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Reporters - Filtrer les éléments par date : jeudi, 25 septembre 2014

Le guide de montagne français, Hervé Gourdel, retenu en otage par un groupe djihadiste dénommé « Jund al-Khalifa », a été décapité, hier, par ses ravisseurs. L’information a été donnée aux alentours de 16 heures 30 par l’AFP, quelque temps après que le groupe ait « posté » sur des sites djihadistes une vidéo montrant l’exécution de l’otage français. A cette heure-là, ni Alger ni Paris n’avaient confirmé la mort de M. Gourdel, probablement en raison de vérifications et de procédures d’usage, mais vers 17 heures il n’y avait, pour les médias nationaux et étrangers, plus aucun doute sur le supplice que le groupe terroriste a fait subir au ressortissant français enlevé dimanche dans la soirée près de la localité de Tizi-N’Koulal dans le massif du Djurdjura, où il se trouvait pour des randonnées avec des amis algériens. La vidéo de l’horreur que « Jund al-khalifa » a diffusée est intitulée « Message de sang pour le gouvernement français ». Il débute par des images de M. Hollande prises au cours de la conférence de presse durant laquelle il a annoncé les frappes françaises contre l’EI en Irak. Il montre ensuite l’otage français, agenouillé et les mains derrière le dos, entouré de quatre hommes armés et le visage dissimulé. La victime déclare son amour pour sa famille avant que l’un des ravisseurs, après avoir ânonné le discours rituel du combat contre les « croisés » et les « criminels», ne lise un message dans lequel il affirme qu’au terme du délai accordé à la France pour cesser sa « campagne contre l’Etat islamique et sauver » son ressortissant, le groupe a décidé de le tuer. « Pour venger les victimes en Algérie (...) et en soutien au califat », proclamé par l’EI sur les régions qu’il contrôle en Irak et en Syrie. Le film mettait fin à l’ultimatum que les djihadistes avaient lancé lundi soir, ainsi qu’à quarante-huit longues heures de suspense, de peur et surtout d’espoir de retrouver la victime saine et sauve même si des sources sécuritaires algériennes s’étaient dès lundi soir montrées sceptiques sur une issue heureuse du rapt. Cependant, il ouvre la porte grande ouverte à des questions, notamment sur la facilité que ces djihadistes en Algérie et ailleurs ont à utiliser les moyens de communication les plus sophistiqués et à agir rapidement dans une « sémiologie » macabre et commune à leurs « correspondants » au Moyen-Orient. Le supplice de Hervé Gourdel ressemble dans sa mise en scène presque image par image à celle de l’assassinat par des membres de l’Etat islamique des deux journalistes américains enlevés en Syrie James Foley et Steven Sotloff et du travailleur humanitaire britannique David Haines ces dernières semaines. Plus gravement, le message qu’il fait passer relance d’autres interrogations sur la présence de ces groupes terroristes en repli certain par rapport à la menace qu’ils représentaient il y a une vingtaine d’années, mais dont l’impact - on le constate avec la décapitation du guide de haute montagne français – est à tout point de vue catastrophique et désastreux sur le pays et son image à l’étranger. Certes, l’Algérie ne « cédera jamais devant le terrorisme » comme l’a déclaré à la 5e réunion ministérielle du Forum global de lutte contre le terrorisme (GCTF) à New York le ministre délégué aux Affaires africaines et maghrébines, Abdelkader Messahel. Certes, notre pays est inscrit dans une « lutte globale » contre le fléau pour lequel il y a une mobilisation mondiale. Avec le coup qu’il vient de lui être porté après l’exécution barbare du guide de haute montagne français, elle assiste à une « transition sanglante » et le basculement officiel d’une partie du terrorisme islamiste algérien vers le djihadisme radical de Daech et la perspective d’une plus grande complication du terrain sécuritaire. Ce qui ne lui enlèvera pas de sitôt la réputation d’être un lieu dangereux pour les Algériens et les étrangers et où la bête, même agonisante, peut à nouveau surgir quand aux frontières guette la menace d’une déstabilisation régionale. Rappelons que l’Algérie avait déployé ces deux derniers jours quelque 1500 soldats en Kabylie (nord-est) pour tenter de retrouver Hervé Gourdel. Réagissant depuis New York, le président français François Hollande a condamné hier le « lâche » et « odieux » assassinat d’un otage français en Algérie par un groupe islamiste affilié au groupe Etat islamiste, soulignant qu’elle renforçait sa « détermination » à lutter contre cette organisation. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) s’est dit pour sa part « horrifié » après l’annonce de la décapitation, dénonçant un « crime barbare ».

Publié dans théma archives

C’est là une belle consécration pour ce jeune athlète qui est à sa dernière année dans l’équipe juniors. Un sacre qui forcément l’encouragera à faire encore mieux. La Fédération algérienne d’haltérophilie (FAH) a informé que suite au contrôle positif de l’Ukrainien Leonid Kubyshkovskyi après le Mondial juniors de Kazan, en Russie, qui s’est tenu en juin dernier, l’athlète algérien Walid Bidani a récupéré la médaille d’argent et le titre de vice-champion du monde du « mouvement-arraché ». A Kazan, Bidani (105 kg) avait pris la médaille de bronze au mouvement arraché, avec la charge de 170 kg, et une 4e place avec un total de 370 kg. L’haltérophile ukrainien Leonid Kubyshkovskyi, auteur d’une charge de 173 kg, avait été par la suite contrôlé positif au clomiphene, substance dopante et interdite. La sanction infligée à l’athlète sera d’une durée de deux ans au minimum. « Déjà au départ, la médaille de bronze de Bidani constituait une performance exceptionnelle pour l’athlète et historique pour l’haltérophilie algérienne. Maintenant, on ne peut que se réjouir de cette nouvelle consécration. Cela nous rend comblés et plus que satisfaits, surtout que l’athlète était à sa dernière année en juniors », s’est félicité le président de la fédération, Aziz Brahimi, ajoutant que ce résultat est aussi le fruit du travail et du sérieux de l’athlète et son staff qui avaient misé beaucoup sur le Mondial de Kazan. En plus de ce titre de vice-champion du monde, Walid Bidani récupère également la médaille de bronze au total des deux mouvements, grâce à son total (370 kg). «Après la médaille de bronze mondiale de son coéquipier, le junior Hosseyn Fardjallah, en 2013 au Mondial du Pérou, Walid Bidani devient le premier haltérophile algérien à avoir réussi deux podiums lors d’un seul Mondial. C’est grandiose pour cette discipline où il n’est pas évident de revenir avec des consécrations », a tenu à expliquer M. Brahimi. Le titre mondial de l’arraché de la catégorie des 105 kg est revenu au Belarus Kurouski Rychard (177 kg), qui a aussi remporté l’or du total avec 378 kg et le bronze de l’épaulé jeté (201 kg). La médaille de bronze de l’arraché et de l’épaulé jeté est revenue au Russe Georgi Kuptsov avec respectivement 168 kg et 200 kg (et un poids de corps inférieur 94,50 kg). L’or de l’épaulé jeté a été remporté par le Polonais Samoraj Pawel (208 kg), qui avait ajouté une argent au total (373 kg). Au Mondial de Kazan, l’Algérie avait participé avec deux autres athlètes : le cadet Aymen Touairi (94 kg), qui avait terminé second en cadets (sans consécration, puisque c’est le Mondial des juniors) et 11e en juniors, et Nafaa Sariak, auteur d’une 16e place dans la catégorie des 69 kg.

Publié dans Sports

Manifestement, la France recule et l’Algérie avance sur le dossier Libyen. Lundi dernier à New York, une réunion restreinte sur la Libye s’est tenue, à l’initiative du département d’Etat américain, en marge de la 69e assemblée générale de l’ONU.

Outre le pays organisateur, les ministres de 13 pays ainsi que des représentants de l’Union européenne et des Nations unies ont pris part à cette réunion. Il s’agit des Etats-Unis, l’Algérie, la Libye, l’Egypte, le Qatar, la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Arabie Saoudite, l’Espagne, la Tunisie, la Turquie, les Emirats arabes unis et le Royaume-Uni. Le débat a porté essentiellement sur la situation prévalant en Libye et les moyens à mettre en œuvre pour rechercher une solution à la crise. Dans son intervention, M. Lamamra a rappelé la position de l’Algérie consistant à rejeter toute intervention étrangère en Libye, et à favoriser un dialogue inclusif devant déboucher sur une solution politique permettant le retour à la stabilité et à la paix dans le pays. Il a, par ailleurs, renouvelé la disponibilité de l’Algérie à accueillir les protagonistes politiques libyens à s’asseoir autour de la table de dialogue, indiquant, dans ce sens, qu’«un dialogue devrait être lancé en octobre prochain en Algérie». Pour leur part, les participants ont loué le rôle des pays voisins de la Libye et ont particulièrement salué les efforts consentis par l’Algérie dans ce cadre. Dans un communiqué sanctionnant les travaux de cette réunion restreinte, les participants ont salué plus particulièrement l’initiative algérienne «d’inviter, dans les meilleurs délais possibles, les leaders libyens et les représentants des différentes forces politiques à participer à un dialogue devant aboutir à une réconciliation nationale dans ce pays». Tout en reconnaissant qu’il n’y avait pas de solution militaire à la crise libyenne, les participants ont exprimé leur rejet «de toute interférence extérieure». Ils ont condamné, par ailleurs, la violence extrémiste «qui entrave le processus démocratique en Libye et le développement du pays». Les participants à cette réunion restreinte ont tenu à exprimer leur soutien aux efforts de l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies, l’Espagnol Bernardino Léon, en vue d’aboutir à une solution politique à la crise libyenne. Pour rappel, le groupe des pays voisins de la Libye a été mis en place à Alger en marge de la XVIIe conférence ministérielle des pays non-alignés à l’initiative de l’Algérie. La première réunion, présidée par l’Algérie et qui s’était tenue à Alger, avait regroupé les ministres des Affaires étrangères de Libye, de la Tunisie, du Soudan, de l’Egypte, du Tchad et du Niger. Elle avait permis de jeter les jalons d’un travail collectif des voisins de la Libye en vue d’une solution politique à la crise Libyenne dans le cadre d’un dialogue inclusif entre toutes les forces patriotiques libyennes pour une réconciliation nationale. Forts du soutien de la communauté internationale, les efforts des pays voisins de la Libye ont été confortés par la mise en place de deux comités. Le premier chargé des questions de sécurité présidé par l’Algérie et le second chargé des questions politiques, chapeauté par l’Egypte. Le Maroc et la Mauritanie, membres de l’UMA, n’ont pas pris part à cette réunion restreinte, mais une autre rencontre a regroupé les partenaires maghrébins lundi dernier où la question libyenne a été abordée. Lamamra a mis en exergue «le message fort de solidarité avec la Libye qui réside dans le fait que la réunion s’est déroulée dans le siège de la mission permanente de la Libye auprès des Nations unies, ce qui a pour symbole la continuité de l’Etat libyen face aux épreuves». Les ministres des affaires étrangères maghrébins ont, à cette occasion, réaffirmé «leur volonté d’œuvrer à l’intégration maghrébine sur la base d’une méthodologie destinée à impulser davantage de cohérence et d’efficacité au processus d’intégration à la faveur d’une évaluation des vingt-cinq années d’existence de l’UMA depuis le sommet de Zéralda (est d’Alger)». Les ministres ont considéré que la situation en Libye était «le sujet de préoccupation majeure» pour les pays du Maghreb, saluant à cet égard l’initiative de l’Algérie qui a lancé le processus des pays voisins de la Libye comme une contribution aux efforts de stabilisation et de dialogue national. Pour sa part, le ministre libyen des Affaires étrangères a salué l’action de l’Algérie tendant au lancement effectif d’un dialogue inter-libyen inclusif en vue de la réconciliation nationale. Ont assisté à cette réunion les ministres des Affaires étrangères tunisien, Mongi Hamed, mauritanien, Ahmed Ould Teguedi, et le chef de la diplomatie libyenne, alors que le Maroc était représenté par la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Mbarka Bouaida. Veillant également à ce que l’Union africaine joue son rôle dans le règlement des crises dans le continent, Ramtane Lamamra, s’est entretenu mardi dernier à New York avec la présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini-Zuma. Le ministre a donné à Mme Zouma un aperçu sur la médiation algérienne au Mali et sur l’initiative algérienne de dialogue et de réconciliation interlibyenne. Rappelons que la mission onusienne en Libye, UNSMIL, a proposé la tenue fin septembre d’une « réunion de dialogue » pour mettre fin à l’anarchie institutionnelle dans ce pays.

Publié dans Monde

Une analyse officielle établie par le cabinet de recherche économique et de conseil, Oxford Business Group (OBG), met en relief le fait que la mauvaise récolte devrait alourdir fortement la facture des importations, déjà chiffrée à quelque quatre milliards d’euros par an, la consommation locale étant importante, avoisinant les huit millions de tonnes de céréales chaque année. L’Algérie est ainsi devenue l’un des principaux importateurs de blé au monde et le premier importateur par habitant. Le pays tend généralement à enregistrer des rendements limités dans la filière céréalière. La productivité s’élevait à 1,7 tonne par hectare en 2012, d’après les données de la Banque mondiale, contre environ 7 tonnes par hectare en moyenne dans les pays développés. La production est passée d’une moyenne annuelle de quelque 2,7 millions de tonnes ces 20 dernières années à environ 5 millions de tonnes au cours de la période 2007-2012. Et, d’après des chiffres provisionnels publiés fin juillet dernier, la production de céréales de la saison 2013/14 a chuté de plus d’un tiers, pour s’établir à environ 3 millions de tonnes, son niveau le plus bas depuis cinq ans. La chaleur et la sécheresse précoces, qui ont débuté au mois d’avril, ont eu un impact particulièrement important dans les régions de l’Est, qui contribuent très largement à la production nationale, et où 12 hectares de cultures céréalières ont été détruits par plus de 20 incendies dans la seule région de Sétif. La baisse de la production a mis en exergue la variabilité de la production céréalière du pays, le secteur étant fortement dépendant des précipitations. Développer les techniques d’irrigation Seulement « trois pour cent » de la production locale est cultivée à l’aide de techniques d’irrigation, rapporte le cabinet britannique. L’irrigation est l’une des priorités de l’Etat. Le gouvernement prévoit d’ailleurs de porter à un million d’hectares la superficie irriguée à l’horizon 2019, et espère ainsi faire grimper les rendements dans la filière. L’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) a souligné avoir distribué quelque 900 systèmes d’irrigation aux cultivateurs locaux en 2014, et ainsi augmenté la superficie des cultures céréalières irriguées à 600 000 hectares en avril dernier. Le gouvernement a mis en œuvre un vaste programme de construction de barrages. L’Algérie était dotée de 44 barrages en 1999, pour une capacité de stockage combinée de 3,7 milliards de mètres cubes. Elle en comptait 68 en 2010, pour une capacité de 7 milliards de mètres cubes.Il a misé sur la construction de 18 nou veaux barrages entre 2010 et 2014, puis de 30 barrages supplémentaires dotés d’une capacité combinée de 1,5 milliard de mètres cubes entre 2015 et 2019. OBG rappelle qu’en juillet dernier, les autorités ont prévu de mettre un terme à la production électrique de deux grands barrages hydroélectriques et d’utiliser ces barrages pour l’irrigation et l’approvisionnement en eau potable. Ces mesures devraient, selon lui, permettre « d’augmenter » la quantité d’eau destinée à l’irrigation et ainsi « d’améliorer » la productivité agricole et de contribuer à « stabiliser» la production. D’autres mesures, visant notamment à renforcer la mécanisation et limiter la fragmentation du secteur en regroupant les petites exploitations pour créer de grandes exploitations, pourraient contribuer à améliorer les rendements. Ceux-ci pourraient être multipliés par 2,5 ces dix prochaines années, d’après Laid Benamor, président du Comité interprofessionnel des céréales (CIC), cité dans cette analyse. Outre le déploiement des techniques d’irrigation, le gouvernement prévoit également de prendre un certain nombre de mesures afin de moderniser le secteur et renforcer la production agricole. Moderniser le secteur coûte que coûte Fin juillet, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Abdelouahab Nouri, a indiqué que le gouvernement dont il fait partie avait l’intention d’adopter plusieurs nouvelles lois et réglementations applicables au secteur au cours de la législature à venir, et notamment de finaliser des plans visant à mettre en location les terres agricoles appartenant à l’Etat. Par ailleurs, un certain nombre d’initiatives transfrontalières ont été prises avec les instances gouvernementales européennes afin d’améliorer la productivité agricole. En juillet, l’ambassadeur d’Autriche en Algérie, Aloisia Wörgetter, a déclaré que les deux pays avaient entamé des discussions concernant un projet d’investissement agricole commun ayant trait à l’élevage dans la wilaya de Khenchela, dans la lignée de plusieurs accords de coopération agricole existants. Ces dernières années, plusieurs projets bilatéraux ont été également conclus avec la France, afin que l’agriculture puisse bénéficier des techniques de modernisation employées dans ce pays. Un projet pilote a été lancé début 2013 entre l’Algérie et la Normandie dans le but d’améliorer les techniques d’élevage du cheptel laitier, une filière « souffrante ». En effet, depuis fin juillet, la filière bovine est frappée de plein fouet par une épidémie de fièvre aphteuse, qui a débuté à Sétif avant de se propager dans plus de 20 wilayas. Le nombre d’animaux touchés est toutefois resté minime, en partie grâce à une campagne de vaccination intensive menée suite à l’apparition d'un foyer de fièvre aphteuse en Tunisie voisine au mois de mai denier.

Publié dans Economie

L’histoire que nous allons vous raconter, à travers ces minces lignes, retrace le sacrifice de 25 jeunes algériens qui avaient vécu entre 1934 et 1957 dans la région de Hassine, dans la wilaya de Mascara. Par Rahou Abdelkhalek L’histoire de ces jeunes Algériens à la fleur de l’âge peut ressembler à toutes les autres histoires retraçant le sacrifice de nos valeureux chouhada, tombés au champ d’honneur pour défendre une Algérie libre et indépendante. Seulement, l’exemple de ces jeunes est assez frappant de bravoure et de bon sens, forçant le respect des générations futures. Contrairement aux histoires relatées, ces 25 jeunes étaient tous issus de familles aisées, qui disposaient de rentes conséquentes provenant de commerces et autre agriculture. Ils s’habillaient mieux que les Européens, certains avaient même des voitures de luxe, que la plupart des Français ne pouvaient acquérir. Ils étaient jalousés par les colons et leurs enfants. Ces jeunes avaient donc tout à perdre. Un statut social, une vie à croquer à pleines dents et des perspectives reluisantes en matière d’affaires. Mais qu’est-ce qui a provoqué ce déclic ? Ce bref récit, qui témoigne de notre devoir de mémoire, pourra peut-être nous éclairer sur le martyre de ces braves jeunes Algériens qui ont marqué l’histoire de la révolution nationale par leur sang indélébile.

Fierté et respect A quelque temps des festivités officielles pour la célébration du 60e anniversaire du déclenchement de la révolution de Novembre, les souvenirs et les réminiscences envahissent les esprits des familles, proches et amis des 25 enfants de Hassine. Témoins oculaires des atrocités et de la barbarie coloniale française, la population de Hassine évoque avec fierté et respect, dans le silence du village natal de ces chouhada, les souvenirs de ses 25 enfants, tombés au champ d’honneur pour l’Algérie, et qui avaient fait trembler, pendant des mois, l’armée française par leurs hauts faits d’armes. Alors que les préparatifs officiels pour la commémoration du 60e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale vont bon train, Hassine, un village à mi-chemin entre les communes de Mascara et de Sig, implanté dans le creux des monts Fergoug, revit les moments charniers d’une histoire insolite et douloureuse, qui a eu pour théâtre la région de djebel Fergoug.

"Pendant des mois, les opérations qu’ils avaient commanditées et menées avec soin ont mis dans l’embarras les généraux et officiers de l’armée française."

L’histoire n’avait jamais été portée dans les récits de la Révolution nationale, ni divulguée au grand jour par les historiens de la région, à travers les nombreux ouvrages édités au sujet de la révolution. Les habitants de ce village édifié en 1855 et qui portait le nom du maréchal français Dublineau, n’oublieront jamais la terrible histoire du sacrifice de 25 jeunes Algériens tombés au champ d’honneur à la fleur de l’âge. 25 jeunes que d’aucuns n’ont jamais évoqué, ni raconté l’exemple et la bravoure pour une jeunesse en mal de repères et de symboles. Les habitants de Hassine ont accueilli favorablement l’idée d’un témoignage à ce sujet. C’est donc volontiers qu’ils ont accepté de nous livrer leurs souvenirs, pour honorer le martyre de ces jeunes moudjahidine qui avaient donné du fil à retordre à l’armée coloniale. L’histoire commença quand le chef de cette section, le jeune Boumaâza Mohamed, dit Si Meftah, avait décidé de rejoindre la révolution. « Il était soucieux durant toute cette période qui avait précédé son ralliement à la révolution. C’est comme s’il s’était donné le temps nécessaire de bien mûrir sa réflexion », nous confie sa tante paternelle, résidente dans la commune de Mohammadia, ex-Perrégaux, où il tenait un commerce de tissu et autres appareils de radio, tourne-disques, etc.

La hogra, le grand déclic Issu d’une famille moyenne, Si Meftah avait le sens des affaires. Il avait réussi à monter une affaire à Mohammadia et une autre à Hassine, ex-Dublineau, où il va s’occuper de vente de tissu de qualité et de postes transistors. « A l’époque, il avait une belle Traction 15. Il était envié des Européens qui voyaient en lui l’exemple parfait de la réussite », notera son cousin Belebna, qui habite toujours à Mohammadia. Le frère du chahid, Naguib Boumaâza, un ancien de la guerre du Sinaï, a mené quelques batailles au sein des différentes structures pour rendre à son défunt frère l’honneur qui lui sied et honorer sa mémoire. « C’est un devoir que de relater les faits des chouhada et d’honorer leur mémoire. C’est le moins que l’on puisse faire », confiera-t-il. La hogra a été le grand déclic qui avait façonné son opinion sur le colonialisme et sa sauvagerie. Si Meftah, qui voyageait beaucoup, notamment à l’Ouest du pays, était constamment interpelé par ces scènes de fouilles, d’arrestations arbitraires musclées, de femmes violentées, des scènes de désespoir… « Il avait beaucoup de remords au fond de lui. Il refusait ces faits-là. Sa conscience était vivace et très forte », témoigne sa tante, qui ne manque de nous révéler certains côtés juvéniles et très humanistes de son petit neveu. « Il aimait venir manger chez moi… Quand il avait quelque chose qui le torturait, il ne tenait pas sur place… Je l’aimais beaucoup. C’était aussi mon enfant… », s’exclamera-t-elle, les larmes au fond des yeux. Constatant l’amplification de ce sentiment d’injustice dans son village natal, ainsi qu’à Perrégaux, où il passait le plus clair de son temps, il décidera de rejoindre la révolution, dans le secret total. Contacté par les moudjahidine, il se verra assigner une première opération de fida. « Il devait abattre un harki très connu par la population et la révolution.

"Toute la journée, l’aviation ne cessait de bombarder Fergoug. Et nous entendions impuissants les bruits intenses des canons de l’artillerie française. Tout le village retenait son souffle et priait pour le salut de nos jeunes moudjahidine."

Il était trop fier pour abattre un Algérien comme lui. Peu importe qu’il soit harki ou autre. Il avait refusé et son ralliement a failli capoter, à cause de cela », nous confie son frère Naguib. C’est sa petite fiancée qui lui parlera d’un sinistre parachutiste qui avait causé beaucoup de tort aux citoyens de cette ville et qui terrifiait les populations algériennes à Perrégaux. Il planifiera son opération tout seul. Après un temps où il guettera sa cible et connaîtra ses habitudes, il perpétra son attentat avec minutie. C’est dans une gargote où le militaire français avait l’habitude de se rendre que Si Meftah commettra son opération. Mitrailleuse du militaire français à la main, il prendra la fuite, empruntant un oued fortement boisé et accidenté qui le mènera vers un site forestier très dense, non loin des monts de Fergoug. Patientant dans sa cachette indiquée par les moudjahine, il sera accompagné, le lendemain, vers le maquis, où le QG de la révolution avait été installé. Il sera escorté par une section de moudjahidine qui l’attendait dans le hameau d’Ouled Ammar. Si Meftah, inquiet pour ses amis et compagnons de quartier, finira par les rallier à la cause nationale. Pendant des mois, les opérations qu’ils avaient commanditées et menées avec soin ont mis dans l’embarras les généraux et officiers de l’armée française.

Résistance farouche En 1957, suite à une trahison, ces 25 jeunes tombèrent au champ d’honneur, ensevelis à la suite de bombardements intensifiés par l’aviation française et l’artillerie lourde. « Les militaires français avaient peur d’approcher le djebel Fergoug, tant il est vrai que nos jeunes chouhada avaient opposé une résistance farouche à toutes les tentatives des Français », notera son frère. « Toute la journée, l’aviation ne cessait de bombarder Fergoug. Et nous entendions impuissants les bruits intenses des canons de l’artillerie française. Tout le village retenait son souffle et priait pour le salut de nos jeunes moudjahidine. Nous avions très peur pour eux, nous étions très inquiets », nous confie un voisin de la famille de Si Meftah, qui était encore jeune à l’époque des faits. C’est en fin de journée que la nouvelle du martyre des 25 jeunes du village était tombée tel un couperet. Un seul survivant a échappé miraculeusement à la mort. C’était le 26e jeune. Nos valeureux jeunes chouhada avaient été ensevelis vivants sous les décombres de la caverne où ils s’étaient réfugiés. L’exemple de ces jeunes devra être longtemps médité par l’ensemble des composantes de la société algérienne, et leur mémoire honorée chaque jour que Dieu fait. Allah yerham echouhada.

Publié dans Région

Le séminaire sur «la lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique», organisé par le commandement général de la gendarmerie nationale, en coordination avec la Gendarmerie française, en vue d’échanger les expériences en la matière, tombe à point nommé dans un contexte écologique marqué par les constats négatifs dressés ici et là, en Algérie. Les travaux du séminaire devraient nous permettre de comprendre pourquoi notre pays continue de se débattre face à des problèmes d’environnement classiques, primaires : eaux usées, déchets, pollution de l’air, nuisances sonores, cadre de vie et pourquoi on ne réussit pas encore à donner un coup d’arrêt à la dégradation de la qualité de l’environnement. Le niveau de conscience écologique reste faible, mais le cadre juridique semble parfait. Un des principaux éléments du dispositif de protection contre les nuisances qui accompagnent n’importe quelle activité est l’étude d’impact sur l’environnement. C’est une obligation préalable à l’obtention d’une autorisation administrative. Elle est imposée par le chapitre 4 de la loi du 19 juillet 2003. Mais les spécialistes s’interrogent si cette disposition est respectée et, quand elle l’est, si, dans la pratique, les études d’impact sont réalisées avec le sérieux dû à l’impératif de protéger l’environnement et les riverains contre les nuisances diverses, y compris sonores, comme on l’a déjà mentionné pour les activités sur la voie publique au milieu d’habitations, autorisées par les responsables administratifs locaux. Autre question : une mauvaise étude d’impact est-elle sanctionnée ? C’est toute la question de l’efficacité de la loi sur l’environnement. Il y a une volonté politique de créer les meilleures conditions de l’application de la législation qui touche aux aspects environnementaux. Les départements ministériels ainsi que les responsables des institutions comme les walis, les présidents de cour, les procureurs généraux, les procureurs de la République, les présidents de tribunaux, les commandants de groupement de gendarmerie nationale, les chefs de sûreté de wilaya, les directeurs de l’Exécutif, les élus locaux et les inspecteurs de l’environnement, sont sensibilisés à la question de l’environnement et son impact sur le cadre de vie. Comme instruments : il y a la police de l’environnement qui relève de la Sûreté nationale, les cellules spécialisées dans la protection de l’environnement mises en place par la gendarmerie, tout un corps d’inspecteurs…, mais la loi n’est toujours pas appliquée. Résultat : il n’y a pas encore un changement réel de comportement des pollueurs et des fauteurs de nuisances, à quelque niveau que ce soit. L’illustration en est donnée par le cas de la pollution d’oued Soummam, ces jours-ci. Et tous les jours, peu d’endroits, à l’échelle du territoire national, échappent à ce constat rapporté par les correspondants et l’APS comme le cas de la ville de Ghardaïa : «Le paysage environnemental ne cesse de s’enlaidir et surprend désagréablement la vue et l’odorat des passants ou autres visiteurs par des décharges d’ordures, de gravats et autres détritus, essaimés ici et là dans les rues et ruelles». La réponse à cette situation exige que les autorités locales accordent plus d’attention au cadre de vie des citoyens, que ceux-ci fassent preuve de plus de civisme et qu’il y ait une collaboration étroite entre les habitants, les élus et l’administration. Encore une fois, est-ce trop demander ?

Publié dans Environnement

Le Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC) ne va pas calmer le jeu en cette rentrée sociale, marquée déjà par les menaces brandies par les syndicats autonomes dans plusieurs secteurs. Lors d’une conférence de presse animée, hier au siège de l’association RAJ, l’ex-coordinateur national de ce mouvement, Tahar Bellabès, a critiqué les responsables du pays chargés de la question de l’emploi.

« Ils balancent des chiffres industriels sur la création d’emplois, alors que le chômage continue de faire des ravages dans le milieu des jeunes, notamment dans les wilayas de l’est du pays », a-t-il déclaré. Il a également affirmé que « les promesses données par les pouvoirs publics quant à l’amélioration du fonctionnement des mécanismes de recrutement ne sont que de la poudre aux yeux. Les mêmes personnes et les mêmes pratiques persistent, en dépit des bons discours des responsables de l’Etat, qui osent parler d’un taux de chômage de moins de 10% ». En réaction à cette situation qu’il qualifie d’« anormale », la figure emblématique de ce mouvement, né dans le sillage des émeutes d’avril 2004 à Ouargla, évoque le recours à la rue. « Puisqu’on ne veut pas nous entendre dans le reste des wilayas, nous allons délocaliser notre mouvement vers la capitale », a-t-il révélé. Il explique : « Le bureau national réuni mardi a décidé d’appeler les chômeurs à des actions de protestation à Alger. La date de ces actions sera décidée après concertation avec la base du mouvement. » Par la même occasion, il a déploré l’attitude des pouvoirs publics tant au niveau national que local, qui refusent d’ouvrir les portes du dialogue avec son organisation. « Je ne comprends toujours pas pourquoi on exclut les représentants du mouvement des chômeurs dans l’élaboration des politiques de l’emploi dans notre pays. C’est eux qui connaissent les problèmes de cette frange de la société, c’est eux qui peuvent donner des solutions », a-t-il regretté, avant de s’interroger sur le rôle de la centrale syndicale dans cette affaire. « Au lieu d’associer le CNDDC dans le conseil d’administration de l’Anem, on a fait appel à l’UGTA pour y siéger. J’aimerais savoir ce qu’a fait cette organisation pour les chômeurs ? », s’interroge-t-il. En outre, il fustige le gouvernement d’être derrière la naissance des mouvements de chômeurs parallèles à la CNDDC. Par ailleurs, il a tenu à préciser que le combat mené par le CNDDC depuis sa création en 2004 a abouti à certains acquis indéniables. « Nous avons réussi à placer des dizaines, voire des centaines de chômeurs dans des postes de travail au sein des compagnies pétrolières au Sud. Nous voulons que cet acquis se généralise au reste des wilayas du pays », a-t-il noté. Prenant la parole, le responsable de la CNDDC à Constantine, Abdelahidh Deghar, dira que la situation des demandeurs d’emploi dans sa wilaya ne cesse de s’amplifier. « Le phénomène du chômage à Constantine fait des ravages et les responsables de la wilaya continuent de sous-estimer les conséquences de cette situation », a-t-il fait remarquer. « Nous avons à maintes reprises saisi le wali et son chef de cabinet ainsi que le directeur de l’emploi, mais en vain » a-t-il poursuivi « Nous avons le cas d’un jeune qui travaille d’une manière irrégulière depuis 7 ans dans le cadre de l’emploi de jeunes. Peut-on le considérer comme travailleur ? », s’est-il interrogé. Même constat fait par le représentant du mouvement à Tamanrasset, Abdelali Ghelam. « Nous vivons une situation un peu particulière dans notre wilaya. Tu ne trouves pas à qui exposer ton problème. Les responsables locaux, à leur tête le wali, sont souvent absents », a-t-il dit. Pour lui, des solutions existent, il suffit d’ouvrir les portes du dialogue pour que les problèmes de l’emploi disparaissent. « Il ne nous reste que la rue pour faire entendre notre voix », a-t-il expliqué.

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Le courrier électronique, mais aussi les contacts via les réseaux sociaux semblent avoir totalement éclipsé le courrier postal classique et l’enveloppe timbrée. D’une certaine manière, Internet a ajouté à la tourmente du système traditionnel d’acheminement du courrier, déjà jugé lent par certains, obsolète par d’autres. Si le phénomène n’est ni local, ni national, mais plutôt international, quant au net recul du système traditionnel d’acheminement du courrier postal, chez nous, la lettre postale sous toutes ses formes semble vivre des moments difficiles et dans certains cas frôler l’agonie pour moult raisons. A la direction de wilaya d’Algérie Poste, où l’acheminement du courrier n’est pas la seule activité et préoccupation, aussi bien du personnel que des responsables, car d’autres tâches et non des moindres sont réalisées dans l’unité postale, à savoir les prestations financières, à leur tête le courrier, le chèque, le paiement et l’émission de mandats, le service recouvrement… Cependant, la place du courrier postal reste prépondérante, vu son importance aussi bien morale que matérielle, voire sentimentale. Le secteur est condamné au changement, mais surtout à la modernisation, vu l’impact des nouveaux moyens de communication. « Dans le territoire de la wilaya de Batna, il y a 125 bureaux en service qui offrent une densité postale d’un bureau pour 9530 habitants, sachant que la moyenne nationale est de 1400 habitants/bureau. Il y a des soucis et un manque de couverture dans certaines régions, à l’exemple de la ville de Barika et du chef-lieu de la wilaya de Batna où les populations sont importantes. Le nombre de guichets à travers la wilaya est de 262, soit un guichet pour 4540 habitants, la moyenne nationale est de 4800. Il y a espoir d’ouverture de nouveaux bureaux et de guichets, car la demande et grandissante », nous disent les postiers qui sillonnent la ville de Batna. La masse de courrier à distribuer est invoquée et à plusieurs reprises par notre interlocuteur, qui nous explique d’une manière mathématique que cette même masse de courrier ne cesse de baisser pour les raisons invoquées (utilisation de nouveaux moyens de communication, dont Internet, le téléphone mobile, le télécopieur, les réseaux sociaux). Paradoxalement, les distances à parcourir, l’étendue des circonscriptions pour remettre le courrier postal ne cessent de grandir, et le facteur est le premier à endurer. Il lui arrive des fois de parcourir 4 à 5 km pour remettre une lettre et ne distribuer que 20 lettres postales/jour, ce qui est maigre, voire insignifiant, en comparaison avec la masse de courrier que le facteur distribuait il y a à peine une quinzaine d’années. Et d’ajouter : « Nous avons six livraisons avec six véhicules qui assurent le cheminement du courrier à travers la wilaya, sachant que nous sommes secondés par des privés, au nombre de dix-huit, chargés de la distribution dans les zones éloignées et éparses. Nous effectuons 156 tournées à travers la wilaya, dont 26 à Batna. Il y a 156 facteurs chargés de distribuer le courrier, et c’est l’occasion de vous dire que nos agents rencontrent beaucoup de difficultés dans l’exercice de leur fonction. L’étendue des circonscriptions ne cesse de grandir, vous pouvez le constater vous-mêmes. Dans certains grands quartiers, il n’y a pas de dénomination des rues et ruelles et même des allées, comment voulez-vous que nous agents se retrouvent ? Sachant que nous avons à maintes reprises demandé et préconisé ce travail de baptisation, sans parler de l’absence des boîtes aux lettres et des numéros. » Sans être pour ou contre, des citoyens se plaignent de la lenteur du courrier, particulièrement la remise des factures de téléphones, car il arrive que les lignes soient coupées (résiliées) pour non-paiement, avant même de recevoir cette même facture. Il n’est pas établi que c’est la faute à la poste, nous dit un facteur. Affaire à suivre…

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Comme les réfugiés syriens avant eux, les Maliens optent pour la mendicité pour survivre. Mais si les Syriens ont réussi à s’adapter, à s’intégrer dans la société et même à y travailler, les réfugiés maliens se démarquent par des comportements parfois hostiles, voire agressifs. « Ce sont des nomades qui n'ont pas l'habitude d'être sédentaires et préfèrent de ce fait mendier, alors que la mendicité est prohibée par la loi algérienne », a indiqué hier Saïda Benhabylès, présidente du Croissant-Rouge algérien (CRA), à l’occasion d’une rencontre au forum d’El Moudjahid, ajoutant que tous ceux ayant commis des délits ont été jugés et emprisonnés au même titre que les Algériens. Malgré les tentatives du Croissant-Rouge algérien pour les aider, les prendre en charge dans des centres d’accueil implantés un peu partout sur le territoire national, les Maliens préfèrent tendre la main. « Ils nous demandent de leur donner de l’argent, mais refusent toute autre forme d’assistance », a-t-elle confié. Elle avouera que les Syriens sont « mieux intégrés » au sein de la société algérienne. Tandis que tous les enfants réfugiés syriens sont scolarisés, les Maliens sont exploités comme éléments essentiels pour attirer les bienfaiteurs. « Avec les Syriens, le problème de la langue ne se pose pas. Avec les Maliens, cependant, le problème existe. Nous n’avons pas d’écoles de langues française ou anglaise pour accueillir ces enfants », dit-elle. Elle indiquera cependant que « le problème des Subsahariens est sérieusement pris en charge par l'Etat qui va annoncer des solutions imminentes». Soulignant que l'Etat ne « lésine pas » sur les moyens pour apporter son aide humanitaire aux réfugiés. « Les pouvoirs publics se penchent sérieusement sur cette question. Elle sera totalement prise en charge », assure-t-elle. A une question relative aux « risques sécuritaires et de santé publique » que peuvent présenter les réfugiés affluant de l'Afrique subsaharienne, la présidente du CRA a indiqué que ces réfugiés fuient les centres d'hébergement où ils devraient être installés et pris en charge. Le Croissant-Rouge algérien compte saisir les ONG et les institutions officielles internationales pour le financement de projets au Mali. Le but est d’encourager les réfugiés maliens à rentrer chez eux, en leur assurant une existence digne. Mais d’ici là, les réfugiés, comme instruit par le président de la République, ne seront pas refoulés. « Le Croissant-Rouge algérien est un auxiliaire de l’Etat et non une association de bienfaisance. Notre mission est de concrétiser la politique humanitaire des pouvoirs publics. Nous comptons solliciter le Comité international du Croissant-Rouge pour la mise à niveau de nos cadres afin d’être dignes de la mission que l’Etat nous a confiée », dit-elle. Parmi les directives de la politique humanitaire, apporter assistance à Gaza. Une délégation, dirigée par un cadre du Croissant-Rouge algérien, est en route actuellement pour Le Caire, pour transporter 75 tonnes de médicaments, entre autres. L’ambassade d’Algérie en Egypte et le Croissant-Rouge palestinien sont chargés de transférer les dons vers Gaza. «Les dons sont choisis à la demande des Palestiniens. Ce sont eux qui savent mieux que nous ce dont ils ont besoin. Nous sommes en contact permanent avec le ministère de la Santé palestinien, entre autres », signale-t-elle. Pour ce qui est de l’assistance du Croissant-Rouge pour l’Algérie, Mme Benhabylès fait part d’un projet de conception d’une fiche nationale qui recense les communes et les familles qui vivent dans l’extrême pauvreté. «Je ne suis pas partisane des couffins de ramadan. Je trouve que ce procédé est humiliant pour les familles nécessiteuses. Nous voulons cibler notre assistance et donner aux familles ce dont elles ont vraiment besoin », déclare-t-elle, en faisant part de l’acquisition de trois cliniques mobiles destinées à Djanet, Adrar et Tamanrasset.

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Le directeur général de la Sûreté nationale, le général-major, Abdelghani Hamel, a insisté, mardi à Blida, sur l’impératif d’appliquer la loi de façon juste et rigoureuse afin de lutter contre le phénomène de la violence dans les stades, particulièrement depuis la mort tragique de l’attaquant camerounais de la JS Kabylie, Albert Ebossé. «Dorénavant, toute infraction relevée au niveau d’une enceinte sportive devra être portée à la connaissance de la justice et de la direction générale de la Sûreté nationale, il n’y aura plus de règlement à l’amiable, car le travail de proximité des agents de l’ordre n’a pas été bien compris par certains », a déclaré le général-major Abdelghani Hamel, directeur général de la Sûreté nationale, lors de son intervention d’ouverture à l’occasion du premier séminaire régional sur la violence dans les stades. En effet, depuis l’incident qui a coûté la vie au joueur camerounais de la JSK, Albert Ebossé, différentes mesures ont été prises pour contrer la violence en particulier dans les stades. Lors de cette rencontre, à laquelle ont pris part les ministres de la Jeunesse et des Sports, Abdelkader Khomri et Mohamed Tahmi, le président de la Ligue nationale de football, les autorités de la wilaya de Blida, les présidents des clubs de la région, ainsi que des cadres de la DGSN des onze wilayas du centre du pays, plusieurs mesures ont été annoncées au cours de cette rencontre mise sur pied par la DGSN à l’Ecole d’application de Soumaâ (wilaya de Blida). En ouvrant les travaux, le général-major a tenu à rappeler les différents textes et instructions dont les structures relevant de son département ont été destinataires à propos de l’organisation et de la sécurisation des manifestations sportives. Après avoir indiqué que la DGSN a été la première à dénoncer certains dérapages, il annonça une autre mesure qualifiée d’importante, il s’agit du retrait des agents du service d’ordre des tribunes des stades, tout en soulignant la mise en place prochaine de caméras de surveillance au niveau des différents stades. Ce qui pourra mieux les sécuriser, tout en appelant à appliquer la loi dans toute sa rigueur pour éviter que la violence s’installe plus encore dans nos stades. Au cours de sa rencontre avec la presse, M. Hamel a tenu à annoncer que « certains cadres de la DGSN affectés dans les stades n’ont pas bien compris leur rôle et ont réglé les conflits qui ont surgi à l’intérieur des stades à l’amiable, sans que la justice ou la DGSN n’en soient informées. Donc et à compter de cet instant, tous les conflits, toutes les infractions, tous les problèmes qui surviennent à l’intérieur des stades doivent être portés à la connaissance de la justice et de la direction générale de la Sûreté nationale, il n’y aura donc plus de règlement à l’amiable, chacun devra prendre ses responsabilités et répondre de ses actes en application de la loi». Revenant sur les causes de la violence dans les stades, l’orateur a rappelé que, par le passé, les portes des stades étaient ouvertes dès 9h du matin, mais les spectateurs pouvaient assister aux matches des différentes catégories de jeunes, avant de suivre la rencontre principale. «Or, actuellement, dira-t-il, nous privons le supporter de tout ce qu’il a sur lui, y compris la bouteille d’eau.» Il rappellera qu’en certaines occasions, la DGSN a dû alimenter en eau les supporters, ce qui est inconcevable, affirmera-t-il, par ailleurs. Il soulignera avec force la possibilité de rouvrir les buvettes à l’intérieur des stades. A travers son intervention, le général-major soulignera : « Si depuis 2011 nous nous sommes investis dans la prévention et la sensibilisation, l’année 2014 sera celle de l’application. » Invité par les journalistes lors de la pause-café à préciser la future mission du service d’ordre, le patron de la DGSN a répondu : « Sécuriser l’extérieur des stades et des gradins. L’intérieur sera confié aux stadiers, qui bénéficient actuellement d’une formation. » Avant d’ajouter : « La violence n’est pas une pathologie de notre société, mais un phénomène que nous pouvons éradiquer, si nous prenons les mesures nécessaires et si nous offrons le cadre idéal aux supporters pour assister à un match dans la dignité. » De leur côté, Mohamed Tahmi et Abdelkader Khomri ont saisi cette opportunité pour souligner l’importance de cette rencontre, tout en rappelant notamment le rôle des dirigeants des clubs. L’un comme l’autre ont tenté de cerner le phénomène avant qu’il ne porte atteinte aux différents acquis. Selon le ministre des Sports, des lois sont élaborées afin d’encadrer les stades et tenter d’éradiquer la violence, elles seront bientôt présentées au gouvernement pour approbation. Parmi ces mesures, il confirme la mise en place de caméras de surveillance au niveau de 23 stades. «D’ailleurs, dira-t-il, cinq en sont déjà équipés.» Saisissant cette occasion, il confirmera l’option algérienne d’organiser la Coupe d’Afrique des nations de 2017, qui a été retirée à la Libye. « Le dossier que j’ai lu est bien fait et comprend toutes les informations, y compris celles des infrastructures sportives, routières, sanitaires… » Pour sa part, M. Khomri estimera qu’il y a lieu de voir comment meubler plutôt l’oisiveté à laquelle les jeunes font face. Après une suspension de séance, les participants à cette rencontre ont été répartis sur divers ateliers à huis clos où la DGSN a présenté une communication dont le thème a porté sur « l’approche de la DGSN en matière de gestion sécuritaire des manifestations sportives, les stadiers : organisation et missions ».

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