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Reporters - Filtrer les éléments par date : lundi, 12 janvier 2015

A l’occasion de Yennayer, le Haut Commissariat à l’amazighité (HCA) a tracé un riche programme d’activité, comprenant des conférences, des journées d’étude, des expositions, des pièces de théâtre, des spectacles pour enfants, des projections de films et des soirées artistiques et poétiques. Pour cette année, les activités seront organisées dans les wilayas de Biskra, Ghardaïa, Naâma, Batna, Béjaïa et Oran. A Béjaïa, les activités se dérouleront sur deux sites. A l’Université Abderrahmane-Mira, où il est prévu une journée d’étude sous le thème « Yennayer, un symbole d’une identité retrouvée et un repère historique à valoriser » et la projection du film L’essassen n’tmurt d’Abdelhak Zaâzaâ suivie d’un débat. Au siège de la fondation Asaka, il sera organisé une journée d’étude autour de la tradition de Yennayer et du patrimoine amazigh, un spectacle pour enfants et une sortie au village traditionnel de Djebla. A Oran, les activités sont prévues sur plusieurs sites, à savoir la médiathèque de la ville, le Théâtre régional, le cinéma Saâda et l’Université des sciences et de la technologie. Au programme, figurent des expositions sous le thème «Tazeqqa n’Yennayer », une journée d’étude sur le patrimoine culturel et historique d’Oran et sur Yennayer et l’artisanat, une pièce de théâtre, un spectacle pour enfants, un spectacle artistique, la visite des sites historiques ainsi que la Fête du couscous. A Beni Izguen (wilaya de Ghardaïa), il est programmé une table ronde autour de la tradition de Yennayer dans le Mzab, des expositions d’arts traditionnels, de livres et de plats locaux, la projection d’un film documentaire et une soirée artistique et poétique. A M’Chounèche (wilaya de Batna), le programme de célébration de Yennayer comporte des expositions (arts traditionnels, livres et plats de la région), trois journées d’étude : la première sur l’histoire touristique et culturelle de M’Chounèche, la seconde sous le thème « Les Aurès et le rôle de la richesse écologique dans l’évolution globale et durable » et la troisième autour de « l’amazighité et la citoyenneté au sein de la société algérienne ». En plus de la visite de sites touristiques, des exhibitions sportives et des concours culturels. Il est prévu également la présentation d’une pièce de théâtre, des danses folkloriques, la projection d’un film documentaire, un concert de chants amazighs et un gala artistique. Ces activités sont organisées par le HCA, en collaboration avec le Collectif associatif Asia de la wilaya de Naâma, l’association culturelle Tamazgha Aurès Forum de Batna, la fondation Asaka de Béjaïa, l’Office local du tourisme de M’Chounèche, les associations culturelles du Mzab et l’association Numidia d’Oran. « Le Nouvel an amazigh, Yennayer, est traditionnellement célébré la veille du 12 janvier. Cet événement est fêté par la quasi-majorité des Maghrébins dans la joie, la convivialité et la solidarité. Yennayer, commun à tous les peuples d’Afrique du Nord, donne lieu dans chaque région à des festivités diverses, à des rites et repas familiaux », écrit l’universitaire Hamid Bilek, qui ajoute : « Des différentes hypothèses avancées sur l’origine de Yennayer (non pas en tant que calendrier agraire, mais beaucoup plus par rapport à sa date de naissance), la plus répandue est celle qui remonte l’origine de cette célébration à l’année où un Amazigh accède au trône de la 22e dynastie pharaonique en Egypte. » De son côté, le chercheur Saïd Bouterfa, auteur du livre Yennayer ou le symbolisme de Janus, écrit : « Héritage d’un passé séculaire, Yennayer était tout particulièrement célébré par les paysans, et ce, depuis la plus haute Antiquité, en relation avec les rites agraires très pratiqués dans tout le pourtour méditerranéen.» « Yennayer, qui coïncide avec la fête des semailles et la célébration de la nouvelle année agraire au moment du solstice d’hiver, est incontestablement une pratique rituelle en rapport avec la terre et la régénération de la nature, ne serait-ce qu’au regard du rituel d’accompagnement et de cette symbolique végétale particulière que nous retrouvons au nord comme au sud de la Méditerranée », ajoute l’auteur, qui rappelle la symbolique des rites de Yennayer, rites variant quelque peu d’une région à une autre d’Algérie.

Publié dans Culture

La température moyenne en Chine a atteint 10,1 degrés en 2014, soit 0,5 degré de plus que la moyenne normale, a annoncé vendredi le Bureau météorologique de Chine. L’année 2014, tout comme 1999, est la sixième la plus chaude, selon les données météorologiques nationales relevées depuis 1961. Seuls février, août et décembre ont enregistré des températures inférieures à la normale. En 2014, les températures dans le nord de la Chine étaient supérieures d’un degré à la normale, contre 0,5 degré dans le nord-ouest. Le pays a connu moins d’événements climatiques extrêmes en 2014 par rapport à 2013, mais les précipitations n’ont atteint que 5905 milliards de mètres cubes, soit 58,9 milliards de moins que la moyenne. Par ailleurs, la température moyenne annuelle en 2014 sur la France a dépassé de 1,2 °C la normale, positionnant l’année au premier rang des années les plus chaudes depuis 1900, a-t-on appris lundi d’informations publiées par Météo-France. La quasi-totalité des mois ont présenté des températures nettement supérieures aux normales, à l’exception toutefois des mois de mai et juillet, proches des normales, et du mois d’août, particulièrement frais. Selon les informations de Météo-France, l’année 2014 a été très douce sur l’ensemble des régions en France, sans période de fortes chaleurs mais avec un nombre de jours de gel très inférieur à la normale.  Dans certaines stations, il n’avait jamais gelé aussi peu depuis le début des relevés. Le thermomètre n’est ainsi descendu en dessous de 0 °C que 2 jours à Paris. De plus, selon les mêmes sources, l’année écoulée est également une année record chez les pays voisins de la France, comme la Grande-Bretagne, la Belgique, l’Espagne et l’Allemagne, où la température moyenne annuelle a dépassé la normale de 1,4 °C. Par contre, en Tunisie, l’année a commencé par  une vague d’un froid glacial et des chutes de neige qui ont touché plusieurs régions en Tunisie, notamment les villes du Nord-ouest et les massifs montagneux du Centre-ouest près des frontières avec l’Algérie où la hauteur de la neige a atteint un mètre, entraînant la rupture des services de l’eau, de l’électricité et du gaz et la destruction d’un certain nombre de maisons. Le ministère tunisien de la Défense a annoncé jeudi avoir mis en place des moyens et déployé des efforts pour intervenir dans les régions du Nord-ouest qui subissent présentement une vague d’un froid très glacial. Le ministère de la Défense a aussi indiqué avoir mis à la disposition du ministère de l’Equipement des chars et des camions pour le transport des équipements destinés à évacuer la neige et à ouvrir les routes. (Source : Agences)

Publié dans Environnement

Ils demandent une session extraordinaire et une commission d’enquête sur la gestion de l’assemblée. Dans une correspondance adressée au président de l’Assemblée populaire de la wilaya (APW) de Béjaïa, et dont nous détenons une copie, les chefs des trois groupes politiques représentant le RCD, le FLN et le Forum socialiste pour les libertés et la démocratie (FSLD) demandent la convocation d’une session extraordinaire de l’APW «dans les meilleurs délais».  Ces partis de l’opposition, qui jouissent actuellement de la majorité des membres de l’assemblée, sont allés jusqu’à suggérer au P/APW un ordre du jour à soumettre pour adoption en plénière. Les membres de la coalition demandent, entre autres, la mise sur pied d’une commission d’enquête sur la gestion du chapitre 914 relatif aux subventions des associations et sur l’absence d’un registre des délibérations et l’usage «abusif et illégal» des procurations. Selon les élus de l’opposition, des subventions se chiffrant à des milliards de centimes ont été distribuées à tort et à travers durant les deux exercices passés. « Les différentes répartitions des subventions destinées aux associations ont été caractérisées par une gestion pour le moins opaque, pour ne pas dire douteuse », nous a confié un élu du FLN qui a tenu à préciser que la nouvelle majorité est décidée d’user de tous les moyens légaux pour faire aboutir sa revendication principale, à savoir déclencher une commission d’enquête sur la gestion de certains chapitres sensibles. Notre interlocuteur citera, en outre, le cas des deux élus FFS qui perçoivent des indemnités, alors qu’ils se trouvent à l’étranger depuis plusieurs mois. Par ailleurs, les partis de l’opposition comptent imposer leur démarche collective qui consiste en la désignation de trois nouveaux vice-présidents et à l’adoption des nouveaux bureaux des commissions permanentes, conformément au procès-verbal (PV) dressé par un huissier de justice. Néanmoins, il faut préciser que le P/APW de Béjaïa, Mohamed Bettache, rejette la procédure engagée par l’alliance RCD-FLN-FSLD qu’il qualifie d’ailleurs de « précédent grave et dangereux ». « Depuis quand l’installation des présidents des commissions de l’APW échappe-t-elle aux prérogatives du président de l’APW et se fait sous l’œil d’un huissier de justice ? », s’est-il interrogé dans sa déclaration de dénonciation.  Pour rappel, la majorité de 22 membres dont se vantait l’alliance habituelle FFS-RND n’a pas tardé à voler en éclats, suite à la défection récente d’un membre de l’ancienne majorité détenue par le FFS.

Publié dans Région

La sélection nationale de handball vise le deuxième tour de ce Mondial auquel ils participeront au Qatar pour tenter de faire mieux que les précédents tournois. La sélection algérienne masculine de handball visera une qualification au second tour lors du championnat du monde (Mondial-2015) prévu du 15 janvier au 1er février à Doha (Qatar), mais sa mission sera compliquée dans un groupe C très relevé composé également de la France, de la Suède, de la République tchèque, de l’Islande et de l’Egypte. L’Algérie s’est qualifiée au Mondial-2015 à la faveur de son titre continental arraché face à l’ogre tunisien en janvier 2014 à Alger, mettant ainsi fin à dix-huit longues années de disette. « Pour se qualifier aux 8es de finale, il faut absolument battre l’Egypte lors du premier match, plus un autre adversaire européen. Toutes les équipes ont un niveau mondial et nous n’avons pas de choix à faire ou une équipe à cibler parmi nos adversaires dans le groupe C », a déclaré Zeguili à l’APS. Le coach national a reconduit pratiquement le même effectif qui a été sacré champion d’Afrique et comptera à nouveau sur la forme du portier Abdelmalek Slahdji, le talent de Messaoud Berkous, l’expérience de Mohamed Mokrani et le génie d’Omar Benali. L’Algérie, qui enregistre le record de participation africaine au Mondial (14 fois), entame la compétition le 16 janvier en affrontant l’Egypte dans un match palpitant où chaque équipe voudra gagner pour se faciliter la suite du parcours. « La première rencontre devant les Egyptiens sera, certes, très importante, je peux même dire qu’elle est la clé de notre Mondial, mais il ne faut pas oublier qu’on disputera au Qatar quatre autres matches », prévient le coach des Verts. « Une victoire face à l’Egypte nous aidera beaucoup notamment sur le plan psychologique. Tous nos matches sont importants. Alors, on doit penser au prochain et non pas à celui qui le suit, on jouera match par match », a ajouté le patron technique du Sept national.

Zeguili cache ses plans Les Verts ont entamé leur préparation pour le Mondial qatari début août avec notamment de courts regroupements des joueurs locaux. Un premier stage a été effectué en France, au cours duquel les Verts ont disputé deux matches amicaux contre des clubs de l’Hexagone et une double confrontation face au Japon (défaite 29-28 et nul 30-30). Les camarades du néo-capitaine Messaoud Berkous se sont rendus ensuite en Suisse et ont disputé deux matches amicaux face à des clubs suisses et danois. La sélection algérienne a enchaîné avec le tournoi amical des Quatre nations au Brésil, perdant ses trois rencontres face à l’Argentine (27-15), au Brésil (27-29) et à l’Egypte (27-26). Un autre stage a été au menu des Verts, cette fois-ci en Tunisie, ponctué par une victoire face à Al Djeïch du Qatar (29-28), puis par une surprenante défaite face au même adversaire (34-26). « Le club qatari est composé de plusieurs joueurs internationaux, notamment égyptiens et tunisiens. Cette double confrontation a été très bénéfique pour nous. Chaque entraîneur a sa stratégie, je ne vais pas tout de même divulguer mes plans et ma manière de faire », juge le coach national. Les hommes de Réda Zeguili ont effectué ensuite un autre stage en Slovénie (19-31 décembre), durant lequel ils ont disputé trois matches amicaux soldés par une victoire face à l’Arabie saoudite 27 à 19, un nul devant le même adversaire (24-24), contre une défaite face au pays hôte, la Slovénie (34-21). Le stage de Slovénie n’a pas été sans frais pour l’équipe, avec des blessures du portier Slahdji, ainsi que des joueurs Mokrani et Rahim. Mais Zeguili a finalement poussé un grand ouf de soulagement après le rétablissement de ses cadres. Le remplacement des Emirats arabes unis par l’Islande dans le groupe C a sensiblement diminué les chances des Verts pour dépasser l’écueil du premier tour. Zeguili est conscient de cette nouvelle donne, mais refuse toutefois de céder au pessimisme. « On aurait aimé avoir les Emirats comme adversaire dans le groupe, car nos chances d’atteindre le second tour auraient augmenté. Certains disent qu’après le retrait des Emiratis, nous sommes devenus le Petit Poucet de la poule. Moi je refuse cette idée, car l’Algérie est championne d’Afrique et elle a un standing à défendre », a-t-il insisté. L’Algérie entamera la compétition le 16 janvier en affrontant l’Egypte à la salle Ali-Bin-Hamad-Attiyah, puis enchaînera avec l’Islande deux jours plu tard (18). Pour sa troisième sortie, le 20 janvier, l’Algérie jouera face à la Suède, puis le 22 devant la France. Pour le dernier match de poule, les Verts défieront la République tchèque, le 24 janvier.

Publié dans Sports

Face à la protestation qui se poursuit à In Salah et d’autres villes du sud du pays contre l’exploitation du gaz de schiste, le P-DG de Sonatrach, Saïd Sahnoun, est monté, hier, au créneau pour faire valoir le bien-fondé de cette option prise et appliquée par le gouvernement.

Par Yanis Koceyla et M’hamed Rebah Il a présenté ses arguments dans un entretien accordé à la Chaîne III de la Radio algérienne en affirmant que pas « moins de 70 milliards de dollars sur les 20 années à venir seront investis dans l’exploitation du gaz de schiste », et que cet investissement allait « générer 50 000 emplois ». Ainsi, le premier argument avancé pour justifier l’exploitation de ce gaz non conventionnel est de miser sur le nombre de postes d’emploi que cette industrie sur laquelle le cap est résolument engagé pourrait créer. « Nous avons fait une estimation : sur un projet qui produirait 20 milliards de m3 par an (environ 60 millions de m3 par jour), on créerait 50 000 emplois entre directs et indirects », a-t-il soutenu. Tout en maintenant que le choix d’aller vers l’exploitation des ressources non conventionnelles est inéluctable, Saïd Sahnoun tient à rassurer les populations du Sud qui se sont soulevées dans un seul élan contre le gaz de schiste. « Ce que nous avons fait à In Salah est assez classique : nous avons utilisé une fracturation hydraulique qui a ciblé 12 niveaux, la fracturation fait appel à un certain nombre d’additifs lesquels ne sont pas portés dans le puits s’ils ne sont pas l’objet de tests de contrôle de toxicité au niveau des laboratoires. Ils constituent moins de 1% par rapport à l’eau que nous utilisons. Il n’y a pas 900 000 produits additifs, il n’y a que 5 ou 6 familles de produits. Sur le puits d’In Salah nous en avons utilisé 7 et tout a été contrôlé », a ainsi exposé le premier responsable de Sonatrach, confirmant ainsi que ni sa compagnie ni le gouvernement ne sont près de céder sur ce terrain-là.

Strict respect des mesures et des précautions À la question de savoir si tous les moyens de contrôle ont été mis en œuvre pour éviter que les populations ne soient contaminées, Saïd Sahnoun assure que sa compagnie s’astreint à l’obligation de gestion des rejets de l’eau, une astreinte jugée fondamentale. « Ce n’est pas au moment de l’injection que l’eau pose problème, mais c’est au moment où on l’a fait produire. A ce propos, des bourbiers ont été préparés, lesquels ont été imperméabilisés et des mesures de contrôle ont été faites sur ces eaux rejetées et aujourd’hui le puits est en train de produire du gaz propre et des effluents liquides sont contrôlés », a encore précisé Saïd Sahnoun. S’il se montre aussi rassurant, qu’est-ce qui justifie donc toute cette levée de boucliers autour de la question du gaz de schiste et les craintes des populations du Sud quant aux effets nocifs dont elle peut être porteuse ? En réponse à cette interrogation, le P-DG de Sonatrach se lance dans des conjectures : tout en estimant que les craintes « sont justifiées », il relève que le même risque qui se pose s’agissant de l’exploitation des ressources non conventionnelles se trouve aussi présent pour ce qui est de l’exploitation des ressources conventionnelles. « Le plus important, dit-il, c’est que l’on s’astreigne et fasse en sorte qu’il y ait un strict respect des mesures et des précautions à prendre lorsqu’on s’engage dans ce genre d’opération. Autrement, le risque est le même… »

Evaluer la faisabilité opérationnelle et économique de cette technologie Par rapport aux technologies utilisées dans le gaz de schiste, Saïd Sahnoun ne prend pas de gant en soutenant que Sonatrach « n’a rien inventé » : la fracturation hydraulique contestée par les anti gaz de schiste « existe depuis 1947 et 2,5 millions de puits ont été depuis fracturés », souligne Sahnoun qui ajoute qu’aux Etats-Unis où cette industrie connaît un essor sans précédent, 80% des puits forés sont des puits horizontaux. « On ne peut donc pas demander à Sonatrach de rester en marge de la technologie », se défend Sahnoun. Il ajoute que ses ingénieurs sont en train de réaliser un puits pilote destiné à évaluer la faisabilité opérationnelle et économique de cette technologie (de la fracturation hydraulique). « Nous avons fait des études et nous avons des paramètres qui justifieraient le caractère commercialement exploitable de ces ressources, pour peu que nous arrivions à forer un puits et de le compléter pour 18 millions de dollars, de réaliser en 45 jours et lui assurer un niveau de production de 250 000 m3/jour pendant deux années, l’entreprise est viable », a déclaré le P-DG de Sonatrach qui met l’accent sur le fait que Sonatrach en s’engageant dans cette entreprise du schiste ne fera pas de la rente, mais bien de la marge. Et si cela ne suffisait pas à rassurer, Saïd Sahnoun tente une énième justification : « Nous ne nous engagerons dans cette entreprise (développement des ressources de schiste) que si des paramètres comme la maîtrise sur les coûts sont présents », a-t-il souligné tout en indiquant que «nous avons besoin d’accroître et de renforcer, et également de diversifier la base de réserves de sorte que nous puissions disposer d’une offre en ressources qui soit suffisamment flexible et qui nous permettrait de nous adapter aux exigences d’un environnement en constante évolution».  L’autre argument avancé est lié à la mission de Sonatrach qui est d’assurer, rappelle-t-il, «l’approvisionnement du marché intérieur en priorité sans éroder pour autant la valeur de nos exportations nécessaires au développement national». Il cite la consommation interne en gaz naturel prévue pour 2015 qui s’élève à 35 milliards de mètres cubes. A ce propos, il révèle qu’un pic historique a été atteint le 1er janvier de cette année avec une consommation de 100 millions de mètres cubes en une seule journée. Mais, il  constate qu’il y a nécessité de clarifier et de lever l’ambiguïté autour de cette ressource. Le P-DG de Sonatrach confirme les 20 000 milliards de mètres cubes de réserves récupérables en Algérie et c’est certainement l’argument principal qui pousse l’entreprise à maintenir sa démarche malgré le vent de protestation soulevé par cette opération.

LE PLAN D’INVESTISSEMENTS MAINTENU Dans son intervention, Saïd Sahnoun, a affirmé que, malgré la chute du prix du pétrole, Sonatrach a pris la décision de ne pas modifier son plan d’investissement qui s’élève à 90 millions de dollars entre 2015 et 2018. Le PDG, qui a réfuté la thèse qui fait état de l’épuisement des ressources algériennes en hydrocarbures, a assuré : « Nos réserves ne s’amenuisent pas. Nous avons tout simplement besoin de les renforcer.» «Nous avons un volume de 20 000 milliards de mètres cubes de réserves techniquement récupérables », a-t-il soutenu. « Nous avons décidé de maintenir notre plan d’investissement inchangé en dépit de la baisse des prix de pétrole » qui ont atteint leur plus bas niveau depuis cinq ans, a déclaré récemment Sahnoun à la presse en marge de la 9e édition du sommet nord-africain du pétrole et du gaz qui s’est tenu du 7 au 9 décembre derniers à Alger.

Publié dans théma archives

Les jours se suivent et se ressemblent à In Salah, voire dans plusieurs localités du Sud. Comme attendu, le mouvement de protestation antischiste s’est poursuivi hier, pour la onzième journée consécutive. Les commerces, les écoles et les administrations publiques n’ont pas ouvert leurs portes, faisant ainsi d’In Salah une ville morte. Les animateurs de ce mouvement de colère se sont mis d’accord pour ne pas faire machine arrière, indique une source locale. Cette dernière précise que le rassemblement de « la résistance », comme on l’appelle localement, s’est également poursuivi hier. « Des milliers de personnes se sont rassemblées depuis la matinée devant la siège de la daïra pour renouveler leur engagement antischiste », affirme notre source. « Pas de retour à la vie ordinaire avant l’annonce officielle de l’arrêt du forage pour extraire le gaz de schiste » est le slogan adopté par les manifestants, qui saluent l’élan de solidarité exprimé par les habitants de plusieurs localités du Sud au cours de la semaine écoulée. Par ailleurs, ces mêmes manifestants, selon notre source, s’interrogent sur l’inaction des habitants du nord du pays. « Les protestataires d’In Salah ne comprennent plus pourquoi aucune action de soutien à leur cause n’est organisée pour le moment dans les régions du Nord », a-t-elle indiqué. Ce constat a créé au sein des protestataires un sentiment de solitude et d’isolement. « Les gens se sentent abandonnés et par l’Etat et par les citoyens du Nord », constate notre source. Une action de soutien par les habitants du Nord fera le bonheur des protestataires, fait savoir notre contact. Interrogé sur les actions futures à mener en cas de persistance du gouvernement à continuer le forage, notre source indique que, pour le moment, aucune décision n’a été prise. Toutefois, certains animateurs du mouvement avancent déjà l’idée de déplacer la foule vers les lieux du forage pour forcer Sonatrach à fermer le chantier.

Nouvelle marche à Tamanrasset Comme annoncé dans notre édition de dimanche, plusieurs dizaines de personnes ont sillonné hier les rues de la ville de Tamanrasset pour exprimer leur refus catégorique de toute exploitation du gaz de schiste et apporter leur soutien aux habitants d’In Salah. Initiée par le mouvement Mafrat, la marche s’est terminée par un sit-in au centre-ville, avec une décision de durcir le mouvement de protestation au cours des prochains jours si le gouvernement n’arrête pas le forage à In Salah, a-t-on appris d’un étudiant qui a pris part à cette marche.

Reggane bouge La fièvre anti-gaz de schiste gagne la daïra de Reggane, dans la wilaya d’Adrar. Ils étaient hier une trentaine de personnes à marcher dans les rues de cette petite ville pour dire non à l’exploitation du gaz de schiste. Durant leur parcours, raconte un participant, les manifestants ont hissé des banderoles appelant à la mobilisation populaire contre l’exploitation du gaz de schiste ou portant les inscriptions « Les essais nucléaires français nous suffisent » et « Non à l’extermination du peuple ».

La marche des chômeurs empêchée à Ouargla La marche à laquelle a appelé la structure locale d’Ouargla du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC) n’a pas eu lieu. La cause : les services de sécurité sont intervenus pour empêcher la foule de progresser vers la place de la Mairie (Souk Lahdjar), où une prise de parole était prévue. Les altercations entre les policiers et les membres du CNDDC se sont soldées par l’arrestation de trois jeunes, relâchés en début d’après-midi. Cette action avait pour mot d’ordre « Un poste d’emploi décent pour tous les chômeurs ».

Publié dans Actualite archives

«La route pour fermer Guantanamo est dégagée et bien éclairée», a écrit hier dans le New York Times Cliff Sloan, l’ex-envoyé spécial du Pentagone chargé de la fermeture de la prison située sur la base militaire américaine à Cuba. En 2014, a déclaré son successeur actuel, Paul Lewis, 28 détenus ont été libérés, représentant « la baisse annuelle de la population carcérale la plus importante » de la présidence de Barack Obama depuis 2009.

Dans un entretien à l’AFP, M. Lewis a indiqué qu’il existe actuellement dans la prison de Guantanamo 127 détenus. Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, ils étaient 680, dont des Algériens poursuivis par la justice militaire américaine pour djihadisme et implication dans les attentats du 11 septembre et dans d’autres actions terroristes et anti-américaines. Pour l’administration américaine, la baisse des effectifs des incarcérés de Guantanamo constitue un progrès significatif vers la fermeture du centre décrié par des juristes américains et du monde entier comme un lieu de non-droit. Elle correspond aux promesses du chef de la Maison Blanche de fermer ce lieu de détention d’exception et en violation du droit. Pour des ONG de défense des droits humains, il s’agit d’accélérer le rythme de mise en libération ou de transfert vers des prisons conformes au droit des personnes qui y sont encore retenues. Ce n’est pas assez que de garder encore sous le grillage de Guantanamo 127 détenus sans jugement, affirme ainsi Noor Mir. Cette représentante d’Amnesty International USA demande à l’administration américaine d’« agir vite », car « des dizaines d’hommes continuent de croupir là-bas, sans aucune idée du moment où leur détention prendra fin ». Pour 2015, ils seraient 50 prisonniers à devoir sortir de l’île et trouver un pays d’accueil. Il reste que de nombreux détenus considérés, selon une expression de l’AFP, comme « les pires des pires » peuvent y demeurer encore longtemps.  Parmi eux, 83 Yéménites, recensés et destinés au transfert, mais qui restent bloqués à cause, dit-on, de la situation explosive dans leur pays.

Des cas et une histoire… de dollars « Avec l’installation progressive du groupe terroriste Al Qaida dans la région, le rapatriement des dizaines de Yéménites est impossible pour les autorités américaines », note un commentateur qui rappelle que le Congrès américain refuse catégoriquement « les détenus de Guantanamo sur le sol américain, même pour y être jugés ». Pour ces cas « en attente », les responsables mettent tout en œuvre pour leur trouver des terres d’accueil. Par exemple, la semaine prochaine, cinq Yéménites devraient être transférés dans deux pays non identifiés encore. Depuis le début des opérations d’évacuation de Guantanamo,  21 pays auront accepté d’accueillir des détenus d’une nationalité étrangère. Au département d’Etat comme au Pentagone, indique l’AFP,  les responsables démarchent, une à une, les ambassades et parcourent le monde à la recherche de pays d’accueil. « C’est un effort au cas par cas », ajoute ce haut responsable sous couvert d’anonymat, « nous nous concentrons sur l’Amérique du Sud et continuons à construire des liens au Proche-Orient et en Europe ». « Ces gens n’ont jamais été condamnés de quoi que ce soit, ils ne sont pas criminels donc ils ne seront plus détenus, mais ils doivent être surveillés » et ne peuvent pas quitter le pays d’accueil pendant au moins deux ans, précise Paul Lewis. Autre problème, dix détenus dits de « grande valeur » et considérés comme des figures importantes du djihadisme international. Parmi eux, « Khaled Cheikh Mohammed et ses quatre coaccusés du 11-Septembre », dont le jugement n’a toujours pas débuté. Enfin, il y a le cas de la quarantaine de détenus « non libérables ». Ceux-ci placent les États-Unis face à un dilemme complexe : soit Guantanamo reste ouvert pour eux, et dans ce cas la promesse de M. Obama  ne sera pas tenue, soit le Congrès américain autorise leur transfert dans les prisons à haute sécurité « où le coût est de 75 000 dollars par an et par détenu contre 3 millions à Guantanamo. »

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Hier, dimanche 11 janvier à 15h, la Place de la République, au centre de Paris, a été littéralement assaillie par une marée humaine. L’affluence était telle que de nombreux participants n’ont même pas pu accéder à la Place, bloqués dans les stations de métro. De notre correspondante spéciale à Paris Yasmine SBAIA Près de 2 million de personnes – un chiffre relatif, puisque les services du ministère de l’Intérieur ont affirmé ne pas pouvoir comptabiliser l’ensemble des effectifs présents – se sont rassemblées dans la capitale française dans le cadre de la « Marche républicaine », organisée suite aux attentats terroristes qui ont dernièrement visé le journal satirique Charlie Hebdo et le supermarché casher. Un rassemblement considéré comme «historique », le plus important depuis la libération en 1944. De nombreuses villes de province ont également suivi le mouvement et auraient rassemblé entre 900 000 et 1 million de personnes. Un évènement « historique » aussi par la présence de nombreux chefs d’Etat et de personnalités politiques étrangères venus des quatre coins du monde : Angela Merkel, la chancelière allemande ; David Cameron, le Premier ministre britannique ; Mariano Rajoy, le Premier ministre espagnol ; Mehdi Jomaa, le Premier ministre tunisien, ou encore Ramtane Lamamra pour ne citer qu’eux. Surprenant, presque déroutant, de voir accolés en tête du cortège Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, Ibrahim Boubacar Keïta, le président malien et, non loin, Mahmoud Abbas ainsi que le roi et la reine de Jordanie. Les dirigeants internationaux ont entamé une marche de quelques centaines de mètres durant 20 minutes, puis ont observé un moment de silence avant de se disperser sous les embrassades du président Hollande. Ce dernier s’est alors dirigé vers les personnalités politiques françaises et les familles de victimes, pour ensuite quitter la Place de la République à 16h, sous une salve d’applaudissements. François Hollande s’est posé comme un fédérateur, un rassembleur, ciment d’une nation qui revendique les principes de liberté, d’égalité et de fraternité. Cette position, « fortuite », représente indéniablement une réelle opportunité politique pour un président dont le quinquennat n’a rien d’un long fleuve tranquille. A situation exceptionnelle, dispositif exceptionnel : selon le ministère de l’Intérieur, le parcours de la marche a été encadré par 150 policiers en civil, 20 équipes des BAC parisiennes et tireurs d’élite, 24 unités des forces mobiles et 56 équipes motocyclistes, soit environ 2 200 agents environ. Sur Paris et la région parisienne, ce sont quelque 1350 militaires et 2 000 policiers qui ont été mobilisés. Les toits et les égouts ont été préalablement inspectés. Les hélicoptères survolaient sans interruption le ciel parisien.

« La liberté d’expression ne sera jamais atteinte » Quasiment impossible de se mouvoir dans cette foule massive, saturée, qui brandit ses multiples pancartes « Je suis Charlie », « Je suis juif », « Je suis chrétien », « Je suis musulman », « Je suis flic », « Je suis la République » ou encore « Je suis Ahmed ». Des drapeaux de différentes nationalités flottaient dans la foule. La marche était rythmée par les cris de la foule qui scande « Liberté ! Charlie ! », chante la Marseillaise, applaudit, se tait. On salue à tour de rôle les journalistes, les policiers, les employés de l’hypercasher. Aucune revendication ne se fait entendre, comme cela peut s’entendre généralement dans les manifestations d’ordre syndical, social ou politique. Tous sont là pour incarner les valeurs de solidarité, d’humanité, de démocratie, et surtout, de liberté d’expression, le maître-mot. Beaucoup rappellent que rire de tout, caricaturer tout, savoir se moquer de tout font partie de l’identité de la France. Les « marcheurs » entendent montrer une image unie de la France, soudée dans l’horreur, au-delà des diversités religieuses, culturelles, sociales, et même politiques. Gaëlle, ingénieur, n’aurait raté cet évènement pour rien au monde, malgré ses quelques appréhensions. « Participer à cette marche, c’est important pour moi. Au-delà du soutien apporté aux familles des victimes, elle permet de dénoncer les actes terroristes et de montrer que ces réseaux ne nous font pas peur ! La liberté d’expression ne sera jamais atteinte et jamais ils ne réussiront à diviser les Français, la diversité est notre force. Les assassins ont tué au nom d’une foi qui n’est pas la leur, le terrorisme n’est pas une religion. Nous ne l’acceptons pas, c’est pourquoi nous sommes ici ! » « Terreur », un mot que les Français ne veulent pas entendre. Beaucoup appellent à ne pas céder à la peur qui s’instille dans les esprits, et à vaincre ses appréhensions en venant marcher en famille, bien que le risque zéro n’existe pas. Car, il semble important d’impliquer les futures générations. « Je ne suis pas Charlie » Ce rassemblement massif, impressionnant et relayé dans le monde entier, ne doit cependant pas faire oublier ceux qui, délibérément, ont choisi de ne pas participer à cette marche « historique ». En effet, certains pointent du doigt la récupération politique opérée, à la fois au niveau national, mais aussi international. Lila, étudiante, trouve « dommage que cette manifestation prenne une tournure politique, et notamment la place qu’a pris le débat sur la participation du Front National », qui, rappelons-le, n’a pu manifester dans la capitale. Moustapha, commercial, a décidé de ne pas participer à la manifestation suite à l’annonce de la venue du Premier ministre israélien. « J’ai choisi de ne pas participer, car on voit bien qu’il y a une récupération politique. La présence de Benjamin Netanyahu, qui est quand même responsable de la mort de milliers de Palestiniens cet été, d’enfants, de femmes, de journalistes, me gêne. Il est dans le cortège et il a appelé au rapatriement des juifs de France. On appelait à l’unité nationale, et ce qu’il fait ne fait que diviser les communautés de France, non ? Pourquoi les Juifs de France devraient partir ? » La présence du président ukrainien, Petro Porochenko, pose problème à d’autres, comme le révèlent certains posts sur les réseaux sociaux, qui soulignent que sa participation est contraire à l’esprit de Charlie Hebdo. Certains se disent tout simplement dérangés, peinés ou offusqués de voir toutes les injonctions faites aux musulmans, que l’on appelle à se « désolidariser » publiquement de ces terroristes. « Les musulmans sont pris en otage, il faut arrêter de nourrir cette psychose du méchant musulman », s’insurge Layale. « Je ne me sens pas Charlie, cela ne veut pas dire que je ne condamne pas les attentats. Et on peut aller à la manifestation sans se sentir Charlie, sans s’exprimer au nom de la communauté musulmane. Pourquoi nous demande-t-on de nous positionner ? Je n’ai pas à me distinguer de ces sociopathes ! » Lila, elle, rappelle avoir été « blessée par les caricatures, au plus profond de mon être ». Elle « défend les principes de liberté et de démocratie », mais souligne que l’on ne parle pas beaucoup dans les médias de toutes les exactions commises à l’heure actuelle contre la communauté musulmane, « représentatives de ces amalgames ». « N’oublions pas que les trois policiers morts pour la France représentaient la France ‘’black, blanc, beur’’ ».

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La ministre de l’Education nationale est sur les nerfs après avoir découvert que certains des directeurs locaux de son département lui ont présenté des rapports faussés sur la situation du secteur dans leurs régions respectives. Selon des responsables au sein du ministère de l’Education nationale, la ministre aurait menacé de prononcer des sanctions sévères contre les responsables du secteur lui transmettant des rapports faussés sur leur secteur. Cette décision, ont ajouté nos sources, est due à la découverte de fausses informations dans certains rapports. Selon les mêmes sources, les fausses informations en question concernent la surcharge des classes et la situation des infrastructures de l’éducation nationale. « Lors de ses visites sur le terrain, certaines directions ont même orienté madame la ministre vers les écoles les moins surchargées et ne souffrant d’aucun problème d’infrastructures et l’ont détournée de la situation réelle de certaines écoles », nous ont confié nos sources. En plus de la surcharge des écoles, la ministre a découvert de fausses informations sur la situation des cantines, l’absence de chauffage, ainsi que le faible encadrement de certaines écoles, contrairement à ce qu’ont écrit les directeurs concernés dans leurs rapports. Sans dévoiler les wilayas concernées par ces faux rapports, nos sources expliquent que, depuis quelque temps, la ministre a choisi de sélectionner, elle-même, les écoles à inspecter lors de ses visites dans les différentes wilayas. « C’est ce qui a été fait dernièrement par la ministre lors de la visite qu’elle a effectuée aux écoles d’Aïn Defla et de Chlef », informent nos sources précisant que « comme attendu, elle a pu constater que des établissements du secteur de l’éducation ne sont pas équipés ou même inachevés». La réalité du personnel dans le secteur a été aussi l’objet des critiques de Mme Benghebrit. En effet, elle a sévèrement critiqué les fausses statistiques sur les enseignants exerçant dans certaines écoles. Cette situation a engendré la vacance de milliers de postes d’enseignants qui n’ont pas été communiqués au ministère. En tout cas, la ministre semble déterminée à sanctionner sévèrement les directeurs qui communiquent de fausses informations.

Le DRH mis à l’écart La ministre de l’Education nationale a procédé, hier, à la mise à l’écart du directeur des ressources humaines de son secteur. Abdelhakim Bousahia a été remplacé par Abdelkakim Belabed. Ce haut cadre était auparavant chargé de plusieurs dossiers, dont celui de la lutte contre l’analphabétisme et l’enseignement de base pour adultes. M. Belabed occupait par le passé également le poste de directeur de cabinet auprès du ministère. Le départ de M. Bousahia, explique-t-on, est dû à l’insatisfaction de la ministre à l’égard du dossier qui était le sien et des nombreux problèmes auxquels les fonctionnaires du secteur sont confrontés, notamment en ce qui concerne le recrutement.

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La famille du défunt Mustapha Ourrad, l’Algérien tué lors de l’attaque terroriste perpétrée mercredi dernier contre le journal satirique Charlie Hebdo, suit avec beaucoup d’intérêt l’évolution de cet acte qui a coûté la vie à leur enfant. D’ailleurs, au lendemain de la mort de Mustapha, correcteur à Charlie Hebdo, cinq membres de la famille Ourrad se sont déplacés en France pour assurer le rapatriement de la dépouille de leur enfant en l’Algérie. Contacté par nos soins, le cousin du défunt, Yahia Ourrad, a annoncé officiellement que la dépouille de Mustapha ne sera pas rapatriée en Algérie. Elle sera inhumée en France. « Nous n’avons pas pu convaincre son épouse et ses enfants de rapatrier sa dépouille en Algérie pour qu’elle soit inhumé auprès de ses parents ici à Beni Yenni (localité sise à 35 km au sud-est de Tizi-Ouzou, ndlr). » Notre interlocuteur a souligné, en outre, que la grande famille Ourrad a décidé d’organiser une cérémonie de commémoration à la mémoire de cet homme libre qui a succombé aux balles assassines des terroristes. « Comme le veut notre religion, nous avons décidé de mener une veillée funèbre, qui aura lieu jeudi prochain à Aït Larbi, le village natal de Mustapha. C’est un hommage qu’on doit lui rendre, d’autant plus que c’est une perte non seulement pour notre localité, mais pour toute l’Algérie. C’était un homme de savoir et de littérature », a-t-il insisté. Par ailleurs, Yahia Ourrad a indiqué qu’un recueillement à la mémoire de Mustapha est prévu durant la journée de vendredi 16 janvier. Un rite funéraire au cours duquel il y aura un regroupement des villageois, ses amis d’enfance et les membres de sa grande famille. «Nous serons au rendez-vous pour se réunir à la mémoire de notre enfant qui a été victime de la fusillade contre le siège de Charlie Hebdo », a-t-il conclu.

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