Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.

francealgerie

mercredi, 13 juin 2018 06:00

Une opération d’export qui tourne mal et c’est l’« image du pays » qui prend un coup

Écrit par Farid Messaoud
Évaluer cet élément
(0 Votes)

A l’importation ou à l’exportation, les marchandises contestées peuvent être refoulées ou remises, pour complément d’enquête, au contrôle. Cela fait partie des règles du jeu strictes et applicables à tous dans le commerce international.


Actuellement, une enquête interne a été ouverte immédiatement après le refoulement de la marchandise algérienne exportée. Elle devrait établir ce qu’il s’est passé et pourquoi cela s’est passé. Certes, l’affaire concerne une opération d’exportation, mais elle fait perdre de la crédibilité au pays, dont l’image prend un coup. De même, elle risque de doucher les ardeurs des entreprises tournées vers l’exportation et de saper tous les efforts déployés pour porter leur ambition au plus haut dans une compétition mondiale exacerbée. Quelles que soient, cependant, les conclusions qui seront tirées de cette enquête, il en restera des séquelles et restaurer la confiance prendra du temps. Le gouvernement doit être aussi concret que possible sur le dossier des exportations, car les exportateurs ne peuvent pas faire confiance à un Exécutif qui ne veut pas mettre en pratique ce qu’il prêche. Certains estiment que pour aller de l’abstrait vers le concret, il y a nécessité de mettre en place un Conseil national de développement et d’intégration des exportations dans une stratégie volontariste qui fasse de la promotion des exportations hors hydrocarbures une priorité absolue et un objectif essentiel.
Et il échoit à ce Conseil d’élaborer cette stratégie, l’Etat remplissant son rôle de régulateur. Aujourd’hui, des responsables s’emmêlent complètement les pinceaux dans les rôles respectifs des différentes institutions chargées de la promotion des exportations. Par ailleurs, l’Etat avait pensé, pendant très longtemps, que le secteur privé allait faire dans la diversification, mais le gros de ses investissements s’est réalisé dans les services et le bâtiment et très peu dans l’industrie. L’industrie algérienne est ainsi restée basique. Une étude faite, il y a quelques mois, par le ministère du Commerce montre que «45 000 opérations d’importations, réalisées en 2017 par les 35 entreprises membres de l’Association des producteurs algériens de boissons, font ressortir un coût d’importation oscillant entre 250 et 300 millions dollars, alors que les exportations de ces entreprises ne dépassent pas les 12 millions dollars. Aussi, est-il recommandé de travailler systématiquement sur la base de la balance devises par filière d’activité permettant une vraie intégration nationale, comme c’est le cas de la filière médicament. Une branche qui se porte bien et qui a réussi à rendre exportables une palette de produits pharmaceutiques». Mais tout n’est pas perdu pour autant, le pays continue de croire à une réforme en profondeur en mesure d’apporter les changements jugés nécessaires pour une économie nationale solidement structurée, tournée vers l’exportation. D’autant plus que le pays ne manque ni de ressources ni d’atouts, loin s’en faut, qu’il s’agisse d’agriculture, de tourisme ou de potentiel industriel. Encore faut-il savoir les exploiter et s’en servir convenablement. Toutes ces ressources et tous ces atouts doivent être valorisés davantage grâce à une réhabilitation de la valeur travail, à l’amélioration de l’environnement de l’activité économique et à la concrétisation diligente de l’ensemble des réformes nécessaires. Le gouvernement en place s’apprête au travail à accomplir en matière de réformes économiques, tout en sachant que la tâche est inévitablement difficile dans le contexte d’aujourd’hui. Demeurant toujours marginales, les exportations hors hydrocarbures se sont établies à 1,89 milliard de dollars en 2017, soit une hausse de 5,21% par rapport à l’année 2016. Elles sont composées de demi-produits avec 1,38 mds usd, de biens alimentaires avec 348 millions usd, de biens d’équipements industriels avec 74 millions usd, de produits bruts avec 73 millions usd et de biens de consommation non alimentaires avec 20 millions usd.

Laissez un commentaire