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jeudi, 10 janvier 2019 09:10

Sa composante est désormais désignée : L’Académie de la langue amazighe à l’épreuve ! Spécial

Écrit par NAZIM BRAHIMI
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L’Académie algérienne de la langue amazighe, créée à la faveur de la révision constitutionnelle de 2016, est dotée depuis mardi de sa composante humaine que va présider M. Mohamed Djellaoui, jusque là doyen de la faculté des lettres et des langues de l’université de Bouira. D’immenses chantiers l’attendent.


M. Djellaoui a été ainsi nommé président de l’Académie pour une période de quatre ans en vertu du décret présidentiel du 23 décembres 2018, paru dans le dernier numéro du Journal officiel.
Sont aussi nommés, par décret présidentiel, les 39 autres membres de l’Académie, issus du monde universitaire et de la recherche dans le domaine des sciences du langage et en rapport avec la langue amazighe et les sciences connexes.
La loi organique relative à la création de l’Académie, adoptée en juin 2018 par les deux chambres du Parlement, après avoir été entérinée par le Conseil des ministres, définit les missions, la composition, l’organisation et le fonctionnement de cette instance, qui est placée auprès du président de la République. Elle est principalement chargée de recueillir le corpus national de la langue amazighe dans toutes ses variétés linguistiques, d’établir la normalisation de la langue amazighe à tous les niveaux de description et d’analyse linguistique et d’élaborer un dictionnaire référentiel de la langue amazighe.
Il est aussi attendu à ce que cette Académie constitue le lieu d’encadrement de la recherche et de l’enseignement de la langue amazighe, maintenant que cette langue est passée au rang de langue nationale et officielle et que son enseignement est devenu une réalité dans le système éducatif national malgré certains obstacles observés ici et là.
Cette mise sur rail de l’Académie, qui marque une réaffirmation des avancées enregistrées sur ce terrain, intervient également dans le sillage de la consécration de Yennayer décrétée par le premier magistrat du pays comme une journée chômée et payée depuis janvier 2018.
Avant même sa création, une question revenait tel un leitmotiv, renvoyant aux relations qu’elle entretiendrait avec le Haut commissariat à l’Amazighité (HCA), l’organe qui a pris en charge la promotion de la langue amazighe depuis sa création en 1995.
Mais pour le secrétaire général du HCA, la problématique ne méritait pas d’être posée, arguant du fait que cette Académie « va travailler en collaboration, en interaction et en complémentarité avec le HCA », estimant, qu’il s’agit de « donner à cette Académie une assise solide pour prendre en charge l’aspect important de l’aménagement de la langue et l’écriture de tamazight, dont la problématique reste toujours posée ». Pour lui, « l’Académie sera une instance d’experts, appelés à activer dans la sérénité, loin de la pression et du terrain afin de compléter les efforts du HCA, lequel aura le rôle d’établir une passerelle avec les différents départements ministériels et la société civile, l’objectif attendu étant la socialisation de Tamazight », insistant à dire que « les attributions de l’Académie et celles du HCA sont complémentaires et ne se chevauchent pas ». Mais en définitive, la mission de l’Académie est loin d’être une sinécure. Ces membres sont appelés à travailler sur les différentes variétés de la langue amazighe, avec comme objectif de trancher notamment sur la transcription de cette langue en adoptant la graphie la « plus appropriée » et celle en mesure de garantir l’essor de la langue amazighe.

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