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francealgerie

mercredi, 13 juin 2018 06:00

Abdelhak Lamiri, expert et consultant en économie : «Il faut travailler en étroite collaboration avec les exportateurs pour régler les problèmes en temps réel»

Écrit par Mouna Aïssaoui
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Dans cet entretien, l’expert en économie, Abdelhak Lamiri, revient sur les dernières annonces du ministre du Commerce, notamment celle d’instaurer une prime à l’export. Pour M. Lamiri, c’est une bonne initiative, mais à moyen terme cela va soulever des problèmes avec les principaux partenaires économiques et l’Algérie aura les mêmes problèmes que l’on a actuellement avec l’Union européenne.


Reporters : Les opérateurs algériens désireux de s’orienter vers l’exportation de leurs produits pourraient bénéficier prochainement d’une prime à l’export. Quelle appréciation faites-vous de l’initiative lancée par le ministre du Commerce ?
Abdelhak Lamiri : Cette optique pourrait paraître bonne. Cependant, à moyen terme, cela va soulever des problèmes avec les principaux partenaires économiques. On aura les mêmes problèmes que l’on a actuellement avec l’Union européenne. Il faut prendre cela en considération. Il aurait été beaucoup plus judicieux d’utiliser ces ressources pour moderniser le management, réduire les coûts et améliorer l’innovation au sein de ces entreprises. Il y a beaucoup à faire pour améliorer les capacités d’exportation de nos entreprises, comme créer des instances de collaboration inter-entreprises des centres d’achats, des entreprises spécialisées en exportation, en bases de données et en mise en relations internationales des entreprises.

Quid des dernières mesures prises pour encourager les exportations hors hydrocarbures ?

Il y a de bonnes décisions. Il faut continuer à faciliter la vie et travailler en étroite collaboration avec les exportateurs pour trouver des solutions ensemble et régler les problèmes en temps réel. Cependant, il y a beaucoup de dispositions sérieuses qui manquent, comme les industries du savoir et surtout celles liées aux exportations (bases de données, stratégies d’exportations, innovation, normes, etc.).

Les opérateurs se plaignent toujours des lenteurs administratives. Pourquoi à votre avis ?

Parce qu’on donne des directives aux administrations sans procéder à leur modernisation managériale. Par exemple, on ne mesure pas les performances des administrations chargées des exportations et le système de rémunération/pénalisation n’est pas orienté vers les récompenses-sanctions nécessaires. Un management moderne qui intègre le temps (procédures écrites strictes), la transparence, des indicateurs chiffrés peut régler le problème. Pour le moment, on demande à l’administration de s’autoréformer.

Quels sont les produits aptes à être exportés et dans quelles directions ?

Il y a deux modèles d’exportations. Le premier est le modèle néo-libéral qui améliore l’environnement des affaires et laisse les entreprises choisir elles-mêmes les créneaux d’exportations. Là-dessus nous n’avons pas pu améliorer grandement cet environnement.
Le seconde est celui où l’Etat conçoit des politiques industrielles et les entreprises s’intègrent dans les choix de l’Etat. Comme nous n’avons pas produit de stratégie d’émergence, ce modèle n’existe pas non plus. Les créneaux possibles sont multiples, comme l’industrie des dérivées des hydrocarbures, l’électronique, les produits blancs, l’agriculture des primeurs et saharienne, les services touristiques, la mécanique, etc. Cependant, il faut créer les conditions qui améliorent la compétitivité (formation, industries de l’intelligence etc.)

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