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mercredi, 05 décembre 2018 06:00

Retour aux pourparlers directs aujourd’hui : Négociations Polisario-Maroc : faire mieux qu’à Manhasset Spécial

Écrit par Adlène Badis
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Sahraouis et Marocains se rencontreront, aujourd’hui à Genève, sous les auspices de l’Envoyé spécial de l’ONU, Horst Köhler, dans le but de renouer les négociations. Particularité de la rencontre, pour la première fois, depuis l’échec des négociations de Manhasset aux Etats-Unis en 2012, les responsables sahraouis et marocains seront face à face.


Il sera question d’évoquer les prochaines étapes du processus de règlement onusien et dresser un bilan des développements survenus depuis l’arrêt des pourparlers en 2012. Il s’agira de faire mieux que Manhasset et avancer sur cette question, restée bloquée en raison de l’intransigeance marocaine, le royaume refusant de reconnaître les Sahraouis comme interlocuteurs préférant s’intéresser à l’Algérie. Horst Köhler, qui avait déclaré à sa prise de fonction que sa mission était de mettre fin à un conflit vieux de 43 ans, semble décidé à faire débloquer une situation qui a trop duré. Un statu quo mis à profit par les Marocains, avec l’aide évident de Paris, pour imposer le fait accompli sur certains dossiers. Pour ces négociations, l’Algérie et la Mauritanie seront conviées en tant qu’observateurs. Selon certains médias, les négociateurs marocains insistent sur l’intervention de l’Algérie dans les pourparlers et menaceraient même de se retirer si les Algériens n’intervenaient pas dans le débat. C’est dire l’insistance de Rabat à associer Alger sur une question qui relève de l’ONU et la légalité internationale. La délégation sahraouie sera composée du coordinateur avec la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso), M’hamed Khaddad, du représentant sahraoui auprès des Nations unies, Sidi Mohamed Omar, ainsi que la secrétaire générale de l’Union nationale des femmes sahraouies, Fatima El MChdi et le conseiller auprès du Secrétariat national du Front Polisario, Mohamed Ali Zerouali. Côté marocain, la délégation officielle à Genève sera composée, selon la presse marocaine, du ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, accompagné notamment du directeur général des études et de la documentation (DGDE - service de renseignements), Mohamed Yassine Mansouri.
Accélérer la reprise des négociations
Organisée à l’initiative de Horst Köhler, cette réunion de Genève, prévue le 5 et 6 décembre, devrait permettre d’accélérer la reprise des négociations directes entre les deux parties, selon les exigences des résolutions de l’ONU. Ces dernières garantissent au peuple sahraoui l’exercice de son droit à l’autodétermination. La dernière résolution 2414, adoptée en avril 2018, appelle les deux parties en conflit à «reprendre les négociations, sans conditions préalables et de bonne foi». Dans ses invitations adressées aux parties en conflit, Köhler a souligné que le «principal objectif» de ces pourparlers était «d’évoquer les prochaines étapes à même de relancer le processus politique, outre l’évaluation des développements enregistrés depuis l’arrêt du processus de Manhasset en 2012». Dans ce contexte, les Sahraouis se sont toujours montrés disponibles à reprendre les négociations avec le Maroc, sans conditions préalables, avec la volonté de relancer le processus de règlement sur la base du respect de la légalité internationale et des résolutions de l’ONU. D’autant que ces dernières garantissent au peuple sahraoui son droit à l’autodétermination. Ce que le Maroc a toujours refusé, rejetant tout référendum sur la question. Le Polisario n’a pas cessé de formuler l’espoir de voir le conflit marquer un tournant décisif en insistant notamment sur des négociations directes. Ce qui devrait permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination. Après un blocage du processus qui dure depuis le cessez-le-feu en raison des obstacles continuels mis en place par le Maroc au fil des ans pour empêcher un règlement sur la base de la légalité internationale, Köhler a finalement convaincu Sahraouis et Marocains de se rencontrer à nouveau autour de la table des négociations. L’émissaire de l’ONU a insisté sur l’urgence de relancer le processus de règlement de la question sahraouie qui permettrait une «solution mutuellement acceptable qui garantirait l’autodétermination du peuple sahraoui». L’objectif étant de relancer les négociations directes entre les parties en conflit avait-il plaidé, d’autant plus que le processus de paix lancé par l’ONU au début des années 80 se trouve actuellement dans l’impasse. Le coordonnateur sahraoui avec la Minurso, M’hamed Khddad, a déclaré que la démarche de Köhler s’inscrit dans l’esprit des différentes résolutions du Conseil de sécurité en vue de parvenir à une solution durable qui soit «conforme à la lettre et à l’esprit des décisions pertinentes» de l’UA et de l’ONU. Le rendez-vous de Genève intervient dans une conjoncture où le dossier sahraoui a enregistré d’importants développements, marqués notamment par les verdicts de la Cours européenne de justice établissant la distinction entre le Maroc et les territoires sahraouis occupés, ainsi que la réduction du mandat de la Minurso de douze mois à six mois par le Conseil de sécurité de l’ONU. Ce qui démontre la volonté de faire bouger les lignes sur ce dossier épineux. Une question inscrite depuis 1966 à l’ONU, avec l’établissement de la liste des territoires non autonomes et soumise au règlement 1514 du Conseil de sécurité.

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