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francealgerie

jeudi, 12 juillet 2018 06:00

Production pétrolière en 2019 : L’Opep prévoit une augmentation de 1,45 million de barils par jour

Écrit par Feriel Nourine
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L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) prévoit une hausse de la production mondiale de brut en 2019. Celle-ci progressera de 1,45 million de barils par jour (mbj), soit quasiment le même niveau qu’en 2018 qui enregistre une hausse de 1,65 mbj, a indiqué l’organisation dans son rapport mensuel, précisant que la croissance devrait, par contre, ralentir l’année prochaine.

La progression de l’offre sera portée par l’Amérique du Nord et le Brésil, souligne la même source. Quant au ralentissement de la croissance en Chine, il sera compensé par la consommation attendue en Amérique latine et au Moyen-Orient, poursuit le rapport.
Concernant la production des pays hors Opep, elle a été révisée légèrement à la hausse, soit à 2 mbj. Toutefois, l’organisation s’attend à une moindre croissance des pétroles de schiste aux États-Unis à partir du second semestre 2018 et en 2019, du fait de «contraintes» pour transporter la production du bassin Permien (qui couvre une zone allant du Texas au Nouveau-Mexique). En juin, les pays non membres de l’Opep ont pompé 430 000 barils par jour (b/j) de plus que le mois précédent, tandis que les pays membres de l’Opep ont vu leur production augmenter de 173.400 b/j, à 32,33 mbj, selon des sources indirectes rapportées par l’Opep. Les troubles en Libye ont pesé sur la production du pays (-254.300 b/j). Il est signalé également en recul en Angola, au Venezuela et dans une moindre mesure en Iran. A l’inverse, l’Arabie saoudite a pompé 405 400 b/j supplémentaires. Et cette tendance devrait se poursuivre après la décision prise le 24 juin par l’Opep et ses partenaires d’augmenter la production.
Quant aux exportations de pétrole dans l’est de la Libye, elles ont repris, a annoncé hier la Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) (Lire également en page 18).
Le maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est libyen, a rendu les terminaux pétroliers à la NOC basée à Tripoli, deux semaines après sa décision controversée de les remettre aux autorités parallèles de l’est, qui avait provoqué la suspension des exportations, selon la compagnie.
Ce blocage a provoqué une chute de la production, de près de 1,3 million de barils/jour à moins de 550 b/j, et des pertes de près d’un milliard de dollars, selon la NOC. La reprise des exportations libyennes a participé hier au recul des prix du pétrole observé hier en cours d’échanges européens.
Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 77,12 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 1,74 dollar par rapport à la clôture de mardi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour le contrat d’août cédait 69 cents à 73,42 dollars.
Cette baisse des prix s’explique aussi par l’assouplissement du message de Washington sur le pétrole iranien qui a atténué les craintes d’un manque d’offre. Les Etats-Unis vont «envisager» de laisser quelques pays importer du pétrole iranien après l’application en novembre des sanctions de Washington contre Téhéran, a affirmé le secrétaire d’Etat Mike Pompeo dans une interview avec Sky News Arabia.

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