et l’Algérie à tous les niveaux pour tenter de retrouver et de faire libérer notre compatriote. Nos services sont en contact permanent et les autorités algériennes agissent avec notre plein soutien », est-il écrit. Pour sa part, le ministère français des Affaires étrangères, après visionnage de la vidéo montrant le ressortissant français enlevé à Tizi Ouzou sous la menace de ses ravisseurs, a confirmé l'authenticité du document, dénonçant « les menaces proférées par ce groupe terroriste [qui] témoignent une fois encore de l’extrême cruauté de Daech et de ceux qui s’en réclament ». Plus tard dans la soirée, le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales, dans un communiqué rendu public, précisait que « des individus ont intercepté hier le 21 septembre 2014 à 21h00 à hauteur du village d'Aït Ouabane commune d'Akbil [wilaya de Tizi Ouzou], un véhicule ayant à son bord un groupe d'Algériens accompagnés du ressortissant français Gourdel Hervé Pierre », ajoutant que « le ressortissant français, âgé de 55 ans et guide alpiniste, est invité et hébergé depuis son arrivée à l’aéroport international d'Alger, le 20 septembre 2014, dans un chalet proche du complexe de Tikidjda [Bouira] ». « Les assaillants, après avoir libéré ses compagnons algériens et abandonné le véhicule sur les lieux, ont gardé le ressortissant français et pris la fuite vers une direction inconnue », poursuit-il. Quelques heures avant la confirmation par le Quai d’Orsay du rapt, il avait publié une note dans laquelle il cite le ministre des Affaires étrangères et du Développement international, Laurent Fabius, actuellement à New York où il participe à une session de l’ONU, qui « a demandé à une trentaine d’ambassades de France d’inviter nos compatriotes résidant ou de passage à l’étranger à renforcer leur vigilance face au risque terroriste ». « Nos compatriotes sont invités à prendre systématiquement connaissance des recommandations de sécurité de la rubrique «conseils aux voyageurs». Ces dernières font l’objet d’actualisations très fréquentes [près de 1300 par an], en fonction des analyses faites par nos ambassades et par le centre de crise du Quai d’Orsay. Ces actualisations sont effectuées en temps réel », écrit-il.
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La coalition que les Etats-Unis ont créée pour s’attaquer aux sanctuaires de l’Etat islamique est passée hier à une nouvelle phase de sa guerre contre ce groupe jihadiste. Elle a, pour la première fois, concentré sa force de frappe militaire sur des positions de l’EI en Syrie, ouvrant ainsi un nouveau front après celui d’Irak.

Les frappes aériennes contre les positions du groupe ultraradical en Syrie marquent un tournant : elles indiquent que c’est la première fois que des forces étrangères opèrent dans le pays depuis 2011, début de la guerre civile dans ce pays. Elles confirment aussi les déclarations de Washington et de Paris, les deux puissances clés de la coalition, selon lesquelles elles porteront le feu jusqu'au pays du Cham où Daech occupe depuis 2013 de nombreux territoires aux frontières avec l’Irak et la Turquie. Pour de nombreux pays dont les intérêts au Moyen-Orient sont importants, voire vitaux, le scénario d’une frappe militaire du territoire syrien par la coalition menée par les Occidentaux reste un vif sujet d’inquiétude. Moscou et le Caire par exemple, mais aussi des Etats comme l’Algérie, qui suit le dossier directement et via la Ligue arabe, craignent que la guerre déclarée contre le terrorisme islamiste et djihadiste ne soit étendue et utilisée contre le régime de Bachar al-Assad qui, bien que fortement ébranlé, n’est pas tombé. Il est même en passe de se revendiquer comme l’ultime verrou face à l’Etat islamique, un rôle que les Occidentaux semblent avoir digéré. Damas informé C’est en tout cas ce qui pourrait expliquer le fait important que Damas ait été informée des frappes à l’avance par Washington. Moscou a souligné, pour sa part, que les frappes aériennes contre les bases terroristes de l'Etat islamique sur le territoire syrien ne devaient pas être menées sans l'accord du gouvernement syrien. Le ministère russe des Affaires étrangères a prévenu que « les initiateurs d'actions militaires unilatérales portaient l'entière responsabilité de leurs conséquences », précisant que « les tentatives d'atteindre des buts géopolitiques en violant la souveraineté des gouvernements de la région ne font qu'alimenter les tensions et déstabiliser encore davantage la situation ». Ayant des intérêts et des lectures différentes de la situation en Syrie, Russes et Occidentaux semblent cette fois converger sur le constat que le grand danger, aujourd’hui, c’est Daech qu’il faut neutraliser au risque de voir le Moyen-Orient s’enfoncer dans une nouvelle séquence, plus dévastatrice, de déstabilisation.  Les frappes de la coalition auxquelles ont participé directement ou en « appui » cinq « nations partenaires » moyen-orientales - Jordanie, Bahreïn, Qatar, Arabie saoudite, Emirats arabes unis - ont été menées au moyen d'avions de chasse, de drones, de bombardiers et de 47 missiles Tomahawk tirés depuis des navires américains opérant dans les eaux internationales de la Mer Rouge et du Golfe, selon le Pentagone. Elles surviennent alors que les éléments de Daesh menaient une offensive pour s'emparer de la ville stratégique d'Aïn al-Arab (Kobané en kurde), troisième ville kurde de Syrie, dont le contrôle lui permettrait le contrôle total d'une longue bande de la frontière syro-turque.  Après s'être emparés depuis une semaine de plus de 60 villages aux environs de Kobané, leur progression rapide a été ralentie lundi par les combattants kurdes aidés de leurs frères d'armes venus de Turquie.

Al-Qaïda dans la ligne de mire aussi Les Etats-Unis ont aussi frappé, seuls, un autre groupe extrémiste dans la région syrienne d'Alep (nord), le « groupe Khorassan » formé d'ex-combattants d'Al-Qaïda, selon le Pentagone. Les frappes « visaient à mettre en échec une attaque imminente préparée par ce groupe contre les Etats-Unis et les intérêts occidentaux ». Les membres du « groupe Khorassan » sont affiliés à Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l’Homme, OSDH, en faisant état de 50 combattants d'Al-Nosra tués dans les frappes. L’OSDH a indiqué qu'au moins 30 éléments du réseau terroriste d'Al-Qaïda, en majorité des étrangers, et huit civils, dont une femme et trois enfants, ont été tués dans les frappes qui ont visé l'ouest de la province septentrionale d'Alep, parallèlement à des frappes contre Daech.

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Entre 2011 et le mois d’août 2014, les éléments de la Gendarmerie nationale ont eu à traiter 25 322 cas d’atteinte à l’environnement et à la santé publique. L’information a été révélée hier lors du séminaire organisé par le commandement de ce corps de sécurité. Mettre l’accent sur le rôle de la Gendarmerie nationale dans la préservation de l’environnement est l’objectif du séminaire de deux jours tenu sous le thème « La lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique». Le séminaire a été ouvert hier à l’Ecole de police judiciaire de la Gendarmerie nationale, à Zéralda. Cette rencontre a été organisée conjointement par la Gendarmerie française (l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique). Il est important de souligner que l’Algérie connaît depuis plusieurs décennies des problèmes sérieux liés à la pollution de l’environnement, qui génèrent des bouleversements dramatiques sur le plan climatique en particulier. A l’occasion, l’état-major de la Gendarmerie nationale a rendu public son bilan de lutte contre les atteintes à l’environnement, recensées durant les dernières années et les huit premiers mois de l’année en cours. Entre l’année 2011 et le mois d’août dernier, 7 296 individus ont été interpellés. 541 d’entre eux ont été emprisonnés. Concernant les infractions liées au code des eaux, les unités de la Gendarmerie nationale ont traité, à travers tout le territoire national, 2 822 affaires et procédé à l’arrestation de 4 507 personnes, dont 389 ont été écrouées, au cours de la même période. S’agissant de la protection de l’environnement et du régime forestier, les unités de la Gendarmerie nationale ont constaté 565 infractions et ont procédé à l’arrestation de 775 personnes, dont 77 ont été écrouées. Pour les huit premiers mois de l’année 2014, la Gendarmerie nationale a enregistré 1 180 infractions. 1 417 personnes ont été arrêtées, dont 97 ont été écrouées. L’utilisation des eaux usées pour l’irrigation figure parmi les infractions constatées par la gendarmerie avec 603 affaires et 745 arrestations. 376 infractions liées au défaut de permis de construire et à des délits liés à l’urbanisme ont été enregistrées au cours de la même période. 410 personnes ont été arrêtées dans le cadre de ces affaires. 30 cas de délits de pêche, de capture et de vente d’animaux d’une espèce protégée ont été enregistrés impliquant l’arrestation de 34 personnes. Les gendarmes ont relevé 39 infractions en rapport avec la chasse sans permis. 66 personnes ont été arrêtées dans le cadre de ces affaires. « Les atteintes à l’environnement sont à leur plus haut niveau en raison des développements industriels et technologiques, a déclaré pour sa part le commandant de la Gendarmerie nationale, le général-major Ahmed Boustila dans une allocution, lue à l’ouverture du séminaire sur « la lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique » par le général Benaamane Mohamed Tahar. Selon le général-major, les atteintes à l’environnement « sont à l’origine des changements climatiques et de la dégradation de la biodiversité, une situation qui a contraint les pays à se presser pour signer des conventions et promulguer des lois internes relatives à la protection de l’environnement et de la santé publique », a-t-il dit. Participant à cet événement, M. Jean Baptiste Faivre, conseiller à l’ambassade de France à Alger, a déclaré que le séminaire organisé par le commandement de la Gendarmerie ‘inscrivait dans le cadre de la coopération entre la gendarmerie nationale algérienne et la gendarmerie française représentée par l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique, en vue d’échanger les expériences et de relever les défis communs en matière de protection de l’environnement et de formation des cadres algériens dans ce domaine. La coopération entre les deux pays est « intense», selon M. Faivre « notamment après les visites échangées dernièrement, en prélude à la réunion de la commission mixte de haut niveau algéro-française, prévue le 4 décembre prochain à Paris ». Des cadres des ministères de l’Intérieur, de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire, de la Justice, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique, de la Santé, de la Réforme hospitalière participent à ce séminaire qui se tient, jusqu’à demain, à l’Ecole de Police judiciaire de la Gendarmerie nationale à Zéralda.

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Alger et Le Caire ont convenu d’un projet de coopération dans le domaine de l’audiovisuel et pour encourager l’échange de savoir-faire et d’expérience entre l’agence de presse nationale, APS, et l’agence égyptienne Mena. Les deux parties ont décidé également, à la demande algérienne, de parvenir à des accords dans le domaine des archives. L’Algérie, a-t-on appris à ce sujet, a remis à l’Egypte un « projet de programme exécutif » de coopération entre les Archives nationales et les Archives égyptiennes. Le projet concerne la période 2015-2017 et devrait permettre aux deux institutions de multiplier les rencontres et les colloques scientifiques dans ce domaine important,  une partie importante de l’histoire et de la mémoire algériennes durant la guerre de libération s’étant déroulée au Caire.  Toutes ces décisions ont été prises lundi dernier dans la capitale égyptienne à l’occasion de la tenue des travaux du groupe de travail mixte algéro-égyptien. Ces travaux, indique-t-on, se sont déroulés en prévision de la 7e session de la Haute commission mixte qui sera tenue ultérieurement sous la présidence de M. Abdelmalek Sellal et son homologue égyptien Ibrahim Mahlab.

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