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dimanche, 13 janvier 2019 06:00

Marché pétrolier : La déprime cède le terrain à l’optimisme Spécial

Écrit par Hakim Ould Mohamed
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Les producteurs de pétrole sont plus que jamais optimistes quant à l’efficacité des décisions prises conjointement, début décembre, par l’Opep et ses alliés non-Opep. Le ministre émirati de l’Energie, Suhail al-Mazrouei, a estimé, hier, que la réduction de  1,2 million de barils par jour de l’offre des 25 pays signataires du pacte de coopération « est suffisante pour le rééquilibrage du marché », laquelle décision « devrait commencer à donner ces fruits dès ce mois de janvier ».


«Le rééquilibrage serait possible dès le premier semestre de l’année », prévoit le ministre émirati de l’Energie, tablant sur une fourchette des prix oscillant entre 60 et 80 dollars le baril en 2019, contre une moyenne de 70 dollars le baril en 2018. Depuis Abu Dhabi, où il participait à une conférence internationale sur l’énergie, Suhail al-Mazrouei a exclu que les pays producteurs puissent tenir une réunion extraordinaire avant l’entrevue initialement prévue en avril. L’ex président de l’Opep n’est pas le seul à voir le marché évoluer dans la bonne direction en 2019. Lui emboîtant le pas, le ministre du Pétrole d’Oman, Mohammed Al-Rumhi, a déclaré à Bloomberg TV que l’accord conclu entre l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses partenaires non-Opep, dont Oman, pouvait maintenir les prix à 60 dollars le baril. Il voit le Brut se négocier entre 60 et 70 dollars le baril cette année. Claudio Descalzi, directeur général du groupe italien ENI, a également annoncé à Bloomberg TV que la fourchette de prix se situerait entre 60 et 62 dollars le baril. Les producteurs de pétrole parmi les membres de l’Opep et du groupe non-Opep puisent leur optimisme dans un marché qui semble reprendre des couleurs après que les cours aient augmenté de plus de 20% depuis leur plus bas niveau en deux ans en décembre, un rebond suffisant pour modifier le discours de l’Opep. Il y a quelques semaines, alors que le Brent, un indice de référence mondiale, passait brièvement sous les 50 dollars le baril, les ministres de l’Opep se relayaient pour rappeler aux investisseurs qu’ils allaient réduire davantage leur offre pour faire face au déséquilibre entre l’offre et la demande. Ce message, ainsi que l’amélioration des perspectives des négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine, semblent avoir fonctionné, poussant la référence européenne à plus de 60 dollars le baril et mettant fin aux discussions sur une réunion d’urgence de l’Opep. Cette organisation, dirigée par l’Arabie saoudite, a accepté de réduire la production de pétrole cette année afin de soutenir les prix. Le groupe et ses alliés ont convenu de commencer à réduire de 1,2 million de barils leur production quotidienne ce mois-ci afin de contenir un excédent et stabiliser le marché.
La Russie et l’Opep réduisent leur offre
Les producteurs ont déjà réduit leur production de 600 000 barils par jour en décembre, a déclaré, mercredi, le ministre saoudien de l’Énergie, Khalid Al-Falih. L’Arabie saoudite a déclaré qu’elle avait déjà pleinement mis en œuvre sa réduction de production et qu’elle était même allée un peu plus loin en pompant 10,2 millions de barils par jour. La Russie, un des plus grands alliés de l’Opep, a, de son côté, réduit progressivement sa production de pétrole conformément à l’accord Opep-non Opep. Les données préliminaires montrent que la production du pays a déjà chuté de plus de 30 000 barils par jour par rapport aux niveaux d’octobre, a déclaré, hier, le ministre russe de l’Energie, Alexander Novak.
« Les sociétés ont déclaré qu’elles pouvaient réduire leur production totale de 50 000 barils par jour en janvier », a-t-il déclaré à la presse. La Russie s’est engagée à réduire sa production de 228 000 b/j d’ici la fin du trimestre à l’issue de la réunion Opep-non Opep du 7 décembre dernier. Sa production avait atteint une moyenne journalière de 11,418 millions de barils en octobre. Le pays a ouvert les robinets avant le début des restrictions, enregistrant un record post-soviétique de 11,45 millions de barils par jour en décembre, ce qui signifie que la baisse de la production d’un mois à l’autre sera plus prononcée. Les réductions de la Russie sont, néanmoins, modestes comparées à celles de certains de ses partenaires. En décembre, avant même que l’accord visant à réduire les approvisionnements ne soit signé, la production de l’Opep a chuté de 530 000 barils par jour, un record depuis presque deux ans. Si les restrictions ont permis de ramener le Brent au-dessus de 60 dollars le baril la semaine dernière, les prix restent inférieurs d’environ 30% à leur plus haut niveau des quatre dernières années.
La prochaine réunion du comité conjoint de monitoring Opep-non Opep, qui supervise la mise en œuvre des réductions de production, pourrait avoir lieu en avril. Il doit examiner, entre autres, la situation du marché, la conformité aux accords de limitation de l’offre ainsi que des sanctions américaines contre le pétrole iranien, dont les dérogations accordées par l’administration Trump à huit pays partenaires de l’Iran arriveront à échéance en mai. L’administration Trump a fait savoir, hier, par la voix de son représentant pour le dossier iranien, que les Etats-Unis n’allaient pas accorder de nouvelles dérogations afin de permettre à certains pays de continuer à commercer avec l’Iran. De son côté, le ministre de l’Energie des Emirats, Suhail al-Mazrouei, a affirmé que l’Opep «n’est pas l’ennemi des Etats-Unis» : «Nous nous complétons, nous ne sommes pas des ennemis ici», a-t-il ajouté.

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