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jeudi, 11 octobre 2018 06:00

Alors que les facteurs de tension persistent : Les cours du brut se maintiennent au-dessus de 80 dollars Spécial

Écrit par Farid Messaoud
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Le prix du baril de pétrole a été presque multiplié par trois depuis début 2016. Et, il n’est pas exclu qu’il atteigne le seuil symbolique des 100 dollars. En tout cas, toutes les options sont ouvertes, y compris une envolée des cours dépassant les 100 dollars.

 


D’ailleurs, le directeur de l’Agence internationale de l’Energie (AIE), Fatih Birol, a évoqué cela, lors de son intervention à la conférence sur l’énergie Oil & Money tenue, hier, à Londres. Il a ainsi indiqué qu’ils pourraient atteindre des niveaux «encore plus élevés au quatrième trimestre de l’année en cours». Cette remontée des prix, les pays producteurs s’en réjouissent, bien évidemment. Quant aux pays consommateurs, ils voient dans cette situation le germe d’une crise éventuelle pouvant toucher l’économie réelle, le grain de sable dans l’engrenage. Mais quels sont les facteurs qui influent sur cette reprise, dans une mesure, inespérée voilà trois ans ? La plupart des acteurs du marché partagent le même diagnostic : les prix ont grimpé quand les Etats-Unis ont rétabli leurs sanctions contre l’Iran le 7 août dernier. Malgré la hausse de l’offre, notamment dans ce pays, les prix risquent de continuer à grimper, car personne n’ose toucher aux barils iraniens par crainte de sanctions américaines, ainsi que le note Abishek Deshpande, analyste chez JP Morgan, cité dans une dépêche de l’AFP. La tension entre Washington et Téhéran reste une donne majeure pour les marchés. Elle va continuer à peser sur l’évolution des prix, les tirant vers le haut. Cela n’arrange sûrement pas beaucoup les choses, du côté des Etats-Unis dont le président en exercice n’a pas intérêt à ce que le baril s’emballe à quelques semaines des élections de mi-mandat. Les élections de mi-mandat sont les élections des deux chambres du Congrès des Etats-Unis qui se tiennent au milieu du mandat du président des Etats-Unis. L’ensemble des 435 sièges de la Chambre des représentants est renouvelé, ainsi qu’un tiers des 100 sièges du Sénat américain. L’échéance est cruciale pour Trump qui fera tout ce qui est nécessaire pour faire en sorte que les prix à la pompe ne s’envolent pas dans le sillage de la hausse des cours du pétrole. Il ne veut pas perdre cette partie, et peu importe la façon de jouer, tous les moyens sont bons pour gagner, y compris une ingérence manifeste dans la souveraineté d’un Etat membre de l’Opep, en l’occurrence l’Arabies saoudite, un pays qui a la main haute sur l’organisation pétrolière.
Stabilité durable des cours : il n’y a pas de réponse toute faite
Trump, lui, a demandé de faire baisser les prix de l’or noir. Cette instabilité géopolitique est par ailleurs exacerbée par la baisse des réserves mondiales de brut, qui avaient atteint des niveaux records ces dernières années mais qui ont fortement diminué quand l’Organisation
des pays exportateurs de pétrole et ses partenaires, dont la Russie, ont limité leur production à partir du début 2017.
Il reste, cependant, difficile de prévoir, avec exactitude, dans quelle direction va évoluer le marché. Même les dirigeants des grands groupes pétroliers ne s’aventurent pas à donner de réponse définitive. Le patron du géant britannique BP Bob Dudley a affirmé, hier à Londres, qu’il ne tablait pas sur un maintien des cours à 85 dollars, niveau auquel se situe actuellement le baril de Brent - la référence européenne du brut. Ça peut grimper ou baisser, des décisions ou des annonces pourraient faire évoluer les cours dans les deux sens, a-t-il commenté. Pour le P-DG de Total, Patrick Pouyanné, les marchés n’ont pas besoin de plus d’offres et l’instabilité des prix est provoquée par des décisions politiques, a-t-il affirmé. Les prix grimpent à chaque tweet, a-t-il lancé, allusion aux commentaires acerbes du président américain Donald Trump contre l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Toutefois, la hausse des cours n’est pas forcément une bonne nouvelle pour les producteurs, s’était défendu Pouyanné, dans un entretien pour Bloomberg TV fin septembre, rappelant que les investissements dans les sources d’énergie alternatives sont dopés par un pétrole trop cher. Une telle déclaration ferait certainement grincer des dents dans le camp des pays pétroliers pour qui le redressement des cours donne un souffle nouveau à leurs économies respectives. L’Algérie en fait partie. La hausse des prix la soulage. Elle lui permettra d’avoir des surplus dans ses caisses, le projet de loi de finances pour 2019 étant élaboré sur la base d’un baril à 50 dollars. D’ailleurs, son bas de laine a commencé à se reconstituer. Et, cela se voit dans les recettes enregistrées sur les six premiers mois de l’année en cours. En effet, les exportations d’hydrocarbures se sont établies à 22,021 milliards de dollars américains contre 19,111 milliards de dollars pour les six premiers mois de l’année 2017.

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